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Bonsoir, Jordan Bardella. Bonsoir, M. Switek. Merci pour votre invitation. Merci d'être avec nous, président du Rassemblement national, en direct de Strasbourg. Vous êtes également député européen. On est ce soir, Jordan Bardella, à plus de 150 émeutiers, 150 pillards incarcérés, soit parce qu'ils ont d'ores et déjà été condamnés, soit parce qu'ils sont en détention provisoire. Est-ce que la fermeté que vous réclamiez, finalement, est là ce soir ?
Non, malheureusement. D'abord, je veux apporter mon soutien aux forces de l'ordre, aux enquêteurs et aux services de l'autorité judiciaire qui conduisent ces enquêtes et qui savent qu'ils ont entre leurs mains des individus qui ont semé le trouble, des troubles très graves dans les rues des grandes agglomérations ces dernières heures. Mais voyez bien qu'entre le nombre de personnes qui ont été déférées, le nombre de personnes incarcérées et la masse d'émeutiers... qui s'est attaqué à nos commerces, à nos abribus, au mobilier urbain, qui a forcé les portes des immeubles dans un certain nombre d'endroits, tout cela apparaît totalement dérisoire. Et moi, ce qui m'a frappé en écoutant le président de la République il y a quelques jours, avant-hier, et je pense que c'est ce qui a frappé beaucoup de Français, c'est que le pouvoir a abdiqué, c'est que le pouvoir n'est plus et qu'il n'y a plus personne aujourd'hui en réalité dans le pays pour protéger les Français et pour assurer la sécurité face à... des scènes qui ressemblent à des scènes d'insurrection et de plus en plus de scènes de guerre civile. Donc l'ambition qu'on doit porter et que nous portons avec Marine Le Pen, c'est de remettre la France en ordre.
Alors remettre la France en ordre, on va voir ce que ça peut vouloir dire ce soir. Est-ce que ça veut dire par exemple instaurer l'état d'urgence ?
nous avons toujours indiqué que nous soutiendrions l'ensemble des mesures qui permettraient à l'État de reprendre le contrôle et de rétablir la sécurité et de rétablir cette grande liberté publique qui doit permettre à tous les Françaises et notamment aux honnêtes gens de pouvoir sortir dans l'espace public sans être inquiétés. Mais il ne faut pas que ces outils, et c'est aussi vrai d'ailleurs pour les couvre-feu éventuels qui seraient mis en place, soient les instruments qui permettent de cacher la poussière sous le tapis. On a besoin d'un soutien. indéfectibles de l'Etat envers les forces de l'ordre. Ce qui s'est passé samedi et qui est extrêmement grave a été très largement sous-estimé par le gouvernement qui a déployé 10 000 policiers et gendarmes dans tout le pays. C'était 90 000 au plus fort de la crise des Gilets jaunes en 2018. Où étaient les centaures qui permettent en temps de manifestations difficiles de déblayer des rues, de faciliter le travail des forces de l'ordre ? l'ordre pour ramener la sécurité et pour maintenir l'ordre. On est à 60 000 forces de l'ordre ce week-end. On est à 60 000 forces de l'ordre ce week-end. Ce ne sont pas les chiffres qui ont été donnés ces dernières heures et qui ont été commentés sur vos plateaux de télévision. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que samedi dans les rues de Paris, il y avait neuf fois moins de fonctionnaires de police et de gendarmes qu'au plus fort de la crise des Gilets jaunes. Et puis, il faut un sursaut pénal. Nous souhaitons instaurer des peines minimales. Il existe dans le droit français des peines maximales. Il faut qu'il y ait des peines minimales, des peines planchées lorsque vous touchez par exemple à l'intégrité d'un représentant de l'État, c'est-à-dire un policier. ou un gendarme, vous devez dormir systématiquement en prison. Vous savez que nous défendons également le principe du casseur-payeur. Ceux qui ont cassé, ceux qui sont coupables des centaines de milliers d'euros de dégâts, qui ont dégradé 3 500 et détruit la vie de commerçants entiers qui ont consenti à des efforts considérables pour pouvoir ouvrir leur activité économique, devront rembourser avec nous. C'est un principe que nous défendons. Tu casses. Tu payes. Et si tu ne peux pas payer, ce sont tes parents qui paieront. Et j'en profite pour dire que nous entendons aussi suspendre les allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes.
– Jordan Bardella, j'entends plutôt non dans votre voix ce soir concernant l'état d'urgence. On a des couvre-feux qui se multiplient, que ce soit du côté de Marseille, de Lyon, de Paris, encore ce soir. Est-ce que ça, pour le coup, c'est la bonne réponse de la part du gouvernement, en l'occurrence de la part des préfets, mais de la part du gouvernement ?
'est une réponse de court terme. Mais la question qu'on doit se poser, Dans un pays où les violences très graves non seulement se multiplient, ce que nous avons vu dans les rues des grandes agglomérations samedi dernier, on l'a vu lors de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions au mois de juin, on l'a vu aux abords du Stade de France en 2022 avec à chaque fois une montée en puissance et une montée en intensité des violences. Donc il y a la réponse de court terme, potentiellement le couvre-feu ou l'état d'urgence que vous mentionnez. Ce n'est pas des réponses de long terme. Et souvenez-vous qu'au mois de juin, sur le plateau de BFM TV, face à Apolline de Malherbe, j'avais clairement indiqué que ce qui se passait n'était qu'une étape. Et que dans les prochains mois et que dans le temps qui venait, l'étape suivante sera des razias dans les appartements. C'est-à-dire qu'une fois qu'ils auront détruit les abribus et tout détruit dans les rues, ils entreront dans les immeubles, ils voleront les honnêtes gens, ils pilleront les appartements. Donc il faut casser ce cocktail mortifère entre d'un côté une ultra-gauche qui est toujours plus violente. qui a bénéficié de la mensuétude des pouvoirs publics depuis des années et dont les actions relèvent, je le dis, du terrorisme d'ultra-gauche, qui ont pour but de semer la terreur, des actions qui doivent semer la terreur et désunir le pays, et de l'autre, des prédateurs de banlieue qui sont venus piller et qui expriment, eux, non pas une volonté de détruire l'Etat, mais un sentiment de revanche contre la France, contre la République et contre tout ce qui s'apparente de près ou de loin. Ça veut dire
que ce soir, vous avez la certitude... Sur l'identité, le profil en tout cas de ceux qui sont venus piller, casser. C'est-à-dire que même la justice, en l'occurrence la procureure de la République de Paris, dit attention prudence. Prudence notamment parce qu'on en a peu entre les mains qui ne disent rien, etc. Donc prudence. Vous vous dites ce soir, moi je sais.
Oui, je pense avoir suffisamment d'expérience et avoir suffisamment de prise avec le réel pour vous dire que ceux qui ont cassé, que ceux qui ont mis le feu à un hôtel de ville, que ceux qui s'en sont pris à nos abribus ou qui ont porté atteinte à l'intégrité des forces de l'ordre et qui ont tout cassé dans les commerces ne sont pas des électeurs de Marine Le Pen, de Bruno Retailleau ou d'Emmanuel Macron, mais qu'ils sont très certainement instrumentalisés par la France insoumise dont l'ultra-gauche est devenu aujourd'hui le bras. Je me permets d'attirer votre attention, M. Switek, sur le profil du suspect présumé qui a incendié l'hôtel de ville de Limoges. Rendez-vous compte, un symbole de la France, un symbole de l'autorité, un symbole du pouvoir politique avec un grand P. Il est un militant d'ultra-gauche fiché pour atteinte à la sûreté de l'État. Et il a participé notamment de ce mouvement des soulèvements de la terre qui avait été soutenu en 2023 dans un communiqué de la France insoumise. M. Mélenchon... une responsabilité très lourde dans ce climat insurrectionnel qui règne aujourd'hui dans le pays. Et c'est à se demander si son objectif, c'est d'être président de la République ou simplement de créer la guerre civile en France.
— Alors deux choses. Je vous donne la parole, Yves. Deux choses. Éric Ocreme, qui était sur ce plateau, parlait de crime tout à l'heure quand on évoquait l'incendie qui a ravagé la mairie de Limoges. Mais je vous laisse la question suivante. Yves Tréhard. — Oui. Bonsoir, Jordan
Barbella. Ce qui est intéressant, c'est de savoir... Vous, Jordan Bardella, qu'est-ce que vous faites ? Vous parlez effectivement de garçons et de filles qui sont issus de l'immigration, nés en France ? Donc ça veut dire, si on vous écoute, que leur intégration a été complètement ratée et qu'ils ont une revanche à prendre justement sur notre pays. Mais qu'est-ce que vous faites, vous, justement, pour les intégrer et pour que ça cesse si effectivement tous les dossiers vous donnent raison ?
M. Tréa, moi, je suis pas leur papa et je ne suis pas leur parent. Et le prochain chef du gouvernement ou la prochaine présidente de la République, je le souhaite, Marine Le Pen, n'auront pas vocation à refaire l'éducation de gens qui n'auront jamais une occasion pour s'en prendre à la France, pour détruire tout ce qui s'apparente de près ou de loin à la France et pour chercher à faire mal à la République française, pour chercher à faire mal aux policiers et aux gendarmes. Nous serons là pour une seule chose. Remettre la France en ordre, appliquer les lois. Aujourd'hui, les lois ne sont pas appliquées. L'État avec nous sera toujours du côté des honnêtes gens. Il y a beaucoup de gens qui sont issus de l'immigration. J'en fais partie, qui respectent nos lois, qui respectent nos valeurs, qui respectent l'uniforme des policiers et des gendarmes. Et puis, il y a toute une partie aussi de gens qui sont arrivés dans notre pays, dont les descendants de deuxième ou troisième génération, contribuent à un climat de violence dans notre pays et qui utilisent... chaque revendication chaque mobilisation sociale chaque événement sportif fête populaire pour venir semer le trouble et à cela je veux leur dire que l'état sera intraitable et que si je deviens chef du gouvernement, à chaque fois qu'il y aura des violences et encore plus des violences graves, la réponse politique sera proportionnée, mais la réponse sera là. Nous serons intraitables avec les personnalités violentes et notre objectif et notre obsession sera de protéger les honnêtes gens. Donc c'est vrai, nous allons renforcer le soutien que nous donnons à la police en instaurant par exemple une présomption de légitime défense. Nous allons mettre en place une politique pénale beaucoup plus ferme, beaucoup plus efficace et enfin nous arrêterons l'immigration.
Mais Jordan Bardella, pour revenir sur la question d'Yves Tréhard, quoi que vous disiez ce soir, ce sont ces gens dont vous parlez... — Des Français. — Ce sont des Français. Ce sont des jeunes Français. Donc si vous arrivez au pouvoir, si vous devenez Marine Le Pen présidente, vous, Premier ministre, ce seront vos citoyens, vous aussi. Vous devrez vous en occuper aussi. Vous dites « Non, non, nous, ce sera uniquement le côté répressif, etc. ». Vous devrez aller au-delà de ça, évidemment.
Non mais, M. Switek, si vous souhaitez avoir un rôle de nounou ou de conseiller auprès d'une jeunesse à la dérive, ce sera pas mon ambition, ça sera pas mon souhait, ça sera peut-être la vôtre. Mais je ne vais pas refaire, et Marine Le Pen non plus, l'éducation de gens qui, aujourd'hui, n'auront jamais une occasion pour exprimer un sentiment de rejet à l'égard de la France. Mon rôle, ce sera de protéger les honnêtes gens, sans distinction d'ailleurs de quelconque nature, de couleur de peau, d'origine. ou de religion, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que la loi en France n'est plus appliquée. Le sujet, c'est qu'il y a des types qui sont passés 10, 15, 20 fois par la caisse garde à vue ou par le commissariat qui ne sont jamais inquiétés. Le sujet, c'est qu'on a des organisations d'ultra-gauche qui devraient être placées sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et que les gouvernements qui se sont succédés ont laissé souvent monter à l'avant des cortèges pour discréditer les mobilisations sociales et les mobilisations populaires. Mon sujet, c'est que... On devrait aujourd'hui, c'est vrai, contrôler nos frontières parce qu'on a des black blocs et des militants d'ultra-gauche qui viennent de l'Europe entière pour se joindre aux milices d'ultra-gauche françaises. Donc mettez pas la France insoumise dans l'ordre public. C'est la maîtrise de nos frontières et c'est le rétablissement du contrôle aux frontières. Je pense que la France insoumise, en tout cas que l'ultra-gauche et que les milices d'ultra-gauche sont devenues la branche armée de la France insoumise. Vous avez M. Mélenchon qui vit tranquillement installé dans son grand salon parisien. et qui pilotent les opérations de l'autre côté du périphérique. Quand on a, par exemple, des élus de la France insoumise comme M. Bagayoko, le maire de Saint-Denis, qui est une ville que je connais bien puisque j'y suis né, lorsqu'il dit... La violence peut être légitime. On porte une responsabilité morale. Lorsqu'une députée qui s'appelle Mme Alma Dufour de la France Insoumise explique que la faim justifie parfois les moyens, on légitime la violence. Lorsque M. Mélenchon dénonce la sauvagerie policière, qu'il refuse par exemple auprès de l'une de vos confrères, Margot Haddad, sur LCA il y a quelques jours, de condamner les slogans qui disent que tous les policiers sont, je cite, des bâtards. On porte une responsabilité très lourde dans ce climat. Quand on a dans ses rangs M. Arnaud, par exemple, Raphaël Arnaud, qui a été le patron de la jeune garde, dont les assistants parlementaires sont aujourd'hui en détention pour meurtre, on porte une responsabilité dans ce climat de violence. Donc, moi, j'appelle les Français, dans cette élection qui est absolument fondamentale, à se séparer des gens qui, depuis 50 ans, ont mis notre pays dans la situation dans laquelle il est, et de donner une chance à ceux qui, comme nous, portent l'ambition de rétablir la loi et l'ordre pour tous les Français, quels qu'ils soient dans le pays, pour les honnêtes gens.
Et je cite à nouveau Jordan Bardella, Eric Coquerel qui était sur ce plateau député insoumis, qui nous disait tout à l'heure évidemment condamner tous les actes de violence qu'on a pu voir apparaître sur l'écran tout à l'heure, notamment ces jeunes qui rentraient dans un hall d'immeuble du côté de la place de la République. Jordan Bardella, attendez Jordan Bardella, je voudrais montrer aux téléspectateurs ce soir... Allez-y, allez-y, allez-y.
Non, mais je disais, c'est trop facile. C'est-à-dire que ce sont des incendiaires qui, aujourd'hui, s'habillent en enfants de cœur. Et Jean-Luc Mélenchon ne fera pas croire qu'il est Gandhi. Il a jeté de l'huile sur le feu. Lorsque vous avez, pardon et j'en termine, des députés de la France insoumise qui vont à l'avant des cortèges pour se confronter aux forces de l'ordre, vous ne croyez pas que c'est irresponsable et qu'on porte une responsabilité lourde dans la situation actuelle ? Ce matin même, au tribunal, Mme Rima Hassan, qui est eurodéputée dans l'hémicycle qui est juste derrière moi au Parlement européen. été jugé pour apologie de terrorisme. Donc c'est ça aujourd'hui le vrai visage de la France insoumise, dont je rappelle mouvement politique qui avait refusé de condamner le Hamas et qui considérait que les atrocités qui avaient été commises sur le plan terroriste en Israël, dans l'un des pires drames qu'est connu la nation israélienne, relevé d'actes de résistance. Donc quand on a dit ça pendant des années, on peut venir maintenant chez vous sur les plateaux de télévision pour dire que la situation est triste et que c'est bien triste pour les commerçants, mais il faut assumer ce qu'on a dit et il faut assumer ce qu'on a dit. a fait.
Rima Hassan, jugé effectivement aujourd'hui, pas condamné et donc évidemment présumé innocent. Je voulais vous montrer aux téléspectateurs ce soir la vidéo que vous avez postée pour annoncer l'arrivée de votre prochain livre. On va voir qu'il y a un rapport avec ce dont on parle ce soir. Regardez comment démarre cette vidéo.
est 20h. Marine Le Pen est élue présidente de la République.
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Un peu plus complet dans la présentation de cette vidéo. Cette vidéo, c'est la présentation de mon livre qui va sortir le 4 novembre aux éditions Fayard et qui s'appelle « Gouverner », dans lequel je vais partager aux Français l'espérance que nous portons avec Marine et ce à quoi il faudra s'attendre très concrètement, très clairement, les priorités qui seront celles du prochain gouvernement si nous gagnons. Et j'invite naturellement les Français à se faire une idée par eux-mêmes pour comprendre l'alternance et le projet de renaissance. que nous portons et que nous voulons offrir à la France. Donc ça n'est pas fait, mais nous nous y préparons, nous travaillons. Marine Le Pen qui se prépare à devenir chef de l'État, moi-même qui me prépare à conduire le prochain gouvernement de la France. Donc rien n'est fait, mais ce qui est certain, et j'en termine dessus, l'élection présidentielle qui vient au regard des enjeux que nous venons d'évoquer ce soir, mais on pourrait aussi parler du redressement de l'école, des lycées ou du pouvoir d'achat, sera l'élection la plus importante de toute la Ve République.
Mais alors j'ai un cas pratique pour vous ce soir, Jordan Bardella. Vous, Premier ministre, est-ce que vous interdisez les manifestations prévues ce week-end ?
Je vais être très honnête avec vous, monsieur Switek. Je ne peux me prononcer qu'en ayant les avis et les analyses des services du renseignement français. Vous savez la différence quand vous êtes dans l'opposition et lorsque vous êtes au pouvoir, c'est que vous n'avez pas accès dans l'opposition aux informations, aux rapports de police à la fois de la préfecture ou des services de renseignement. Mais s'il y a des risques de troubles à l'ordre public, l'interdiction est évidemment une solution qui est à la disposition des autorités. Et je pense qu'on devrait même. D'ailleurs, pour permettre précisément aux manifestations de se tenir dans le calme, faire en sorte que les individus qui sont fichés S sur le modèle des hooligans soient interdits de rassemblement et que pendant le temps de la manifestation, ils soient contraints d'aller pointer au commissariat avant la manifestation, pendant la manifestation et à la fin de la manifestation. Et le droit de manifester, il est évidemment un droit sacré. Si demain je suis chef du gouvernement, je protégerai le droit de manifester, mais il faut que les manifestations puissent se faire dans le calme. Et pour cela, il faut une action très ferme contre ceux qui, à chaque fois, viennent pourrir les mobilisations sociales et les mobilisations populaires. Et je pense qu'il y a des Français qui, de bonne foi, aimeraient participer à des manifestations pour défendre leur pouvoir d'achat, pour défendre leurs conditions de travail. Je pense à nos enseignants qui ont des conditions de travail toujours plus difficiles. Et nous devrons faire un effort pour rehausser leur rémunération. Nous le ferons à hauteur de 4% par an pendant 3 ans. Ce sont des mesures qui sont nécessaires pour revaloriser l'un des plus beaux médias. du monde qui devrait aussi pouvoir se tenir et s'exercer en toute sécurité dans les écoles de france
je reviens à cette question sur l'interdiction des manifestations je voulais qu'on écoute ensemble le témoignage d'un restaurateur en l'occurrence place de la république qui s'appelle michael qui était avec nous hier soir évidemment il a vécu le cauchemar de de la journée de samedi et de celle de dimanche parce que ça recommencé du côté de république dimanche et lui demande à dire une trêve dans les manifs d'une certaine manière parce qu'il dit qu'il n'en peut plus écouter
nous annonce que samedi prochain et samedi d'après, il y a les gilets jaunes et on nous pose la question, est-ce que vous êtes d'accord pour qu'il y ait des manifestations ? Parce que c'est un droit. Mais là, on marche sur la tête. Bien sûr qu'on n'est pas d'accord qu'il y ait des manifestations comme samedi. On est super à chaud. Ça va être la même chose samedi prochain. Et le 31 octobre, c'est Halloween. Ils vont tous être masqués et ils vont foutre le bordel dans toute la France. Et là, on nous dit... Mais non, on n'est pas d'accord. On voudrait simplement travailler, ouvrir nos restaurants, nos commerces, nos pharmacies, etc. Qu'est-ce que vous dites à Michael ? Lui dit on veut bosser.
Je vais vous dire sur les manifestations. Dans les prochains jours, et je l'avais dit d'ailleurs, si on est totalement honnête, la veille de la manifestation du 17 lors d'un déplacement au salon de l'automobile, ce n'est pas la France du travail qui est dans la rue et ce n'est pas la France du travail qui sera dans la rue. Ce sera la France du désordre. Et il y a beaucoup de gens honnêtes qui ont des revendications. très clair à porter, parce que le quotidien est chaque jour plus difficile, notamment pour boucler les fins de mois, qui n'iront pas manifester parce qu'ils savent que des individus d'ultra-gauche vont venir perturber cette manifestation. Et donc, il y a fort à parier, je vous en fais le pari une nouvelle fois, qu'il y aura dans ces manifestations, non pas la France du travail, mais la France du désordre, c'est-à-dire les militants d'ultra-gauche, les milices antiflics, et tout ce que la France compte de permanents, de professionnels de la manifestation, de professionnels de la mobilisation, qui sont bien souvent des... de la France insoumise et qui sont très éloignés des inquiétudes quotidiennes des familles françaises. J'ai eu les larmes aux yeux en voyant les... dizaines et dizaines et dizaines de témoignages de commerçants sur les réseaux sociaux. A chaque fois, ces témoignages commencent par la même phrase, c'est une vie de travail qui est partie enfumée. Et c'est pour ça que tout à l'heure je vous parlais de violence inhumaine, parce que la sauvagerie avec laquelle on a fait partir en quelques minutes une vie de travail, une vie d'effort et une vie de sacrifice, ça fait mal aux yeux parce que c'est toujours les honnêtes gens qui trinquent et c'est toujours les gens qui bossent, qui se lèvent tôt le matin, qui n'ont pas le temps pour aller manifester, qui n'ont pas la chance de pouvoir monter à Paris le
week-end. qui en souffrent. Je n'ai pas compris une chose, Jordan Bardella. Il y a deux minutes, vous nous avez expliqué qu'il y avait les gens qui, de bonne foi, voulaient manifester, voulaient défendre leur pouvoir d'achat. Et là, vous nous dites, non, non, dans la rue, ce week-end, ce seront les professionnels du désordre.
Vous verrez, je pense qu'effectivement je maintiens mon propos et on se donnera rendez-vous dans quelques jours pour en faire l'analyse. Je pense effectivement modestement qu'il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés dans la vie, qui sont sensibles à l'ensemble de ces revendications sociales, qui aimeraient pouvoir manifester et qui ne s'y rendront pas parce qu'aujourd'hui les manifestations sont devenues un groupement de gens qui viennent pour semer le chaos et pour semer le désordre. Moi, ce que je ne veux plus, c'est que la France soit humiliée comme on l'a été le week-end dernier. Parce que, vous voyez, je suis au Parlement européen et on a ici beaucoup d'alliés de tous les pays, des Italiens, des Espagnols, des Belges, des Allemands, des Autrichiens qui regardent ces images de la France et qui, eux aussi, sont extrêmement malheureux de voir un pays qui est le phare de l'Europe être aujourd'hui humilié par des armées de prédateurs qui viennent sur les... Il y a aussi des
manifestations en Italie, M. Bardella.
...qui utilisent chaque événement, chaque fête pour tout détruire.
y a aussi des manifestations en Italie.
Vous avez raison. Et d'ailleurs, l'ultra-gauche existe dans toutes les capitales européennes. Le communautarisme et les dégâts de notre politique migratoire en France ressemblent à ce qui s'est passé dans un certain nombre d'autres pays européens. Mais je vous invite à entendre, et je l'écoutais d'ailleurs juste avant de répondre à vos questions en vous attendant, la déclaration et l'intervention que vient de faire la présidente du Conseil italien, la courageuse Giorgia Meloni, qui a pris des positions... extrêmement ferme pour répondre politiquement à ces violences et pour protéger le peuple italien. Ça ne veut pas dire qu'avec tel ou tel gouvernement au pouvoir, il n'y aura jamais de violence. Ce qu'il faut juger, c'est la capacité d'un dirigeant politique, d'un homme ou d'une femme d'État à protéger son peuple, à protéger les siens, à protéger les familles et les honnêtes gens. Et pardon, mais l'intervention du président de la République n'était pas du tout au niveau. Il a rejeté la patate chaude sur les préfets et il s'en est allé le lendemain matin prendre son avion pour aller dans les pays du Golfe.
La même Giorgia Melloni qui avait accepté sur le sol italien 400 ou 450 000 travailleurs sans papier. Anne-Saura Dubois.
Bonsoir, M. Bardella. À ce sujet, justement, est-ce que vous considérez... Pardon,
M. Pardon, M. Pardon. Non, non, attendez. Pardon. Quel est le rapport ? Enfin, pardon. Je ne vois pas le rapport entre un gouvernement qui potentiellement accueillerait des gens pour répondre à des besoins de main-d'oeuvre et les scènes de chaos qu'on vient de vivre. Ou alors vous commettez un amalgame douloureux, M. Suitek.
Pas du tout. C'est précisément vous qui disiez tout à l'heure que l'Italie, comme d'autres pays et comme la France, subissait des années de laxisme, que ce soit vis-à-vis de l'ultra-gauche ou que ce soit vis-à-vis de l'immigration. C'est pour ça que je faisais ce point-là. Vous avez parfaitement
résumé ma pensée.
On parlait tout à l'heure du chef de l'État, monsieur Bardella. Est-ce que vous considérez que le chef de l'État aurait dû rester en France et ne pas s'envoler pour cette tournée dans le Golfe, eu égard à la situation sécuritaire dans notre pays ? Et deuxième question, vous n'allez pas vous rendre, si j'ai bien compris, à la réunion à Matignon jeudi. Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ? Et pourquoi est-ce que vous et Marine Le Pen, vous avez choisi de ne pas vous y rendre questions.
Le problème, c'est le sentiment que partagent les Français que le pouvoir a déserté. et qu'il n'y a plus dans le pays une figure d'autorité capable de siffler la fin de la récréation et de protéger les Français. Donc je ne suis personne pour dicter au chef de l'État son agenda. Mais quand on prend la parole, après que la nation ait été humiliée de cette façon, alors même qu'il y a encore des violences en cours, et que certains émeutiers et certains prédateurs tentent de rentrer dans les appartements des gens, on a vu un certain nombre de vidéos circuler à Paris, et que le chef de l'État qui est censé garantir le bon fonctionnement. des institutions et le bon fonctionnement des principes fondamentaux explique que, somme toute, la situation est grave, mais qu'il appartient au préfet de prendre les bonnes décisions. Ça veut dire qu'il a déjà fait ses cartons et qu'il est déjà parti en réalité. Quant à l'annonce, parce qu'au fond, il y a eu deux annonces. Les préfets vont reprendre la main, première annonce, et il faut saluer d'ailleurs le travail. dans des conditions difficiles des préfets de la République française et 2e annonce une réunion avec les chefs de partis. Est-ce que vous croyez que c'est au niveau ? C'est-à-dire qu'on est convoqué par le proviseur, c'est le conseil de classe, du proviseur, en l'occurrence le proviseur Lecornu, qui vient dire aux partis politiques qu'ils doivent être très clairs et sans ambiguïté sur la violence. Mais à ma connaissance, le Rassemblement national et d'autres partis politiques, on pourrait parler de Renaissance ou des Républicains, n'ont aucune forme d'ambiguïté sur les violences. En revanche, il y a... Un parti politique qu'il faut désigner comme ayant une responsabilité morale, qui a un discours ambigu sur la violence, et qui par son discours, par son attitude, par les propos et le comportement de ses élus, nourrit la violence dans notre pays, c'est la France insoumise.
On ne va pas
revenir sur la France insoumise, Jean-Denis Mandela. Les joues de communication du gouvernement. Et donc, nous serons présents à cette réunion, et nous serons représentés, je dis nous, le Rassemblement national, par Louis Alliot, maire de Perpignan et premier vice-président, et par Edwige Diaz. qui est sénatrice de Gironde.
– Jordan Bardella, une question importante. Le congrès du Rassemblement national est prévu ce week-end à Orléans. Il y a 5 000 militants du RN qui sont attendus, mais entre 10 et 15 000 manifestants anti-RN qui sont également attendus sur place. Est-ce que vous avez la certitude, ce soir, apportée par le gouvernement, que toutes les conditions de sécurité seront réunies pour que votre congrès puisse se tenir ce week-end ?
informations que j'ai me laissent à penser que la préfecture, les services de l'État et les fonctionnaires de police mettront en œuvre les moyens nécessaires pour permettre au Rassemblement national de tenir son congrès. Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est à six mois du premier tour de l'élection présidentielle en train de se demander si le parti politique qui est donné en tête du premier tour et du second tour et donc potentiellement au gouvernement dans six mois peut tenir un meeting de rentrée ? On en est là aujourd'hui, dans la sixième puissance économique mondiale, parce qu'il y a potentiellement 10 à 15 000 chips qui, partout en France, se disent « on va aller manifester contre le Rassemblement national à Orléans ». Encore une fois, nous ferons campagne, nous tiendrons nos meetings, nous irons au contact des Français et je ne céderai pas un millimètre de terrain à des gens violents qui veulent, encore une fois, porter atteinte au bon fonctionnement de la démocratie et créer les conditions de l'insurrection dans le pays. Donc je dis à l'ensemble de nos sympathisants, de nos militants, ils seront 5000 au Congrès samedi et 10 000 au meeting dimanche que nous tiendrons avec Marine Le Pen et Eric Ciotti pour impulser la campagne présidentielle. de résister à ces tentatives d'intimidation. Et naturellement, les contacts que nous avons depuis quelques heures et depuis quelques jours avec les services de l'État nous laissent espérer que l'État mettra nécessairement les moyens pour permettre le bon fonctionnement et pour faire en sorte que cette manifestation soit à l'écart.
Précisément, M. Bardella, six mois nous séparent, vous l'avez rappelé, l'élection présidentielle. Est-ce que vous pensez que le président de la République peut tenir encore six mois dans un pays qui traverse une période particulièrement agitée ?
ce qui saute aux yeux des Français, c'est qu'il est physiquement là, enfin en l'occurrence il n'est pas là, mais il est physiquement présent à l'Elysée, mais la politique n'existe plus. Encore une fois, l'exemple du week-end dernier est criant, le gouvernement a déserté, le ministre de l'Intérieur a posé sa lettre de démission. Il n'y avait pas un ministre samedi et dimanche sur les plateaux de télévision pour aller défendre une éventuelle réponse sécuritaire du pays. On a là un chef de l'Etat qui est en fin de cycle, qui va laisser une France dans un chaos sans précédent, dans une situation sécuritaire, économique, sociale et budgétaire sans précédent. Je veux dire aux Français, je veux leur porter ce message d'optimisme et de confiance. Ce que vous vivez n'est que la conséquence de décision. Il est possible de changer votre vie quotidienne. Il est possible de rétablir la sécurité, de vous rendre les fruits de votre travail et de remettre la France sur pied parce que nous avons l'un des plus beaux pays du monde. Nous avons peut-être perdu notre grandeur, mais l'histoire de France n'est qu'une succession de défaites, de victoires et de recommencements. Je crois que nous sommes à cette période. un peu triste, un peu douloureuse, mais où nous avons en nous et dans le génie du peuple français et peut-être dans la confiance des prochains dirigeants politiques de la France tous les atouts pour repartir de l'avant et pour refaire de la France une grande nation et un pays sûr.
Une toute dernière question, Jordan Bardella, je me mets à la place de ceux qui nous regardent et qui vous entendent ce soir dire nous sommes le parti de l'ordre, nous sommes ceux qui remettront de l'ordre en France. mais qui ont vu ce qui s'est passé ces derniers mois, je ne vais pas revenir sur les accusations de Mediapart, les accusations d'antisémitisme, vous les avez balayées, il y aura un procès, mais qui ont vu justement le procès de Marine Le Pen et d'un certain nombre de responsables du Rassemblement national, première instance en appel et il y a un pourvoi en cassation. Est-ce que cette image de parti de l'ordre ce soir n'est pas sérieusement écornée ? Je
ne sais pas, vous avez vu les derniers sondages
38% ce soir, Marine Le Pen va jusqu'à 38%, mais au-delà des sondages, et les sondages, on est encore loin de la campagne présidentielle, Jordan Bardella, est-ce que pour vous, il n'y a pas une alerte ?
Non, non, mais vous êtes dans votre rôle, monsieur Switek, en me posant cette question. Mais croyez-moi, il y a un monde entre le commentaire médiatique, entre le milieu parisien et la vie des Français qui souffrent d'un carburant à 2,60 euros ou 2,70 euros, qui souffrent de voir tout augmenter sauf les salaires, qui en ont assez que l'argent public soit gaspillé dans n'importe quoi et dans toutes les gabegies possibles. imaginable. à commencer par ici, dans toutes les dépenses futiles de l'administration du Parlement européen, qui ne supportent plus le laxisme judiciaire, qui ne supportent plus de devoir porter sur leurs épaules les efforts de tout le monde. Et donc, croyez-moi, nous allons très bien. La campagne sera difficile. Et au fond, quand on fait de la politique, plus on s'approche du pouvoir, plus le vent souffle fort. Mais nous y sommes prêts. Et le général de Gaulle disait lui-même, le caractère et la vertu des temps difficiles, et que les Français ne... doute jamais de la solidité, de la détermination que Marine et moi avons, d'abord en nous-mêmes, et de l'amour que nous avons pour les Français, et qui va nous pousser à mener ce combat jusqu'au bout et pour eux. Merci Jean-Denis Bardella d'avoir été en direct ce soir de Strasbourg, en direct dans cette soirée spéciale sur BFMTV.
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