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Europe 1. 16h, 18h, Pascal Praud et vous. C'est donc votre émission du lundi au vendredi, vous le savez. Nous sommes avec Géraldine. Bonjour Pascal. Bonjour, avec Olivier Guenek, avec Alexandre qui est avec nous, Alexandre Omar, avec Fabrice Laffitte, avec Laurent Tessier. Vous pouvez nous envoyer vos messages, bien évidemment. Et je le disais hier, on va rappeler d'ailleurs le numéro de téléphone. Oui,
01 80 20 39 21, le numéro n'est pas surtaxé.
Alors je le disais, le chaos des maires attaqués, des commerces pillés, saccagés le week-end dernier. Vous savez, plusieurs couvre-feux dans des villes ont été décidés. A Marseille, un couvre-feu pour les mineurs s'appliquera dans certains quartiers à partir de 22h, de mardi à samedi. On va évidemment parler de cette semaine qui arrive, d'une possible manifestation qui est prévue samedi. à Paris, sa pharmacie a été saccagée. Jemima, qui est commerçante à Paris, qui a une boulangerie, sa boulangerie a été fracassée, saccagée. Donc elles vont témoigner dans une seconde. Simplement, écoutons ce qui s'est dit ces dernières heures à l'Assemblée nationale, avec Sébastien Lecornu, qui a parlé, il est revenu sur le dispositif de samedi dernier.
Le dispositif mis en place, monsieur le ministre Marc Fainaut, était un dispositif, au fond, trop statique et pas assez mobile. Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'Intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité. Parce que précisément, face aux esseins de délinquants, de pilleurs ou de casseurs, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace. Et donc de cela, nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez
rapides. Deuxième passage que je voulais vous faire écouter de Sébastien. Le corps nu, c'est le dispositif massif imaginé samedi prochain.
dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra, il sera présenté au ministre de l'Intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. Le retour à l'ordre est le préalable de tout. Dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel. à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis, monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
Première remarque, le gouvernement joue gros, parce que si le dispositif est massif et qu'il y a des exactions et des violences, j'imagine que cette fois-ci, on pourra se retourner vers le gouvernement et de dire qu'il n'y a plus guère de solution pour contrer la violence. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, c'était cet après-midi à l'Assemblée nationale, écoutons-le.
y a eu évidemment dans... Le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manques d'anticipation sur deux choses principalement. Le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller cassé.
À 16h08 sur l'antenne d'Europe 1, nous écoutons ce qui s'est dit ces dernières minutes à l'Assemblée nationale avant d'entamer un débat, ou plus exactement des témoignages avec Odélia et Gemima, pharmaciennes et commerçantes à Paris, qui nous écoutent pour le moment, qui écoutent M. Lecornu dire que le dispositif n'était trop statique, et peut-être pense-t-elle à leur magasin qui aurait été sauvé s'ils l'étaient moins, ce dispositif moins statique. Laurent Nunez, écoutons-le une deuxième fois, qui s'adresse aux députés. de la France Insoumise, Manuel Bompard.
voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député. Vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qu'ils viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques.
Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, dans un échange avec Manuel Bompard. Et puis un autre échange entre Manuel Bompard, cette fois qui a la parole, et le ministre Laurent Nunez.
Monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.
Condamnez fermement les casseurs, les pilleurs, condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra-gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez, ce sont vos amis, ne l'oubliez pas.
Et puis un dernier passage à l'Assemblée nationale, c'est Laure Lavalette, députée du Rassemblement national toulonnaise et le ministre Laurent Nunez.
Monsieur le ministre, jusqu'alors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ce qu'on a vécu samedi où la Haute-Ville, où Mayol a été saccagée, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations. 20, monsieur le ministre. Alors je vais vous dire, il n'y a plus une France qui va bien, il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'est courte. Madame la députée.
Madame la députée. Samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui serai aux commandes et comptez sur ma fermeté. Je n'ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme et nous serons au rendez-vous.
Merci beaucoup monsieur le ministre.
Evidemment là ce sont des phrases qui sont importantes parce que d'abord on espère. que tout se passera bien, ou en tout cas mieux, mais il y a un engagement de Laurent Nunez à l'Assemblée nationale ce jour, qui évidemment fait sens. Avant de marquer une page de publicité, écoutons Roland Lescure, parce qu'il parle d'un prêt de trésorerie pour les commerçants, il est ministre de l'économie, et je ne doute pas que Jemima et Odélia qui sont avec nous écoutent avec intérêt ce qu'a dit le ministre de l'économie.
Dès vendredi sera disponible un prêt à taux zéro qui sera opéré par la Banque publique d'investissement. La plateforme sera ouverte dès vendredi. 50 000 euros de plafond pour un prêt de trésorerie qui sera disponible de manière immédiate et pour tous les commerces sinistrés. Seule une déclaration de sinistre auprès de votre compagnie d'assurance suffira pour que vous ayez droit à ce prêt de trésorerie. Le moment est grave. Nous prenons ce moment avec une extrême gravité. Nous sommes aux côtés de nos commerçants, aux côtés de nos concitoyens. Et évidemment, on va continuer à l'être.
Et pour prolonger ce que dit le ministre de l'économie, près de 3000 commerces ont été touchés, dont près de 700 à Marseille. Dès vendredi, ils pourront obtenir de BPI France un prêt allant jusqu'à 50 000 euros. L'exécutif a également déclenché un chômage partiel pour les salariés de commerce contraints de fermer. Ils toucheront 60% de leur salaire, intégralement pris en charge par l'État. Dans les entreprises de moins de 150 salariés, les plus petits commerces pourront bénéficier d'un fonds de soutien calé sur leur... perte de chiffre d'affaires. On en parle dans une seconde. Merci d'être avec nous. Il est 16h12. A tout de suite.
Des commerces pillés et saccagés lors de ce week-end de chaos. Aujourd'hui, deux commerçantes, Jemima et Odélia, témoignent au micro de Pascal Pro sur Europe 1. Et vous aussi, vous pouvez réagir, témoigner au 01 80 20 39 21 16h18. Vous avez la parole avec Pascal Pro. A tout de suite sur Europe 1.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.