Chargement...
Chargement...
David Lissnard propose d'avancer la présidentielle. Que faut-il en passer ? La réalité, c'est que la question peut se poser. D'ailleurs, beaucoup se la posent. À quoi vont servir les six prochains mois ? Sinon, à laisser s'enquister une situation, donc s'aggraver. Donc la situation est déjà délétère et on peut supposer qu'elle va encore être pire dans six mois. Alors, le président est absolument impuissant. C'est d'ailleurs pour ça qu'il veut partir à l'étranger, parce qu'au Koweït, par exemple, ou dans les Émirats arabes. En fait, c'est vrai que pour les Français, ça a été assez... terrible dimanche soir de s'entendre dire « les enfants, la maison brûle, mais je pars surtout, soyez sages ». Mais il n'y a plus que là qu'il peut encore exister, à moins que les pays du Golfe, j'ai mis une hypothèse, un peu une boutade ou pas, soient un peu son Baden-Baden. Vous vous souvenez quand, après les événements de mai 68, De Gaulle était parti mystérieusement tout d'un coup à Baden-Baden ? On a dit à l'époque des historiens très sérieux qu'il était allé chercher là-bas, via le général Massu, le soutien de l'Union soviétique. C'est assez paradoxal, mais l'Union soviétique s'était engagée à calmer les communistes français. Alors je ne sais pas, peut-être qu'Emmanuel Macron est allé chercher des assurances sur la rue arabe. Alors ce que je dis encore une fois est peut-être une boutade, mais s'agissant de Baden-Baden, on l'a su beaucoup plus tard. Alors après tout, vous savez, on s'est entroublé, tout est possible. Le Parlement... Sans majorité suffisante est à l'arrêt, disons-le, aucun changement d'envergure ne peut être envisagé. Donc, de fait, à part un supplice chinois pour les Français, on se demande à quoi vont servir ces six prochains mois. D'autant que l'épisode auquel nous venons d'assister peut se reproduire. Vous avez montré cette scène des Marseillais qui disent sur un fond de musique sépulcral façon Halloween, Avengers, Vengeance, nous allons débarquer. Alors, menace en l'air ou bien réelle, impossible à dire. de ce qui s'est passé le week-end dernier, on se dit que ce n'est pas inintéressant de s'intéresser à tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux, y compris quand sur la forme, ça semble grotesque. Marc Vanguard, vous savez, nous en parlons souvent ici, Surix a répertorié entre 2018 et 2026, ici et collé, au moins 22 émeutes. Et 22 émeutes conjoncturelles, je ne parle pas des émeutes structurelles du Nouvel An, parce que ça, on nous a expliqué que ce n'était pas des émeutes, c'était des traditions de la Saint-Sylvestre. Donc s'il y a eu 22 émeutes, on peut en déduire, donc en 8 ans, on peut en déduire qu'en 6 mois, je fais une règle de 3, il peut encore en arriver une, voire deux, donc d'ici la présidentielle, et puis voire plus parce que la périodicité s'accélère en même temps que l'intensité augmente. Avons-nous envie de revivre ça ? C'est pas sûr. Alors ça ne veut pas dire que celui qui suivra sera capable de mettre l'ordre, de l'ordre partout, de remettre l'ordre, mais ce que l'on sait en tout cas, c'est que sous le règne d'Emmanuel Macron, Toutes les chances de se reproduire sont là. Mais il est fort probable qu'Emmanuel Macron ne lâche pas les rênes. En 2024, il avait totalement exclu l'hypothèse de la démission. Il ira probablement jusqu'au bout, sauf à être poussé vers la sortie, mais je ne sais pas comment. Quoi qu'il en soit, impossible de ne pas évaluer les événements du week-end dernier à l'aune de la présidentielle. Et d'ailleurs, lui-même l'a fait. Je ne sais pas si vous l'avez noté. Ça a pu surprendre parce que ce n'était pas la priorité. Et dimanche soir, il l'a évoqué, cette présidentielle, comme si c'était un sujet grave de préoccupation.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.