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Bonjour à tous, bienvenue pour ce débat. Je vais le lancer en essayant d'être courte. Parce qu'on veut faire circuler la parole, on veut que vous puissiez vous exprimer sur la situation, dire un peu vos interrogations, vos inquiétudes, vos perspectives, enfin voilà. Donc d'abord, je veux évidemment commencer sur la mobilisation en cours. Et dire ce que vous avez déjà compris, je suppose, c'est que la journée de hier a été quand même assez énorme. Vraiment des très gros cortèges de partout, dans absolument toutes les villes. Et ce n'était pas des milliers de casseurs, de voleurs ou de voyous. C'était des jeunes et des moins jeunes. qui ne supportent pas justement toutes ces inégalités, qui ne supportent pas de voir tout le pognon être mis pour la guerre, pour les plus riches, pour les milliardaires, et de voir qu'il n'y en a pas pour l'éducation, qu'il n'y en a pas pour la santé, pour la société, etc. Il y avait aussi des travailleurs, des travailleurs qui se sont joints à cette journée, qui ont aussi permis... de grossir les rangs et aussi parce que justement ils refusent, ils refusent d'accepter, d'être inquiétés, d'accepter de vivre toujours moins bien alors qu'il y a du pognon en voilà à un pôle de la société. Donc c'était une mobilisation en... nettement supérieure à toutes les manifs précédentes. Très clairement le Gréussite, j'ai discuté avec des camarades qui venaient de différents endroits, Angoulême, Rochefort, j'en oublie, Périgueux, Périgueux aussi on vient d'en discuter et c'était donc énorme partout. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ? Surtout dans les médias, on voit les violences, on voit les affrontements avec la police, on voit la mairie de Limoges qui a en partie brûlé. C'est ce qu'on nous sert dans les médias et évidemment, ça arrange énormément le gouvernement. Alors je tiens d'abord à dire que... Il a grandement contribué à cette ambiance de guerre civile, quand même. Parce que, y compris, quand on discute entre nous, est-ce qu'il y a eu un seul manifestant ici qui n'ait pas été gazé ? Ah ! Bravo, bravo camarade ! Comment as-tu fait ? Tu n'y étais pas ! Non mais parce que, franchement, absolument de partout, ça a été vrai pour Paris, mais ça a été vrai aussi dans les petites villes. Ils ont commencé par gazer les places sur lesquelles on était censé quand même se regrouper. Et ils ont quand même tout fait pour que les cortèges ne puissent pas se former, en fait, et qu'on ne puisse pas partir en manifestation. Et ça, c'est quand même une politique. Une politique qui a été décidée depuis le début du mouvement de contestation lycéen. Parce que... On a aussi beaucoup de témoignages sur ce qui s'est passé devant les lycées, où juste parce qu'ils essayaient de bloquer leur lycée, ils ont vu en effet les flics leur tomber dessus, les matraquer, les gazer, et se retrouver souvent, même dans des espèces de batailles rangées, avec quand même arrêter, arrêter pour un oui et pour un rien. J'ai l'exemple assez récent, il y a quatre jours, de deux lycéennes à Saint-Etienne qui avaient demandé aux proviseurs d'organiser une assemblée générale dans le lycée. Et bien, vous direz-vous qu'elles se sont retrouvées mises en garde à vue. Oui, c'est quand même assez dingue. Mais vous voyez jusqu'où ça va. Et puis, ça a été... Là, on est à plus de 8000. Enfin, moi, je suis restée à 8000. Mais avec la journée de hier, il faut peut-être en rajouter encore, je ne sais pas, 300, 500. Mais 8000 garde-à-vue. Avec 85% de mineurs. Voilà, donc en fait, depuis le début, le gouvernement fait tout son possible pour cacher la contestation lycéenne légitime et pour la faire passer pour des émeutes urbaines, en fait. Et c'est ce qu'il a fait aussi hier. Et ça, bien sûr que c'est une politique, et ça l'arrange, parce qu'il ne veut pas céder un pouce, en fait, aux revendications lycéennes. Il ne veut rien lâcher. Il ne veut rien lâcher. Sa politique, c'est évidemment de mettre tout le fric à la disposition de la bourgeoisie, de la classe capitaliste, et il compte bien poursuivre cette politique-là. Donc voilà pourquoi on est confronté à cette situation-là. Il paraît que Macron va parler ce soir à 20h. J'en sais rien. Est-ce qu'il va chercher à nous endormir ? Alors qu'il a parlé, je ne sais pas combien de fois, ça n'a pas tellement marché. Est-ce qu'il va mettre de l'huile sur le feu ? J'en sais rien. Mais je tiens à dire qu'il faut que cette mobilisation, elle se poursuive. Voilà, ça c'est la première des choses. Il faut qu'elle se poursuive, qu'elle s'approfondisse. Et pour ça... Pour ça, il faut quand même aussi réfléchir. Il faut quand même réfléchir, parce qu'évidemment, on ne veut pas seulement pousser un cri de colère. On ne veut pas la répétition de ce qui s'est passé au moment des Gilets jaunes, où pendant des semaines et des semaines, il y a eu des batailles rangées, et pourquoi ? Pour arriver où ? Donc il faut, oui, des yeux éborgnés. Alors là, il y a déjà quand même, la police, elle a déjà un bilan assez important, parce que je crois qu'elle en a maintenant deux mains arrachées. Bon, on ne va pas faire la liste, mais voilà. La question, c'est que cette mobilisation, si on veut qu'elle se développe, si on veut qu'elle aille dans le bon sens et qu'elle ait une chance, vraiment, d'inverser le rapport de force avec non seulement le gouvernement, mais aussi avec le patronat, Eh bien, il lui faut une politique. Il faut des revendications claires. Et il faut réfléchir aux moyens de les imposer. Voilà. Au niveau des revendications, moi, je crois qu'il faut absolument mettre en avant ce qui est un tabou depuis des années et des années, parce que c'est ce qui nous est essentiel à tous, c'est des augmentations de salaires. Je ne parle pas des revendications des lycéens parce que justement, les lycéens, eux, ils ont réussi à établir leurs revendications. Et c'est assez clair ce qu'ils demandent. Mais là, nous, si on rentre dans une... Et qu'est-ce qu'on va dire ? Et comment on va militer auprès de nos camarades de boulot demain ? Il faut leur dire pourquoi on a envie de... Quels objectifs ? Pour quels objectifs on veut se battre ? Ok ? Donc moi je crois que c'est peut-être un tabou les augmentations de salaire, mais c'est ce qui est indispensable à revendiquer. Et que si on ne revendique pas des augmentations de salaire et leur indexation sur les prix, on va se faire avoir les camarades. Il y a des idées, une idée qui circule beaucoup, c'est la baisse des taxes. Il faut qu'ils baissent les taxes sur l'essence. Mais ce qui ne baissera demain, il nous le fera payer après demain. Par d'autres taxes. Des taxes sur les sodas, des taxes sur l'électricité, puisque maintenant ils vendent de plus en plus de voitures électriques. Vous croyez que quoi ? Vous ne croyez pas qu'ils vont mettre leur taxe dessus ? Mais bien sûr que si. Ils ne veulent pas faire payer le grand patronat. Les histoires de taxes, c'est l'entourloupe. C'est le piège. C'est le piège. On croira avoir obtenu quelque chose qui va nous faire payer de toute façon. Vous voyez ? Donc, il faut absolument que nous, on se tienne à ce qui pourrait être une avancée palpable, concrète, pour tous, c'est-à-dire augmentation de salaire. Nous, on pense que le SMIC, il faut qu'on le revendique à 2200 euros net. On en discutera peut-être. Pourquoi ? 2200, possible, pas possible, discutons-en. Mais voilà, donc, augmentation de salaire. Et puis, évidemment, donc ça pour nous protéger de ce racket des compagnies pétrolières, de l'inflation qu'on subit, ceux qui sont en train de remplir leur cuve de fioul, combien vous y laissez ? 1800 ? 2000 balles ? C'est ça en fait. Bon, je ne vais pas en faire plus là-dessus, mais... Et puis... Voilà, derrière, il peut y avoir bien d'autres revendications, celles contre le chômage aussi, parce que les suppressions d'emplois, et je discutais avec les camarades de CGI, mais même là. C'est des suppressions d'emploi, parce que voilà, c'est des jeunes qui ne reprennent pas en apprentissage. C'est des compressions d'emploi, ils en le vivent tous. Mais ça, on en crève, la société en crève, parce que c'est le chômage de masse. Et c'est aussi pour ça que la société, elle pourrit sur pied. Tous ces jeunes qui comprennent bien que bon, ils peuvent faire des études, on leur disait, allez, fais des études. Dans le temps, on leur disait, fais des études, t'auras un bon travail et t'auras un bon salaire. Mais aujourd'hui, ils voient bien que c'est même pas vrai. Ils le voient, et puis ils voient comment vivent leurs parents. Donc ce chômage de masse, on en crève. Et ça, c'est pareil. Il ne faut pas lâcher là-dessus. Il faut revendiquer qu'on répartisse le travail entre tous. Bien sûr, sans diminution de salaire. Qu'on prenne sur les profits pour répartir le travail entre tous. Et ces profits, ils existent. Donc voilà, réfléchissons aux revendications. Et puis le deuxième point que je voulais bien sûr mettre en avant, c'est réfléchissons aussi aux moyens se battre. Au moyen de se battre. Parce que je tiens quand même à dire que la casse, c'est pas une politique. C'est pas une politique. Et je pense que les travailleurs, ils n'aiment pas. Ils n'aiment pas que ça casse. Parce que quand on est un ouvrier, quand on est un employé, on sait quand même ce que ça nous coûte de fabriquer, de construire tout ça, de l'entretenir. On y passe notre vie quand même à ça. On sait le prix des choses. Et nous, on n'a pas envie de casser, c'est pas ça notre but. Notre but, c'est que ce qui existe, les moyens qui existent soient mis à la disposition de tous, ne soient pas réservés à une petite couche privilégiée. Donc, nous, notre politique, c'est sûrement pas de foutre le feu à tout ce qu'on peut trouver sur notre passage, et ni même de mener une guérilla contre les flics, si on revendique. des augmentations de salaires, et si on revendique de répartir le travail entre tous, c'est-à-dire d'élever la condition ouvrière, la situation de toutes les femmes et les hommes des classes populaires, eh bien, ça veut dire qu'il faut s'affronter non seulement au gouvernement, mais aussi au grand patronat. Et c'est quoi le moyen ? Mais le moyen le plus puissant, c'est quoi notre force ? C'est notre force en tant que travailleuses et travailleurs. Dans les entreprises, parce que c'est là où on fabrique les profits, c'est là où on fabrique leurs capitaux, c'est là où on fabrique leurs dividendes et toutes leurs richesses. Et cette force-là, ce poids-là, il faut qu'on l'actionne. Il faut qu'on l'actionne. Parce que c'est vraiment ça qui va leur mettre les pétoches. Et c'est ça qui, à chaque fois, les ont obligés de desserrer leur étreinte sur le monde du travail. C'est quand, effectivement, ils étaient confrontés à des grèves de masse, à des grèves générales. Vous savez, si on parle tant de mai 68, c'est pas seulement parce qu'il y avait des barricades au quartier latin. C'est parce que derrière, il y a eu une grève générale, avec 3 millions de travailleuses et de travailleurs. Et c'est pour ça qu'on parle de 68 et que ça a marqué en effet la société française. C'est parce que derrière ça, le patronat, il a reculé. Ça a été une augmentation du SMIC. Alors on m'a dit très exactement dans un débat 37%. Vous voyez une augmentation du SMIC ? Et bien c'est pas rien 37%. Quel travailleur a déjà connu ça ? On peut connaître ça qu'en se battant. Et qu'en usant de notre force collective en fait. Et mai 68, ça a été ça. Et derrière cette mobilisation de masse, où toutes les travailleuses et les travailleurs ont trouvé leur place, ont pris leur place, ont senti leur force, ça a été aussi une libération à plein de niveaux de la société. Ça a été aussi un enclenchement pour la lutte des droits des femmes. Ça a été un progrès pour toute la société, où y compris les travailleurs se sont reconnus et ont balayé les divisions, y compris le racisme qui existait et qui était puissant aussi à cette époque-là. Et ça a été un moyen justement de lutter contre le racisme et de faire reculer tous les préjugés contre les travailleurs immigrés. Donc voilà, il faut que nous, on sache. Que si on veut vraiment avancer, si on veut que cette mobilisation qui s'est enclenchée se transforme, vraiment pour peser, pour faire avancer nos intérêts, il faut que le monde du travail... soit présent il faut qu'il s'y mette lui aussi et qu'il s'y mette en effet sur les revendications qui seront vraiment déterminantes voilà donc nous c'est ça notre préoccupation on pense que les travailleurs ils sont capables non seulement d'apporter une boussole à ce mouvement mais aussi d'apporter un poids un poids décisif et en fait irrésistible si on est des millions de travailleuses et de travailleurs à se mettre dans cette mobilisation. Et quand je dis ça, je suis consciente qu'en fait, le boulot reste à faire. Le boulot reste à faire. On peut être très content de cette mobilisation, mais c'est qu'un début, qu'un tout petit début en fait. Et nous, je peux vous dire qu'on va utiliser les prochains jours, les prochaines semaines à militer dans cette direction-là. Comment convaincre les travailleurs ? à faire que les entreprises deviennent le théâtre du bras de fer essentiel. Voilà. Et je bascule sur la campagne présidentielle, parce que vous savez que je suis candidate pour lutte ouvrière, pour dire qu'en fait, dans cette campagne, c'est précisément ça que nous voulons dire. Je suis candidate pour affirmer ça. Pour affirmer que les travailleuses et les travailleurs doivent mettre en avant leurs intérêts. Et qu'ils constituent un camp. Un camp qui représente une force. Aujourd'hui... Beaucoup ne le sentent pas. Et en fait, quand on discute autour de nous, ce qu'on voit, c'est qu'il y a un immense sentiment d'impuissance, de faiblesse. Les gens, ils sont isolés, ils sont tout seuls, en colère, à bouillir, ils ont l'impression qu'ils sont seuls contre tous. Eh bien, je suis candidate pour dire que non, les femmes et les hommes du mantra, ils forment un camp. Et que ce camp, quand ils décident en effet de se battre, il constitue une force qui est inarrêtable, en fait. Inarrêtable. Alors je suis candidate pour dire que le problème, c'est pas de mettre en avant des promesses électorales. C'est de mettre en avant un programme de bataille pour les travailleurs. Un programme de bataille d'abord politique. Et ce qui est décisif dans ce programme de bataille, c'est de comprendre qu'on ne changera pas. en profondeur notre sort et la condition ouvrière, on ne changera pas, y compris, on n'enraillera pas le réchauffement climatique, on n'enraillera pas la montée des idées de l'extrême droite, on n'enraillera pas, on ne mettra fin à aucune guerre dans ce monde sans s'affronter à la classe capitaliste, sans s'affronter aux dirigeants. à la grande bourgeoisie, aux milliardaires, aux grands actionnaires et sans s'affronter à leur système. Leur système qui précisément est basé sur la loi des profits, sur la guerre économique, sur des rivalités à non plus finir et qui est en train de dégénérer, de nous plonger dans la barbarie à l'échelle du monde. Voilà. Donc c'est s'affronter avec la bourgeoisie. C'est dire et redire qu'il y a une lutte de classe en fait. tous les autres candidats et même les candidats de gauche et j'espère qu'on discutera de mélenchon mais voyez cette volonté de dire le problème c'est macron les macronistes ok macron bien sûr que ça a été le président des riches et avant lui c'était hollande et avant lui c'était sarkozy et avant lui c'était encore je sais plus qui dès que tu t'assoies dans le fauteuil de l'elysée était le président des riches de toute façon voilà donc oui mais Derrière Macron, il y a la classe capitaliste. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Ceux qui sont en train de nous envoyer dans le mur à toute vitesse, c'est la classe capitaliste. Parce qu'en effet, l'offre sa fortune, son pouvoir dépend de l'exploitation et donc signifie pour nous la misère, l'écrasement et le recul en fait. Et donc c'est de mettre en avant que oui, on est bel et bien dans une lutte de classe. Et le problème, il n'est pas sur le terrain électoral. Le problème, il est comment on répond, comment on réagit au coup qu'on se prend dans la figure, au recul. Comment on réagit ? Alors le budget, ok c'est Macron et le cornu qui le présentent, mais il le présente sous le diktat du patronat. En fait, c'est pour ça, c'est le patronat qui lui commande de s'en prendre aux agents de la fonction publique, aux malades, aux locataires, aux retraités. Voilà, c'est une politique de la classe capitaliste. Parce qu'eux, effectivement, ils voient très bien qu'aujourd'hui, c'est un moyen de sauvegarder leurs profits, leurs frics, leurs pouvoirs. Et que dans ce contexte de guerre économique, ils ne veulent rien lâcher. Au contraire, ils sont en train de tout reprendre. Donc voilà, moi je suis le candidate pour dire ça. Et pour dire que dans cette lutte de classe, il n'y a pas de juste milieu. Il n'y a pas on va les convaincre et ils seront moins méchants avec nous. Il n'y a pas on va leur faire réaliser que là ils sont en train de tout démolir et qu'ils sont même en train de bousiller la planète sur laquelle ils vivent eux aussi. Non. Parce que nous on pense que justement, ils sont aveuglés. Ils sont aveuglés. Cette classe capitaliste, elle est aveuglée par sa recherche de profit, la course à la compétitivité, cette fameuse concurrence internationale, vous savez, dont on nous rebat les oreilles en permanence. Et ils sont aveuglés. Donc voilà, nous allons dire, dans cette campagne, qu'on n'aura rien et on ne résoudra aucun des problèmes qui se posent, pas qu'à la France, mais à toute l'humanité, sans s'affronter avec cette classe capitaliste. Voilà, donc on veut conforter la conscience de classe. Et dire, y compris, que l'enjeu, c'est non seulement de se défendre pied à pied pour ne pas reculer davantage, mais c'est aussi de lui contester son pouvoir, de ne pas les laisser faire. Je prends juste un exemple pour illustrer mon propos, et puis j'en finis là. Mais regardez l'intelligence artificielle. Il nous explique que ceux qui en sont à l'origine, qu'ils ne savent pas trop... où ils vont, et que peut-être même cette intelligence artificielle, elle pourrait tuer toute l'humanité dans quelques années. Ok, good. Ça c'est des dirigeants, vous voyez ? On a envie de leur dire, vous êtes des apprentis sorciers les gars. Surtout, laissez-nous faire. Voilà, laissez-nous faire, nous on va organiser la société, nous on la fait fonctionner, on la fait tourner, on sait faire, on doit diriger. On n'est pas seulement bon à obéir et à dire oui monsieur, comme les jeunes qui décident de ne plus obéir, il faut que ça nous inspire, on n'est pas seulement bon à ça, on doit dire, nous on veut diriger cette société, parce qu'on est quand même conscient qu'on peut en faire toute autre chose. Tout autre chose. Et il y a des perspectives, bien sûr. Oui, on est optimiste, parce que nous, on sait les richesses qu'il y a, on sait les progrès qu'il y a, on sait les connaissances, on sait... Tout ça, ça continue. Eh bien, voilà, ça impose l'idée qu'il faut absolument qu'on retire le pouvoir à cette bande d'irresponsables, de voleurs et de criminels. entendre dans cette campagne que ce n'est pas à la classe capitaliste, aux milliardaires, aux actionnaires de diriger, c'est aux travailleuses et aux travailleurs. Voilà, je lance la discussion, donc il y a bien des choses à dire, à développer, donc prenez la parole et puis on en débattra.
Je ne sais pas grand chose de te dire, mais juste dire que je suis d'accord avec Paul Nathalie pour en dire que c'est une question essentielle, c'est les salaires. Les salaires, c'est celles qui comptent aussi à nous, les travailleurs. C'est un peu intimité.
là on est d'accord avec toi. vrai. Oui tu poses un problème important. pose un problème important. Parce qu'en effet, est-ce que d'abord... Alors, d'abord, je tiens quand même à dire que le chiffre officiel, c'est 3%. Et qui a déjà eu son salaire augmenté de 3% ? Déjà, on n'y est pas. Mais là où tu as raison, c'est que sans doute, y compris, le calcul officiel de l'inflation, ce n'est pas l'inflation réelle que l'on subit. Oui, un autre objectif que nous, on a en tête, c'est que justement, on devrait aussi nous donner les moyens de contrôler. Vraiment. l'inflation qu'on subit et qu'on supporte voilà et ça c'est quelque chose aussi de possible c'est aussi une question d'organisation et de volonté c'est comment on mesure les prix comment on fait nos calculs comment entre nous je sais que dans des entreprises tu sais ça existe ça il ya des travailleurs qui se mettent ensemble et puis qui font leur qui relève qui relève leurs factures qui relève leurs et ils calculent Et bien ça oui, il faut qu'on arrête de subir, de gober tous les mensonges qu'ils nous racontent et qu'on impose notre contrôle. Et t'as raison, il faudra qu'il soit indexé sur la base de l'inflation que nous-mêmes, nous-mêmes, on aura réussi à mesurer.
et qu'ils ont gazé avant qu'on arrête. Donc maintenant on est carrément en dictature, c'est ce que je veux dire. C'est-à-dire qu'une manifestation autorisée, moi j'ai jamais eu ça, j'ai toujours manifesté, je me suis fait gazer, j'ai le domaine pu parler toute la journée. Donc on y est en dictature à coup de flashball et de... LBD. Et de 49-3 là, on y est. Donc moi ce que je voulais dire c'est que ce que j'attends moi un peu de l'ouvrière... Là, on a fait glisser par un glissement, je ne sais pas, avec Macron qui s'est retrouvé soi-disant au centre. Il y a eu un glissement, là, où nous vendons Mélenchon comme extrême-gauche. Moi, j'ai vraiment envie qu'on marque notre camp extrême-gauche parce que là, on peut parler d'augmentation des salaires, d'inflation. La réalité pour les travailleurs, c'est même pas 10 euros de l'heure, le SMIC. j'habite dans un quartier populaire, il y a une recrudescence de sport but. chez les enfants des places populaires, des plus pauvres. Donc là, on est dans un problème de taille. C'est-à-dire que j'ai envie, moi, que nous, lutte ouvrière, qu'on soit vraiment audacieux au niveau de nos... pour se démarquer, parce que l'augmentation du style, il n'y a pas de nom à temps par an. plus que ça, lui il parle Mélenchon de Lagardère et tout ça là, mais nous aussi il faut qu'on y aille de tous ces gros riches, ces méga riches, nous aussi il faut qu'on y a du poing.
Et une autre question, pour obliger les ouvriers, je pense qu'il faut passer par les syndicats. Parce que les syndicats peuvent négocier, peuvent organiser manifestations. C'est pour ça que ça demande à réfléchir.
ça je pense que ça va inspirer pas mal de camarades, ta proposition. C'est une autre question, mais tu voulais rebondir sur... Les deux, très bien.
Ce qui est quand même marquant, c'est que les premiers qui ont le droit d'écouter les partis politiques, c'est les patrons, c'est devant eux qui s'adressent en premier. C'est déjà quelque chose de marquant. Ensuite, ils ont tous rigolé. Quand Mélenchon, il y a parlé d'augmenter les salaires. Et moi, je vais apprendre un truc que j'ai entendu. Les patrons, il ne faut pas qu'on les fasse rigoler. Parce que là, ils rigolent, ils sont à l'aise. Il ne faut pas qu'on les fasse rigoler. Il faut qu'on les fasse trembler. Il faut qu'on leur parle de peur. nous mêmes et voilà parce que si on attend après les ans du coeur on
peut toujours aller se coucher
Il faut casser vraiment tous les magasins qui sont dans le capitalisme pur parce que c'est là où il faut taper sur leur porte-monnaie et ça, ça leur fait des bouts. Franchement, c'est ce qu'il faudrait faire parce que parler, manifester, ça, ça ne sert à rien du tout. Franchement, ça ne sert à rien du tout. On aura beaucoup parlé, on se pourra gazer. Voilà, on se fait gazer. Ma fille hier a eu deux fois du gaz alors qu'elle a 18 ans. Donc voilà, elle a fait sa vie de gazage. Donc franchement, moi je ne suis pas pour... 'il y ait un dialogue, parce qu'il y aura plus de dialogue possible, on est dans une dictature, comme vous le disiez, justement, juste à côté. Donc maintenant, il faut taper une pause sur la table et taper une forme. Voilà.
Merci. Merci, camarade, c'était intéressant. Vous avez derrière.
Salut les camarades. Moi, ce que je voudrais dire, c'est que je trouve que les camarades viennent de parler de son réseau. Parce qu'effectivement, on est dans un capitalisme de plus en plus failli. qui va de plus en plus vers la guerre, vers la guerre économique, vers la guerre sociale aussi. Et c'est pour ça aussi qu'ils renforcent les méthodes de répression. Tout à l'heure, hier, on a marché au gaz lacrymogène. C'est le gaz lacrymogène qui nous faisait avancer. C'est quand même rare. Et ça va être de plus en plus simple. Pourquoi ? Parce que de fait, comme ils n'ont aucune réponse à donner, comme ils ont fait pour les jeunes, ils n'ont aucune réponse à donner, donc leur réponse est de taper. Donc effectivement, c'est vrai que ce qui se passe là, c'est nouveau. C'est nouveau parce qu'il y a effectivement un gouvernement de casseurs, comme les gouvernements précédents, comme l'ensemble des capitalistes, c'est eux les casseurs. Alors nous n'allons pas l'utiliser sur cette histoire. C'est eux les casseurs. C'est eux qui ont brûlé. C'est eux qui ont fait que la situation arrive comme ça. C'est pas nous, c'est pas les jeunes. montre qu'il faut y aller, il faut y aller ensemble, il faut y aller toute génération, tout syndicat. qu'il faut y aller ensemble, qu'il faut se coordonner. À Paris, il y a des cortèges séparés, syndicats et jeunes. Les jeunes sont faits le lien entre les différents cortèges. Et c'est ça qu'il faut qu'on fasse, nous aussi, travailleurs, monde du travail. Il faut qu'on se mise par la base, en faisant nous-mêmes l'équité entre les travailleurs. Et comme moi, je suis au NPR, je vous le dis, camarades, effectivement, les jeunes nous montrent la voie, il faut s'unir, il faut aller ensemble. Et bien nous, l'extrême gauche, on ferait bien à tous les révolutionnaires, les jeunes vous montrer. qu'on ait à part un peu de souvenirs. Nous, on vous invite toujours à notre fête, vous venez débattre, etc. Vous nous dites que c'est très bien qu'on soit séparés. Mais ce n'est pas très bien qu'on soit séparés. Qu'on soit séparés avec la révolution permanente, non plus, ce n'est pas bien. Parce que le fait que les travailleurs, ils cherchent l'unité dans la bagarre, les jeunes, ils cherchent l'unité dans la bagarre, et nous, nous leur donnons l'exemple du contraire. Chacun son candidat à la présidentielle pour dire à peu près la même chose. Il faut combattre le capitalisme. Alors je vais terminer sur un truc qui nous fait combattre heureusement. Et effectivement, sous le Covid... sous les incendies, qui est assuré ? C'est nous, c'est le monde du travail, c'est les jeunes, c'est les gens eux-mêmes, en allant contre l'État, en allant envers et contre ces institutions. Mais c'est ça qu'il faut qu'on entend les à la base, ensemble. Et effectivement, ça signifie faire un parti, un parti qui n'existe pas encore, un parti du monde du travail et de la jeunesse nouvelle qui se constituera de toutes les forces d'extrême-gauche qui existent déjà. plutôt que de dire à chaque fois que chacun construit son propre processus. C'est super important parce que la situation est devenue particulièrement grave. Le capitalisme n'est pas souvent en crise, il est failli. Il nous m'aiderait le barbarisme de plus en plus clair, y compris avec la destruction de la planète. La solution sur le point du travail unique, qui se donne des formes d'organisation politique uniques.
Bonjour, je m'appelle Jamila, j'invite dans un quartier qui est difficile. On manque de subventions. On a coupé certaines subventions, surtout pour la culture. On oublie la police partout. Les conditions de travail se dégradent surtout pour les travailleurs sociaux. Il faudrait aller visiter les foyers d'aide à l'enfance. y a beaucoup d'associations qui ont été fermées parce qu'on n'a plus de subventions. Qu'est-ce que vous proposez ? Il y a une montée aussi contrôles d'identité et des propos racistes de la part de la police. Ça aussi, il faut le signaler. Il faut dire aussi que la culture, c'est important.
la culture révolutionnaire surtout parce que il ya différents types de cultures alors bon il ya plein de choses qui ont été dites et on ne va pas se diviser sur le fait que les plus grands casseurs sont au gouvernement on est tous d'accord et je les dis je leur ai dit je les redis Oui, les plus grands casseurs, ils cassent tout. Ils cassent les hôpitaux, ils cassent l'éducation, ils cassent les retraites, ils cassent, comme la camarade l'a dit, tout ce qui pouvait arriver comme un peu la dernière bouée de sauvetage pour plein de gens qui se retrouvent à la rue, etc. Oui, ils cassent tout. Ils cassent tout. Ils sont même en train de... On va vers une troisième guerre mondiale. Donc oui, ils cassent tout, bien sûr. On est tout à fait d'accord là-dessus. Je redis que cette mobilisation, ça sera un canard sans tête si elle n'a pas des objectifs clairs. Et si l'objectif, c'est d'aller casser des magasins, excuse-moi, mais on n'y arrivera pas du tout. On n'y arrivera pas. Parce qu'en fait, le problème, et nous n'avons jamais dit que nous, on voulait dialoguer avec le patronat. Ça, on le laisse à Mélenchon, justement. Du coup, je te réponds à toi aussi. Mais tu sais, Mélenchon, il faut faire attention. Mélenchon, il y a une musique. Ah, la musique, elle est audacieuse. La musique est entraînante, elle est waouh. Et puis quand tu écoutes les paroles, il n'y a plus rien. Il faut essayer de convaincre les patrons que c'est dans leur strict intérêt d'augmenter les salaires. Mais c'est là qu'ils ont rigolé, les patrons. Les patrons, ils savent très bien qu'augmenter les salaires, ça veut dire moins de profit pour eux. Mais ça, ils l'apprennent dès qu'ils ouvrent une entreprise. Donc, on ne demande pas d'une dialogue. Nous, on veut jouer le rapport de force. Le rapport de force, pas pour que la petite commerçante du coin ou le gérant de je ne sais pas quel pleure toutes ses larmes parce que sa vitrine a été brisée hier. Pour que... Ceux qui dominent l'économie, qui la contrôlent et qui font la pluie et le beau temps sur toute l'économie. Ceux qui tiennent les multinationales, les banques, les compagnies énergétiques. Pour que ces gens-là, on les dégomme. C'est ça notre perspective. Et comment on va faire pour les dégommer ? On doit jouer notre force de travailleurs. organisée, consciente. Et d'abord, pour qu'elle se lève, je suis désolée, mais on doit partir de ce qui nous est nécessaire. Le camarade dit, oui, pour moi, c'est important, le salaire. Le salaire, excusez-moi, mais c'est pas assez audacieux ? Mais ça fait combien de temps qu'on s'est pas battu sur les salaires ? C'est devenu un gros mot, les salaires. C'est... Tout le monde parle des Gilets jaunes, mais c'était même pas les salaires qu'ils mettaient en avant. Ils n'osaient pas. Ils n'osaient pas parce que c'est tellement maintenant ancré dans la tête de tout le monde, parce qu'avec leur propagande patronale, ils ont réussi à nous imbiber de ça, de dire que les patrons ne veulent plus augmenter les salaires. Et puis il y a les petits patrons en plus, ils ont des problèmes, ils ont des soucis. Donc de toute façon, tout le monde est coincé et ce n'est pas possible. Donc je peux te dire que les salaires, c'est la première déclaration de guerre qu'on peut faire au patron, en fait. C'est la première déclaration de guerre. Et ça sera une déclaration de guerre, en fait. Et tu vois, nous, quand on dit SMIC à 2200 euros, tu sais combien Mélenchon s'engage à monter le SMIC ? A 1700. Brut. Tu vois ? 1700. Et pourquoi 1700 ? Pourquoi ? Pose-toi cette question. Parce qu'il se dit, 1700, ça peut peut-être passer. Je peux peut-être les convaincre de 1700. Tu vois ? Moi, je trouve que c'est un scandale. Parce que 1700, tu ne sors pas de la galère. Tu n'en sors pas. Tu restes pauvre. Tu restes complètement coincé pour tout. Tu restes exposé. à tous les problèmes, 1700. 1700, c'est pas notre revendication, 1700. 1700, c'est pas nos besoins. Donc nous, tu sais, on cherche pas à nous faire audacieux ou je sais pas quoi. Nous, notre problème, c'est qu'on a besoin de quoi ? Pour avoir une vie digne. C'est ça. Nous, on se pose la question comme ça. Nous, on cherche pas à faire plus révolutionnaire, plus audacieux que je sais pas qui. Mais tout simplement, ça veut dire quoi ? Avoir une vie digne, aujourd'hui, au 21e siècle. Voilà. Et bien avoir une vie digne. C'est au minimum toucher 2200 euros. Et je parle aussi d'ailleurs pour ceux qui sont obligés d'avoir des allocations parce qu'ils sont brisés par le travail et qu'ils sont invalides, etc. Je parle aussi de ceux qui sont à la retraite. Je pense que c'est un minimum pour vivre en fait. Un minimum de dignité. Et que aussi le minimum de dignité, c'est que tout le monde ait le droit de gagner sa vie. Parce qu'on est quand même dans une société... qu'il ne suffit pas de naître pour avoir le droit de vivre. Non, il faut aussi gagner ta vie. C'est-à-dire qu'il faut que tu trouves un patron qui va bien t'exploiter. Il faut que tu vendes ta force de travail. Et le problème, c'est que même ça, ce n'est pas autorisé pour des millions et des millions de femmes et d'hommes dans le monde, en fait, tu vois. Et ici aussi, 6 millions de personnes qui cherchent un boulot, un boulot avec un salaire digne de ce nom. 6 millions, vous vous rendez compte ? ça aussi, c'est une humiliation au quotidien, c'est une insulte au quotidien. Tu vois ? Donc nous, on part des besoins, des besoins qu'on a. On a besoin dans toi, tous, tous autant qu'on est. Quel que soit, qu'on ait des papiers, pas de papiers, parce que nous, c'est pas le problème, justement. Nous, on est, voilà, on a ces besoins. C'est nos revendications. point barre. Et je peux dire que ces revendications dans le contexte actuel, elles sont, c'est des bombes en fait. Si vraiment on décide de se battre pour, si vraiment on s'en fait un objectif. Donc voilà, nous on sait que c'est y compris en éprouvant leur force. Que les travailleurs, ils réaliseront 'ils peuvent aller plus loin, qu'ils peuvent demander des comptes à ce grand patronat, qu'on n'est pas obligé de gober tout ce qu'ils nous disent. Et ça, je peux te dire encore une fois, c'est un combat. C'est un combat, mais déjà politique, qu'on a à gagner. Et un des problèmes, moi, que je vois, y compris par rapport à... Vous avez raison, camarades, de dire on a été gazés, c'est dégueulasse, le gouvernement, il nous réprime. Mais en gros, c'est quand même un peu son job. Ça, ça sert à ça un état bourgeois. C'est que quand, effectivement, le gouvernement et la bourgeoisie se sentent coincés, qu'ils n'ont qu'une réponse, qu'est-ce qu'ils font ? Ils font jouer leur armée, ils font jouer leur police. Voilà. Et oui, c'est pas une démocratie. Je suis d'accord. C'est pas une démocratie, pas seulement parce qu'il y a du 49.3. C'est pas une démocratie parce que pour ce qui nous est essentiel, justement, avoir un emploi, avoir un salaire, etc., ça ne dépend pas de nous. On est toujours soumis à la volonté, à la décision d'un patron, en fait. C'est aussi ça, la dictature. C'est la dictature patronale. Et pas seulement du 49.3, en fait. Donc, pourquoi je suis venue là
?
donc en fait, voilà, et clairement pour nous, aujourd'hui, faites l'expérience demain, discutez avec les gens autour de vous. Est-ce que cette casse-là, vous pensez vraiment que ça va faire qu'on sera plus nombreux après-demain dans la rue ? Moi, je pense vraiment que les travailleurs, ils sont attachés à ce que justement, les bâtiments publics et tout ça, ça nous appartient un peu aussi quand même. Voilà. Et quelque part, c'est un aspect répulsif pour plein de gens qui n'en sont pas encore à ton état de conscience, j'ai envie de dire. Ils n'en sont pas encore à ce niveau et de révolte et de conscience que tu as. Et nous, notre problème, c'est quand même de leur parler aussi. Parce qu'en fait, un mouvement, sa force, c'est quoi ? C'est son nombre, c'est sa massivité. Et la radicalité d'un mouvement, ça va être notre capacité d'entraîner les grandes masses dans ce mouvement. Et donc, il faut être sensible à ça aussi. voilà donc ouais je redis je redis notre force est là où ça sera décisif et c'est le problème on fait du sur place tu sais pas seulement parce que on fait que parler ou manifester tranquillement on fait du sur place parce que ça fait des décennies que les travailleurs ils ont pas actionné la bombe atomique qu'ils ont entre les mains c'est à dire leur capacité de faire grève en fait Parce que là, tu vois, en faisant grève, c'est pas le petit commerçant. Parce que là, ceux qui vont galérer, c'est les petits, les gros. Tu sais, c'est même pas eux, c'est pas leur problème, tu vois. Mais notre bombe atomique, c'est effectivement de pouvoir leur couper la boule aux œufs d'or. Arrêter de pondre leurs profits. Arrêter de pondre leurs capitaux. C'est là qu'ils seront en panique. C'est là qu'ils seront en panique, comme à chaque fois ils l'ont été, quand il y avait vraiment la menace qu'une grève se généralise. Et là, on n'a pas attendu une semaine, trois semaines. Tous les exemples du mouvement ouvrier montrent que c'est allé très vite, quand justement on est allé sur ce terrain-là. de la grève générale des travailleuses et des travailleurs. Et que quand ils ont occupé les usines, pas seulement les ronds-points, pas seulement... pas fait la guérille, mais occupé les usines, alors là, c'était pour eux. C'était pire que le feu. Eux, il y avait le feu. Pour eux, il y avait le feu. Parce que là, c'était grand sacrilège. Là, les travailleurs disaient, c'est chez nous, ici. C'est chez nous, on y passe notre vie. On entretient les machines, on entretient, etc. C'est chez nous ici. On a le pouvoir là maintenant. On pose notre pouvoir. Alors là, pour eux, ça c'était pas possible. Et en fait, à chaque fois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont pris les devants et ils ont lâché. Là, ils ont lâché les choses. Donc nous, c'est cette leçon-là qu'on tire aussi. C'est cette leçon-là qu'on tire. Et puis juste pour répondre rapidement à la camarade, tu fais l'amalgame entre l'unité nécessaire de la classe ouvrière dans la lutte, et moi je dis dans la lutte, mais pas dans n'importe quelle lutte non plus. Parce qu'il y a des luttes qui sont condamnées à l'impasse. Et il y a des luttes qui sont porteuses de perspectives, de changer toute la société. Et il faut quand même plutôt choisir la direction des luttes porteuses des perspectives pour changer la société quand même. Donc ce n'est pas n'importe quelle lutte non plus. Et bien sûr qu'il faut l'unité. Bien sûr qu'il faut l'unité, mais là où moi je ne suis pas d'accord, c'est que ça n'a rien à voir avec la construction d'un parti. Pour construire un parti, il faut être profondément d'accord sur les perspectives, se comprendre. Toi-même là, sur apparemment ce qui se passe, on n'est pas tout à fait d'accord. Ce désaccord apparemment, ce n'est pas surprenant. On est deux tendances politiques. On bagarre chacun pour construire quelque chose sur du solide. Et il faut qu'on continue, il faut qu'on continue de le faire. Quand tu dis oui, finalement on dit pareil, etc. Je ne suis pas d'accord. Moi j'étais candidate à la présidentielle en 2022, au moment où la guerre en Ukraine a éclaté. Et Poutoul, il était candidat aussi. Et bien Poutoul, il était pour cueillir des armes envoyées à l'Ukraine. Et moi j'étais contre. Ok ? Et bien rien que ça, je peux vous dire que pour moi, ça fait quand même toutes les différences. À un moment donné, tu dis non à ton impérialisme, et à un autre moment, tu pénales dans la sucroute. Alors nous, voilà, on reste effectivement attachés à toutes nos conceptions, à toute notre analyse de la société. Et si on se rapproche et si on finit par avoir les mêmes perspectives, tant mieux. Mais pour l'instant, ce n'est pas tout à fait le cas. Est-ce qu'il y a d'autres camarades ?
voudrais vous dire à quel point je suis d'accord avec vous à mille, à un million de pourcents. La première des choses, c'est d'augmenter les salaires et je vais vous dire pour une autre raison, pour une autre raison, ça. Simple, simple. Ça a été acheté, mais pas à son prix. Ça a été fait où ? Dans quelles conditions ? Alors, si on n'est pas payé, évidemment, il y a une chose, il faut s'habiller. Il faut s'habiller. On est obligé de s'habiller. même avec 1700 quand il faut s'habiller soi et les enfants, on achète un ténu. comme a dit un grand philosophe que vous connaissez tous, c'est à ce prix, j'ai dit, c'était au XVIIIe siècle, c'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. C'est à ce prix que vous vous habillez en Europe. Des esclaves. Des esclaves. Vous pouvez lire un livre là-dessus, vous pouvez tous vous nous informer, vous en saurez autant et plus que moi de madame Audrey Millet. Audrey Millet qui a vu qui sait ? Ça s'appelle l'Odyssée d'Abdougou.
Bonjour, bonjour Nathalie, bonjour à tous. Donc je me présente, Joël, délivre syndicalité. Je suis d'accord avec toi et avec tous les autres membres. Le problème, c'est le grand capital. Et ce que je veux ajouter, c'est que le grand capital, dans un premier temps, il s'autosuffit. Il peut s'alimenter grâce à l'optimisation fiscale. aux paradis fiscaux. Ça, il faut en être conscient, dans un premier temps. C'est-à-dire qu'il faut être vigilant. Voilà. Alors, le point central, effectivement, je reviens là-dessus, c'est les salaires. C'est le point de l'entrée. Point de salaire. Et je l'invite dans tout le monde. Ah, effectivement, je suis d'accord.
veux intervenir par rapport aux travailleurs handicapés parce que notamment là ça va être présidentiel donc on va entendre parler en disant soit C'est rarement pour les défendre, c'est surtout pour les inférioriser, les invisibiliser, notamment les attaques contre les travailleurs handicapés, il faut baisser les allocations, machin. Même quand on baie les allocations, c'est 1040 euros. C'est pas le SMIC, et je pense que ça va être en dessous du seuil de pauvreté. Donc même comme ça, on infériorise les premiers handicapés, notamment aussi dans les ESAT, ce qui est un scandale aussi, c'est qu'on va les payer, le patronat les paye 700 euros, parce qu'eux ils pensent que 700 euros c'est la valeur d'un premier handicapé, et le reste ça vient de l'AAH, qui est l'aide pour les adultes handicapés, qui vient compenser pour faire 1040 euros. Et ça, c'est un scandale. Et je pense que pendant le président de l'ancienne, il faut en parler. Parce que tous les autres, ils vont les inférioriser, les invibiliser. En parlant d'être un handicapé.
Camarades, bonjour. Je me présente à vous. Mon nom, c'est Sylla Fodé. Je suis activiste. Aba le capitalisme. Aba l'impérialisme, vive les travailleurs. Et je veux tout le monde les poigner en l'air pour dire vive les travailleurs. Vive les travailleurs. Pourquoi ? Parce que les travailleurs sont ce qu'on appelle la pièce maîtrise pour le développement de tout pays. Et pour qu'on parle du développement, il faut que ça passe par là. Cette combinaison qu'on a constatée hier, la mobilisation des lycéens et d'autres comités des îles jaunes, nous avons compris que lorsque le peuple veut, il peut. Et en cela découle ce qu'on appelle la responsabilité des travailleurs parce que ça repose dans leurs mains. Nous vous espérons à ce qu'on appelle un monde tourne sous la base des travailleurs. et qui doivent conjuguer un seul verbe, se lever ensemble, s'asseoir sur une même table et discuter des solutions que l'on faut pour pouvoir booster ce qu'on appelle des idées qui sont aussi fortes. Et alors, pour finir, je vais juste m'adresser à la jeunesse, comme le disait l'ex-président sénégalais, Aboulay Ouad. Dis moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quelle avenue tu auras. Je vous remercie.
des salaires et aussi travailler sur la précarité des contrats. Parce que de plus en plus avec l'ubérisation, avec les plateformes, avec certains groupes et certaines organisations, on ne peut pas s'imiter parce qu'on n'a pas de collègues, on n'a même plus de patron, c'est une machine, c'est une application qui donne les ordres, qui donne les consignes et si on veut pouvoir mobiliser les travailleurs, mobiliser une partie de la population qui est là et qui est présente. Il ne faut pas les oublier, il faut essayer de trouver un moyen de les contacter et les rassembler.
savez, hier, il y avait du monde dans les rues, de toutes les grandes villes. Mais la classe ouvrière, je pense qu'elle n'y était pas encore, en tant que classe. C'est-à-dire qu'il n'y avait pas de banderange d'entreprise, il n'y avait pas de cortège d'entreprise. Et les travailleurs, en fait, quand ils sont venus en manifestation, ils sont venus de façon isolée, comme pendant les Gilets jaunes. Et les Gilets jaunes, on a vu ce que ça a fait. Vous savez, les manifs de le samedi, le gouvernement, il a mis des mois à faire cesser le mouvement, mais il y est arrivé à coup de matraque et de gaz lacrymogène. Et ça, il faut qu'on tire les leçons de ce passé qui n'est pas si lointain. Il faut que la classe ouvrière s'y mette en tant que classe. C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait la conscience que la classe ouvrière fait tourner toute la société et que c'est elle seule qui a les moyens d'imposer à ses propres patrons des revendications des couches populaires, des couches laborieuses. C'est si le monde du travail se mobilise au sein des entreprises qu'on pourra créer un réel rapport de force. Vous savez, il n'y a pas un CRS. Pas un policier de la BAC qui va faire tourner les machines. Ils en sont bien incapables. La seule chose qu'ils savent faire, c'est taper. La classe ouvrière, c'est 30 millions de personnes dans ce pays. C'est une force incommensurable à condition qu'elle s'organise et qu'elle prenne conscience de ses propres intérêts. Et nous, ce à quoi on doit militer, c'est à ça. La question des salaires, ça pose déjà de ce qu'on fait, des marchandises qu'on produit. Qui c'est qui en profite ? Et ça, c'est une question de rapport de force. Si on est désorganisé, les patrons, ils grattent, ils grattent, ils grattent et ils réduisent la part qui revient aux couches populaires. C'est le point central, le partage de la plus-value, qui prend la plus-value. Nous, il faut qu'on pose cette question. Alors, il ne s'agit pas simplement du SMIC, il s'agit aussi, à mon avis, de tous les salaires qui doivent être valorisés, de 300, 400, 500 et 600. Ça, c'est difficile à nous, à déterminer, mais ça doit être l'objet de discussion. Combien on a perdu rien qu'avec l'augmentation des prix du carburant ? Vous savez, il y a des gens, ils payent aujourd'hui pour venir bosser, parce que c'est 100 balles, 200 balles, 300 balles de plus, simplement pour faire le trajet domicile-travail. Eh bien, ça, ça doit se chiffrer en étant organisé dans la bagarre. Et cette bagarre sur l'augmentation des salaires, elle doit s'accompagner de l'échelle mobile des salaires. On doit retirer le pouvoir des patrons de décider de nos salaires. C'est nous qui devons décider de nos salaires. Et pour ça, c'est une question d'organisation et de rapport de force.
casser quelques vitrines ou brûler quelques couvertes, ce n'est rien. À côté de la force des travailleurs qui, par exemple, occuperaient et prendraient les directives de musines d'assaut pour construire autre chose que des rafales.
En fait, je suis d'accord qu'on se mobilise, il faut qu'il y ait une prise de conscience de la part de la plupart des travailleurs, même de tout le monde aujourd'hui. Mais moi, aujourd'hui, j'ai du mal quand même, dans le cercle relativement proche, à communiquer avec des personnes qui n'ont pas encore eu cet éveil social, disons. Et je voudrais savoir s'il y avait des gens qui auraient peut-être des conseils pour ça, qui pourraient aider moi ou d'autres personnes dans ce cercle, je pense, parce que je ne dois pas être le seul confronté dans cette situation. Voilà. Alors,
la question de la conscience de classe pour eux, et là, en même temps, je me dis que par rapport à ce qui se passe actuellement, comment concrètement on s'organise ? Parce que c'est ça, en fait, le problème aussi, c'est de s'organiser. Donc là, les jeunes, ont des revendications, d'accord ? Donc comment nous, en tant que travailleurs, on peut participer à des actions plus générales ? Comment on se retrouve ? Où ? Quand ? On se retrouve ? Partager des revendications ? On leur fera tellement peur qu'on fasse ça organisé.
Moi, je fais rendez-vous parce que là, je suis venue l'inverse.
Donc
j'ai chauffé un foie d'un âgé, il y a mercredi, mais je ne sais pas qui c'est. Je ne sais pas si c'est des jeunes. J'ai rencontré une coordination en lycée.
Voilà,
il faut qu'on soit organisé. Et on n'est pas là en tant qu'adulte pour donner l'action ou faire l'action aux jeunes. question aussi parce qu'ils sont quand même très méfiants organisations politiques qui pourraient les récupérer. problème mais tu poses la bonne question tu dis mais comment on s'organise ou quand pour construire quelque chose ensemble d'abord nous on pense que le monde quand quand si tu as la possibilité c'est peut-être pas ton cas mais quand même beaucoup de travailleurs sont dans des entreprises où ils ne sont pas tout seul parfois ils sont 5 10 parfois ils sont 100 200 500, 1000, des fois 2000, des fois 5000. Et quand tu prends les grosses boîtes, je ne sais pas, Dassault, etc., ils sont combien ? 4000. Bon, Thalès, etc. Donc, quelque part, si tu veux, il y a déjà, nous sommes organisés par le patron. Le patron, il nous a fixé rendez-vous. Il a fixé l'heure, t'as intérêt d'y être à l'heure d'ailleurs. Il a fixé le lieu, t'as pas besoin de louer une salle. Non mais voilà. Et on en fait quoi ? Du fait qu'on se retrouve ensemble et c'est pareil pour les lycéens demain. Alors là demain c'est les vacances scolaires. Mais quand ça va reprendre ? C'est pareil, vous êtes organisés dans le lycée. Ne vous sentez pas impuissant si vous n'êtes pas en mesure de faire un blocus. Vous êtes encore organisés. Au milieu de 500, de 1000 et de 800. Et il faut se parler. Il faut se parler. Il faut se convaincre. En trouver un deuxième, un troisième, 10, 20, 30. Et nous, c'est ce qu'on a cherché à faire hier. Nos camarades, ils ne sont pas allés tout seuls dans la mobilisation. Ils y sont allés en essayant de récupérer tous les camarades du boulot qu'ils pouvaient. en disant on va y aller ensemble on va choisir ensemble ce qu'on va faire alors certains qui avaient un mégaphone 2-3 drapeaux qui ont crié parfois ça a entraîné des fois un cortège et qu'à Lyon ils ont proposé une manifestation vous voyez parce que comme c'était pas organisé que tout le monde parlait dans tous les sens mais ils ont donc organisé une manifestation ils ont proposé des slogans qui étaient repris ou pas repris mais voilà il faut qu'on s'organise en effet mais justement En fait, il faut qu'on s'organise à partir de là où on est et où on travaille. Et on ne mesure plus cette force-là. On ne la mesure plus pour une simple et bonne raison. C'est qu'en fait, ils nous ont tellement divisés. Ils nous ont tellement émiettés. Même au boulot, on est émiettés. Même au boulot, on est chacun dans son couloir. Dans combien d'entreprises ils ont supprimé ? Il n'y a plus de cantine. Alors maintenant c'est la gamelle, chacun a sa gamelle et met ses écouteurs, et puis on se met dans sa bulle. C'est tout ça qu'il faut faire exploser, ces divisions, toutes ces bulles, et il faut qu'on se reparle, y compris quand on n'est pas d'accord. Et il faut trouver le moyen de comprendre pourquoi on n'est pas d'accord. Parce qu'en fait, sur les salaires... Tu arracheras leur accord, tu vois ? Mais enfin, on ne peut pas vivre avec 1600 balles, avec 1700 balles, tu es d'accord avec moi ? Tu vois ? Non mais je veux dire, ton collègue, tu dis qu'ils ne sont pas d'accord, ils sont à l'ouest ou ils sont sous l'emprise. Il faut partir de ce qui est commun et à partir de là, faire réfléchir. Pourquoi ? Alors qu'on en a besoin, pourquoi on ne le dit pas ? Pourquoi on ne le crie pas ? Pourquoi on ne se tait ? On se fait tout petit. Il faut absolument qu'on réapprenne à discuter, en fait. À discuter, à convaincre, à s'expliquer. Et y retourner, si on n'a pas réussi la première fois. Y retourner une deuxième fois. Pas lâcher, en fait. Et ça, c'est vraiment à construire, en fait. Et pas se dire, bon, ben moi, déjà, je suis là. Mais si on est à ce niveau de conscience-là, ben nous, ici. Peut-être qu'on est tous d'accord pour dire qu'il faut renverser le capitalisme, et c'est ça le but. Mais vous savez qu'on est quand même minoritaire. Plutôt que minoritaire, il y a plein de gens convaincus que de toute façon, c'est le système qui est le plus adapté à la nature humaine. Ils nous ont enfoncé ça dans le crâne, que les inégalités, ça a toujours existé, des riches et des pauvres, c'est la loi de la nature. L'homme, c'est quand même un peu un loup pour l'homme, non ? C'est toutes ces idées-là qu'on nous rabâche en permanence et qui nous imprègnent. Alors, nous, on a le recul, on a cette colère et cette révolte qui fait que, justement, on a réfléchi et on a dépassé cette propagande. Mais les autres, il faut qu'on les embarque. Voilà, il faut qu'on les embarque. Et voilà, c'est ça le problème. Mais voilà, moi, je... Encore une fois, je ne sais pas où tu bosses, je ne sais pas les circonstances. Parfois, on est isolé. Le camarade a même dit, mais alors, ceux qui sont freelance. Mais tu sais, même pour ceux-là, je me souviens quand même de mobilisation, de délivreux, de livreurs à vélo. Il y a eu des mobilisations, il y a eu des mouvements de protestation collective, et d'ailleurs, qui ont porté leurs fruits à certains moments. Donc, ce qu'on voit, c'est que même... Parfois, quand on est séparé comme ça, mais qu'on a cette envie, on trouve quand même les moyens de faire tomber les barrières et de se battre ensemble. Mais ce qui est vraiment problématique, et justement, nous, notre raison d'être, c'est ça. Quand on parle du camp des travailleurs, quand on dit la force sociale des travailleurs, et qu'y compris elle est dans les entreprises. C'est exactement ce problème-là qu'on soulève. C'est qu'ils nous ont rassemblés, ils nous ont réunis, et je dirais même plus par-delà les frontières. Parce que dès que vous bossez pour une boîte un petit peu grande, vous travaillez avec des travailleurs aux quatre coins du monde, et des fois au quotidien. Vous êtes au téléphone avec eux, vous bossez avec eux, vous vous coordonnez avec eux. Et pourtant, regardez le nationalisme qui monte, le rejet de l'autre, etc. Mais c'est dinguerie Ils arrivent, malgré tout, à nous foutre des frontières dans nos têtes. Alors même que ce qu'on fait, c'est de plus en plus collectif, c'est de plus en plus ensemble. conscience de ça. On forme un collectif, on n'est pas seul, et pas seulement dans sa boîte. On peut aussi voir la boîte d'à côté. On peut aussi, si on va dans une zone industrielle, s'adresser aux autres. Mais il faut commencer là où on est et porter cette perspective là. Oui, on a une force potentielle qui est immense, immense. Et ce serait vraiment très dommage qu'au lieu de se parler, chacun fonce sur un rond-point ou chacun fonce à une manifestation le samedi sans essayer justement de mettre en branle cette immense puissance qu'on a tous quand on est dans des grandes entreprises.
quand on se retrouve, on a exactement le même quotidien. Alors, j'ai au boulot dans les boîtes, mais c'est pareil au lycée, c'est pareil dans les universités. On a la même vie, on rencontre les mêmes choses. Et on peut partir de ce qu'on vit. C'est la machine à café qui ne marche pas. C'est les places à la cantine où il n'y en a pas assez. C'est le fait de tous se retrouver au Lidl parce qu'il n'y a plus d'argent et on fait ce qu'on peut. on est en permanence lié par notre quotidien. Et ça, c'est le premier des trucs, donc il faut être convaincu, c'est-à-dire que les gens qu'il y a autour de nous, ils se posent sans doute les mêmes questions, ils ont sans doute les mêmes colères. Des fois, c'est des chefs qui nous demandent de faire des trucs à la con, on sait très bien que ça n'a pas marché. Et il faut obéir, il faut obéir, quitte même des fois à ce que ce soit nocif pour l'environnement, comme avec l'IA ou pour plein d'autres trucs. Bon, et ça, il faut être convaincu que tous les gens qu'il y a autour de nous, tous les travailleurs, ils ont cette même colère. Et c'est comme ça qu'on peut commencer à s'adresser avec eux. C'est la première des choses qu'on peut faire. Et on trouvera des collègues qui se demanderont aussi comment je fais pour me défendre contre mon patron, comment je peux répondre à mon chef. Et c'est là où on peut se rendre compte qu'on est deux, trois, quatre. Au boulot, au départ, les premières mobilisations qu'on a faites, on s'est compté, avant d'aller voir les chefs et de leur dire ça c'est plus possible on veut plus, on s'est compté, on voulait savoir combien on pouvait être à nous opposer à eux. Et les toutes premières grèves qu'on a faites, c'était sur les salaires. Mais c'est parce qu'on savait que tout le monde dans la boîte en discutait, que personne n'était content. Et c'était facile de discuter de ça. Tout le monde avait des augmentations au rabais, tout le monde voyait son niveau de vie qui se dégradait. Donc on partait du fait de cette conscience que comme on vivait la même chose, on allait s'entendre. On allait s'entendre. C'était obligé. Et puis les patrons font aussi tout pour qu'on s'entende. Ils font tout pour qu'on s'entende parce que souvent ils nous tapent dessus, ils nous font un coup et puis ils font le même aux collègues d'à côté. Mais sans dire qu'ils attaquent tout le monde. Des fois ils nous disent « c'est la faute d'un tel si toi je te donne plus de boulot ». En fait en discutant on se rend compte que c'est une arnaque. Je pense à des collègues. une collègue qui racontait qu'il lui avait demandé, à l'époque, de renvoyer tout le travail qu'elle faisait pour qu'il puisse le contrôler et vérifier qu'elle dise pas de bêtises. Et il l'a demandé à une deuxième collègue, puis à un troisième, et puis ils ont fini par discuter ensemble. Et la fille, elle disait, ah bah oui, il est vraiment con, je croyais que c'était parce que j'étais une fille. Mais en fait, il fait ça à tout le monde. C'est comme ça, c'est des petites anecdotes qui font qu'on se rend compte que les patrons, ils ont la même attitude avec tout le monde. Et ça, ça solidarise. Ça a solidarisé plusieurs personnes. Et les premières mobilisations, c'était celle-là. C'était cette personne à qui on avait menti de la même manière. Bon, c'est des petits trucs comme ça qui font qu'on peut se regrouper. Et alors comme on est des centaines et des centaines et qu'on subit tous la même chose, de 7 on peut passer à 10, à 15, à 20. Et puis comme les problèmes qu'on a nous au boulot, on sait qu'ils les ont dans la boîte d'à côté, on peut s'inviter quand il y a des grèves dans la boîte d'à côté. Et on sait qu'on va s'entendre parce qu'on a exactement les mêmes patrons. On a les mêmes problèmes de cadence, on a les mêmes problèmes de salaire, on a les mêmes problèmes d'illumination des fois avec les patrons qui parlent mal. tout ça, ça doit nous convaincre du fait qu'il faut aller voir les autres et on va forcément trouver des terrains d'entente.
Il y a des tas de problèmes nouveaux qui sont en train de se poser. Il y a eu une politisation des jeunes qui se met à vitesse grand B. J'ai suivi un petit peu la mobilisation de la victime France-MED. il y avait l'ICN par exemple au lycée professionnel, un talent du lycée hôtelier qui était très très en colère et qui racontait vraiment la dénonciation du téléphone portable, enfin l'interdiction du téléphone portable, mais jusque au fait de devoir travailler en faire des TP, alors ça veut dire faire du service jusqu'à 22h, très tard à l'internat. après 22 heures, être payé 10 euros par jour parce qu'ils sont en stage d'un patron. Voilà, c'était toutes ces discussions. Et puis, c'est des discussions autour de la police, de la repression du rôle de l'État dans cette société, où il y a plein de jeunes qui sont en train de réaliser ce que ça veut dire. C'est des discussions, y compris là, c'est en train d'un coup gagner les facs, où il y a des étudiants dans des universités où il ne s'était jamais passé de choses depuis des dizaines d'années, en tout cas depuis des années. où pour la première fois, les étudiants réfléchissent à ce qui se passe et cherchent à se mobiliser. Et donc, il y a une situation là où il y a des tas de jeunes qui se posent des questions et qui ont besoin de réponses sur comment fonctionne cette société, où sont les causes des problèmes qui se posent aujourd'hui. Et voilà, moi je pense que les seuls qui peuvent apporter des réponses à ça, c'est les communistes révolutionnaires. elle se tourne vers ces idées-là et que parmi les lycéens qui vont se mobiliser, les étudiants, etc. qui vont continuer à se mobiliser dans une année qui se tourne vers les idées communistes révolutionnaires parce que c'est ce qu'on pourra tirer vraiment de meilleur de cette mobilisation qui est une nouvelle génération de révolutionnaires qui en
Merci. J'aimerais bien, là il nous reste une dizaine de minutes. J'aimerais bien quand même qu'on aborde la question du vote pour LFI, pour Mélenchon. Parce que je sais quand même que ça fait partie des discussions qu'il y a beaucoup autour de nous. qui hésitent ou qui disent, bon, mais quand même, voilà, moi, les discussions que j'ai, ça vaudrait le coup qu'on le mette aussi en commun et qu'on réfléchisse ensemble. Voilà, je pense. Je ne sais pas s'il y en a qui auraient envie de prendre la parole là-dessus. Oui, tu veux bien ? Oui. OK.
Bonjour. Oui, mais c'est intéressant, c'est-à-dire que moi, j'en suis discuté avec mes parents plusieurs fois comme sur beaucoup d'entreprises. par rapport à ce vote-là, et c'est-à-dire que Mélenchon fait déjà peur aux yeux. Je vais parler de vous, Nathalie, parce que je n'ai pas peur. Est-ce que, en fait, le point, c'est ça, c'est-à-dire est-ce que si Mélenchon est élu, est-ce qu'il est possible qu'il relâtrise la fenêtre de vue politique, surtout chez les dieux, et moins politisée par l'instant d'entre nous ? vers justement, vers l'extrême gauche. Je ne sais pas si c'est très clair, mais je veux dire qu'en restaurant, c'est normal d'avoir Marie sur un plateau, mais dès que Mélenchon ça gueule, c'est déjà un scandale. est-ce que... Un Mélenchon élu doit être bénéfique pour vous au terme de quelques années ou de quelques mois. Pour nous ou
pour les travailleurs ?
Pour les travailleurs. Bon,
je voudrais dire une chose qui va peut-être choquer, mais je le dis quand même. Moi, je suis venu à la politique de 1968, il y avait l'exemple général, un vice-locor, c'était ÉLECTION-QUÉS-LABOURS ! Et je le porte au fond porte ! Quel genre d'humilité pour la gauche unie, pour le parti socialiste, pour le parti populiste, pour les chers, pour certaines, pour la droite, mais d'ailleurs, qu'est-ce qu'a changé dans la société ? Rien. tout en pluré. Parce qu'on a fait peur aux gens que si l'on vire les uns pour mettre quelqu'un d'autre, pour un pire, ce sera bien, c'est pareil. Voilà, vous me direz que je dis quelque chose, peut-être sur quelque chose de la même, mais je n'avais pas le même palier, parce que j'ai dit que nous devrièrions qu'en votant, on veut voter. avec une majorité, avec un pire, un moins de pire, etc. Vous avez compris les choses. Non, c'est pas ça, c'est le pire. C'est le fait que la boucle des étudiants seraient brûlées contre eux. Voilà. Deuxième chose que je veux dire, donc quand on a des gens qui pensent que si Mélenchon va arriver c'est une première chose. La deuxième chose qui mérisse précédemment, c'est que les maîtres, ils n'arrêtent pas de porter le corne tricolore, vous savez. Je t'ai ajouté le morceau. Non, le tricolore c'est la partie de la trouvasile, c'est tout. donc rien que ça, ça veut dire qu'ils sont du côté des bourgeois, ils sont du côté des massacreurs, ils sont du côté des anti-mourilliers, des grémistes et tout. Et moi je le dis, pour le fort, je ne suis fâché avec le gars, tant pis, ces gars-là c'était
très...
Je ne sais pas me fâcher avec vous.
Alors je propose de conclure, alors j'ai envie effectivement d'abord de dire que... Oui, d'accord. Élection, piège à cons, alors profites-en pour voter pour les perspectives révolutionnaires. Voilà. On m'a grandi souvent. Mais oui, c'est vrai que moi, je suis d'accord avec le camarade pour dire que, bon, Mélenchon, il ne dirigera pas s'il arrive à passer par son trou de souris, là. Il ne dirigera pas. Il sera dirigé par les intérêts de la bourgeoisie française et des financiers, en fait. Et il fera ce qu'elle lui demandera de faire. Et y compris si la guerre, ça se tombe, il fera la guerre. Et d'ailleurs, il nous le dit tous les jours. Il faut défendre les intérêts de la France présentes sur les cinq continents, etc. Et vous savez d'ailleurs, il y a une chose qui ne le trompe pas. Dans la guerre économique, infernale. qui à court, déjà, aujourd'hui, où on nous dit qu'il faut que la France ramasse les marchés plutôt que l'Allemagne. Alors lui, il est à fond dedans. Il est à fond dedans. C'est-à-dire qu'en fait, cette guerre économique dans laquelle on est déjà en train de crever, parce que cette guerre économique, elle se met déjà sur notre dos. On est de la chair à canon de ce point de vue-là. Eh bien, en fait, déjà, il nous sacrifie avec cette logique. n'imagine pas une société autre que dans ce cadre-là. De ce point de vue-là, pour nos intérêts de travailleurs et pour effectivement la main sur les moyens de production, il ne se passera rien. Il ne se passera rien tant qu'on n'expropriera pas la classe capitaliste. Il faut exproprier et mettre en commun les moyens de production qu'on les dirige. fonction des besoins. Là, on ouvrira une nouvelle page de l'humanité, mais sinon, ça ne marchera pas. Mais ce que je voulais dire, surtout en plus, c'est que dans le vote pour Mélenchon, il y a, je dirais, surtout cette idée qu'il pourrait quand même nous protéger de l'extrême droite. Et ça, cette idée est à prendre au sérieux. Parce que nous, on n'est pas de ceux qui allons, comment dire... le recul que ce sera l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. C'est vrai que Le Pen, elle peut arriver au pouvoir. Et ça sera un coup grave. Et ça, il faut le dire. Il faut dire que ce sera un coup grave pour nous tous. Parce qu'en fait, oui, elle s'attaquera aux travailleurs immigrés, c'est-à-dire elle s'attaquera à notre camp. Et que si les travailleurs immigrés reculent, c'est nous tous qui allons reculer et qui allons en avoir plein la gueule. Et si Le Pen, elle arrive au pouvoir, et bien oui, ça s'accomportera. C'est vrai, les flics racistes, ils se sentiront plus. Là, ça sera open bar pour eux. On le sait. On sait que ça va être un millier de façons de pourrir la vie des jeunes populaires. Elle en a plein des idées pour ça. Donc oui, ça sera un recul. Un recul grave. Et nous, ce combat, on le prend au sérieux. Mais de ce point de vue-là, Mélenchon, il n'a pas le combat, le monopole de ce combat. Nous, on prétend, en effet, contre l'extrême droite et on ira arracher les voix ouvrières à l'extrême droite et peut-être même qu'on le fera mieux que Mélenchon quelque part. Parce que nous, on crache pas à la gueule de ceux qui veulent voter pour l'extrême droite. Parce qu'on pense qu'il y en a. C'est des racistes indécrontables. Bon, ça, ok. Je suis d'accord avec vous. Il y a souvent rien à faire. Ils sont un peu perdus. Mais l'écrasante majorité, c'est pas le cas. Et on peut discuter. Et on va pas les convaincre en leur crachant dessus et en leur disant « sale facho ». Il faut aussi comprendre d'où ça vient. Vous savez, moi je milite dans le 93, ça m'arrive de faire des sorties de métro, à Aubervilliers, c'est une femme qui est née au Mali, qui me dit « y'a trop d'immigrés ». Je lui ai pas dit « sale raciste ». Je lui ai dit « pourquoi ? Pourquoi tu dis ça ? ». Et elle m'a dit « parce que y'a plus de boulot ». On est trop. Il faut arrêter avec l'immigration. Elle m'a dit ça. Vous voyez ? Et il faut lui répondre à ça. Il faut lui répondre à ça. Mais pourquoi il n'y a pas de boulot ? C'est parce qu'il y a des fabricants de chômage. C'est parce qu'il y a des licencieurs. C'est parce qu'il y a des profiteurs. Tu mets le pain sur le dos de je ne sais pas qui. Pourquoi il manque de logement ? Enfin voilà, il faut répondre. Il faut bagarrer, il faut leur ouvrir les yeux. Il faut leur dire que non, la misère, elle est créée par la classe capitaliste. Mais du pognon et des richesses, il y en a plein en fait. Et cette richesse, on peut la supprimer si on se bat. Donc voilà, il faut bagarrer. Il faut bagarrer. Donc déjà, nous, on pense que Mélenchon, il n'a pas le monopole de ce combat. Mais ce qu'on pense aussi, c'est qu'il ne faut pas croire que s'il arrive au pouvoir, à la place... s'il arrive au pouvoir à la place de Le Pen, il ne faut pas croire qu'il nous protégera en fait. Parce que le problème, c'est que les employeurs racistes, ils seront toujours là. Les flics racistes, ils seront toujours là aussi. Alors peut-être qu'ils seront très déçus par les élections, peut-être qu'ils seront en esprit de vengeance, on ne sait pas dans quel esprit ils seront, mais ça peut être aussi le cas. Les agents de préfecture qui font galérer des milliers d'étrangers avec leurs papiers, ils seront toujours là. Il faut quand même réaliser que ça, on le rend en face de nous. Et si on se dit, finalement, là on aura un rempart et quelque part on est sorti de l'auberge, et bien c'est là qu'on se trompe. C'est qu'en fait, y compris dans cette situation-là, il faudra quand même bien avoir en tête que la meilleure protection, c'est notre organisation collective. C'est le fait justement d'avoir créé nos réseaux. C'est le fait d'avoir le souci de l'autre, de veiller à l'autre, de se serrer les coudes. Souvenez-vous de ce qui s'est passé aux Etats-Unis contre la police de l'immigration de Trump à Minneapolis et dans plein d'autres villes. Comment les gens ont réussi à empêcher ça ? Ils ont réussi parce qu'ils ont... Ils ont décidé de se mobiliser ensemble, de faire jouer la solidarité avec leurs moyens qu'ils avaient. Et c'est nous ce qu'on va mettre dans la tête, c'est qu'au fond, voilà, y compris si on cherche un protecteur, y compris si on cherche un rempart, il n'y en a pas de meilleur que notre force collective organisée. Il n'y a pas de meilleur rempart que ça. Et y compris là-dessus, on bagarre moi justement. On bagarre moi pour dire que... dans la campagne de Mélenchon, parce qu'il y a aussi ça dans la campagne de Mélenchon, c'est que comme Mélenchon se pose là quand même vraiment, le mec il a la solution à tout, la réponse à tout, il va arriver par sa baguette magique parce qu'il va tout changer, c'est un peu son ton quand même, et bien quelque part en fait il propage l'attentisme, il propage la passivité, et quand même il véhicule l'illusion qu'il suffira de bien voter. Et ça, vraiment, il faut lutter contre ça. Il faut lutter contre ça. Il n'y a rien qui nous protégera si nous-mêmes, nous-mêmes, on n'est pas à l'action. Si nous-mêmes, on n'a pas la conscience de devoir faire les choses. Voilà, collectivement. Donc voilà, je voulais terminer là-dessus. Vous savez, je conclue, mais moi je ne sais pas ce que va annoncer Macron ce soir. Il peut y avoir plein de choses qui vont se passer. Il peut y avoir vraiment plein de choses qui vont se passer. Ah, tu voulais la parole ? Je vais te la donner. C'est la dernière chance de prendre la parole. La jeune fille la prend, c'est super.
Merci pour ta
question. Et c'est vrai qu'il y a très peu de chance que je passe au deuxième tour. Mais justement, pourquoi on se présente au premier tour ? C'est parce qu'on veut que ces idées-là, tu vois, elles existent. Il faut qu'il y ait des militants de ces idées-là. Parce que toi, on est peut-être loin de ça, mais il faut que ces idées soient propagées, qu'on arrête de dire qu'on dépend d'autres, d'un dirigeant, que nous, en fait, on a de l'or entre les mains, que nous, on est les forces vives, le camarade disait, des pièces maîtresses, on est les forces vives de la société, on peut faire les choses nous-mêmes. Cette idée-là, il faut vraiment, vraiment, il faut semer ces graines-là dans les consciences des jeunes, des moins jeunes, et c'est pour ça qu'on veut se présenter au premier tour. Vraiment, c'est pour ça. Et tu dis ? Le deuxième tour, on fera quoi ? Mais je vais te dire un truc. C'est que... On est loin du deuxième tour. Toi, tu as l'impression que... J'ai envie de dire, mais est-ce que même il y aura... Les élections présidentielles, elles seront quand ? Dans six mois. Mais on ne sait même pas ? Peut-être que ça peut être dans cinq semaines, parce que si Macron décide de démissionner, ben... Non, mais je rigole pas. Je rigole pas. Non, mais toi, tu serais contente. Je rappelle quand même à tout le monde et aux 68ards qui sont dans cette salle que le mouvement de 68 a été arrêté par quoi, s'il vous plaît les élections ! C'est-à-dire qu'en fait, comme il y avait une ébullition... dans la société et que quelque part ça les dépassait et qu'ils craignaient ça. Qu'est-ce qu'a dit le pouvoir ? Ok on a compris, maintenant on va vous redonner la parole, vous allez chacun pouvoir vous exprimer, allez voter. Et qu'est-ce qui est sorti des élections ? La droite ! est-ce qu'aujourd'hui ça serait qui sortirait l'élection si l'élection a lieu dans cinq semaines les camarades ? Et y compris tous ceux là qui écoutent en ce moment BFM, CNews et qui voient toute la casse et qui disent mais quand même ça se fait pas et machin quand même, tout ça c'est n'importe quoi. Ils vont voter pour quoi ? Hein ? Vous voyez ? Donc on ne sait pas ce qui va se passer ce soir à 20h, ce qui va être dit ce soir à 20h. Il peut se passer plein de choses. On est quand même dans une crise. On est dans une crise là. Il y a une crise politique. Une crise politique qui est doublée. Une crise financière qui peut nous péter à la gueule. Peut-être plutôt qu'on ne le croit. Avec cette dette de l'État, on n'en a pas parlé. La dette de l'État, la spéculation sur l'IA, etc. On est sur une ligne de crête en ce qui concerne la guerre. Parce que là aussi, on n'en a pas beaucoup discuté. Mais il peut très bien aussi y avoir un renforcement, justement, de l'intensité de la guerre contre eux. Et que, y compris Macron, disent, j'annule l'élection. 'est pas inenvisageable. Donc, tu sais, il faut voir jour après jour. Moi, ce que j'ai envie de te dire, c'est que là, ce qui se passe aujourd'hui, la contestation, est ce que font les lycéens. C'est la politisation dans le meilleur sens du terme. Parce que justement, ils ne sont pas en train de se demander qui va mieux protéger à l'Elysée. Ils sont en train de faire les choses. Ils sont en train de découvrir leur force collective, leur capacité de peser, d'entraîner les autres. C'est dans cette direction qu'il faut aller. Et puis après, on verra, mais il faut qu'on milite dans cette direction. Donc laisse tomber le deuxième tour. L'important, c'est demain, après-demain. La Marseillaise qui est chantée par les lycéens qui ont bien appris ça à l'école. Nous, il faut qu'on répète et qu'on apprenne un autre chant. Et il faut qu'on le fasse découvrir à tous les lycéens. Qu'on apprenne bien les paroles. C'est l'international, le chant des travailleurs du monde pour la révolution. Donc on va reprendre ensemble l'international. Et il faut qu'on fasse passer en international.
oh oh oh
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