Chargement...
Chargement...
la priorité au direct et suivre les questions au gouvernement, la question de Manuel Bompard.
la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feux ou des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autre réponse à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors mettez fin à l'ignoble parcours cible qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé. Débloquer les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. Bloquer le prix des carburants et augmenter le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont su céder quand l'avenir de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait, Pompidou aussi. Et vous, monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous ?
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bompard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député. Vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qu'ils viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France Insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux. Vous le savez très bien. Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI. Jamais. C'est faux. C'est faux. Et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu. Il y a eu de graves incidents. Vous avez une part de responsabilité. Alors je vais vous répondre, monsieur le député. Je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra-gauche ne serait pas responsable des incidents. L'ultra-gauche, l'extrême-drome radicalisée. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges ? de la société Eurolinks parce qu'il y avait l'ultra-gauche qui était à la manoeuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. Voilà, monsieur le député, la vérité. Et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques. Mais le trait d'union, le trait d'union entre la France Insoumise et certains groupuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la Jeune Garde dans vos rangs.
Merci, monsieur le ministre. Monsieur le député.
le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.
Merci, monsieur le député. Monsieur le ministre.
le député. condamner fermement les casseurs, les pilleurs, condamner fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra-gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez, ce sont vos amis. Ne l'oubliez pas.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole... S'il vous plaît, la parole est à monsieur Marc Fénault, président du groupe démocrate.
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de camp à choisir. Il n'y a rien qui puisse se construire dans la violence et le désordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. La loi de la violence est la loi de la meute et la loi du plus fort. Et c'est l'exact inverse de la démocratie. La violence débridée, ce ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents qui s'interrogent sur leur avenir et celui du monde. Ni une solution à la crise du pouvoir d'achat ou à la peur du déclassement. Et leur désordre finit toujours, tôt ou tard, par engendrer la servitude et d'abord par frapper les plus faibles. La violence, c'est la paralysie. Ne rien ni céder, c'est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternatif politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos portent la responsabilité de désespérer un pays qui sait pourtant se dépasser lorsqu'il s'unit. S'unir contre la violence, ça ne devrait pas être une question. Et pour nous, députés démocrates, ça n'en est pas une. Rétablir l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doive aux Français. Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier. Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon. C'est nécessaire. Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ? Sans quoi rien ne sera possible. Et l'ordre rétablit comme préalable à tout. Quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, Monsieur le Président Fénault. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci beaucoup, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le ministre, Monsieur le Président Marc Fénault, permettez-moi, à travers votre question, mais aussi les questions qui suivront, de développer des thèmes assez différents. Au fond, votre question pose bien le débat. Oui, l'ordre public est le préalable à tout. Et dans une démocratie qui fonctionne, dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre... Nous croyons en la responsabilité individuelle. Lorsqu'il y a de la casse et des pillages, ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables et non l'introduction d'une rhétorique qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pille. Si l'ordre public est le préalable de tout... Monsieur le ministre, le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout. Mille policiers et gendarmes blessés le week-end dernier. Il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et massif, car ils sont les policiers et les gendarmes, non pas d'un gouvernement, mais de la République, des gouvernements précédents, des gouvernements précédents. et aussi des gouvernements qui suivront. C'est la permanence de l'Etat. Ce qui vaut pour les policiers et les gendarmes, vaut pour les enseignants, vaut pour celles et ceux qui rendent le service public. Je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence, car c'est la permanence de la République. Chemin faisant, monsieur le ministre, je vais me permettre par votre question, puisque c'est la première, de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments. Et le premier, c'est évidemment la transparence, car le gouvernement le doit aux représentants de la nation que vous êtes. D'abord, transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé exactement samedi dernier. Et ensuite... transparence sur ce qui n'a pas fonctionné, pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité, de raison, dans un débat politique préélectoral qui démarre aussi assez fort et dans lequel, je le sens bien, le Yaka Foucon est assez présent dans l'ensemble des matinales radio. La première des choses, il faut le comprendre, ça fait depuis très très longtemps, de manière structurelle, qu'il n'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés. non signalé et vous le savez vous avez été ministre de l'agriculture en plus dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale on en parlera demain Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire, je vois le président de la commission des lois. C'est la première des choses sur lesquelles il faudra revenir, sans compter les difficultés liées à la scission des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est... et les services de renseignement y reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission, c'est un mode opératoire inédit, dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez. Les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos, les gouvernements précédents ici en savent quelque chose, en fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire. On l'a vu dès le début du départ du cortège, d'ailleurs de la CGT, à Paris. On l'a vu à Marseille, dès le matin, où un certain nombre d'individus violents, de l'extrême-gauche radicale et de l'ultra-gauche, ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec... méthode avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé, mesdames et messieurs les députés de la France Insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité, c'est que ce mode au territoire, évidemment, il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. Troisième des choses, et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là, ce qui s'est passé... sur la mairie de Limoges, en est un exemple. Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, garde des sauces exprimées, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. Donc on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans une forme de négation de la réalité, de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire. Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Elysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie, on ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Elysée, sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat. Et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont... Enfin, phénomène. sur lequel nous aurons l'occasion de revenir. C'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale, jeunes majeurs ou mineurs déjà confirmés, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre enseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobe. Une nouvelle infamie par les députés de la France Insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique. C'est faux, c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses informations. Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mis en place, monsieur. Le ministre Marc Fainaut était un dispositif, au fond, trop statique et pas assez mobile. Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'Intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M. qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité, parce que précisément face aux esseins de délinquants, de pilleurs ou de casseurs, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace. Et donc de cela, nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides. Troisième chose, le ministre de l'Intérieur et le ministère de l'Intérieur ont fait un choix. Et moi, je le respecte, pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en Hexagone et en Outre-mer. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures hors celles que l'IGPN est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police et du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement. De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors, l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat. Vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux. Et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets. Et cela, évidemment, nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation. Deux types de judiciarisation. Le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours. Une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses gardes à vue évidemment samedi et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid, notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête notamment du côté du ministère de l'Intérieur. inédits parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations, notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne pour vous donner un chiffre. C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour ce faire. Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en Conseil des ministres le projet de loi Casseur-Payeur. On ne peut pas au moment... où nous avons autant de difficultés d'argent public... à chaque fois faire appel aux contribuables et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable. Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle. Il y a l'occasion de faire oeuvre utile. avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. Il sera présenté au ministre de l'Intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon. parce qu'un certain nombre d'entre elles m'ont saisi, de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire. Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il n'y aura pas que ce thème-là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions. sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Mais enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout. Et lorsque, aux côtés des forces de l'ordre, dans la nuit de samedi au dimanche, policiers et gendarmes, je me suis rendu, j'ai effectivement dit cette phrase par laquelle vous avez commencé. Et j'y crois beaucoup parce qu'on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles, on peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de loin de la terre. J'ai le sentiment que dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis, monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Laure Lavalette pour le Rassemblement national.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi Messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'État depuis dix ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu. Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploi au saccage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s'en prend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, monsieur le Premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée. Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncements culturels, de mensonges d'Etat, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme.
La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Laure Lavalette. Vous avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécue le 17 octobre. Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit. Il y a eu évidemment dans le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manques d'anticipation sur deux choses principalement. Le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique. partout, dans toutes les villes, de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller, casser. Et ils l'ont fait comme l'a dit monsieur le Premier ministre, de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces, pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender. Alors je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins, et vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure, des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale. Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre, où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens. En volume, bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, Madame la députée. Je l'ai dit, évidemment. Mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp politique qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame Lavalette, s'il vous plaît.
Monsieur le ministre, jusqu'alors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ce qu'on a vécu samedi où la Haute-Ville, où Mayol a été saccagée, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations. 20, monsieur le ministre. Alors je vais vous dire, il n'y a plus une France qui va bien, il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'est courte. Merci, madame la députée. Monsieur le ministre.
la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui se recommande et compter sur ma fermeté. Je n'ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme. Et nous serons au rendez-vous.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Allez, un peu de silence, s'il vous plaît. Je donne la parole à monsieur Boris Vallaud, président du groupe socialiste.
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre. Nous avons assisté avec stupéfaction à des scènes inacceptables de violences et de pillages dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés. Nous les condamnons sans réserve, ils trahissent le mouvement social et mettent en cause l'ordre républicain. Depuis plusieurs semaines et ce week-end, singulièrement, le gouvernement a failli. Il a failli parce qu'il n'a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. Il a failli parce qu'il n'a pas pris la mesure des difficultés des Français. face à la cherté de la vie en Hexagone et en Outre-mer. Il a failli parce qu'il était incapable de garantir la liberté de manifester sans risquer d'être gazé, nazé, blessé. Il a failli parce que nos équipements et nos édifices publics ont été attaqués en toute impunité. Il a failli parce que nos maires, nos commerçants, les habitants de nos villes ont été abandonnés. Il a failli parce qu'il a rejeté la faute sur les autres en voulant opposer des camps qu'entre nos pays a besoin de concorde. Il a failli parce qu'il a exposé nos policiers et nos gendarmes en première ligne face aux casseurs. Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique. Tel est le bilan de 10 ans de macronisme. Monsieur le Premier ministre, Il n'y aura pas de sortie de crise sans réponse politique à la crise. Répondez maintenant à l'impatience lycéenne et à la colère sociale qui partout s'exprime. Pour la jeunesse de notre pays, nous vous demandons des moyens pour la rénovation des bâtiments scolaires, l'ouverture de postes dans l'éducation nationale, la suppression de parcours sup. Pour le pouvoir d'achat, nous vous demandons d'ouvrir urgentement. Des négociations avec les partenaires sociaux sur les salaires comme les organisations syndicales le réclament. C'est simple, c'est concret. Cela permettra d'apaiser le pays. Monsieur le Premier ministre, la France a besoin d'un chemin. Cela ne peut attendre. Il y a urgence.
Merci beaucoup, Monsieur le Président Vallaud. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Boris Vallaud, j'ai été long tout à l'heure, donc je vais me permettre de répondre précisément à votre question en étant évidemment un peu plus court. Il y a un point sur lequel je vous rejoins, je vais en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect. Vous avez été membre du corps préfectoral. Modestement, j'ai porté l'uniforme. On ne peut pas passer successivement de trois semaines dans lesquelles on dit que la police blesse à depuis 48 heures. Mais que fait la police ? Je pense qu'il faut qu'à un moment donné, on soit au clair. Je le dis avec respect, on ne peut pas d'un côté dire qu'il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui, par définition, sont en dessous de l'armement létal. Et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inouï, découvrir qu'on a exposé les policiers et les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends, parce que nous nous respectons, ne pas traiter sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond. Je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias. Vous connaissez mes convictions d'hommes de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses et en même temps, ni le ministre de l'Intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Ceci étant dit, et chemin faisant, ça nous amène... au cœur quand même de votre question, qui est, me semble-t-il, la réponse politique. Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales. Je le disais, je suis préoccupé par la liberté de manifester, auquel je suis viscéralement attaché, démocrate. et qu'aujourd'hui elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche. Et donc de cela évidemment, la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on ne va pas leur parler que de ça. Évidemment, je vais faire un point très précis avec elle sur les questions budgétaires dont vous vous êtes emparés ici dans l'hémicycle, la question du pouvoir d'achat, notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en termes de scénario sur le carburant. Je pense que les concitoyens des Landes, comme dans l'heure, vous en parlent suffisamment chaque week-end. Et également donner un mandat précis, notamment au ministre du Travail et de Solidarité, pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions... reprendre en fin de discussion budgétaire au mois de décembre, lors de la seconde lecture. En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonce avant de les avoir vues, sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen. Vous le savez, on a plus de 100 000 contributions sur cette plateforme. J'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui, c'est une matière qui est précieuse, qui est foisonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République, mais j'assume tout. Cette plateforme... Il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence. En début de semaine prochaine, l'ensemble de la communauté éducative, étudiante et lycéenne, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à y travailler, l'enseignement supérieur et l'éducation nationale. On va organiser non seulement une restitution de cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le Parlement va pouvoir s'emparer. Nous allons donc pouvoir en débattre, puisque... Cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire, une discussion budgétaire, et cela évidemment va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement le PLF ou le PLFSS pour l'année prochaine. Mais, je le dis quand même, monsieur le président Vallaud, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération... Personne ne croirait un seul instant que le gouvernement, par quelques amendements, peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel. Et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales. Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de remonter, sur lesquelles on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps. court et moyen terme, avec au fond des mesures d'urgence pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et pour ça, évidemment, c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.