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On va écouter cette
séance exceptionnelle de questions à l'Assemblée. La première va être posée par M. Manuel Bompard pour le groupe La France Insoumise.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, depuis un mois, la jeunesse de notre pays, des Outre-mer comme de l'Hexagone, exprime sa colère par un mouvement d'une ampleur inédite. Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence. Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. A la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonnés et de manifestants pacifiques que vous avez maltraités. A la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairies incendiées ou dégradées. Un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables. Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Mediapart pour accuser la France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées. Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feux ou des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autre réponse à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors mettez fin à l'ignoble parcours simple qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé. Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. Bloquez le prix des carburants et augmentez le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont su cédé quand l'avenir de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait, Pompidou aussi. Et vous, monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous
beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Manuel Bompard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député. Vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qu'ils viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux. Vous le savez très bien. Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI. Jamais. C'est faux. C'est faux. Et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu. Il y a eu de graves incidents. Vous avez une part de responsabilité. Alors je vais vous répondre, monsieur le député, je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra-gauche ne serait pas responsable des incidents. L'ultra-gauche, l'extrême droite radicalisée. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges ? de la société Eurolinks, parce qu'il y avait l'ultra-gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. Voilà, monsieur le député, la vérité. Et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques. Mais le trait d'union, le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la Jeune Garde
dans vos rangs. Merci, monsieur le ministre. Monsieur le député.
le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.
Merci monsieur le député. Monsieur le ministre.
le député. condamner fermement les casseurs, les pilleurs, condamner fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra-gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez, ce sont vos amis. Ne l'oubliez pas.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole... S'il vous plaît, la parole est à monsieur Marc Fénault, président du groupe démocrate.
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de camp à choisir. Il n'y a rien qui puisse se construire dans la violence et le désordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. La loi de la violence est la loi de la meute et la loi du plus fort. Et c'est l'exact inverse de la démocratie. La violence débridée, ce ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents qui s'interrogent sur leur avenir et celui du monde. Ni une solution à la crise du pouvoir d'achat ou à la peur du déclassement. Et leur désordre finit toujours, tôt ou tard, par engendrer la servitude et d'abord par frapper les plus faibles. La violence, c'est la paralysie. Ne rien ni céder, c'est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternatif politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos portent la responsabilité de désespérer un pays qui sait pourtant se dépasser lorsqu'il s'unit. S'unir contre la violence, ça ne devrait pas être une question. Et pour nous, députés démocrates, ça n'en est pas une. Rétablir l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doive aux Français. Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier. Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon. C'est nécessaire. Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ? Sans quoi rien ne sera possible. Et l'ordre rétablit comme préalable à tout. Quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, M. le Président Fénault. La parole est à M. le Premier ministre.
Merci beaucoup, Mme la Présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et Messieurs les députés, M. le ministre, M. le Président Marc Fénault. Permettez-moi, à travers votre question, mais aussi les questions qui suivront, de développer des thèmes assez différents. Mais au fond, votre question pose bien le débat. Oui, l'ordre public est le préalable à tout. Et dans une démocratie qui fonctionne, dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre, nous croyons en la responsabilité individuelle. Lorsqu'il y a de la casse et des pillages, ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables, et non l'introduction d'une rhétorique qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pille. Si l'ordre public est le préalable de tout... Monsieur le ministre, le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout. 1000 policiers et gendarmes blessés le week-end dernier. Il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et massif, car ils sont les policiers et les gendarmes, non pas d'un gouvernement, mais de la République, des gouvernements précédents, des gouvernements précédents. et aussi des gouvernements qui suivront. C'est la permanence de l'État. Ce qui vaut pour les policiers et les gendarmes, vaut pour les enseignants, vaut pour celles et ceux qui rendent le service public. Et je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence, car c'est la permanence de la République. Chemin faisant, monsieur le ministre, je vais me permettre par votre question, puisque c'est la première, de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments. Et le premier, c'est évidemment la transparence, car le gouvernement le doit aux représentants de la nation que vous êtes. D'abord, transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé exactement samedi dernier. Et ensuite... de transparence sur ce qui n'a pas fonctionné, pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité, de raison, dans un débat politique préélectoral qui démarre aussi assez fort et dans lequel, je le sens bien, le Yaka Foucon est assez présent dans l'ensemble des matinales radio. La première des choses, il faut le comprendre, ça fait depuis très très longtemps, de manière structurelle, qu'il n'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés. non signalé et vous le savez vous avez été ministre de l'agriculture en plus dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale on en parlera demain Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire. Je vois le président de la commission des lois. C'est la première des choses sur lesquelles il faudra revenir, sans compter les difficultés liées à la scission des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est... Et les services de renseignement y reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission. C'est un mode opératoire inédit, dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez. Les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos. Les gouvernements précédents ici en savent quelque chose. En fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire. On l'a vu dès le début du départ du cortège d'ailleurs de la CGT à Paris. On l'a vu à Marseille dès le matin où un certain nombre d'individus violents de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec... méthode avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé, mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité, c'est que ce mode au territoire, évidemment, il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. Troisième des choses, et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là, ce qui s'est passé... Sur la mairie de Limoges, on est un exemple. Vous avez une 1re interpellation qui a été faite ce matin. Garde des sources exprimées, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. On aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans une forme de négation de la réalité de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire. Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Elysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie, on ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Elysée, sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat. Et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont... Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale, jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec... Comme point commun, une coordination par les réseaux sociaux. Alors, ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre enseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobe. Et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique. C'est faux. C'est faux depuis les années 90. Et vous le savez très bien. Donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses informations. Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mis en place, monsieur. Le ministre Marc Fainaut était un dispositif, au fond, trop statique et pas assez mobile. Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'Intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris... C'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité parce que précisément face aux esseins de délinquants, de pilleurs ou de casseurs, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace. Et donc de cela, nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides. Troisième chose, le ministre de l'Intérieur et le ministère de l'Intérieur ont fait un choix. Et moi je le respecte, pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en Hexagone et en Outre-mer. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures hors celles que l'IGPN est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police et du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement. De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat. Vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux. Et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets. Et cela, évidemment, nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation. Deux types de judiciarisation. Le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours. Une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses gardes à vue évidemment samedi et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid, notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête notamment du côté du ministère de l'Intérieur. inédits parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations, notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne pour vous donner un chiffre. C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour ce faire. Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en Conseil des ministres le projet de loi casseur-payeur. On ne peut pas au moment... où nous avons autant de difficultés d'argent public... à chaque fois faire appel aux contribuables et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable. Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle. Il y a l'occasion de faire oeuvre utile. avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. Il sera présenté au ministre de l'Intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon. parce qu'un certain nombre d'entre elles m'ont saisi, de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire. Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il n'y aura pas que ce thème-là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions au gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Mais enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout. Et lorsque, aux côtés des forces de l'ordre, dans la nuit de samedi au dimanche, policiers et gendarmes, je me suis rendu, j'ai effectivement dit cette phrase par laquelle vous avez commencé. Et j'y crois beaucoup parce qu'on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles. On peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de la terre. J'ai le sentiment que dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis, monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Laure Lavalette pour le Rassemblement National.
Merci. Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi Messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'État depuis dix ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu. Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploi au saccage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s'en prend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, monsieur le Premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée. Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonges d'Etat, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'Etat et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ? Merci
Madame la députée. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Laure Lavalette, vous avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécue le 17 octobre. Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit, il y a eu évidemment dans... Le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement. Le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer. à ces cortèges, à ces mouvements pour piller cassé. Ils l'ont fait comme l'a dit de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces, pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender. Je veux saluer à mon tour le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins, vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été... ciblés des commissariats, des forces de sécurité intérieure, des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale. Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre, où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens. En volume, bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Et évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, Madame la députée. Je l'ai dit, évidemment. Mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp politique qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame Lavalette,
s'il vous plaît. Monsieur le ministre, jusqu'alors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ce qu'on a vécu samedi où la Haute-Ville, où Mayol a été saccagée, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations. 20, monsieur le ministre. Alors je vais vous dire, il n'y a plus une France qui va bien, il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'est courte. Madame la députée, monsieur le ministre.
Madame la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui se recommande et compter sur ma fermeté. Je n'ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme. Et nous serons au rendez-vous.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Allez, un peu de silence, s'il vous plaît. Je donne la parole à monsieur Boris Vallaud, président du groupe socialiste.
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre. Nous avons assisté avec stupéfaction à des scènes inacceptables de violences et de pillages dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés. Nous les condamnons sans réserve, ils trahissent le mouvement social et mettent en cause l'ordre républicain. Depuis plusieurs semaines et ce week-end, singulièrement, le gouvernement a failli. Il a failli parce qu'il n'a pas écouté les revendications légitimes de la jeunesse. Il a failli parce qu'il n'a pas pris la mesure des difficultés des Français. face à la cherté de la vie en Hexagone et en Outre-mer. Il a failli parce qu'il était incapable de garantir la liberté de manifester sans risquer d'être gazé, nasé, blessé. Il a failli parce que nos équipements et nos édifices publics ont été attaqués en toute impunité. Il a failli parce que nos maires, nos commerçants, les habitants de nos villes ont été abandonnés. Il a failli parce qu'il a rejeté la faute sur les autres en voulant opposer des camps qu'entre nos pays a besoin de concorde. Il a failli... Parce qu'il a exposé nos policiers et nos gendarmes en première ligne face aux casseurs. Après l'abandon de l'école publique, après l'abandon de l'hôpital public, après l'abandon de l'université publique, voici l'abandon de la sécurité publique. Tel est le bilan de 10 ans de macronisme. Monsieur le Premier ministre, il n'y aura pas de sortie de crise sans réponse politique à la crise. Répondez maintenant à l'impatience lycéenne. Et à la colère sociale qui partout s'exprime. Pour la jeunesse de notre pays, nous vous demandons des moyens pour la rénovation des bâtiments scolaires, l'ouverture de postes dans l'éducation nationale, la suppression de parcours sup. Pour le pouvoir d'achat, nous vous demandons d'ouvrir urgentement des négociations avec les partenaires sociaux sur les salaires comme les organisations syndicales le réclament. C'est simple, c'est concret. Cela permettra d'apaiser le pays. Monsieur le Premier ministre, la France a besoin d'un chemin. Cela ne peut attendre. Il y a urgence.
Merci beaucoup, Monsieur le Président Vallaud. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci beaucoup, Madame. La présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Vallaud, j'ai été long tout à l'heure, donc je vais me permettre de répondre précisément à votre question en étant évidemment un peu plus court. Il y a un point sur lequel je vous rejoins, je vais en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect. Vous avez été membre du corps préfectoral. Modestement, j'ai porté l'uniforme. On ne peut pas passer successivement de trois semaines dans lesquelles on dit que la police blesse à depuis 48 heures. Mais que fait la police ? Je pense qu'il faut qu'à un moment donné... On soit au clair. Et je le dis avec respect, on ne peut pas d'un côté dire qu'il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui par définition sont en dessous de l'armement létal. Et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inouï, découvrir qu'on a exposé les policiers et les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends, parce que nous respectons ne pas traiter sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond. Je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias. Vous connaissez mes convictions d'hommes de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses et en même temps, ni le ministre de l'Intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Ceci étant dit, et chemin faisant, ça nous amène... au cœur quand même de votre question, qui est, me semble-t-il, la réponse politique. Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales. Je le disais, je suis préoccupé par la liberté de manifester, auquel je suis viscéralement attaché, démocrate. et qu'aujourd'hui, elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche. Et donc de cela, évidemment, la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on ne va pas leur parler que de ça. — Évidemment, je veux faire un point très précis avec elle sur les questions budgétaires dont vous vous êtes emparés, évidemment, ici, dans l'hémicycle. La question du pouvoir d'achat, notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en termes de scénario sur le carburant. Je pense que les gens, les concitoyens des Landes, comme dans l'heure, vous en parlent suffisamment chaque week-end. Et également donner un mandat précis, notamment au ministre du Travail et Solidarité, pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions... reprendre en fin de discussion budgétaire au mois de décembre lors de la seconde lecture. En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonce avant de les avoir vues, sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen. Vous le savez, on a plus de 100 000 contributions sur cette plateforme. J'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui. C'est une matière qui est précieuse, qui est foisonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République. Mais j'assume tout. Cette plateforme... Il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence et donc en début de semaine prochaine, l'ensemble de la communauté éducative, donc étudiante et lycéenne, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à y travailler, l'enseignement supérieur et l'éducation nationale. On va organiser non seulement une restitution de cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le Parlement va pouvoir s'emparer. Nous allons donc pouvoir... en débattre, puisque cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire et une discussion budgétaire. Et cela, évidemment, va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement le PLF ou le PLFSS pour l'année prochaine. Mais je le dis quand même, M. le Président Vallaud, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération... Personne ne croirait un seul instant que le gouvernement, par quelques amendements, peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel. Et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales. Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de remonter, sur lesquelles on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps, court et moyen terme, avec au fond des mesures d'urgence. pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et pour ça, évidemment, c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher.
Merci beaucoup, M. le Premier ministre. La parole est à présent à M. Sylvain Maillard pour le groupe Ensemble pour la République.
Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Ce week-end, Paris a été mis à sac sous les yeux du monde entier et de riverains effrayés. Tirs de mortiers, pillages, commerces saccagés, des Halles aux Champs-Elysées. Et partout en France, le bilan est accablant. Près de 1000 policiers et gendarmes blessés, des pompiers pris pour cible, plus de 3000 commerces pillés. A Limoges, l'hôtel de ville a été dévoré par les flammes. Je pense à Caroline, à Cyril, à Jennifer et tant d'autres commerçants. Caroline avait tout mis dans son magasin de vélo du deuxième arrondissement. Dimanche matin, vitrine brisée, stock pillé, le travail de toute une vie perdue en une nuit. Aujourd'hui, ils se sentent abandonnés. Je veux le dire avec force, je soutiens nos policiers, nos gendarmes, nos sapeurs-pompiers. Face à ceux qui voulaient parfois les tuer, ils ont tenu. Nous saluons leur courage. Et pendant ce temps, LFI accable nos forces de l'ordre, manipule nos lycéens, avant de s'afficher tout sourire devant les caméras au milieu du chaos. Face aux casseurs, tolérance zéro. Ceux qui cassent doivent payer. Ce n'est plus aux Français de payer la facture de la violence. Monsieur le ministre, et samedi prochain, et samedi prochain, qu'est-ce qu'on fait ? Notre groupe demande l'interdiction de la géolocalisation des vidéos de pillage sur les réseaux sociaux dès qu'une manifestation dérape. Mais aussi, nous vous demandons de déployer les militaires de Sentinelle pour faire des gardes statiques, permettant ainsi aux policiers et aux gendarmes d'être plus nombreux et plus mobiles. En d'autres termes, comment comptez-vous faire, monsieur le ministre, pour garantir de nouveau l'ordre dans notre pays ? Face aux voyous, aux criminels, l'État ne peut pas avoir la main qui tremble. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur. Un peu de silence, s'il vous plaît.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Sylvain Maillard. D'abord, merci pour l'hommage que vous avez rendu aux forces de sécurité intérieure. J'étais hier soir très tard, très tard à Marseille avec des effectifs, des escadrons de gendarmerie, des compagnies républicaines de sécurité et des effectifs. De la direction interdépartementale de la sécurité de la police nationale des Bouches-du-Rhône, je peux vous dire qu'ils m'ont décrit des scènes d'agression qui étaient absolument stupéfiantes, dont l'un d'ailleurs qui a été très grèvement blessé, qui a reçu un pavé. Les scènes étaient absolument stupéfiantes et que cela soit entendu sur tous les bancs de la représentation nationale. C'était vraiment des tentatives de meurtre et il faut savoir les nommer. Pour samedi, monsieur le député, je réponds très clairement à votre question. Il y a trois types de mesures sur lesquelles nous travaillons. La première, c'est d'abord de réfléchir à la possibilité d'interdire des manifestations. qui ne seraient pas déclarées, bien évidemment, pour ce samedi 24 et qui seraient porteuses de troubles à l'ordre public, voire même d'interdire des manifestations qui seraient déclarées et dont l'organisateur ou le service d'ordre ne nous laisserait pas à penser que la manifestation ne va pas déraper. Deuxième élément de réponse, oui, nous déploierons les forces sentinelles, évidemment, en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique, pour dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l'ordre. 3e point. 3e point. Samedi, et le Premier ministre l'a dit, je le disais dans ma réponse à Mme la députée Laure Lavallette, nous saurons, s'il devait y avoir des mouvements, probablement confrontés au même type de... de casseurs extrêmement mobiles, y compris de militants de l'ultra-gauche. Donc il nous faut renforcer le volume d'effectifs disponibles, renforcer les unités déployées, comme cela avait été fait en juillet 2023, en mobilisant la BRI, le RAID, le GIGN, les hélicos, les centaures, les engins, leurs sordos, qui étaient mobilisés samedi. Mais il faut aller au-delà. Et puis troisièmement, évidemment, avoir une doctrine qui soit plus axée sur la réactivité, la mobilité, pour aller chercher ces groupes éparses qui sont extrêmement mobiles pour éclater le dispositif policier. Comptez sur moi, monsieur le député.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Eric Ciotti, président du groupe UDR.
Merci, madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, ce week-end, la République a vacillé. Elle a vacillé face au déchaînement de violences venues de l'extrême gauche, de LFI et de ses proxys. Des préfectures envahies, des mairies attaquées, celles de Limoges incendiées, Marianne renversée, des médias ciblés, des grands patrons menacés d'assassinats, 3 000 commerces pillés, 1 000 policiers et gendarmes blessés. des actes que l'on doit qualifier de terroristes. Un Notre-Dame républicain avec l'effondrement du beffroi de la mairie de Limoges. Mais face à ces tentatives d'insurrection, nos policiers, nos gendarmes, nos préfets ont tenu, malgré des ordres incohérents, ils ont érigé... le dernier bouclier de la République, j'y ajouterai les policiers municipaux et les pompiers. Alors oui, rendons leur hommage, applaudissons-les, ils ont tenu les portes de l'enfer. Mais pendant qu'ils tenaient, pendant qu'ils tenaient... Votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, a failli. Votre naufrage sécuritaire n'est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal. Alors oui, je vous appelle au sursaut. Combien de forces mobiliserez-vous samedi ? Allez-vous interdire ce week-end toutes les manifestations ? Allez-vous supprimer les allocations familiales et expulser des logements les émeutiers ? Allez-vous expulser les étrangers condamnés ? Allez-vous dissoudre tous les groupes terroristes d
'ultra-gauche ? Merci, monsieur le président Ciotti. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Merci beaucoup, madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Éric Ciotti. Bon, je n'irai pas sur le terrain polémique et très politicien de votre question. Si. D'autant plus que, si je devais le faire, je convoquerais peut-être l'actualité en Italie le week-end dernier qui a laissé avoir des scènes terribles de pillage, d'agression et de violences urbaines. Or, il me semble que le bilan que vous semblez vouloir dessiner pour nous autres ne s'applique pas sur la manière de rendre ni la justice ni la police. en Italie. Donc ça nous amène à mon avis à un constat sur ce qu'est la violence, comment elle se propage désormais dans nos sociétés, notamment par les réseaux sociaux, mais on aura l'occasion d'y revenir. Ensuite, vous parlez d'ordre incohérent. Je vous ai tout à l'heure expliqué en répondant à la question de Marc Fainaut. Alors je comprends que votre texte était déjà écrit à l'avance. J'ai déjà largement répondu à votre question sur les raisons pour lesquelles il y a eu une perte de contrôle sur certains moments et dans certaines villes. Trois, je vous ai déjà répondu en vous disant que samedi prochain, le dispositif sera massif. On aura l'occasion de le présenter sans démagogie, sans coup de menton, parce que pour le coup, monsieur le président Ciotti, c'est aussi ça, respecter les forces de sécurité intérieure.
Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à Monsieur Laurent Marcangeli, président du groupe Horizon et Indépendant.
la Présidente, Monsieur le Premier ministre, comme des millions de Françaises et de Français, samedi, j'étais médusé lorsque je découvris les scènes de violence, de débordement, de haine. de destruction qui à Paris et sur l'ensemble du territoire national ont fait tant de dégâts. Et à ce stade... Mes premières pensées vont naturellement vers les Françaises et les Français, dans leur ensemble, qui, à une très large majorité, ne peuvent plus supporter ces images. Mes pensées vont vers celles et ceux qui en ont été les principales victimes. Je pense naturellement à nos commerçants, à Paris comme ailleurs, victimes de cette violence aveugle, parfois violentée dans leur chair. et dans l'outil de leur travail, l'outil de leur vie. Je veux penser également à l'ensemble des services publics mobilisés pour empêcher la violence de s'abattre. pour sauver les personnes en proie au danger, comme nos sapeurs-pompiers. Je veux avoir une pensée pour nos agents publics qui nettoient nos rues après ces déferlements de violence et de haine. Je veux avoir une pensée pour celles et ceux qui ont perdu leur combat, celui qui les a menés à manifester, parce qu'eux aussi ont été victimes samedi. Parce qu'aujourd'hui... On ne parle plus de nos lycéens, on ne parle plus de nos salariés, on parle avant tout des violences. Je veux avoir une pensée pour nos policiers et honte à ceux qui aujourd'hui font croire à la nation française que les policiers sont responsables de ce qui s'est passé. Ce qui s'est passé, c'est le fruit de la violence de l'ultra-gauche. Ce qui s'est passé, c'est le fruit d'une politisation extrême. Monsieur le Premier ministre, cela vous a été posé par plusieurs présidents de groupe. Les Français attendent l'ordre républicain avant tout. Samedi, quel dispositif sera mis en place pour éviter qu'on ait l'acte 2 et le samedi après l'acte 3 ? Les Français veulent de l'ordre, les Français attendent de l'ordre, les Français attendent des réponses.
Merci M. le Président Marc-Angeli. La parole est à M. le Premier ministre.
Merci beaucoup Mme la Présidente de l'Assemblée nationale. M. les députés, M. le Président, merci pour vos mots. dans la clarté et ils correspondent à ce que je pense. Merci également d'être venu sur la question des commerçants, puisque tout à l'heure j'ai été long. Si vous me le permettez, je profite de votre question pour leur dire que ce n'est pas à eux de subir maintenant les défaillances parfois de nos systèmes assurantiels, nos procédures très longues. Et donc les ministres Serge Papin, Roland Lescure, Jean-Pierre Farandou sont tous mobilisés. Chômage partiel. Pas à 70%, mais à 100%. Un fonds de soutien complètement dédié. J'ai d'ailleurs indiqué à un certain nombre de maires de différentes communes que s'ils souhaitent avoir un fonds mixte, collectivité locale, État, on était évidemment prêts à le déclencher pour faire du sur-mesure dans les différents centres-villes. Des plans d'accompagnement, de la relance aussi, parce que beaucoup de stocks ont été pillés pour des commerçants qui avaient déjà constitué leurs stocks. Pour les fêtes de fin d'année et pour les fêtes de Noël, il est impensable que celles et ceux qui se lèvent le matin pour travailler, pour faire vivre nos centres-villes, soient celles et ceux qui soient les premières victimes de cette affaire. Ils le sont déjà par les dégâts matériels. Sylvain Maillard a tout à l'heure posé cette question pour son arrondissement, en tout cas sa circonscription. Et donc pour moi, c'est une priorité absolue, quitte même derrière à se retourner en responsabilité civile, nous-mêmes, contre celles et ceux qui ont cassé, mais ne pas faire... attendre les commerçants pour ce faire. Pour moi, c'est une priorité. J'ai déjà demandé au ministre de faire un certain nombre d'amendements pour le projet de loi de finances, pour faire en sorte au projet de loi de finances de fin de gestion, pour qu'on ait tout de suite les différents vecteurs qui permettent d'y répondre. Après, vous l'avez dit. Ce que demandent nos commerçants, ce n'est pas des chèques ou des aides, c'est que ça ne se reproduise pas. Dispositif massif, je l'ai dit, vous me permettrez de ne pas complètement les grainer dès maintenant. Poursuite évidemment des couvre-feux, dont je rappelle que si j'ai pris cette décision hier matin, c'est précisément parce que le monde économique commerçant de proximité le réclamait et que c'est du bon sens. Et je veux aussi le dire, je remercie les maires qui ont pris leur responsabilité, soit en prenant eux-mêmes... un arrêté de couvre-feu, pouvoir de police générale du maire, soit l'ayant fait faire par le préfet, mais dans un dialogue évidemment constructif. Pour le reste, monsieur le ministre, j'aurai l'occasion aussi de revenir devant vous jeudi avec les formations politiques. Si on fait cette réunion jeudi, c'est aussi parce que le dispositif sera stabilisé que nous pourrons vous le présenter.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Léa Balagel-Mariqué pour le groupe écologiste et social.
collègues, la République recule. Elle est en danger. Et c'est à cause de vous, monsieur le Premier ministre, et c'est à cause de votre gouvernement. Depuis samedi, nous assistons à votre faillite morale et politique. Samedi, près d'un million de personnes ont défilé dans les rues de France pour réclamer des droits et un avenir. Nous aurions dû parler d'eux aujourd'hui, de ces jeunes qui demandent des profs, de ces parents qui demandent de pouvoir emmener leurs enfants en vacances cet été, de ces soignants, de ces agents publics qui tiennent le pays debout. Mais non, votre faillite est totale. Et vous avez empêché ce mouvement d'exister. La police était trop occupée à gazer l'orchestre du Nouveau Monde, place de la République, au lieu de sécuriser nos commerces qui ont été lâchement attaqués. Ce chaos, c'est le vôtre. Et au chaos, vous voulez désormais ajouter la peur. Des couvre-feu pour les mineurs, des milliers de gardes à vue, des armes mutilantes contre notre jeunesse. Et maintenant, une rhétorique de guerre intérieure. Mais contre qui êtes-vous en guerre, monsieur le Premier ministre ? Contre la France ? Contre les Français, vous faites de la contestation à un ennemi intérieur, vous désignez des boucs émissaires pour fuir vos responsabilités, vous mettez en place les outils de la répression politique dont rêve le Rassemblement National. Il y a dix ans, votre camp a été élu pour faire barrage. Il fait désormais la bascule à l'extrême droite et l'histoire jugera les femmes et les hommes qui auront cédé à la tentation du pire. La jeunesse de ce pays se souviendra qu'il y a ici des responsables politiques coupables de l'avoir abandonné. Chers collègues, il existe un autre chemin, celui que Victor Hugo nous a exhorté à prendre en ces lieux. Il n'était ni insoumis, ni d'ultra-gauche et personne n'oserait ici le qualifier d'anti-républicain. C'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère et revenez à la République.
Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur le ministre de l'Intérieur.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée, je suis comme ministre de l'Intérieur. Vous semblez en douter, mais je vous le reconfirme, le garant de la liberté de manifester et d'expression. Et quand les cortèges se déroulent paisiblement, les forces de sécurité intérieure garantissent leur déroulé. Vous avez cité ce qui s'est passé sur la place de la République. Je ne comprends pas que certains parlementaires dans vos rangs... ne condamne pas ce qui s'est passé, place de la République. Dès le début du rassemblement, c'était le point de départ du cortège. Dès le début du rassemblement, des individus se sont grimés, se sont constitués en black bloc. C'était des militants d'ultra-gauche, de l'extrême-gauche radicale. Et ils s'en sont pris aux forces de l'ordre, ils s'en sont pris au commerce. Alors oui, oui, dans ces conditions-là, le préfet de police, à juste titre, a fait donner la force pour disperser ces groupes. Et dans le même temps, vous oubliez de signaler qu'il a permis, au cortège déclaré, de cheminer et de se dérouler normalement. Je ne suis pas en guerre contre des manifestants, Mme la députée, mais je serai toujours en guerre contre les casseurs, les pilleurs et ceux qui viennent en réalité perturber vos cortèges. Je vous redis ce que j'ai souvent dit ici devant la représentation nationale. l'honnêteté de le reconnaître sans la présence des forces de sécurité intérieure. Moi, je ne dirai jamais ce qu'a dit M. Jean-Luc Mélenchon qui disait les cortèges joyeux parce qu'il n'y a pas de police. S'il n'y a pas de police, il n'y a pas de cortèges joyeux parce que forcément, c'est le désordre. Les casseurs, les pilleurs, l'ultra-gauche qui veut les faire dégénérer s'y rendra comme l'a dit M. le Premier ministre. C'est leur tactique. Alors oui... Dimanche sur la place de la République, ils ont commencé dès le départ, nous avons répondu. Mais le cortège, il a eu lieu et l'expression démocratique, elle a aussi pu avoir lieu.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée.
'expression démocratique n'a pas eu lieu quand il y a des milliers de personnes qui ont été empêchées de manifester, quand les gens ont peur de rejoindre les cortèges car ils sont gazés et mutilés. C'est ça la responsabilité et c'est ça votre bilan. Alors démissionnez.
Merci, madame la députée, monsieur le ministre.
n'ont pas été empêchés de défiler. Il y a eu des actions de maintien de l'ordre qui les empêchaient de passer. C'est tout. Regardez la réalité en face. Regardez la réalité en face et condamnez les casseurs. Condamnez les casseurs fermement.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Corentin Le Fur pour le groupe droite républicaine.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, comme des millions de nos compatriotes, je ressens beaucoup de tristesse et de colère après cette tragique journée de samedi. De Paris à Rennes, de Marseille à Limoges et de Lyon à Brest, plus aucune de nos villes n'est épargnée. L'anarchie gagne peu à peu l'ensemble du pays et nos jeunes, qui ont des revendications légitimes, sont les otages de barbares qui ne respectent plus rien. L'autorité de l'Etat a failli, la République a été attaquée et des milliers de commerçants ont vu le travail de toute une vie réduit à néant. Enfin, les images désolantes de ce déferlement de haine ont fait le tour du monde, portant un coup terrible à l'image de notre pays. Quelle onde pour la France ! Dans ce chaos, je veux bien sûr saluer le courage et l'action remarquable des forces de l'ordre et des pompiers. Mais la défaillance majeure du ministère de l'Intérieur ne peut pas rester sans conséquences. Monsieur le Premier ministre, il doit y avoir un avant et un après le 17 octobre. Et vous avez deux devoirs, la lucidité et l'action. Tout le contraire de la prise de parole consternante et inutile du président de la République, devenu le commentateur de sa propre impuissance. Alors la droite républicaine vous demande une réponse forte et implacable pour en finir avec l'impunité et l'impuissance, avec une seule priorité, rétablir l'ordre. Bruno Roteo demande l'état d'urgence, instaurons-le. Les casseurs se croient tout permis. Frappons-les durement au portefeuille. C'est le sens de ma proposition de loi casseur-payeur. Je la porte depuis deux ans. Elle doit être votée sans délai. Car ceux qui saccagent, qui pillent, qui brûlent et qui s'attaquent à la France ne peuvent pas continuer à bénéficier de la solidarité nationale. Enfin, monsieur le Premier ministre, la France des casseurs ne doit pas faire oublier la France des bâtisseurs. Cette France qui travaille, qui entreprend, qui respecte les réels et qui aspire simplement à vivre en paix. C'est à cette France-là que nous devons plus que jamais redonner de la détermination et de l'espoir. C'est tout le sens du programme de la droite épicaine. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député Corentin Lefeux, d'abord, merci pour la tonalité de votre question, bien loin des polémiques dans la crise que nous vivons actuellement. D'abord, vous dire que l'histoire du maintien de l'ordre de notre pays est jalonnée d'incidents graves qui ont donné lieu à la mise en œuvre de rétex et qui ont fait que notre doctrine n'a eu de cesse d'évoluer. Et c'est bien ce que nous allons faire. Le Premier ministre l'a annoncé. Nous allons évidemment réfléchir à plat. Nous associerons évidemment la représentation nationale, dont évidemment le groupe de la droite républicaine, à cette réflexion. Et il y aura bien, je peux vous le dire, un avant et un après. Évidemment, on assistait à des scènes samedi qui étaient totalement inédites. Il faut avoir aussi l'humilité de le reconnaître partout, sur tous les bancs. C'était totalement inédit. L'arrivée d'autant de pilleurs, de casseurs aussi dispersés et une organisation de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche, comme l'a dit le Premier ministre, qui ne correspondait pas à leur pratique habituelle qui consiste à faire dégénérer des cortèges. Alors oui, il y aura évidemment une évolution de notre doctrine de maintien de l'ordre qui n'est pas que du maintien de l'ordre quand il y a les scènes à lesquelles on a assisté. Samedi, on bascule dans l'émeute, dans la violence urbaine. Et c'est une autre réponse policière, évidemment, qu'il faut apporter. Sur les textes, sur l'évolution des textes, je crois que le Premier ministre a été assez clair. Il n'a pas exclu par principe l'état d'urgence. Les conditions actuellement ne sont pas réunies. Pour autant, cela n'empêche pas de mettre en place des mesures de police administrative qui visent à préserver l'ordre public. Tel est le cas des mesures de couvre-feu, bien évidemment. Tel est le cas à chaque fois qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public, des mesures d'interdiction, de rassemblement, de manifestation, de regroupement en certains lieux. Et donc, évidemment, nous allons poursuivre en ce sens. Et puis, il y a le texte que vous avez cité, la loi Casseur-Payeur, qui sera discutée, que je présenterai le 27 octobre au Sénat, et qui vise effectivement à créer une responsabilité. solidaires au sein d'un groupe. Celui qui participe à un attroupement peut être responsable civilement des dommages qui ont été causés. Et nous pourrons aller chercher ces rétributions sur les allocations, notamment les appels et les allocations familiales. Et nous mènerons ce texte au bout.
Merci beaucoup, M. le ministre. La parole est à présent à M. Michael Taverne pour le Rassemblement national.
Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Quel désastre ! Les images de ce week-end sont insupportables. Le macronisme aura transformé la France en champ de ruines. Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, depuis plus de 30 ans, ont fait preuve de passivité, de déconnexion, de complaisance et ont alimenté le laxisme autoritaire, judiciaire et migratoire. Votre bilan au bout de 10 ans sera un naufrage. A nouveau, au nom du groupe Rassemblement National et de Marine Le Pen, je voudrais avoir une pensée pour nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers. qui ont fait preuve d'un professionnalisme et d'un discernement exemplaire. Ils ont tenu et ont permis à la France de rester debout face aux sauvages, aux casseurs et aux pilleurs qui s'en sont pris aux plus fragiles et à ceux qui travaillent. Tout cela avec la complicité de l'extrême gauche et notamment de la France insoumise qui souffle sur les braises et légitime la violence, mais qui est présent dans cet hémicycle grâce à des violences contre nature avec les macronistes lors des élections législatives de juin 2024. Monsieur le ministre, les défaillances de votre ministère et votre manque d'anticipation ont eu des conséquences dramatiques pour la France. un dispositif sous-dimensionné, des moyens de défense limités pour nos policiers et nos gendarmes, notamment un manque de munitions, les engins lanceurs d'eau déployés bien tard, tout comme les centres de la gendarmerie et les UPR des CRS. Les instructions quant à elles n'ont pas été données, voire elles ont été contradictoires, vous ne maîtrisez plus rien. Concernant les services de renseignement qui se sont loupés, quelles en sont les raisons ? Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Les moyens loués sont-ils à la hauteur ? Les policiers du renseignement ne doivent pas être le bouquet émissaire de votre incompétence. Je reprends les propos du Premier ministre. On a merdé. Oui, et ça fait trop longtemps que ça dure. Donc, monsieur le ministre, à part demander pardon à nos compatriotes, quand allez-vous appliquer les propositions de longue date de Marine Le Pen et Gendarme Bardella, partagées par une grande majorité de Français ? Rétablir l'ordre, faire payer les casseurs et rendre une justice ferme au nom du peuple français. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
Madame la Présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Michael Taverne, je crois que nous n'avons pas le même niveau d'informations sur ce qui s'est passé samedi. D'abord, sur le déploiement des forces. Certes, certes, il y a eu une... Petite erreur d'anticipation, ça, on vous le concède. 550 000, 220 000 qui étaient prévus. Certes, monsieur le député, mais ça n'autorise pas non plus à raconter n'importe quoi. Toutes les forces mobiles disponibles du pays ont été déployées. Non, vous faites non, mais je peux... Et on l'établira devant la commission d'enquête. 75 forces mobiles qui étaient développées sur l'événement. 75. C'est x3 par rapport au week-end précédent. Donc elles ont été déployées. Il n'y a pas eu d'instruction contraire. L'instruction, elles ont toujours été claires. C'est d'impacter et d'aller empêcher les casseurs de sévir. Évidemment, le nombre et la dispersion a fait que ça n'a pas été possible en certains endroits, dans certaines villes. Concernant le manque de munitions, il n'y a pas eu de manque de munitions. Vous le savez très bien. Depuis les émeutes de juillet 2023, et M. Darmanin, à l'époque ministre de l'Intérieur, l'avait demandé, nous avons réapprovisionné les stocks. Il n'y a pas eu de problème. Il y a pu avoir ponctuellement... sur certains sites, des problèmes d'acheminement parce qu'il y avait des casseurs et des pilleurs. Les instructions étaient claires, la fermeté était là, et l'armement intermédiaire est complètement utilisé, monsieur le député. L'armement intermédiaire, il est complètement utilisé. Je crois, monsieur le député, sur ces sujets, vous qui avez aussi beaucoup d'expérience, comme moi, de ces questions, vous savez aussi que l'ordre public et la sécurité publique, c'est aussi beaucoup d'humilité. C'est aussi beaucoup d'humilité. Moi, j'en ai beaucoup. Regardez ce qui se passe en Italie. Le Premier ministre l'a dit. Et donc il faut avoir beaucoup d'humilité sur ces sujets. Beaucoup d'humilité.
Merci beaucoup, Monsieur le ministre.
Monsieur le député. Monsieur le ministre, ça fait trop longtemps que vous avancez les yeux bondés avec une auréole sur la tête. Donc il faut rétablir l'ordre pour les Français, pour la sécurité des Français. Et ce que nous ferons avec Marine Le Pen, nous incarnerons la renaissance de la France. Merci beaucoup, Monsieur le ministre.
Monsieur le ministre.
Monsieur le député Michael Taverne, ne doutez pas une seule seconde de ma détermination, comme vous dites, à maintenir l'ordre et à réterminer l'ordre. N'en doutez pas une seule seconde. Et moi, je suis là maintenant, aujourd'hui, et c'est maintenant que ça se passe.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Christophe Neiglaine, président du groupe Liberté indépendant entre maires et territoires.
Merci, madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, ce qui s'est passé dans de nombreuses villes de France ce week-end est intolérable. Passer la colère et la honte d'avoir vu notre pays ainsi maltraité et après avoir condamné avec sévérité ces casseurs que rien n'excuse vient le moment des constats. Et le constat est clair, malheureusement l'Etat a failli. En ne protégeant pas notre République et ce symbole que représentent nos mairies. En ne protégeant pas nos commerçants, artisans, représentants de terrains du monde économique qui ont vu leur travail d'une vie brisée en quelques heures. En laissant nos policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, en sous-effectifs et en les mettant en danger. Et j'ai une pensée... pour eux, en laissant des casseurs et des pilleurs occulter le message des citoyens qui exercent leur droit constitutionnel de manifester, notamment pour défendre leur pouvoir d'achat, mais aussi pour demander des réponses aux préoccupations de notre jeunesse. Sans polémique politicienne, Monsieur le Premier ministre, mes questions sont simples. Comment expliquez-vous cette erreur d'appréciation du danger et cette incapacité à anticiper les débordements ? Combien d'escadrons de gendarmerie mobile et de compagnies de CRS étaient mobilisés ? Où étaient les VBRG, les Centaures et les canons à eau ? Comment envisagez-vous les prochaines manifestations afin de garantir la sécurité de tous et d'éviter que de telles scènes se reproduisent ? Pour les commerçants, de combien sera le fonds de compensation ? L'étalement des recettes fiscales n'est pas suffisante. Enfin, qui va payer les dégâts ? Car in fine, monsieur le Premier ministre, ce qu'on constate, c'est que, que ce soit les arbitrages budgétaires comme dans les conséquences des manifestations, ce sont toujours les mêmes qui payent. Les habitants, les commerçants, les artisans, déjà très durement éprouvés.
Merci beaucoup, M. le Président. La parole est à M. le Premier ministre. Merci,
Mme la Présidente. M. le Président Neiglène, sur la dernière partie de votre question, je crois comprendre que vous soutiendrez le projet de loi du gouvernement casseur-payeur. Il arrive tard, c'est vrai. Ça fait pratiquement 20 ans qu'on en parle. Chaque gouvernement pourrait y revenir. Non, la responsabilité civile existe déjà dans la loi, pas celle que nous proposons. Le Sénat s'emparera de ce texte et cela nous permettra justement d'avoir des outils nouveaux qui fera en sorte de basculer non seulement de la réponse pénale à la réponse civile et de faire en sorte que le contribuable ne soit pas à chaque fois sollicité pour justement rembourser, réparer ce qui a été cassé. Donc comme une actualité chasse l'autre. Je tiens donc pour acquis que le texte casseur-payeur est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront. Deuxième des choses, il est faux de dire qu'il y avait une large sous-mobilisation des forces de l'ordre. Je l'ai dit tout à l'heure, il y a un arbitrage qui a été pris, mais il faut l'assumer ou non, mais il ne faut pas non plus avoir un double discours avec notamment les syndicats de police. Il est vrai que le ministre de l'Intérieur a rappelé les congés du week-end. n'a pas rappelé les congés de la Toussaint pour un certain nombre de policiers et de gendarmes qui avaient été largement surmobilisés pendant près de 3 semaines dans l'Hexagone, en Outre-mer. J'aimerais qu'on soit désormais plus précis. Reprochez-nous de ne pas les avoir rappelés de vacances. Ça serait plus clair. Mais puisqu'il va falloir quand même aller jusqu'au bout de cette commission d'enquête, il va falloir aussi quand même qu'on se dise un certain nombre de vérités. Troisième des choses... Et je ne dis pas que vous ne l'avez pas dit, mais j'en profite pour aller plus loin que les réponses précédentes que j'ai pu donner à vos collègues présidents de groupe. Ça va sans dire. On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace, la radicalité de la menace, est un trouble classique à l'ordre public. Le seul fait que le parquet national antiterroriste se pose en situation d'observateur... Vous avez parlé de la mairie de Limoges. Le seul fait que la SDAT, le service de police compétent en matière terroriste, se soit saisi. Le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S. Je m'arrête là, ce sera même au procureur de Limoges et au procureur national antiterroriste de communiquer. J'ai l'impression qu'une partie de la classe politique, là, fait comme s'il ne se passait pas quelque chose de nouveau dans l'état de la menace. Si c'était qu'un problème de stock de grenades lacrymogènes, malheureusement, ça serait simple à régler. Et d'ailleurs, c'est plus compliqué que ça et on aura l'occasion d'y revenir. Vous n'avez pas dit ça, mais j'en profite. À travers vous, je parle aux Françaises et aux Français, à la représentation nationale, président Ejelen. Mais je vous invite, avec votre groupe et avec l'ensemble de la représentation nationale ici, à s'emparer avec beaucoup de lucidité de cette menace que porte l'ultra-gauche. Et l'extrême gauche radicale qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de déstabilisation de nos institutions. Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoges ont été ciblées ? Je crois que le symbole est clair. C'est pas pour améliorer les fins de mois. C'est pas pour réformer Parcoursup. Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs. Donc je pense que maintenant, il faut qu'on fasse preuve de clarté. Clarté, y compris dans l'état de la menace. Il est arrivé jadis que des groupuscules d'extrême droite, face des attentats, passent à l'acte. Régulièrement, nos services sont mobilisés pour ce faire. On voit bien qu'on a une mutation dans les violences, dans un agenda de violences que porte l'ultra-gauche, dans lequel je sens qu'il y a parfois un déni coupable ou une forme de naïveté qui s'installe dans ce phénomène qui, malheureusement, va durer.
Merci, monsieur le Premier ministre, monsieur le député, monsieur le président de groupe.
Merci Madame la Présidente. Sur un certain nombre de questions que vous avez posées, ce sera la commission d'enquête parlementaire qui a été décidée en conférence des présidents de l'Assemblée nationale d'éclairer la représentation nationale. Mais néanmoins, on a besoin d'avoir la certitude que cela ne se reproduira pas et que nos acteurs économiques vont être indemnisés.
Merci beaucoup Monsieur le Président de groupe. La parole est à présent à Madame Emeline Carbidi pour le groupe GDR. Merci
Madame la Présidente.
On l'a vu effectivement affirmer qu'ils avaient une part de responsabilité, mais que c'était un schéma insurrectionnel inédit. On l'a vu évoquer aussi la question de la semaine prochaine. Il promet quelque chose de massif comme dispositif. Et puis, il dément que la police fasse du renseignement politique sur la France insoumise. Si on résume ça, Anne, c'est qu'ils ne lâchent rien.
Non, ils ne lâchent rien. Ils ont décidé, le gouvernement, de maintenir leur cap. Il y aura un avant et un après, dit quand même le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui dit aussi que certaines manifestations, notamment... Samedi prochain pourrait être interdite, y compris certaines manifestations déjà qui pourraient être déclarées. Alors Laure Lavalette, bonjour. Bonjour madame la députée du Rassemblement National. Vous avez interrogé tout à l'heure le ministre de l'Intérieur. Est-ce que selon vous, les réponses qui sont apportées par le gouvernement cet après-midi sont à la hauteur ?
Non, bien sûr que non. Le problème est là. Je l'avais déjà interrogé il y a 4-5 mois après le match de foot pour la Ligue des champions. Éventuellement, j'avais aussi fait ça en 2023 après les émeutes absolument terribles. Et là, c'est bisterre repetita. Je veux dire, à quel moment vont-ils prendre la mesure ? Moi, j'ai passé une semaine sur vos plateaux où on se demandait à quel point ça allait être terrible et à quel point on savait qu'il y avait ce risque d'insurrection. A priori, les mesures n'ont pas été prises. Quand vous voyez qu'à Marseille, il y avait 30 000 pillards et qu'il n'y a eu que 99 interpellations, je me pose la question. Le gouvernement savait qu'il laisse faire, ce qui est absolument terrible. Soit il y a un tel degré d'impréparation qu'il faut vraiment qu'il laisse la clé du pouvoir à quelqu'un d'autre.
Qu'est-ce qu'il faut faire alors d'après vous ? Si vous, vous étiez au commandant en ce moment, quelle décision il faudrait prendre ?
Mais on aurait de la fermeté. Il faut évidemment arrêter de subir. Nous voulons le casseur-payeur pour de vrai. Parce qu'effectivement, quand vous êtes chopé, il faut avoir la certitude que vous allez payer. Et si ce n'est pas vous parce que vous êtes mineur, on va aller chercher les parents. On va aller chercher les allocations familiales si les mineurs sont des récidivistes. Il faut abaisser évidemment la majorité pénale. mettre fin avec l'excuse de minorité. Il faut faire en sorte que si vraiment on touche en policier, on a la certitude de dormir en prison. C'est un signal de fermeté qui doit être envoyé et c'est pour l'instant absolument pas ce qui est fait.
Très rapidement, pour les jours, pour les heures qui viennent, il y a certains couvre-feu qui sont mis en place dans certaines villes de France. Samedi prochain, est-ce qu'il faut, comme le disait Laurent Nunez tout à l'heure, interdire certaines manifestations ? Est-ce qu'il faut un état d'urgence comme ça a été évoqué ? Ce qui est
évident, c'est qu'il faut maintenir l'ordre. Le problème de l'état d'urgence, c'est que ça priverait, j'allais dire, les citoyens honnêtes. lambda de leur liberté. On sait ce qu'il faut faire. Quand tout à l'heure le ministre disait que tous les moyens avaient été déployés, mais c'est faux. Où étaient les centaures ? Les centaures qu'ils avaient été capables de déployer face aux agriculteurs n'ont pas été sortis là. Un
type de véhicule
pour le maintien de l'ordre. En fait, la gradation des moyens n'a pas été là. Je vais vous dire, à Toulon, en principe, ça n'arrive jamais que ce soit à ce point-là. Là, on a eu la Haute-Ville, on a eu le centre commercial Mayol qui ont été dégradés, des dizaines de commerçants qui ont été fracassés. Il y a eu 20 petites interpellations. Depuis un endroit de France qu'il va bien, je pense vraiment que c'est de la volonté politique. C'est en ça, j'imagine que les Français nous font confiance parce qu'ils savent que cette volonté politique, nous l'aurons, notre main ne trembleront pas face à la délinquance. Vous avez dit tout à l'heure, le gouvernement a laissé faire, c'est une possibilité pour vous ? Je me pose la question parce que si vraiment ils savaient et qu'ils n'y sont pas arrivés, c'est qu'ils sont très mauvais.
Mais vous avez des éléments pour dire ça ?
Je n'ai pas d'éléments, je pose la question. Mais comme tous les citoyens de ma circonscription qui me posent la question en disant que ce n'est pas possible. Soit ils sont très mauvais et à ce moment-là, il faut vraiment partir. Soit ils ont laissé faire, ce qui me semblerait complètement irresponsable. Mais on paye aujourd'hui des renoncements culturels, on paye un laxisme culturel. Qu'est-ce qui
vous garantit que vous, au pouvoir, ça n'arriverait pas ce genre de choses
? La volonté politique, monsieur Daré. Vous savez, quand vous avez préféré perdre pendant 30 ans sur des idées qui n'étaient pas forcément très populaires, mais qui là sont en adéquation avec ce que veut le peuple français, ça vous donne une légitimité. La responsabilité de ce qui passe ce soir, elle est triple. Enfin, ce qui s'est passé ce week-end, elle est triple. Vous avez la responsabilité de ceux qui ont cassé, qui ont pillé. Il y a la responsabilité de ceux qui, ici, dans cet hémicycle, ont armé moralement le bras. Je pense évidemment à mes collègues d'LFI. Et il y a la responsabilité du Bloc central qui s'est allié, je vous rappelle, entre les deux tours des élections législatives pour empêcher Jordan Bardella d'arriver au pouvoir. C'est une triple responsabilité. Un député sur deux du Bloc central doit sa place au désistement d'un député. Donc moi je veux bien qu'on s'allie avec les incendiaires, mais après il est un peu tard pour venir pleurer sur le lait renversé. Est-ce
que pour vous, la faute qui a été commise samedi, que le gouvernement reconnaît d'ailleurs, disons nous avons failli en quelque sorte, est-ce que ça pourrait justifier selon vous, dans les jours, dans les semaines qui viennent, dans les mois peut-être, une censure de ce gouvernement ?
En fait ce qui est surtout très étonnant, c'est de venir devant la représentation nationale, de dire oui, on s'est trompé, de ne pas démissionner.
Il a présenté sa démission, Laurent Nunez, elle a été refusée par Manuel Ma. Elle
aurait dû être acceptée, mais bon effectivement je rejoins Jordan Bardet, là finalement si c'est pour être remplacé par un... Monsieur Nunez, qui n'aura pas la volonté politique de faire différemment, il faudra malheureusement attendre le 18 avril et le 2 mai. Mais moi, je veux dire aux Français qui nous écoutent... Censure ou
pas ? Oui, censure.
En fait... Encore une fois, si c'est pour être remplacé par le même, ça n'a pas de sens. Mais ce qu'il faut que les Français comprennent, c'est que ce que nous vivons n'est pas une fatalité. C'est la conséquence de choix politiques. Choix politiques qui n'auraient pas été les nôtres. Nous en avons des très différents. Nous voulons réarmer la police moralement, physiquement. Encore une fois, est-ce que vous avez parlé à un policier il n'y a pas longtemps ? Ils sont dans un état moral de délabrement absolument terrible. Et évidemment, on les comprend. Je pense aux pompiers. J'ai vu des images terribles où on vient leur taper sur le casque pendant qu'ils sont en train d'éteindre un incendie. Mais ce n'est pas possible que celui qui fait ça... ne dorment pas en prison. Il faut des peines courtes. Je pense qu'il faut vraiment qu'on s'inspire de ce qui se fait dans les pays nordiques. Des peines courtes. Pour ça, il va falloir construire des places de prison. Ce qu'Emmanuel Macron a été incapable de faire. On en est où des 7 000 ? Il faut bien s'y mettre à un moment donné. Il faut des centres de rétention pour mineurs. Il faut réfléchir à avoir une réponse pénale adaptée. Là, on voit bien qu'il y a un fossé énorme entre ce que veulent les Français et ce que fait le gouvernement.
Merci beaucoup pour cette première réaction. La séance se poursuit actuellement.
La séance de questions se poursuit à l'Assemblée. On va revenir sur les 2 grands axes portés par le Premier ministre et par le ministre de l'Intérieur.
Oui, et d'ailleurs, il ne faut pas la sous-estimer, cette menace. Il ne faut pas de naïveté face à un phénomène qui va durer, dit Sébastien Lecornu, et surtout face à une radicalité inédite dans la violence, dans la mobilisation. C'est ce que dit Sébastien Lecornu. C'est intéressant aussi de voir l'évolution finalement de la grammaire du Premier ministre en quelque sorte. Jusqu'à présent, le gouvernement nous répétait ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche. Alors, on avait quand même le sentiment que du coup, ça signifiait que l'ultra-gauche... gauche était très représentée en France et surtout qu'elle était partout parce que le week-end dernier, il y a eu des heurts, des violences de partout. Désormais, Sébastien Lecornu parle à chaque fois d'ultra-gauche. et d'extrême gauche, une façon quand même d'élargir ceux qui ont été à l'origine de ces violences, de la politiser aussi, en accusant toujours la France insoumise de souffler sur les braises, de mettre de l'huile sur le feu. Exercice quand même de contrétion du gouvernement. Sébastien Lecornu dit « oui, on va faire toute la transparence, il y a des choses qui n'ont pas fonctionné ». Laurent Nunez qui dit quand même que ça a été une petite erreur d'anticipation en répondant au Rassemblement national. Ça c'est sûrement une phrase maladroite quand on voit ce qu'il sait. Mais ce que dit quand même Sébastien Lecornu, c'est que ça va durer et qu'il ne faut pas être naïf et qu'il ne faut pas se tromper sur l'origine de ces violences.
Et il y a une réponse aussi bien évidemment du Premier ministre comme du ministre de l'Intérieur sur l'anticipation cette fois de ce qui va se passer samedi prochain. On vous retrouve Edgar Becket, vous êtes en direct de l'Assemblée. Ils ont détaillé ce qui va être mis en place pour samedi.
cette première heure de séance de questions au gouvernement, c'était plutôt une séance de questions à Sébastien Lecornu et à Laurent Nunez. Pendant une heure, les deux hommes ont répondu à toutes les questions qui ont été posées au gouvernement. Évidemment, des questions totalement consacrées aux violences de ce week-end et à l'anticipation de la prochaine mobilisation qui aura lieu samedi, que ce soit Sébastien Lecornu ou Laurent Nunez. Les deux hommes ont détaillé le dispositif qui sera déployé un peu. partout en France, un dispositif qui sera massif, nous dit le ministre de l'Intérieur. Je propose de l'écouter.
allons évidemment monter en gamme dans le dispositif où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat.
Voilà un dispositif samedi qui sera massif, dit Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, qui précise également que les forces sentinelles seront déployées en substitution des FSDC pour dégager des policiers et des gendarmes, pour assurer des missions de maintien de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur qui est toujours dans l'hémicycle et qui continue de répondre aux questions avec les autres ministres du gouvernement.
Merci beaucoup Edgar Becker, en direct de l'Assemblée nationale. Mélanie Vecchio, on va préciser tout de même les annonces pour samedi, parce qu'il y a du concret sur ce dispositif qui est prévu pour samedi, où il y a un nouvel appel à
la mobilisation. Oui, un nouvel appel qui est pris après les événements de samedi dernier, très au sérieux bien évidemment. Laurent Nunez qui réfléchit notamment à la possibilité d'interdire certaines manifestations, en tout cas les manifestations non déclarées, et certaines manifestations qui seraient déclarées mais dont l'organisateur ne serait pas bien identifié. Ce qu'on peut retenir également, c'est la mobilisation de sentinelles qui sera déployée en mission statique sur des lieux parisiens, notamment pour libérer des policiers et des gendarmes qui eux seront affectés exclusivement au maintien de l'ordre. Donc ça permettra de libérer. Plus de forces mobiles, notamment au niveau des policiers et des gendarmes. Renfort plus important également concernant des policiers et des gendarmes qui avaient déjà été mobilisés samedi dernier, mais pas en nombre important. On parle notamment de la BRI, on parle du RAID, des SMS, des fameux engins lanceurs d'eau ou encore des centaures. On a vu des centaures qui étaient déployés à Marseille. On n'en a pas vu à Paris, donc ce sera possiblement le cas. Et puis cette doctrine dont il parle depuis plusieurs jours, cette doctrine notamment sur les... casseurs, mais aussi une doctrine qui sera plus axée sur la mobilité, sur la réactivité, parce qu'on l'a vu, les casseurs, notamment dans la première partie de cette manifestation, étaient extrêmement mobiles, très professionnels. Et ce qu'a indiqué Sébastien Lecornu, c'est que les équipes qui étaient finalement les plus à même de les interpeller, les plus à même de faire cesser ces troubles à l'ordre public, c'était ces fameuses braves M, ces brigades qui ont été mises en place par le préfet Delpuech. En 2018, après les premiers épisodes des Gilets jaunes, ces Bravem peuvent se déployer très rapidement à moto d'un point à un autre. Donc c'est justement cette réactivité qui va être au cœur de ce dispositif de samedi prochain.
– Loïc Besson, on a l'impression tout de même d'un gouvernement qui encaisse mais qui ne lâche rien. Sébastien Lecornu qui a repris les mots qu'il avait tenus très vite dans la nuit de samedi à dimanche. Il faut choisir son camp, il le redit à l'Assemblée devant la représentation nationale.
– Oui, il faut choisir son camp entre l'Ordre, la République et ceux qui veulent l'abattre. C'est clairement son mantra au Premier ministre. Ça a été une façon quand même pour lui… à un moment, de repousser les coups et les diriger vers la France insoumise. Même si, clairement, là, on voit que c'était haro sur le gouvernement, bien sûr. Après, c'est le jeu, ça s'appelle les questions au gouvernement. Donc, les députés de tous bords s'en prennent au gouvernement, chacun avec sa stratégie. Quand vous écoutez tous les députés du Rassemblement national, ils disent tous « Bon, vous avez failli, mais c'est pas grave, patience, dans quelques mois, Marine Le Pen sera au pouvoir. Du côté de la gauche, on appelle le gouvernement à s'intéresser aussi au fond et à apporter des réponses politiques. » Le Premier ministre dit « Oui à tout, évidemment. » Il faut de la transparence. Oui, tout n'a pas fonctionné. Il y a eu des failles, manifestement obligées de les répéter. Ce qui n'était pas le cas quand même. Dans les premières heures, le lendemain de ce 17 octobre, le gouvernement n'était pas du tout sur cette ligne. Et c'est peut-être la faute originelle. Les plus grandes erreurs en politique se résument en deux mots, souvent trop tard. Et souvent aussi en sous-estimant ce que tout le monde a pu voir. Sébastien Lecornu dit oui, il y a eu un problème. Le renseignement a vu beaucoup, mais n'a pas tout vu. Mais parce qu'encore une fois, c'est inédit. Il va falloir s'y habituer, d'où les renforts supplémentaires, ce déploiement massif, pour reprendre les mots du gouvernement, à partir de samedi. Et puis la mobilisation des forces sentinelles, il faut bien expliquer ce que c'est. Ce sont donc des militaires, on les voit parfois patrouiller dans les rues, en particulier de la capitale, qui vont être là en effet pour garder certains secteurs, qui sont fermés aux manifestants, notamment les lieux de pouvoir. Ça avait déjà été le cas pendant les Gilets jaunes, si je me souviens bien. Et la question qui s'était posée immédiatement, c'est d'accord, mais que se passe-t-il si des manifestants ou des individus... violent se retrouvent face à ces forces sentinelles qui ne sont pas là normalement pour gérer comme ça des manifestations.
Mélanie Vecchio, le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur qui ont dit aussi que la justice, comme l'avait dit Gérald Darmanin, serait d'une extrême fermeté. Oui,
on l'a déjà vu et le ministre, le garde des Sceaux, le ministre de la Justice l'a répété à plusieurs reprises, des peines de prison ferme qui ont été requises et qui ont été effectuées. On a pu assister à des comparutions immédiates, notamment hier. Et juste pour vous donner un exemple, sur neuf personnes qui étaient jugées en comparution immédiate, ces neuf personnes, c'est des profils qui sont très diverses, mais qui finalement se ressemblent parce que ce sont des gens qui sont insérés. On a des cuisiniers, on a des restaurateurs, on a des professeurs. Ce sont des personnes dont le casier judiciaire est vierge. Et toutes ces personnes, sur ces neuf personnes, c'était des délits. Finalement, il y avait violence sur personnes dépositaires de l'autopérité publique. Tentative de fabrication de cocktails Molotov. Et ces neuf personnes ont été condamnées à de la prison ferme. Alors ça allait de deux mois à plusieurs, à huit mois je crois, eu à la prison ferme. Mais c'était vraiment, il y a une volonté de taper du poing sur la table, de donner un exemple. Et des peines aussi qui peuvent être dissuasives pour les prochains épisodes peut-être de manifestations. Donc des consignes très très strictes et qui ont été données par le garde des Sceaux. qui a demandé au procureur de requalifier en matière d'organisation criminelle ce qui peut faire passer les gardes à vue de 48 à 96 heures. plus de moyens d'enquête, des géolocalisations, notamment des téléphones portables, pour savoir où ces personnes se trouvaient pendant ces manifestations. Loïc Besson, ce qui est
intéressant aussi dans la sémantique du Premier ministre, Sébastien Lecornu, on a beaucoup parlé de l'ultra-gauche, mais on parle maintenant de l'extrême-gauche radicale.
Oui, c'est une façon finalement d'élargir dans la sémantique ce qu'on considère comme à l'origine de ces violences. Parce que c'est vrai que dans un premier temps, le gouvernement disait ultra-gauche, ultra-gauche, ultra-gauche. Quand on pense ultra-gauche, on imagine ces individus violents. qui sont des militants, qui se préparent, qui ont des réseaux un peu partout en Europe et qui se réunissent parfois sur des événements. On l'avait beaucoup vu à Notre-Dame-des-Landes. Les Français ont vu finalement que manifestement, il y avait de luttes à gauche un peu partout dans le pays. en nombre suffisant pour tout casser dans différentes villes et pas seulement des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille. Donc oui, ça permet d'élargir ceux qu'on considère comme à l'origine de ces violences et c'est une façon aussi d'admettre quelque chose qu'aucun responsable politique n'osera vous dire franchement les yeux dans les yeux, mais c'est qu'il y a une inquiétude concernant la... ...perméabilité désormais de cette violence dans la société, dans une partie des Français, de la population, qui ne se reconnaît plus parfois dans leurs représentants politiques, qui ne croient plus franchement dans les élections, c'est-à-dire le débat traditionnel, le chemin institutionnel de la démocratie, justement pour éviter d'en venir à la violence, et qui a donc recours à d'autres moyens et qui ne va pas forcément elle-même. passer à la violence, mais qui va entre guillemets la tolérer, ou l'expliquer, ou la comprendre. C'est cette inquiétude dans la classe politique. C'est d'ailleurs aussi pour ça que Sébastien Lecornu rappelle encore une fois qu'il y a ce texte « casseur-payeur » qui arrive là, au Sénat. Il le dit aux parlementaires, ça va devenir votre priorité. C'est quoi le texte « casseur-payeur » ? C'est aussi pour permettre plus de facilité au moment de la justice, pour trouver les coupables des violences, ou ceux qui en ont été les complices. pour payer, pour ne pas que ce soit au contribuable. Aujourd'hui, la responsabilité civile, elle existe déjà dans la loi, sauf que c'est compliqué pour la justice de trouver qui exactement a mis le feu à l'abribus, a cassé la vitrine pour ensuite lui demander de payer. Résultat, personne ne paye et donc c'est la société le contribuable. Désormais, avec ce texte casseur-payeur, l'idée, c'est de pouvoir considérer que tous ceux qui se trouvent dans le même attroupement des casseurs qui étaient dans ce groupe-là, seront considérés comme co-responsables et pourront aussi être amenés. Il faudrait voir comment ça peut se concrétiser sur le terrain. Mais en tout cas, c'est un texte qui arrive là, qui a été avancé, qui a été priorisé. Et Sébastien Lecornu dit à tous les parlementaires, en l'occurrence aux députés, vous êtes tous là comme ça devant les violences. Faisons de la politique de manière légale pour trouver une solution à ces réponses, pour ne pas que ce soit les Français qui trinquent encore à la fin. Et puis il dit aussi aux responsables politiques, ceux qui disent qu'il faut apporter des réponses de fond. On va écouter
Mathilde Panot qui s'exprime à l'instant.
Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus, toujours la France insoumise. Et pourtant, c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsables des problèmes que vous avez vous-même créés pour vous dédonner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toute puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire. Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon les répétait dix fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. Vous franchissez un seuil inadmissible. Parole de commissaire dans Mediapart, je cite, il y a des choses indicibles. Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques. Vous en êtes réduit à faire mentir une administration. Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. Voilà ce que nous ferions à votre place. Accédez aux revendications politiques car c'est le seul moyen de répondre à une mobilisation. Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossières d'arrestations de parlementaires insoumis. Hier de Rima Hassan à l'aéroport, aujourd'hui de Raphaël Arnaud sur le quai d'une gare. Votre propagande politicienne est en train de s'effondrer. Monsieur le Premier ministre, vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas, vous vous contentez de durer. Quand on n'a plus rien à dire au pays. Quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir.
Merci Madame la Présidente Panot. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Panot, il vous reste deux secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra-gauche.
Le jeune qui a perdu une main à Saint-Etienne, pas un mot pour la jeune qui a perdu un oeil à Moulouse, pas un
Madame la Présidente, Monsieur le Premier Ministre. Madame
la Présidente,
c
'est le moment, comme je vous le disais, de la grande clarification. Toujours la même rhétorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France insoumise cet article de Mediapart qui fait état d'un offre d'un commissaire de police anonyme est absolument scandaleuse. Il n'y a pas de renseignement. En France, la force de police ne travaille pas sur les oppositions. Mais comme à chaque fois, vous êtes obligés de mentir et de vous vautrer dans les grands outrages pour justement créer le désordre. Et maintenant, vous allez... pour éluder la responsabilité d'un certain nombre de vos proches ou de vos membres, jusqu'à jeter l'anathème sur la justice, comme Jean-Luc Mélenchon vient de le faire à l'instant sur Twitter, dans la réquisition du parquet contre Rima Hassan, pour apologie du terrorisme, rien que cela. Madame la présidente Panot, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement, dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique, comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière les services de l'État. Je vous réponds à chaque fois, droit dans les yeux, pour une simple et bonne raison. C'est que nous n'avons pas peur. Vous ne nous faites pas peur. Et quand on regarde les différentes déclarations de vos proches, le NPA, M. Poutou, son tweet... Le gouvernement nous demande de choisir notre camp. Je poursuis. D'accord. Alors pour nous, ça sera le camp des manifestants, ça, normal, des émeutiers de la jeunesse révoltée, des opprimés et du désordre. M. Poutou était candidat du NFP aux élections législatives. De la clarté, la jeune garde, le député Raphaël Arnaud, jeune garde dissoute par le Conseil d'Etat. pour valorisation de la violence, préparation aux affrontements violents, absence de canonisation des violences. Le député Raphaël Arleau, lui-même condamné définitivement pour violence volontaire en Réunion en 2024. Solidaires étudiants dont vous êtes proches, communiqués de presse du 18 octobre dernier, les casses, je cite, sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme. Je continue. Les patrons ne pleureront pas quelques vitrines pendant qu'ils se goinfrent avec le fruit de notre travail. Nous, on vient enfin acheminer le ruissellement, je cite, écoutez bien, en venant se servir directement à la source, appel au pillage. Je crois que le député Aurélien Lecoq a commencé dans cette institution qui est solidaire, étudiant la réalité. De fait, je vous avais dit, après la mort tragique de Quentin, qu'il fallait faire effectivement le ménage dans vos rangs, dans vos paroles et dans vos idées. La réalité, c'est que j'étais bien naïf. parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Pannot. C'est le camp de la honte et nous vous combattrons.
question s'adresse à monsieur le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat ou de ce qu'il en reste. Je voudrais vous parler de ceux qui ne demandent jamais rien. et qui paye toujours tout. De ceux qui travaillent toujours plus et qui ne comptent jamais leurs heures. De ceux qui ne sont jamais assistés et qui ne cassent rien. Cette majorité silencieuse qui fait tenir notre pays debout tandis qu'elle vous regarde le faire mourir. Emile Zola aurait pu écrire le ventre du chaos. ou encore au bonheur des casseurs, tellement le chaos sécuritaire est venu s'ajouter au chaos économique et financier de la France d'Emmanuel Macron, alors que nous discutons de votre budget qui augmente les impôts de 18 milliards d'euros pour eux, alors que des commerçants ont vu le travail d'une vie pillée et détruite en quelques minutes contre eux, alors que la France est endettée de 1 400 milliards d'euros depuis 9 ans. eux rembourseront. Alors que nous enregistrons cette année encore des records de faillite d'entreprises, eux disparaissent. Vous n'êtes plus qu'un pouvoir minoritaire et démissionnaire. Et non, M. le Premier ministre, 3 000 commerçants pillés, ce n'est pas une petite erreur. Ces 6 derniers mois de fin de règne deviennent si longs pour tous les Français. Lors des émeutes de 2023, le milliard de dégâts... avait déjà été payé totalement par les commerçants et les assureurs. Avec vous, c'est toujours pareil. Tandis que la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon casse la France des classes moyennes, des retraités, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs. Elle payera les impôts, les émeutes, les remboursements, les fonds d'urgence et le chômage partiel. Alors, monsieur le ministre du Travail, ma question est simple. Qui va payer ?
Merci, monsieur le député. La parole est à monsieur Serge Patpin, ministre des petites et moyennes entreprises du commerce de l'artisanat.
Bien. Merci, madame la présidente. Mesdames, messieurs les députés. Monsieur le député Guitton. Écoutez, moi, je suis commerçant. Je suis leur ministre. Oui, mais les deux. Et je suis avec eux depuis tout ce week-end. On les a réunis. Je suis allé les voir. Et ensemble, on a constitué... Un fonds de soutien. J'ai eu l'occasion de m'en exprimer auprès de la députée Bergman. Et ce fonds de soutien, il dit aussi que l'État est au rendez-vous. Parce que c'est pas la 1re crise qu'on affronte. Là, on a décidé tout de suite d'activer le chômage partiel. Je rappelle qu'on l'a fait pour les incendies aussi en Gironde. Donc c'est directement une aide de l'Etat qui permet aux salariés d'être pris en charge à 100%. On est en train de créer un fonds de soutien qui va être exprimé, qui va être communiqué tout à l'heure, dans l'ampleur. Et on propose... différer les charges sociales. La BPI propose un prêt à taux zéro. Donc vous dites qu'on ne fait rien, là ? Comment vous pouvez dire... Comment vous pouvez dire ça ? On est au rendez-vous pour aider les commerçants. Je suis à leur côté, je suis avec eux. C'est aussi dans cet esprit, comme je le disais tout à l'heure, qu'on est allé voir les plateformes pour condamner les ventes qui sont faites sur ces plateformes et dont les produits sont issus des pillages. Il y a un certain nombre de mesures qui sont là disponibles pour les commerçants. On va les aider. à reconstruire et on va les aider à réouvrir.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
Monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu à ma question. Qui paye pour tous ces fonds que vous créez ? C'est vous les responsables. Vous devez assumer devant les Françaises et les Français. Moi, je vous le dis, c'est encore une fois la France du travail qui va payer votre incompétence. Alors on le dit aux Français. Rendez-vous en 2027.
Merci, monsieur le député. Monsieur le ministre, quelques secondes. Monsieur le ministre.
Je vais vous dire une chose, j'accepte pas le mot incompétence. Parce que venant de vous, et bien pareil.
Merci monsieur le ministre, la séance de questions au gouvernement est terminée, la séance est suspendue.
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