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justice juge des cas individuels en fonction à la fois du contexte, là on est sur un contexte effectivement qui est un contexte grave, puisqu'on est dans un contexte d'émeute, et en fonction de la personnalité de chacun, à savoir leurs antécédents, à savoir leur insertion. Donc une gestion de justice c'est toujours un mixte de tout ça. La justice n'a pas à être, on va dire, sévère. La justice a trouvé effectivement la bonne décision par rapport à une situation et surtout à un dossier qui lui est soumis.
ne répond pas à ma question parce que d'habitude, quand on a des émeutiers, on l'a vu, et je parle sous le contrôle également de représentants de la police qui, souvent, vous vous plaignez d'ailleurs du fait qu'on interpelle et puis derrière, on ressort avec des peines de travaux d'intérêt général, de rappel à la loi. Là, pour le coup, le ministre de la Justice dit, voilà, il y a dans tous les individus, il se décombine, je vois, il y a plus de 2000 individus qui ont été interpellés, il y a des peines immédiates. Et c'est justement tout l'objet de mon questionnement. Est-ce que c'est nouveau ? Est-ce que c'est quelque chose qui risque de s'installer ?
On ne peut pas parler de choses qui soient nouvelles ou non. Les magistrats ont bien conscience effectivement du phénomène auquel ils sont confrontés. On est à un niveau de gravité qui n'est pas forcément grave par l'acte lui-même. Une atteinte au bien, prendre quelque chose dans un magasin, c'est un délit, c'est une infraction, mais ce n'est pas grave en soi-même. Ce qui est grave, c'est le contexte dans lequel ces faits sont commis, ces faits qui sont commis en effet d'émeute. Donc forcément... les juridictions le prennent en compte dans leurs décisions. Ce que je voudrais dire aussi par rapport à la critique que vous formulez sur, on va dire un petit peu, la police et la justice qui se regardent comme chien et chat, c'est comment avoir devant les tribunaux un dossier qui sorte d'un contexte d'émeute, qui soit un dossier suffisamment solide pour passer le cap du débat contradictoire judiciaire. Parce que souvent, lorsque vous êtes dans une émeute, les policiers qui sont sur place, et c'est leur travail, et c'est très bien, ont d'abord comme priorité d'interpeller les personnes ou de faire cesser ces événements. Or, on a besoin, nous, en judiciaire, d'avoir des... procès-verbaux qui constatent ces infractions. Et souvent, les policiers qui interpellent sont assez pauvres, et ça se comprend, sur ces procès-verbaux-là. Donc il faut qu'on réfléchisse, nous, à comment pouvoir mieux judiciariser ces infractions qui sont commises dans un contexte d'émeute. Ça peut être soit... des policiers en charge des procédures sur place à côté des collègues interpellateurs, ça peut être aussi soit une réflexion sur les modes de preuve.
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