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Disons que vous êtes au pouvoir et vous osez prétendre que vous n'êtes jamais responsable de rien. Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France Insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France Insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus, toujours la France Insoumise. Et pourtant, c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsables des problèmes que vous avez vous-même créés pour vous dédonner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toute puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire. Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon l'ait répété dix fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. A présent, vous franchissez un seuil inadmissible. Parole de commissaire dans Mediapart, je cite, il y a des choses indicibles. Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions politiques. Vous en êtes réduit à faire mentir une administration. Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. Voilà ce que nous ferions à votre place. Accédez aux revendications politiques, car c'est le seul moyen de répondre à une mobilisation. Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossières d'arrestations de parlementaires insoumis. Hier, de Rima Hassan à l'aéroport. Aujourd'hui, de Raphaël Arnaud sur le quai d'une gare. Votre propagande politicienne est en train de s'effondrer. Monsieur le Premier ministre, vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas. Vous vous contentez de durer. Quand on n'a plus rien à dire au pays, quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut...
Il vous reste deux secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra-gauche.
Vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Etienne, pas un mot pour la jeune qui a perdu un oeil à Moulouse. Merci Madame.
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