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On a fait depuis
très très longtemps, de manière structurelle, qu'il n'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés, non signalés. Et vous le savez, vous avez été ministre de l'Agriculture en plus. Dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale, on en parlera demain, il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire, je vois le président de la commission des lois, c'est la première des choses sur laquelle il faudra revenir, sans compter les difficultés liées à la scission des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est... et les services de renseignement y reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission, c'est un mode opératoire inédit, dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez. Les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos. Les gouvernements précédents ici en savent quelque chose. En fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire. On l'a vu dès le début du départ du cortège, d'ailleurs de la CGT, à Paris. On l'a vu à Marseille, dès le matin, où un certain nombre d'individus violents, de l'extrême-gauche radicale et de l'ultra-gauche, ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec... méthode avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé, mesdames et messieurs les députés de la France Insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. réalité... C'est que ce mode au territoire, évidemment, il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. Troisième des choses, et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel, mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là, ce qui s'est passé... Sur la mairie de Limoges en est un exemple. Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, garde des sources exprimées, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fiché S. Donc on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans une forme de négation de la réalité, de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire. Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Elysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie, on ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Elysée, sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat. Et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont... Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale, jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec là pour le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Alors, ce qui n'a pas fonctionné... plusieurs évidences. La première, la capacité de notre renseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre renseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobe et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique. C'est faux, c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien, donc il n'est pas besoin là aussi de... mentir et de faire circuler de fausses informations. Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mis en place, monsieur le ministre Marc Fénaud, était un dispositif, au fond, trop statique et pas assez mobile. Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête, le ministre de l'Intérieur. a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité parce que précisément, face aux esseins de délinquants, de pilleurs ou de casseurs, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace. Et donc de cela, nous en tirerons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides. Troisième chose, le ministre de l'Intérieur et le ministère de l'Intérieur ont fait un choix. Et moi je le respecte, pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en Hexagone et en Outre-mer. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures hors celles que l'IGPN est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police et du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement. De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. L'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat. Vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux. Et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets. Et cela, évidemment, nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation. Deux types de judiciarisation, le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours. Une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses gardes à vue évidemment samedi et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid, notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête notamment du côté du ministère de l'Intérieur. inédit parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations, notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne pour vous donner un chiffre. C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour ce faire. Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. de présenter en Conseil des ministres le projet de loi Casseur-Payeur. On ne peut pas, au moment où nous avons autant de difficultés d'argent public... à chaque fois faire appel aux contribuables et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle, il y a l'occasion de faire oeuvre utile. avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. Il sera présenté au ministre de l'Intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon. parce qu'un certain nombre d'entre elles m'ont saisi, de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire. Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il n'y aura pas que ce thème-là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Enfin, vous l'avez dit vous-même. Le retour à l'ordre est le préalable de tout. Et lorsque aux côtés des forces de l'ordre, dans la nuit de samedi au dimanche, policiers et gendarmes, je me suis rendu, j'ai effectivement dit cette phrase par laquelle vous avez commencé. Et j'y crois beaucoup parce qu'on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles, on peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de la terre. J'ai le sentiment que dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel. à mener contre la violence. Donc oui, je le redis, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi Messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'Etat depuis dix ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu. Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploi au saccage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s'en prend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée. Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncements culturels, de mensonges d'Etat, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'Etat et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre
madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Laure Lavalette. Vous avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécue le 17 octobre. Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit. Il y a eu évidemment, dans le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement. Le volume de manifestants d'une part, d'autre part, la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer. à ces cortèges, à ces mouvements pour pieds cassés. Et ils l'ont fait comme l'a dit monsieur le Premier ministre, de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces, pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender. Alors je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins, et vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure, des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical. Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre, où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité. pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, Madame la députée. Je l'ai dit, évidemment. Mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp politique qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame Lavalette, s'il vous plaît.
Monsieur le ministre, jusqu'alors, Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ce qu'on a vécu samedi, où la haute ville, où Mayol a été saccagée, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations. 20, monsieur le ministre. Alors je vais vous dire, il n'y a plus une France qui va bien, il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat s'est courte. Merci, madame la députée. Monsieur
le ministre.
Madame la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui se recommande et compter sur ma fermeté. Je n'ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme. Et nous serons au rendez-vous.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Allez, un peu de silence, s'il vous plaît. Je donne la parole à M. Boris Vallaud, président du
groupe socialiste. Voilà, on vient d'écouter la question de la députée RN, Laure Lavallette, et la réponse du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, Marie-Ève Malouine. On entend Laure Lavallette qui dit, en attendant l'arrivée de la nouvelle présidente à l'Elysée, sous-entendu Marine Le Pen, êtes-vous en capacité de maintenir l'ordre ? C'est la question. qui se posent et qu'évidemment, le RN veut mettre en avant pour les jours qui viennent, voire les semaines qui viennent. Oui, on
a deux stratégies différentes. On le voit bien, entre Laure Lavalette, qui finalement est interrogative, pas trop agressive, elle dit les choses, on avait raison, on vous l'a dit depuis le début, vous êtes incompétent, on a déjà demandé votre démission, mais qui n'arrangue pas. En revanche, Manuel Bompard a tapé tout de suite sur Laurent Nunez. alors qu'il aurait pu faire monter Mathilde de Groupe, aurait pu faire monter Mathilde de Paladou tout de suite. Donc Laurent Nunez apparaît clairement comme le maillon faible est envoyé au front, y compris par Sébastien Lopcornu, qui aurait pu répondre à la première question lui-même. Et on voit bien que Laurent Nunez... et quand même toucher personnellement, parce qu'il prend personnellement les attaques de Manuel Bompard, avec toujours de la part du Premier ministre, cette idée que c'est la faute de LFI, de vouloir rester dans ce côté « il faut changer de camp ». On ne voit pas très bien en dehors d'une obsession, plus personnelle que politique, qu'est-ce que ça lui rapporte ? Parce que faire monter le LFI en lui donnant autant d'importance, en voyant sa main partout dans ce qui se passe, c'est le faire monter et aller vers un deuxième tour RN-LFI. Je ne vois pas politiquement ce que ça lui rapporte. Et on sent finalement un pouvoir qui annonce qu'il va être ferme, qui gère les choses, mais qui en même... qui apparaît quand même un petit peu déboussolé ou démuni.
Ariane, la question se pose aussi de la légitimité maintenant, effectivement, de Laurent Nunez qui a posé sa démission. Là, ce week-end, le premier président de la République l'a refusé. Ça pose quand même cette question-là.
Oui, bien sûr. Après, là, il y a une petite chose qui se passe. Est-ce qu'assumer... Ça veut dire être un peu excusé. Parce que c'est un peu aussi la stratégie. C'est-à-dire qu'en disant j'assume, c'est une façon aussi pour moi d'écarter les critiques. Mais ce que je voulais dire quand même sur ce que vous disiez sur la question de l'intérêt de faire monter le match... Ah oui, je
suis obligé de vous interrompre parce qu'on écoute Sébastien Lecornu qui répond au député socialiste Boris Vallaud. Je réponds précisément la
question en étant évidemment un peu plus court. Il y a un point sur lequel je vous rejoins. en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect. Vous avez été membre du corps préfectoral, modestement j'ai porté l'uniforme. On ne peut pas passer successivement de trois semaines dans lesquelles on dit que la police blesse à depuis 48 heures, mais que fait la police ? Je pense qu'il faut qu'à un moment donné, on soit au clair. Je le dis avec respect, on ne peut pas d'un côté dire qu'il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui, par définition, sont en dessous de l'armement létal. Et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inouï, découvrir qu'on a exposé les policiers et les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends, parce que nous respectons ne pas traiter sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond. Je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias. Vous connaissez mes convictions d'hommes de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui, parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses, et en même temps, ni le ministre de l'Intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Ceci étant dit, et chemin faisant, ça nous amène... au cœur quand même de votre question, qui est, me semble-t-il, la réponse politique. Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales. Je le disais, je suis préoccupé par la liberté de manifester auquel je suis viscéralement attaché. C'est une démocrate. et qu'aujourd'hui elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche. Et donc de cela évidemment, la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on ne va pas leur parler que de ça. — Évidemment, je vais faire un point très précis avec elle sur les questions budgétaires dont vous vous êtes emparés, évidemment, ici, dans l'hémicycle. La question du pouvoir d'achat, notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en termes de scénario sur le carburant. Je pense que les gens, les concitoyens des Landes, comme dans l'heure, vous en parlent suffisamment chaque week-end. Et également donner un mandat précis, notamment au ministre du Travail et Solidarité, pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions reprendre. en fin de discussion budgétaire au mois de décembre, lors de la seconde lecture. En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonce avant de les avoir vues, sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen. Vous le savez, on a plus de 100 000 contributions sur cette plateforme. J'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui, c'est une matière qui est précieuse, qui est foisonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République, mais j'assume tout. Cette plateforme, il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence et donc en début de semaine prochaine, l'ensemble de la communauté éducative, donc étudiante et lycéenne, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à y travailler, l'enseignement supérieur et l'éducation nationale. On va organiser non seulement une restitution de cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le Parlement va pouvoir s'emparer. Nous allons donc pouvoir... en débattre, puisque cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire et une discussion budgétaire, et cela, évidemment, va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement le PLF ou le PLFSS pour l'année prochaine. Mais, je le dis quand même, monsieur le président Vallaud, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération... Personne ne croirait un seul instant que le gouvernement, par quelques amendements, peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel. Et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales. Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de remonter, sur lesquelles on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps, court et moyen terme, avec au fond des mesures d'urgence. pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et pour ça, évidemment, c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher.
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