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Jean-Luc Mélenchon est-il complice du déchaînement de violence qui a touché le pays le week-end dernier ? C'est la grave accusation de l'exécutif. Sébastien Lecornu met en cause ce qu'il appelle la responsabilité politique de la France insoumise. Et d'ailleurs, tous les candidats à la présidentielle en breil. Edouard Philippe accuse les insoumis de remettre en cause les fondements même de notre République. Raphaël Glucksmann reproche à Jean-Luc Mélenchon de miser sur le chaos et de servir de marche-pied à l'extrême droite. Bref, l'insoumis fait l'unanimité. contre lui. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il ciblé ainsi alors qu'il répète de temps à autre qu'il prône bien sûr des méthodes de lutte non violentes ? Le problème, c'est que l'insoumis cultive aussi l'ambiguïté et qu'il prête ainsi le flanc aux attaques dont il est l'objet. Par exemple, dimanche soir sur LCI, Il expliquait que les attaques contre les forces de l'ordre, finalement, je le cite, ça fait partie des risques du métier pour les policiers. Sauf que dans le code pénal, c'est une circonstance aggravante qui peut valoir de lourdes condamnations. Il reprenait aussi à son compte le fameux slogan « Acab, all cops are bastards », slogan de la haine anti-flic. En souriant, il y glissait « ça dépend des heures et des jours ». Bref, Jean-Luc Mélenchon... joue avec le feu au risque de se mettre lui-même en danger politiquement. Ainsi, le gouvernement va-t-il jusqu'à l'accuser d'être complice d'une ultra-gauche qui chercherait à semer le désordre jusqu'à la présidentielle ? Il dément bien sûr, récuse tout lien avec l'ultra-gauche si rien ne prouve alors qu'il est une quelconque responsabilité. Sauf que la France insoumise entretient bel et bien des liens assumés avec certains mouvements violents. On peut penser à la jeune garde, ce violent mouvement antifa, aujourd'hui dissous, créé par un député insoumis, Raphaël Arnaud, dont deux ex-collaborateurs sont aujourd'hui mis en examen pour complicité d'homicide volontaire après la mort du militant d'extrême droite, Quentin Deran, qu'en fait... Il est possible que ce climat ambiant d'insurrection rappelle à Jean-Luc Mélenchon sa jeunesse révolutionnaire lorsqu'il militait dans des mouvements trotskistes, mais le risque pour le candidat insoumis, c'est qu'à jouer avec le feu dans la rue, il grille dans les urnes ses chances de se qualifier pour le second tour de la présidentielle.
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