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Il ne faut pas que ces violences trahissent non plus les manifestants qui ont voulu, dans le mouvement lycéen, dans les mouvements pour le pouvoir d'achat, dire ce qu'ils pensaient au gouvernement. Et c'est tout à fait légitime en démocratie. Ces manifestations se sont plutôt bien passées. Et puis après, vers 16-17h, puis toute la soirée, puis toute la nuit, des pilleurs.
Et dimanche encore, avant hier soir.
Exactement, des pilleurs, ou des gens qui ont attaqué des policiers, des gens qui ont attaqué des... Quel profil ? Il y a de tout. Alors il y a 95% d'hommes. Il faut quand même dire à tous les Français que c'est une délinquance, une criminalité qui a été masculine. 95% d'hommes, il y a eu des mineurs. de 13 ans parfois, 15 ans, 16 ans. Il y a eu aussi beaucoup de majeurs, une majorité de majeurs, 70% d'adultes dans ces interpellations. Il y a de tout, des gens issus de l'immigration, des gens qui sont étrangers, mais il y a aussi des gens qui sont parfaitement intégrés, qui sont français. Il y a de tout dans les interpellations que la police a faite. Est-ce que c'est une
délinquance d'opportunité ou est-ce que nous sommes en face de jeunes qui effectuent ce qu'on appelle des razias ? J
'aime pas trop le mot de délinquance d'opportunité. Je sais qu'il est utilisé par les services de police. Moi, je pense que ce sont des délinquants. C'est-à-dire que j'ai été élevé par une maman seule, je suis issu de l'immigration, même dans un moment de confusion, il ne me serait jamais venu à l'idée de rentrer dans un magasin et piquer des Nike ou un Polo. Ce sont des délinquants, et qu'ils aient ou pas un casier judiciaire, qu'ils soient ou pas majeurs, il faut les sanctionner, et la justice est là pour les sanctionner. Je voudrais aussi dire à quel point les policiers et les gendarmes, les sapins-pompiers, ont été d'un extrême courage, parfois en minorité sur le terrain, parfois molestés, parfois menacés. Ils ont été d'un extrême courage. Je voudrais aussi dire que nous avons eu à faire devant cette violence débridée à beaucoup de sang-froid, beaucoup de Français. qui ont donné des informations à la police, à la gendarmerie, à la justice. Et moi, je les encourage. Il y a eu beaucoup de photos, il y a eu beaucoup de vidéos de continuer à en donner aux policiers et aux gendarmes. Et
qui se sont eux aussi interposés, des simples citoyens qui se sont interposés face à la violence. Je pense aux commerçants qui ont tenté désespérément de défendre le commerce. Ils disent aujourd'hui, l'État ne nous a pas protégés et ne nous protégera pas. Qu'est-ce que vous leur dites, Géraldame
? Je pense que quand il y a 3000 commerces pillés, ils ont raison de dire que l'État a failli. évidemment que la sécurité n'a pas été constatée. Le ministre de l'Intérieur lui-même l'a reconnu. Donc il faut en tirer toutes les... Constate faillite. Oui, bien sûr. Évidemment, lorsqu'une manifestation dégénère alors qu'elle se déroulait correctement et qu'on ne peut pas manifester normalement sur un droit constitutionnel en France, c'est un premier problème. Et le deuxième, lorsque des mouvements d'ultra-gauche puis des pilleurs viennent saccager la vie d'un commerçant. Un bâtiment public, je pense à Lille, où je vais me rendre tout à l'heure, à Marseille, mais partout sur le territoire national, évidemment l'État a failli.
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