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Alors, justement, on a assisté samedi à des scènes de guérilla urbaine, qui était le point culminant d'une contestation portée notamment par LFI, toute une mouvance d'ultra-gauche, une mouvance milicienne qui n'hésite pas à pratiquer la guérilla urbaine contre les policiers, à incendier des... Vous voyez le portrait. Est-ce que tout ça n'a pas... une fois pour toutes discrédité, la théorie un peu étrange des deux extrêmes dont il faudrait se méfier pour la présidentielle. Oseriez-vous, après les scènes des dernières semaines, faire encore quelque chose comme un lien entre LFI, toute la constellation qui tourne autour de cela, et l'ERN, que je sache, je n'ai pas encore vu de milices zémoriennes ou bardélistes ou marionnistes ou loupénistes dans les rues capables de tout détruire.
Vous avez raison, il faut dire ce que l'on voit, vous connaissez cette formule de Charles Peggy, et voir ce que l'on voit. Et effectivement, aujourd'hui, LFI, vous savez, on a parlé de Rimas à l'instant. À l'Assemblée nationale, j'étais un des premiers à faire un discours qui s'appelait la France innommable. Je considérais que l'indécence, l'indignité, l'ignoble étaient des mots trop faibles pour qualifier LFI. Finalement, il ne restait qu'un mot pour les qualifier, innommable. C'est-à-dire qu'on n'a pas de mots pour qualifier ce qu'ils font. Et ce qu'on a vu samedi, effectivement, il y a LFI, moi j'ai parlé, j'étais pas le seul, mais... À gauche, il parle de convergence des luttes, moi j'ai parlé de convergence des brutes. On a vu d'abord le brut en chef, Jean-Luc Mélenchon, LFI, des gens qui ont décidé d'abattre la citadelle et donc de détruire la République, qui ont décidé de faire de la violence politique une arme politique. On a vu aussi, pas que, mais c'est important de le dire, l'ultra-gauche. Enfin, vous voyez, la mairie de Limoges, incendiée, brûlée par des antifascistes et des anarchistes, en tout cas des gens qui se revendiquent de l'ultra-gauche. Et j'en termine là, Christine Kelly, on a vu, il faut le dire, des complices, moi ce que j'appelle des apôtres de la culture de l'excuse. Ceux qui, aujourd'hui, vous expliquent qu'on pille parce qu'on est victime de violences sociales. Et ces apôtres de la culture de l'excuse, ils ont aussi une responsabilité.
Alors, puisque nous sommes d'accord sur cette part du diagnostic. Que je sache, vous me corrigeriez peut-être, c'est pas votre cas, mais on parle souvent de votre candidat, dont nul ne conteste, vous l'avez dit, ni le charisme, ni l'autorité naturelle, ni le fait qu'il rassemble spontanément son camp. Ce que je comprenne, vous parlez normalement des extrêmes, les deux extrêmes dont on devrait se méfier. Est-ce qu'aujourd'hui, vous oseriez sérieusement dire que le RN, la droite nationale, reconquête, qu'importe, c'est l'équivalent à droite de ce qu'on vient de parler à gauche?
on peut dire deux choses différentes. Par quoi sont-ils extrêmes ? On peut dire que le projet économique, Mathieu Bocoté, de Marine Le Pen… Oui, je comprends. Ça, on a le seul des désaccords. Mais est-ce qu'on est devant deux
extrêmes aussi dangereux
? Si la question, c'est est-ce qu'on a vu des députés du Rassemblement national mettre le feu ou inciter à la violence, la réponse est non. Mais on peut dire ça et dire que le projet économique de Marine Le Pen… J'entends très bien. Ce que je veux comprendre, c'est qu
'à l'échelle des temps présents, est-ce qu'on peut dire qu'il y a une menace pour la démocratie aujourd'hui en France ? C'est LFI et sa vaste mouvante. et de l'autre côté, ils ont un très mauvais programme économique, mais ce n'est pas une menace pour la démocratie. C'est deux menaces pour le pays.
Vous
avez
deux menaces pour le pays. Marine Le Pen est une menace pour l'équilibre économique financier du pays, elle plongerait le pays dans le chaos, et Jean-Luc Mélenchon plongerait le pays dans la guerre civile. Vous n'avez pas l'impression d'être un peu déphasé parlant
ici ? Parce que très honnêtement, d'un côté, on peut être en désaccord complet avec quelqu'un. Je l'imagine très bien avec le RN, tout ça, très bien. Mais de l'autre côté, des gens qui sont prêts à foutre le feu. Des gens qui sont prêts à tout brûler, des gens qui sont prêts à tuer les policiers. Je parle pas des LFI ici, mais je parle de la mouvance d'ultra-gauche qui n'en est pas loin. Est-ce que vous n'avez pas l'impression, devant cela, qu'il faut mettre au rebut tout simplement cette théorie des deux extrêmes équivalents et vous dire que finalement, se concentrer sur l'essentiel, ceux qui brûlent et ceux qui, demain, pourraient entrer dans le vrai chaos, celui des rues et des milices? Mais moi, je combats
la France insoumise pour les raisons que vous avez évoquées, parce qu'ils veulent le chaos. Je combats... le Rassemblement national, notamment sur les questions économiques. Et ce que je veux, on ne va pas... Mais c'est pas la même nature. Non, mais là, c'est un débat sémantique. Ce que je veux voir, c'est éviter que les deux arrivent au pouvoir. Je ne peux pas vous le dire autrement, je vous le dis clairement pour des raisons différentes. Si vous voulez m'entendre dire, je vous le dis pour des raisons différentes. La politique, c'est quand même l'hierarchie des
peurs. De temps en temps, l'hierarchie des menaces et des inquiétudes. Si on devait placer au sommet l'inquiétude la plus grande...
Vous voulez absolument me faire dire que je dois choisir un candidat à la présidentielle. Il
vous demande de hiérarchiser, peut-être.
Économiquement, aujourd'hui, le Rassemblement national, même niveau que la France insoumise. Le collectivisme, bureaucratique, communisme, bolchevique. Mathieu Boccote, laissez-moi vous poser une question. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon veut que Marine Le Pen soit son adversaire ? Parce que demain, si Marine Le Pen est élue président de la République, il y aura la guerre civile dans le pays. Jean-Luc Mélenchon n'attend qu'une chose. Que Marine Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle et gagne la présidentielle. Je pense qu'il s'est même résigné. Je pense que la gauche a compris que ce serait soit un candidat de droite, Edouard Philippe, ou un autre, soit la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen. Marine Le Pen, c'est la meilleure opposante. à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon souhaite la victoire de Marine Le Pen. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Parce que si Marine Le Pen est élue, il y aura la guerre civile et le chaos dans la société. Et
si Jean-Luc Mélenchon est élu, il n'y aura pas la guerre civile ? Il y aura le chaos et
la guerre civile, bien sûr. D'accord. Donc finalement, il y a un parti qui est légitime, donc je le disais, le candidat naturel de tous les démocrates modérés républicains, Édouard Philippe, qui fait consensus dans son propre camp, qui le conteste, et de l'autre côté, les deux méchants extrêmes qui dépassent Édouard Philippe dans les sondages. Vous n'avez pas l'impression d'être en retard de nos deux élections. Dernier mot. Dernier mot. Dernier mot.
D Et je n'ai jamais dit non plus que les candidats qui se présentaient à l'élection présidentielle n'étaient pas légitimes pour porter leurs idées, défendre leurs projets. Ce n'est pas une question de légitimité. On peut combattre leurs projets et considérer dans la démocratie qu'ils ont le droit de faire valoir leurs idées.
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