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Le troisième thème à présent sur cet affrontement politique, le gouvernement face à la convergence des colères. Et avec, on va l'écouter maintenant, le chef de l'État qui s'est exprimé de l'étranger, on le disait tout à l'heure, et il estime effectivement qu'il y a trop de gens ambigus. On l'écoute et on commente cela juste après.
y a eu trop de gens ambigus. Trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes. Non, il n'y a aucune violence légitime. Aucune. Vous les avez interviewées, vous les avez dans vos antennes. Donc aucune violence légitime. Ni verbale, ni physique. Ni contre les biens, ni contre les personnes. Le début de la violence, c'est la justification du reste. En démocratie, il n'y a rien qui justifie la violence.
Voilà, rien ne justifie la violence. Trop de gens ambigus. Ils ne nomment pas, mais on peut deviner à qui ils s'adressent.
oui. D'ailleurs, lui ne nomme pas, mais les autres ont nommé précédemment, c'est-à-dire hier et encore avant-hier. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a eu une stratégie ou une tactique, je ne sais pas très bien, du gouvernement qui était de mettre tout sur le dos de LFI, alors que c'est les crédités d'un énorme pouvoir. C'est vrai qu'ils ont... accompagner le mouvement bien au début, pousser le mouvement bien au début aussi, mais après il y a d'autres convergences, d'autres personnes qui viennent et qui suivent le mouvement, et ce n'est pas eux qui sont les seuls responsables de tout ça. Mais il est vrai que quand on entend hier soir... suite à la proposition de réunion avec les partis politiques. Alors, on a eu les syndicats aujourd'hui qui ont été réunis par Sébastien Lecornu, avec manifestement pas grand-chose, ou même quasiment rien à leur proposer, et que demain, ça va être la même chose avec les partis politiques, et que Marine Le Pen... Les partis politiques,
on le rappelle, qui sont donc reçus
à Matignon. A Matignon, absolument. Et que du côté du Rassemblement national, on dit que ni Bardella, ni Jordan Bardella, pardon, ni Marine Le Pen décident d'y aller, mais de leur envoyer... je ne vais pas dire un troisième couteau ou quatrième couteau, parce que ça ne serait pas correct, mais en gros, symboliquement, de considérer qu'ils n'ont pas eux à y aller, ça sera, je crois, Edwige Diaz qui ira. Et que Jean-Luc Mélenchon dit, on va y aller, mais on va leur pourrir leur réunion.
Justement, on va les écouter, à la fois Jean-Luc Mélenchon et également Marine Le Pen.
Nos discussions toutefois n'auront de sens que si nous partageons sans ambiguïté une exigence, la condamnation de la violence. Laquelle ? La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence. Cette conviction engage chacun d'entre nous dans ses paroles comme dans ses actes. Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non. On va y aller. On va te pourrir la Réunion. ce qu'on va leur dire ? Nous, on vient ici pour discuter avec vous des revendications. Quand est-ce que vous donnez une réponse aux revendications qu'ont présentées les lycéens, les étudiants et les travailleurs ? Nous n'allons pas sécher. Maintenant,
nous ne sommes pas dupes de ce que souhaite faire le gouvernement. À chaque fois qu'il est en difficulté, il organise une réunion. C'est vrai qu'on commence à se lasser du procédé, d'autant que cette réunion va probablement se transformer en cirque, puisque LFI a d'ores et déjà annoncé qu'ils y allaient pour pourrir. La Réunion, je cite les propos de Jean-Luc Mélenchon.
Marie-Ève Malouine, vu les propos que l'on vient d'entendre à la fois de Jean-Luc Mélenchon qui a été applaudi lorsqu'il dit effectivement qu'il va pourrir La Réunion et à Marine Le Pen qui dit qu'elle ne va pas sécher mais que ça ne sert à rien, ça paraît compliqué pour demain.
C'est compliqué, Jean-Luc Mélenchon est excessif, Marine Le Pen est à l'inverse dans le côté, je suis au-dessus de tout ça, mais en même temps il faut reconnaître que le gouvernement est le président. ont été d'une maladresse extrême. Je retrouvais mes notes du président de la République dimanche soir où le Premier ministre va organiser des réunions avec les partis, les organisations syndicales pour condamner les violences. Si on fait une réunion... C'est-à-dire qu'il l'a mis en préalable ? Il le dit en préalable. après, il dit qu'il y a des gens ambigus. Donc si c'est une réunion avec des partis politiques, c'est pour faire un constat, au moins partager, et après échanger sur les solutions. Si c'est d'ores et déjà, je vous demande de venir pour vous faire rendre gorge. Ça ne peut pas fonctionner quand le Premier ministre à l'Assemblée passe toutes ses interventions à mettre en cause LFI dans une obsession sur LFI, comme le rappelait Nathalie. Ce n'est pas créer les conditions d'une discussion entre partis politiques que l'on veut responsable. Il faut sortir de cet affrontement. Oui, ils ne sont pas dans le même camp. Mais le but du jeu, c'est quand même d'être à la même table pour discuter. Ou alors, c'est la mise en scène de chaque côté. Et le seul sujet, c'est que je ne comprends pas quel est l'intérêt de cette mise en cause aussi large sur tous les débordements de LFI. On voit bien que LFI n'est pas partout. L'ultra-gauche, ce n'est pas LFI, même s'il y a des gens de LFI qui ont participé à la jeune garde. Mais il ne faut pas...
mais il y a une culture LFI sur l'appel à la rue, sur les jugements sur la police. qui n'est pas récente. Donc ça fait un bon moment que ce discours est une sorte d'incubateur à violence. Donc ce n'est pas totalement étrange de mettre le RNF en cause, en considérant que c'est vrai que dès le début, Clémence Guettet et Louis Boyard ont accompagné le mouvement, voire un petit peu poussé. À partir de là, c'est exactement la même chose. Alors moi, ce qui me choque à titre personnel, D'abord, Marine Le Pen dit qu'elle n'ira pas parce que Jean-Luc Mélenchon dit qu'il allait pourrir la Réunion, mais elle avait décidé de ne pas y aller avant. Donc déjà, ça, c'est un argument d'habillage qui n'est pas le véritable argument. De toute façon, quel camp sur une position du « je suis au-dessus de tout ça » de même qu'elle est intervenue deux heures avant Emmanuel Macron dimanche ? pour montrer qu'elle avait une forme de présidentialité, ça c'est normal aussi, c'est de la stratégie. Jean-Luc Mélenchon a parlé avant, ça c'est normal aussi, c'est de la stratégie. Quand je parle de gouvernement en fin de vie, c'est que tout est biaisé. On peut imaginer que samedi soir ou dimanche soir, au vu de ce qu'il y avait dans les rues, et ce n'est pas des choses que j'ai vues simplement à la télé, au vu du regard de l'étranger sur nous, c'est-à-dire de tous ceux qui se réjouissent. et qui sont susceptibles de nous prêter de l'argent. Au regard de notre déficit, au regard de tout ça, il y a eu une espèce de, non pas d'accord, mais se dire on va aller discuter, on n'est pas dupe. Si vous voulez juste nous faire condamner les violences, on n'est pas dupe, mais on peut condamner la violence et dire on est intraitable sur les revendications. Mais simplement, même ça, on ne peut plus le faire. Ce qui rend la situation effrayante.
L'invitation méritait d'être un peu moins agressive. C'est-à-dire le fait de mettre un préalable
de condamnation de la violence et tout, de leur donner une porte de sortie pour ne pas vouloir faire preuve de bonne volonté.
J'en profite justement pour rebondir et pour parler de ce que l'on avait promis au début de cette émission sur le risque de voir ces manifestations, la manière dont elles sont observées. à l'étranger, voire instrumentalisé depuis l'étranger dans un contexte, on le sait, de tensions internationales et de possibles ingérences. Vous nous avez rejoint, Huguet, sur ce plateau. J'aimerais, avant de vous entendre, que l'on regarde, parce que c'est très instructif si vous allez sur le site. enfin sur le site de la Maison Blanche, le compte officiel de la Maison Blanche. Regardez ces images, elles sont postées. Donc c'est le site officiel de la Maison Blanche qui ne met pas de commentaire, qui met tout simplement ces images et qui fait comprendre, là aussi il y a des échéances électorales Huguettes, que la France c'est le chaos et c'est d'ailleurs Donald Trump qui le dit.
Oui, et d'ailleurs Emmanuel Macron s'est montré cinglant vis-à-vis de deux dirigeants étrangers, puisque un journaliste qui le questionnait sur les notions d'ingérence, il a dit, Emmanuel Macron, je cite, « ils font campagne sur le dos de la France en tenant des commentaires inacceptables autant que stupides ». Deux personnes sont visées, deux personnalités, Trump. Et Netanyahou. Alors sans le nommer, il faut d'abord allusion à Donald Trump. On vient de voir effectivement ce qu'il a posté sur son réseau social. Et dans ses meetings, puisqu'actuellement il est en tournée électorale, il parle d'une France qui est, je cite, prise d'assaut. pillés et incendiés par des migrants, des djihadistes et des communistes. Alors pourquoi s'en prend-il de cette façon à la France ? En fait, il est en mauvaise posture à 10 jours des élections de mi-mandat. Et il reprend son argument favori dans les meetings, l'immigration, en disant, regardez ce qui se passe en France, si les démocrates gagnent aux Etats-Unis, eh bien ça sera le même chaos. Et le deuxième dirigeant qui a été vertement critiqué, c'est Benjamin Netanyahou, qui a tenu des propos similaires en affirmant... Je cite que la France a cédé à l'invasion de l'islam extrémiste et lui aussi il affronte des élections délicates en début de semaine prochaine. Je rajoute d'ailleurs que le premier ministre israélien a même dans une interview à une chaîne de télévision appuyé sans la nommer Marine Le Pen en disant les Français vivent sous la menace, il y a un ennemi commun qui crée des intérêts. Et puis enfin, dernière salve et dernière remarque d'Emmanuel Macron à la question de ce journaliste. Il a fait allusion aux images créées par l'intelligence artificielle, notamment celles de ce couple d'octogénaires qui a diminué dans la rue, soi-disant dépouillé. C'était évidemment totalement faux, mais cette image a circulé sur les réseaux, notamment sur des réseaux. Voilà,
et effectivement, bien se méfier de ce que vous voyez sur les réseaux sociaux, parce que malheureusement, la manipulation fait partie également d'une stratégie. Ça vous inspire quoi d'ailleurs, lorsque vous voyez, vous en tant que citoyen, que finalement, la faiblesse de la France, la faiblesse de l'Europe, parce que la France n'est pas le seul pays concerné, bénéficie, profite à d'autres, j'allais dire, démocraties libérales parfois, qui utilisent... Ces images.
Moi, à titre personnel, ça me désole de voir mon pays dans cet État. Le problème, c'est qu'on a une impasse démocratique. Parce que depuis la dissolution de 2024, on a une polarisation de la société et on sent bien que l'élection présidentielle, ce n'est pas certain qu'il y a règle la question. On a une impasse économique parce que, comme je le disais, tous les indicateurs sont dans le rouge. Et le problème fondamental, je suis désolé, mais le bloc central ne se remet pas en question. Ce bloc central a un bilan. Il a gouverné pendant 9 ans, il n'a écouté personne, il n'était sûr d'avoir raison. C'est la catastrophe partout.
C'est quoi vous dites qu'ils ne se remettent pas aux questions ? Qu'est-ce que...
Quoi ? C'est simple. La politique qu'ils ont appliquée, en gros, sur le plan économique, c'est une politique de l'offre.
Vous considérez qu'ils sont disqualifiés ? Pour la suite, c'est ça que vous voulez dire.
Moi, si vous voulez, j'ai une approche, comme dans la vraie vie, je considère que tout le monde peut se remettre en question. Vous voyez, je n'excommunie personne.
Encore que... Politiquement, oui. Et Isabelle Borne et tous diraient qu a été nuls.
Ça ne coûte rien, ça, de dire qu'on était nul. Non, mais par contre, ce qui pourrait se passer, c'est que moi, j'entends Edouard Philippe et Gabriel Attal. Et notamment Edouard Philippe, il est très clair. Il dit, nous, on a appliqué la politique de l'offre, c'était super, ça a super bien marché. Oui, on voit le résultat et il faut la continuer. Je suis désolé, c'est lui qui se disqualifie. Parce que sa politique économique, c'est un échec et ils veulent continuer la même chose.
D'accord, mais personne ne vous oblige à voter pour lui. C'est ça que je suis en train de dire. Je suis en train de dire qu'il y a quelque chose, une espèce d'élément qui rend tout absolument tordu. C'est l'émite terme, comme tu le disais tout à l'heure. C'est les élections pour Netanyahou. Ce sont tous des gens qui sont en prêt. Alors, Poutine, ce n'est même pas des élections, c'est sa croisade sur la décadence de l'Europe. C'est-à-dire qu'on est complètement décadent dans une... Mais tout ça... On peut l'analyser. Mais ce sont justement des éléments qui peuvent influencer nos choix et la façon dont on réagit à ce qui se passe en se disant que si on a un bilan économique catastrophique, un bilan, une image à l'étranger qui va, les touristes ne viendront pas. Je suis d'accord. Bien sûr. Comment on fait pour redresser les choses ? Il y a des élections, c'est fait pour ça. Et à demander aux candidats de faire des propositions qui tiennent la route.
Sauf que le problème, c'est que les élections, elles sont quand même largement… Je dirais insuffisante parce qu'on a un niveau de débat public honnêtement qui n'est pas au niveau. Les analyses ne sont pas au niveau. Non, non, mais c'est une responsabilité collective, vous voyez, bien sûr. Mais ce n'est pas au niveau. Les politiques ne sont pas au niveau pour la plupart du temps. Notamment, je veux dire, le bloc central qui est le bloc respectable, entre guillemets, il devrait se remettre en question, vous voyez, pour essayer de dire faisons le bilan de ce qu'on a fait. Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Globalement, rien n'a marché. Et on est en train de s'entêter dans les solutions qui n'ont pas marché.
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