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À six mois de l'élection présidentielle, ils sont deux candidats que rien n'atteint, qu'aucune polémique ne fait vaciller et qui continuent de galoper en tête des intentions de vote. Marine Le Pen, que les violences du 17 octobre propulsent à un niveau stratosphérique, au-delà des 35% d'après la dernière vague de sondage. Jean-Luc Mélenchon, loin derrière, mais qualifié pour le second tour dans tous les cas de figure. Mélenchon, Le Pen, le parti de la rue contre celui de l'ordre, comme le note Jérôme Fourquet, ces deux-là ne cessent de mettre en scène leur combat. et de le souhaiter. Ils ont aussi la particularité de faire l'unanimité contre eux, mais plus, plus avec le même degré d'hostilité. Les critiques sont maintenant bien plus fortes contre Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis accusé d'attiser les violences. Accusé par tout le monde, droite, centre, gouvernement, gauche modérée, extrême droite, au point que le président du Sénat, Gérard Larcher, après Bruno Retailleau, parle d'interdire LFI, comme on dit sous un groupuscule violent ou raciste. Pourtant, à y regarder de près, le dossier d'accusation semble bien mince. Une note de renseignement révélée par le Figaro indique qu'une vingtaine d'élus nationaux LFI sont allés soutenir des lycéens en grève. Et alors ? Est-ce que cela fait des insoumis les marionnettistes d'un mouvement dont chacun... admet la légitimité, y compris le président dans son allocution de dimanche. En réalité, les adversaires de Mélenchon devraient être jaloux de sa capacité à flairer les colères. La lecture de son blog nous montre qu'il a saisi très tôt le potentiel politique de la crise lycéenne et étudiante. Il faut accompagner cette période de mobilisation et de prise de conscience politique en lui ouvrant un débouché sur 2027, écrivait-il dès le 3 octobre. Mais cette implication dans un mouvement de jeunesse, ses appels à la révolte, ou même les liens de LFI avec le groupe d'Issouge, la jeune garde, ou avec le NPA de Philippe Poutou, suffisent-ils à faire de Mélenchon un complice des désordres ? Pour vous, il n'a pas de responsabilité dans les violences du week-end ? Il a expliqué dix fois, et encore hier soir, son refus de la violence, mais, les mots ont leur importance, il refuse tout autant de la condamner. La violence aveugle qu'il dénonce est celle de la police. Jamais celle des casseurs. Toutes les sociétés sont en proie à des pulsions, a-t-il minimisé l'autre soir sur LCI. Les attaques contre les forces de l'ordre des policiers blessés, cela fait partie, je cite, des risques du métier. Jean-Luc Mélenchon est donc le seul à refuser de choisir entre les policiers et les pillards, ce que lui demandait Sébastien Lecornu. Il est en vérité le seul à tenir un discours qui peut être entendu, approuvé. par les émeutiers, les violents, les délinquants. C'est aussi une clientèle électorale. Et d'autres mots importants pour finir ? Ce que Mélenchon a posté hier en réaction aux réquisitions du parquet de Paris contre l'eurodéputé Rima Hassan, poursuivi pour apologie du terrorisme. Dis-moi avec sursis, je cite, la Macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de la servilité devant les demandes de Netanyahou. Si l'on résume, nos gouvernants et nos juges sont aux ordres d'Israël. Cela aussi. est à verser au dossier Mélenchon.
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