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J'ai un message personnel à Gérard Larcher, président du Sénat. Lui et moi, vous allez voir comme on est vieux, il n'y a pas que moi de vieux, il y a aussi lui. On est arrivés au Sénat en même temps. D'accord ? Donc il y avait le bureau d'âge. À un bout, il y a un type invraisemblable avec une chemise à gros pieds de poule, c'est moi. Et de l'autre côté, il y a lui. On est arrivés en même temps. Donc on se connaît. J'ai même supporté, parce que vous savez que moi je suis clivant, mais eux sont tout en rondeur, enfin en apparence, mais aussi dans les faits. Mais j'ai le droit, moi, j'ai le droit. Mais oui, c'est lui qui a dit. À la radio, on lui dit, qu'est-ce que vous dites à Mélenchon ? Il a répondu, ferme ta gueule. Et l'autre, il veut me pisser dessus. Mais moi je suis clivant. Eux, ils ont le sens des nuances. Allons, allons, la bourgeoisie m'aura pris pour son domestique. Il y a erreur sur la personne. Donc je dis à Gérard Larcher que quand on est le président du Sénat et qu'on est dans une période de crise sociale qui par transcendance de la crise sociale est devenue une crise politique et qui par transcendance de la crise politique, parce que le président parle pour ne rien dire et s'en va pendant quatre jours, pourrait devenir une crise de régime. Alors il doit se rappeler. Que si, par extraordinaire, le président de la République, considérant les événements comme ils sont, venait à conclure que les six mois qui arrivent sont de trop et qu'il s'en va avant, c'est lui qui sera président de la République par intérim, Gérard Larcher. Donc je lui demande de ne pas se comporter comme le petit télégraphiste et perroquet de monsieur Rotaillot, le chef de son parti. Parce que comme on lui a demandé son avis, il a répondu... que, oui, la question de notre dissolution se pose. Voilà pourquoi je vous ai dit, camarades, c'est des jours importants qui se déroulent là. C'est le numéro 2 de l'État qui dit que la question de la dissolution du mouvement insoumis, qui siège avec 71 députés à l'Assemblée nationale, avec deux sénateurs au Sénat, avec neuf députés, avec une dizaine de maires, peut être dissous. Pourquoi ? sans qu'on vous dise une seule fois pourquoi ils ont jeté de l'huile sur le feu. De quoi vous parlez ? Dites des noms, dites des paroles, dites des phrases. Montrez-nous, puisque vous êtes si malins.
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