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Je pense qu'il nous faut, dans une crise comme celle-ci, marcher avec beaucoup de calme, beaucoup de sang-froid, sur deux jambes, et dans la plus grande des clartés. Et vous l'avez fait, et je vous en remercie, quels que soient nos désaccords. Le premier, c'est le refus de la violence. J'y reviendrai sur les différentes questions au gouvernement qui va m'être posée, parce qu'il ne faut pas se tromper sur le diagnostic de ce qui s'est passé samedi dernier. Je suis déjà revenu à de nombreuses reprises. Certaines choses n'ont pas fonctionné, certes. La réalité, c'est qu'il faut être aveugle désormais pour ne pas voir que la menace et le mode opératoire de celles et ceux qui s'en sont pris aux forces de l'ordre, aux institutions de la République, à la mairie de Limoges, qui ont voulu marcher de manière insurrectionnelle sur l'Elysée, est un mode opératoire qui était nouveau, nouveau, articulé sur le terrain. numérique et vous avez raison de le dire tout cela n'a rien à voir avec un mouvement social n'a rien à voir avec mobilisation syndicale n'a rien à voir avec une mobilisation politique traditionnelle mais si on n'en fait pas le distinguo avec clarté des gens ne comprend pas ce qui s'est passé en matière de maintien de l'ordre parce qu'on était sur quelque chose qui était autrement plus dur que tout ce qui a été connu jusqu'à présent y compris y compris dans une porosité entre d'une part des actions de délinquants qui crée confusion et saturation pour les forces de l'ordre et action ciblée de groupes de l'ultra-gauche. Beaucoup de questions seront posées à moi-même ou au ministre de l'Intérieur. On aura l'occasion d'y revenir parce que si la classe politique ne voit pas exactement ce qui s'est passé samedi dernier, on aura du mal évidemment à comprendre ce qui peut se passer dans les mois qui viendront.
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