Chargement...
Chargement...
celles et ceux qui se sont mobilisés pour préparer cette soirée, qui ont tracté, collé et qui ont organisé tout ça aujourd'hui. Je voudrais un tonnerre d'applaudissements pour les camarades.
Merci
à vous. Je voudrais vous dire que je suis très heureuse d'être parmi vous ce soir. Un Montbéliard n'a rien d'anodin pour moi. Je suis née et j'ai grandi ici, à la petite Hollande, à quelques centaines de mètres. Mon histoire familiale est intimement liée à celle du monde ouvrier et populaire du pays de Montbéliard. Et cette histoire a profondément marqué mes choix, mes engagements et mes combats. soir ensemble, c'est parce que nous voulons tous et toutes tourner la page de ces dix années de macronisme. Dix années de politique injuste, de recul des droits sociaux, d'inaction climatique et de violence envers celles et ceux qui refusent de se résigner. Le mouvement lycéen auquel nous assistons ces dernières semaines est un formidable vent d'espoir. Nous avons tous et toutes été impressionnés par le niveau d'analyse de la situation politique globale de nos jeunes à travers leurs slogans, leurs écrits, leurs revendications et leurs attitudes responsables. Nous devons continuer à les soutenir et à dénoncer les violences policières qu'ils subissent et la stratégie de pourrissement du gouvernement qui attise les tensions. Ce week-end encore, notre pays a connu des événements qui illustrent la crise profonde que nous traversons. Et selon ces incapables qui nous gouvernent depuis dix ans, les responsables ce seraient les insoumis. Mais la réalité, c'est que depuis trois semaines, nos députés, nos élus et nos militants sont aux côtés des lyciens et partout où nous sommes présents, ça se passe bien. Les enseignants, les insoumis qui assurons la sécurité de nos jeunes. Dans quel pays sommes-nous pour que l'Etat soit aussi défaillant ? Alors vos leçons, messieurs Macron, Lecornu, Nunez et toute votre clique, vous pouvez vous les garder. Les incompétents, c'est vous. Les irresponsables, c'est vous. Personne n'est dupe. Leurs accusations à notre rencontre sont là pour cacher leurs responsabilités. Depuis trois semaines, ils n'ont apporté aucune réponse de fond à nos jeunes. Quand j'étais lycéenne ici, au lycée Le Grand Chénois, qui est devenu le lycée Germaine Thillon, comme vous le savez, nous bloquions l'entrée de l'A36 près des usines Peugeot. Nous nous mobilisions sans avoir cette peur au ventre, celle de rentrer chez nous avec un oeil crevé ou une main arrachée. Imaginez la même scène aujourd'hui. Aujourd'hui, nos jeunes sont gazés, éborgnés, mutilés. Et d'ailleurs, la répression qui s'est abattue sur les jeunes du lycée Germaine-Tillon en mai dernier, ici à Montbéliard, préfigurait déjà des événements de cette rentrée. En tant que parents, enseignants et citoyennes, je suis révoltée de voir comment la jeunesse de notre pays est traitée. Notre jeunesse n'est pas une menace, elle est notre avenir. Et cette jeunesse se mobilise pour une bonne raison. Elle veut pouvoir étudier dans de bonnes conditions et construire son avenir. En tant qu'enseignante, je constate depuis des années la destruction méthodique de notre école publique par les politiques libérales successives. Et cela me met particulièrement en colère parce que je dois tout à l'école de la République. Je suis issue d'un milieu ouvrier et populaire. Je sais ce que l'école devrait encore permettre. L'émancipation, l'accès au savoir, la possibilité de choisir sa vie plutôt que de la subir. Aujourd'hui, le quotidien de nos jeunes, ce sont des bâtiments dégradés, des emplois du temps désastreux, notamment du fait de la réforme blancaire, des milliers d'heures de cours non remplacées, faute de personnel, une sélection toujours plus brutale avec Parcoursup, des familles et des étudiants qui s'appauvrissent. Nos jeunes ne demandent pas la lune. Pour répondre à leurs revendications, il faut supprimer Parcoursup, mettre 10 milliards sur la table. 10 milliards pour notre jeunesse et pour l'avenir de notre pays. Et là, tout de suite, je dis 10 milliards, et là, qu'est-ce qu'on nous dit ? On nous parle de la dette. Alors parlons-en de la dette. Les politiques macronistes, c'est 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires en 10 ans. Voilà ce que nous a pondu le Mozart de la finance. Pourquoi faire des cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises ? Les aides aux entreprises ont atteint 166 milliards d'euros par an, selon les chiffres de Bercy. Alors cet argent, est-ce qu'il est investi dans l'emploi, les salaires, la bifurcation écologique ? Vous connaissez la réponse puisque vous la vivez dans votre quotidien. Et pendant ce temps, les grandes entreprises distribuent des dividendes à gogo. Au deuxième trimestre 2026, elles ont versé 61 milliards d'euros à leurs actionnaires, placés qui placent notre pays au premier rang européen et au deuxième rang mondial. Et je pense que Stellantis, ce n'est pas le dernier. Voilà où est notre argent, voilà où est notre argent. Et de l'argent, il y en a. La question c'est de savoir où nous allons le chercher et ce que nous allons en faire. Nous proposons notamment de rétablir l'impôt sur la fortune, de lutter contre l'évasion fiscale avec l'impôt universel et de faire contribuer les patrimoines les plus élevés, notamment avec la taxe Zuckmann. La France est un pays riche ! La France est un pays riche. Le problème n'est pas l'absence de richesse, le problème c'est sa répartition. Nous voulons que cette richesse serve à financer l'école, l'hôpital, les transports, les salaires et la bifurcation écologique plutôt que d'enrichir toujours davantage une minorité. Et c'est ce que nous mettrons en œuvre en 2027. Je voudrais maintenant revenir sur l'histoire du pays de Montbéliard parce que lorsque je vois le Rassemblement National y prospérer, je pense à notre histoire. Et je veux dénoncer l'imposture de ce parti de la haine et de la division. Tout à fait. Mon grand-père est arrivé ici au début des années 50. Il venait du Sud. Il a quitté sa terre natale avec sa femme et ses enfants pour venir travailler dans l'Est parce que Peugeot avait besoin de bras. Comme lui, des milliers d'hommes et de femmes sont venus construire leur avenir ici et beaucoup après avoir traversé la Méditerranée. Notre histoire ouvrière, c'est aussi une histoire de migration. Et quand on parle de Peugeot Sochaux, il faut se souvenir de ce que représentait cette usine. Ce n'était pas simplement une entreprise derrière des grilles, c'était tout un monde. Des milliers d'emplois, des sous-traitants, des commerçants, des services, l'EFC Sochaux, premier grand club professionnel de France, les activités culturelles et sportives du comité d'entreprise. C'était un écosystème entier, une vie collective, des solidarités, une fierté ouvrière. Et c'est cela qu'on oublie parfois lorsque l'on parle de désindustrialisation. C'est tout notre environnement qui s'écroule et des familles qui voient leur avenir fragiliser par les décennies de politique libérale. Et c'est sur cette colère, sur la peur du déclassement et sur le sentiment d'abandon des classes populaires que le Rassemblement national prospère tel un vautour. Il prétend être le parti des ouvriers, le défenseur du pouvoir d'achat et le rempart contre la casse des services publics. Mais regardons ses votes à l'Assemblée et son programme. Marine Le Pen annonce 140 milliards d'euros d'économie nette d'ici 2032. Mais qui va payer ? Les patients, les soignants, les familles ? Celles et ceux qui ont déjà plus de services publics en bas de chez eux ? Ce programme n'est pas une affaire lointaine qui concernerait Paris. C'est le projet du Rassemblement national pour notre pays. Et sa députée du pays de Montbéliard, Géraldine Grangier, doit s'expliquer sur ce projet et sur ses votes à l'Assemblée nationale. De leur imposture, ils prétendent défendre les travailleurs mais détournent leur colère vers des boucs émissaires au lieu de s'attaquer aux véritables causes de leurs difficultés. Cette terre ouvrière, nos parents et nos grands-parents l'ont bâtie de leurs mains, d'où qu'ils viennent. Alors ce soir, à Montbéliard, on peut le dire à tous ces rageux, à tous ces fachos, on est chez nous ! Notre pays, ce n'est pas opposer les travailleurs entre eux, ni promettre des lendemains meilleurs en préparant des économies dont les plus fragiles paieront le prix fort, tout en continuant de préserver les puissants. C'est investir dans notre industrie, c'est protéger nos emplois, c'est augmenter les salaires, c'est donner à nos hôpitaux, à nos écoles et à tous les services publics les moyens de remplir leur mission. C'est défendre la dignité de toutes celles et ceux qui font vivre ce pays. C'est faire le choix de la solidarité plutôt que celui de la division. C'est refuser que notre histoire ouvrière, faite de travail, de lutte et de migration, soit confisquée par celles et ceux qui veulent dresser les gens contre les uns et les autres. Et c'est nous préparer à faire face au réchauffement climatique. Et c'est ce que nous ferons lorsque nous gagnerons en 2027. Car oui ! Oui, nous allons gagner. Nous allons gagner parce que nous savons qu'un autre partage des richesses est possible. Nous allons gagner parce que nous croyons en notre peuple, en sa capacité à se mobiliser et à reprendre son destin en main. Alors ici, à Montbéliard, continuons à nous mobiliser, à convaincre et à porter l'espoir. Pour notre jeunesse, pour celles et ceux qui travaillent et qui créent la richesse de ce pays, pour nos services publics et pour toutes celles et ceux qui refusent de se résigner. Ensemble, nous allons tourner définitivement la page du macronisme et ouvrir un avenir pour notre pays. Pour accueillir nos deux invités, je voudrais reprendre les mots de notre candidat Jean-Luc Mélenchon. sommes le camp des oubliés, des sans-paroles et des humiliés. Mais quand nous sommes ensemble et que nous sommes en force, alors cette force... rejaillit sur chacun d'entre nous. Et on n'est plus tout seul. Et on est plein d'espérance. Demain va venir jusqu'à vous, jusqu'à nous. Merci. Maintenant, je vais vous demander d'accueillir avec un tonnerre d'applaudissements celui qui nous représente si fièrement dans les médias et encore aujourd'hui à l'Assemblée nationale, notre
coordinateur de la France insoumise, député des Bouches-du-Rhône.
qui a dit ceci, qui nous a dit ceci, qui m'a dit ceci quand je suis allée devant son lycée et qu'il bloquait. Ce que nous vivons aujourd'hui, ce n'est pas seulement notre problème, c'est le problème de notre société. Ils sont dans un état absolument déplorable. En réalité, ils parlent de la société de demain. Parce que dans une société où on n'apprend plus correctement, c'est les savoirs de demain, c'est l'innovation de demain, ce sont les technologies de demain qui sont en danger. Donc évidemment qu'ils se battent pour tout le monde. Et nous demandons avec eux les 10 milliards sur la table dans le prochain budget pour avoir une école publique à peu près convenable pour pouvoir travailler correctement. Les 10 milliards, il nous les faut. Ce soulèvement, ces mobilisations... quelque chose de très concret à mettre dans le budget. Le gouvernement et l'Assemblée nationale doivent mettre ces 10 milliards de plus pour l'éducation nationale. Je veux dire aussi qu'ils se battent pour nous quand ils se battent contre l'individualisation des parcours. contre la compétition entre chacun qu'a institué Parcoursup et qui laisse 100 000 jeunes et même plus de 100 000 jeunes chaque année sur le carreau qui ne peuvent accéder à aucune formation de l'enseignement supérieur alors même qu'ils ont le bac. ça à ces jeunes, ils demandent ça pour nous tous. On veut une société de l'entraide et du collectif et pas une société de chacun pour soi. C'est ça qu'ils demandent avec l'abrogation de Parcoursup. Applaudissements Applaudissements Applaudissements Applaudissements Applaudissements Moi je vais vous parler aussi d'autre chose qu'un prix avec lequel Edors Philippe nous a dit avec grand mépris mais ça c'est nul. C'est quand les jeunes ont dit, quand Edouard Philippe a dit des jeunes, la cantine c'est pas bon, voilà pourquoi ils se battent. Mais je suis désolée, la cantine c'est pas bon, c'est un mot d'ordre très très important, en réalité. C'est très important de dénoncer la cantine qui est pas bonne. Parce qu'en réalité c'est le seul repas sain et suffisant chaque jour pour une tonne de gamins. C'est le moment où un enfant peut manger bio et sans pesticides, et le seul moment bien souvent où il peut manger bio et sans pesticides. Voilà pourquoi pour nous c'est très important de dire que la cantine c'est pas bon. Voilà pourquoi nous nous demandons les cantines 100% gratuites, bio et locales. Nous le ferons en 2027 si nous gagnons. Et ce ne sera pas seulement pour que nos enfants mangent bien et bio, d'ailleurs tout le monde veut manger bio s'il en a les moyens. Vous savez, le gouvernement, les ceux de droite, d'extrême droite, la Macronie, enfin tout ça, ils nous disent à chaque fois, non mais le bio, il n'y a pas le marché. Il n'y a pas de marché. Évidemment, il n'y a pas de marché, vous avez le prix du bio. Donc évidemment, quand tu es au SMIC, tu ne peux pas te payer le bio. En fait, nous, ce qu'on veut, c'est que tout le monde puisse payer le bio, c'est que tout le monde puisse avoir un salaire suffisant pour manger de façon saine. Évidemment que tout le monde veut que ces gamins mangent sans pesticides et aimeraient pouvoir tout acheter bio. Voilà pourquoi de demander une cantine 100% bio, et nous le ferons au bout de cinq ans, toutes les cantines seront 100% bio, et nous mettrons les moyens de l'État pour ça. Voilà pourquoi c'est extrêmement important. C'est la santé de nos gamins, mais c'est aussi la santé de nos sols, la santé de tous nos cours d'eau. ce que c'est la cantine 100% bio et plus que ça encore. Plus que ça. Et ici à Montbéliard, je sais qu'on est dans le pays du comté, je sais qu'on est dans une terre agricole. Plus que ça. Nous, nous voulons installer et nous installerons 400 000 paysans de plus, justement parce qu'on leur a créé les débouchés. Cette jeune, quand elle dit, cette lycéenne, quand je ne me bats pas seulement pour notre problème à nous les jeunes, mais pour le problème de notre société, eh bien, je ne sais pas vous, mais moi, il y a pas mal de lycéens qui m'ont parlé du fait qu'ils ne croyaient plus à la réussite à l'école, qui leur permettrait la réussite dans la vie. C'est vrai ça, quand ils voient leurs parents qui travaillent et qui gagnent de moins en moins. Il faut vous rendre compte qu'on est dans un moment dramatiquement inédit, c'est-à-dire où le salaire moyen a diminué en 6 ans. Le salaire actuel est plus faible que celui d'il y a 6 ans. Alors que vous le savez évidemment, dans le même temps, les patrimoines ont été multipliés par deux. Et qu'est-ce qui se passe ? Et bien eux, maintenant, ils sont dans une société d'héritier, où ils voient qu'en fait, pour réussir dans la vie, il faut surtout être bien né. Et que le mérite consiste à être né dans la bonne famille avec les bons parents. Et que finalement, réussir à l'école, soit j'aurai un salaire, même si je pose bien, j'aurai quand même des gros risques d'avoir un salaire qui ne me permet pas de vivre dignement. Ou pire encore, je voudrais trouver un job et puis je n'en trouverai pas. Il faut quand même se souvenir qu'il y a 6 millions de chômeurs pour 400 000 emplois vacants et qu'il ne suffit pas de traverser la route pour trouver un boulot. N'est-ce pas ? Dénonçons cette société d'héritiers. Et je le dis, nous augmenterons les droits de succession au-dessus de 500 000 euros. Mais rassurez-vous, il y a le tiers de la population qui n'hérite de rien. Il y a la moitié de la population qui hérite de moins de 70 000 euros. Et sachez que quand on dit qu'on prendra tout au-dessus de 12 millions d'héritages, ça concerne un héritage sur mille. Et vous savez ce qu'on fera avec ça ? Si vous taxez tout au-dessus de 12 millions d'héritages, pas en dessous, ça laisse quand même pas mal, 12 millions d'héritages, ça va ? Et bien avec ça, c'est-à-dire 15 milliards d'euros, vous pouvez verser une autonomie pour chaque jeune en formation, pour qu'il puisse vivre dignement. Vous rendez compte ce qu'on peut faire avec ? Voilà la nouvelle France que nous voulons. Et voilà la nouvelle France qu'ils défendent. Ils défendent aussi une nouvelle France qui se prépare au changement climatique. Parce que quand ils nous disent devant les lycées « Mais en fait, moi je me mobilise parce qu'ils faisaient 40 degrés dans la classe cet été, au mois de mai, au mois de juin, et puis en rentrant septembre aussi. Et puis on sait que cet hiver, par contre, ce sera glacial. » Et alors quand ils demandent la rénovation des bâtiments, de leur école, parce qu'ils savent qu'en fait c'est possible de faire autrement, et bien en fait ils nous parlent de nous toutes et tous. Parce que par ailleurs c'est des jeunes qui bien souvent dans les quartiers populaires ont aussi subi tout l'été. Les bâtiments surchauffés. Et en fait, il nous parle à nous tous pour nous dire que la société d'aujourd'hui, il faut la préparer au changement climatique. Et oui, nous, nous rénoverons 700 000 logements par an. Et nous y mettrons les moyens. Parce que c'est toujours les classes populaires qui trinquent quand il n'y a pas de rénovation des bâtiments, quand il n'y a pas de rénovation des logements. Quand même dans un bâtiment, dans un logement social rénové, en réalité, il n'y a ni volet ni store. Ce sont les classes populaires qui trinquent. Et donc nous y mettrons les moyens, nous mettrons 700 000 logements rénovés, nous bâtirons d'ailleurs 400 000 logements par an. Voilà la nouvelle France et la relance écologique et sociale que nous ferons. Et donc, ce que je veux vous dire, finalement, en prenant un peu ce que portent tous ces jeunes, Ce que je veux vous expliquer, c'est cette nouvelle économie des besoins que nous voulons construire pour 2027. Vous savez, Macron nous a plongé dans un gouffre économique absolument terrible. Il y a un record de défaillance d'entreprises en France. Il n'y a jamais eu autant de défaillance d'entreprises en France, particulièrement les petites et moyennes entreprises. Il n'y a jamais eu une telle baisse du salaire réel, je l'ai dit, mais il n'y a jamais eu une telle baisse des investissements privés. Et puis on est quasiment en récession économique. Donc tout ça avec une dette et un déficit budgétaire qui explosent. Donc ce que je veux vous dire c'est que le Mozart de la finance... a en fait produit un désastre, à la fois de la finance, de l'économie, de l'emploi, tout ce que vous voulez. Donc c'est vrai qu'on va reprendre la France dans un état quand même assez désastreux. Mais ce que je veux vous dire, c'est que de toute façon il n'y aura pas le choix que d'une rupture. On ne peut pas sortir de ce gouffre économique par des mesurettes. On ne peut pas sortir de ce gouffre économique par un programme qui ressemblerait à celui de monsieur Macron, suivez mon regard. Il ne peut y avoir qu'une rupture écologique, sociale et démocratique très importante avec tout ce qui s'est passé. Un virage à 180 degrés. Et quand on dit dans notre programme, rien que le programme, tout le programme, c'est parce que tout se tient, et qu'on ne peut pas prendre quelques mesurettes les unes après les autres, et je vais vous l'expliquer maintenant, si on veut une vraie relance écologique et sociale dans ce pays, alors on doit effectivement rompre et mettre en oeuvre l'ensemble du programme que nous construisons jour après jour, avec les citoyens, avec les insoumis, avec tous les élus que nous sommes, et je vais y arriver maintenant. proposons, c'est, vous le savez, une planification sur la base des besoins. Et nous allons d'ailleurs, et nous le faisons depuis maintenant un mois, sortir, et nous sommes les seuls à le faire, aucune autre force politique n'a bossé comme nous le faisons. Nous allons sortir filière par filière. On l'a fait déjà pour le bâtiment et l'automobile. On va le faire pour chacune des filières. Nous allons sortir des grands plans d'investissement. qui donne des objectifs concrets, qui dit combien nous allons investir. D'abord, je vais vous dire comment nous allons nous y prendre. Nous allons d'abord planifier. Alors là, on nous dit que c'est le gosse plan. C'est l'URSS, la Russie, Cuba, Venezuela, tout ce que vous voulez. De toute façon, on a toujours les mêmes caricatures. En réalité, je rappelle que le plan, la planification, en France, c'est de Gaulle. Je veux dire, des fois... Parfois je me demande si on n'est pas plus gaulliste de ce point de vue-là que de toute façon toute la droite, l'extrême droite et la Macronie réunies. Nous allons faire un plan. Contrairement à Macron qui en fait nous fait complètement naviguer à vue, sans objectif, qui distribue des aides de 111 milliards d'aides publiques, sans contrepartie, sans plan, sans cap, sans objectif, sans logique, on ne comprend rien. Si ce n'est qu'il arrose les grandes entreprises et ses amis avec toutes ses aides publiques. Nous, nous allons tout remettre en ordre et de façon planifiée. D'abord, je veux rappeler que l'investissement public dans ce pays, vous avez tous les macronistes, l'extrême droite d'ailleurs, qui hurlent en disant qu'on dépense trop. Sachez que l'investissement public dans ce pays a été divisé par 6 depuis les années 70. On faisait 3% d'investissement public dans la richesse totale de la France. Aujourd'hui, on ne fait plus que 0,5%. C'est vous dire à quel point ils ont massacré l'investissement public. Nous, on va remettre l'investissement public à la hauteur des enjeux de demain. Et vous savez quoi ? En fait, la France, malheureusement, aujourd'hui, on a un gouvernement qui est vraiment... Le dernier des derniers des imbéciles de l'Europe. Parce qu'en réalité, même l'Allemagne a annoncé des centaines de milliards d'investissements. Toutes les grandes puissances économiques aujourd'hui annoncent des centaines de milliards d'investissements, annoncent qu'ils vont mieux protéger leur économie. Mais vous avez Macron et l'extrême droite d'ailleurs réunis qui ici en France disent « Ah mais non, non, non, on va continuer notre cap néolibéral et être les derniers des imbéciles des néolibéraux du monde. » Parce qu'il ne reste plus beaucoup des néolibéraux aussi imbéciles que ça. En réalité, on a changé de monde aujourd'hui. C'est-à-dire que les grandes puissances, elles protègent, elles investissent. C'est ce que nous allons faire sur la base des besoins du peuple, des besoins humains. Et c'est ça que je veux vous montrer. Nous le ferons comment ? D'abord, en conditionnant toutes les aides publiques. Pas une seule aide publique ne sera versée sans conditions sociales, sans conditions de maintien de l'emploi, sans interdiction de délocalisation. conditionnés aussi à la transition écologique. Et puis, ils nous feront quelque chose aussi qui permet de se réapproprier notre épargne. Je m'explique. Aujourd'hui, il y a soi-disant un pôle public financier, avec notamment une banque publique d'investissement. Quelqu'un en a entendu parler ? La BPI ? Il y a un directeur qui est là depuis 2013, nommé par François Hollande d'ailleurs, soit dit en passant. L'ABPI, d'ailleurs monsieur Dufour qui fait absolument pas son travail de banque publique, fait tout autre chose, commentateur politique. Hier il nous a dit qu'il fallait supprimer les réseaux sociaux pendant les manifestations lycéennes parce que quand même c'est pas bien. Cette banque publique soi-disant d'investissement, il faut savoir qu'en réalité, elle se comporte comme une banque privée au service des copains de Monsieur Dufourc et d'autres. Par exemple, le premier fonds d'investissement, oui, parce que cette banque publique, en plus, non seulement elle n'aide pas des industries et des usines en difficulté, mais elle finance massivement des fonds d'investissement. Savez-vous quel est le premier fonds d'investissement financé par la banque publique d'investissement ? Un fonds qui s'appelle KT Capital, dans lequel travaillent le fils de M. Dufourc, le directeur de la BPI, et le fils de M. Pouyanné, le PDG de Total. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que nous romperons... avec la République des copains. Et nous ferons de la banque publique d'investissement une véritable banque publique des besoins. Nous aurons un véritable pôle public bancaire qui justement prêtera, aidera, prendra des participations dans toutes les entreprises dont nous avons besoin avec des activités qui seront utiles à la bifurcation écologique. Parce que le drame d'aujourd'hui, c'est que la chute de cet investissement public fait que nous sommes dans l'impréparation totale par rapport aux grands enjeux de demain. particulièrement à l'enjeu climatique. Nous allons justement faire en sorte que nous n'ayons pas, comme ça s'est passé cet été, 16 milliards de coûts de la canicule par totale impréparation au changement climatique. Et justement, non seulement ça ne coûtera pas plus cher, Mais ça va nous permettre de ne pas plomber la dette demain et de ne pas plomber le déficit demain. Parce que ne pas se préparer au changement climatique, ne pas transformer notre production et notre consommation, c'est demain plomber notre dette et plomber notre déficit par des coûts ahurissants comme on a eu cet été, en plus évidemment des coûts dramatiquement humains. Quand il faudra, nous nationaliserons également. Vous savez que nous en sommes battus pour la nationalisation Barcelormittal. Nous avons obtenu deux fois un vote majoritaire à l'Assemblée nationale, ce qui fait qu'aujourd'hui il manque encore un dernier vote au Sénat. Mais ce qui fera que quand nous arriverons au pouvoir en 2027, nous pourrons nationaliser ArcelorMittal directement parce que nous aurons déjà fait le travail parlementaire. Et nous ne serons pas fébriles devant ça. Parce que chaque fois par ailleurs qu'il faudra défendre notre souveraineté économique et industrielle, nous ferons tout ce qui est nécessaire. Et j'en arrive maintenant à l'industrie parce qu'on est aussi dans un territoire... En tout cas, qui a été très industriel et qui malheureusement a été frappé de désindustrialisation. Et je veux vous dire ça aussi. C'est que, contrairement au RN qui vient faire des courbettes aux ouvriers, mais qui en réalité ne soutient que des mesures de destruction de l'industrie au service des grands patrons et des grandes fortunes, contrairement au Rassemblement national, nous nous mettrons en oeuvre très pratiquement des mesures et un programme qui permettra de réindustrialiser massivement ce pays. juste un pays de parc d'attraction et de plateforme logistique, même si j'aime bien les parcs d'attraction. Nous voulons avoir un pays qui produit ce dont il a besoin pour ne pas être totalement dépendant de grandes puissances étrangères. Prenez les carburants. Nous sommes aujourd'hui dépendants massivement en termes de diesel des USA et de monsieur Trump. Ceci sera terminé avec nous. Nous construirons notre indépendance économique et stratégique chaque fois qu'il y en aura besoin. Et puisqu'on est dans un pays, le pays de Montbéliard, qui a eu une grande industrie automobile, et qui, je l'espère, demain, retrouvera une grande industrie automobile, je veux dire ceci aussi. C'est que d'abord, nous sommes en soutien des luttes de tous les salariés. Je sais qu'ici, il y a des luttes, par exemple, des salariés de Forvia, qui se battent contre les suppressions d'emplois. qui a été bradé et accaparé, notamment par un fonds américain qui s'appelle Apollo, et qui est en train de saccager cette entreprise. C'est le plus gros fonds d'investissement mondial, Apollo, un fonds américain, qui est en train de reprendre nos industries les unes après les autres, et qui a repris notamment toute une partie de Forvia. Je veux dire ceci aussi, avec nous, ce ne sera plus possible. D'ailleurs, demain, dans la niche parlementaire, je vais défendre avec la France insoumise une proposition de loi d'un contrôle massif et très drastique de tous les investissements étrangers pour empêcher tous ces fonds prédateurs de prendre une par une nos usines pour les brader et les saccager, uniquement pour aller nourrir des grands profits, des grandes fortunes. L'automobile, c'est 140 000 emplois en moins en 12 ans. 140 000 emplois. C'est, je sais ici, des fermetures d'usines massives. Mais par exemple, chez moi, en Seine-Saint-Denis, c'est la dernière usine automobile qui a disparu il y a deux ans, Emma France. Pourquoi ? Parce que Stellantis, et bien maintenant, ne s'approvisionne plus en France, mais s'approvisionne ailleurs pour ses équipements. L'effondrie de Bretagne. Vous savez qu'ils viennent là, il y a quelques jours, d'être en liquidation judiciaire. Là, c'est Renaud qui leur a dit « tchao, je vais aller prendre mes équipements ailleurs ». Et même l'assemblage, le dernier site d'assemblage de Stellantis à Poissy en Ile-de-France, ils ont annoncé que d'ici deux ans, ils ne feront plus d'assemblage d'automobiles. Et je sais qu'ici... Dans le pays de Montbéliard et plus largement, les usines aussi d'automobiles ferment les unes après les autres. Ce que je veux vous dire, c'est que nous, nous avons d'ailleurs sorti un grand plan automobile. On était d'ailleurs au salon de l'automobile avec Manuel Bompard, qui va arriver tout à l'heure. Nous étions dans le salon de l'automobile pour présenter notre plan d'investissement. Nous nous sommes fixés, d'ici 5 ans, la production en France, non plus de 300 000 voitures électriques, mais de 2 millions de voitures électriques par an. Et nous le ferons avec les moyens, et nous l'avons travaillé avec tout un tas d'experts, avec des représentants de salariés, avec des économistes, avec des patrons de petites entreprises aussi, avec tout plein de monde. On a bâti tout un plan d'investissement qui permet d'arriver à cet objectif. 2 millions de voitures électriques par an, mais attention, avec un contenu local. qui seront des voitures rendues accessibles aux classes populaires. Je passe les détails, mais on veut un grand service public de la location de voitures électriques prises en charge. par l'État et de voitures électriques françaises à bas prix. Voilà, c'est pour vous donner un exemple. Mais voilà toutes les solutions qu'on mettra en œuvre. Donc ce que je veux vous dire, c'est que la désindustrialisation n'est pas une fatalité. Nous pouvons combattre cela. Nous pouvons même réindustrialiser et réindustrialiser pour transformer notre production de manière écologique pour que demain, nous soyons prêts au changement climatique et qu'il n'y ait pas qu'en Chine ou dans d'autres grands pays qui se soient préparés au changement climatique. C'est important pour moi pour vous montrer qu'il y a aujourd'hui dans la France insoumise la volonté de bâtir toute une nouvelle économie sur la base de la planification, sur la base des besoins. Et je veux dire une dernière chose, c'est que pour nous, pour reconstruire cette planification et cette économie, Nous avons besoin et nous aurons besoin des luttes des salariés, car c'est eux qui nous montrent à chaque fois la voie, qui nous disent comment il faut le faire. La nationalisation d'ArcelorMittal, nous ne l'aurions jamais portée en hémicycle sans qu'il y ait le combat de tous ces salariés d'ArcelorMittal. Et je sais la lutte des salariés de l'automobile ici, dans le pays de Montbéliard et d'ailleurs. Je sais la lutte des ouvriers, des techniciens, des cadres qui se battent pour avoir une industrie qui soit à la pointe et qu'on ne soit plus en décrochage. technologique et industriel. Donc croyez-moi, nous avons tout cela en tête, nous le ferons, et nous le ferons d'autant plus que nous avons travaillé tout cela, que nous aurons des plans semaine après semaine, et ça me permet de dire que nous pouvons surtout nous appuyer sur un grand mouvement, et que ce grand mouvement peut s'appuyer sur son coordinateur, Manuel Bompard, que je salue et qui arrive maintenant.
Merci beaucoup, merci de votre accueil. Et je dois le dire, vous êtes très impressionnante, très impressionnante ce soir. Pour celles et ceux qui nous regardent à distance, on a rajouté des chaises. On est plusieurs centaines ici ce soir à Montbéliard. Et si je veux vous remercier d'être présent, c'est parce que d'un certain point de vue, par votre présence, vous envoyez un message. Et un message qui va directement être reçu. par les membres du gouvernement, par l'extrême droite, par la droite, par celles et ceux qui passent leur temps de manière générale et en particulier ces derniers jours à calomnier la France insoumise. Vous êtes en train de leur envoyer un message, vous ne viendrez jamais à bout de nous, vous pouvez raconter n'importe quoi sur la France insoumise. Mais dans ce pays, il ne vous en déplaise, il y a des gens qui réfléchissent, il y a des gens qui sont capables de faire la différence entre ce qu'on raconte de manière absolument mensongère et la réalité des faits. Merci à vous parce que ce message, il est très important. Merci à vous parce que vous donnez beaucoup d'espoir en étant nombreuses et nombreux, ici évidemment, mais à tous les gens qui vont nous regarder à distance et qui le savent. Je voudrais bien sûr remercier d'abord... les militantes et les militants de la France Insoumise, de Montbéliard et du pays de Montbéliard. Parce qu'ils ont fait un gros travail pour préparer cette réunion. Remercier les élus municipaux de Montbéliard. Remercier Séverine Véziès que vous avez entendue tout à l'heure parce qu'elle ne s'est pas présentée. Elle est présidente du groupe de la France Insoumise à la mairie de Besançon. Et sachez-le, elle a aussi la lourde tâche dans cette campagne de coordonner le travail de recherche des 500 parrainages d'élus qui sont nécessaires pour pouvoir présenter notre candidature. Donc c'est un travail très important qu'elle accepte de mener. Et donc merci à elle. Et puis je voudrais avoir un message de soutien pour mon camarade Florian Choche que vous connaissez, qui est l'ancien député du territoire de Bellefort. Parce que... Vous savez, on a connu pendant cet été, je veux juste que vous sachiez ça, on a connu pendant cet été des méga incendies, des gigas incendies. Et on a vu à quel point notre pays n'était pas prêt à faire face à ces méga et ces gigas incendies. Et Florian, quand il était... Député à l'Assemblée nationale, entre 2022 et 2024, il a beaucoup travaillé sur cette question de comment on doit renforcer notre protection civile. Et il a formulé des rapports, des propositions. Et le gouvernement, comme d'habitude, n'a rien écouté, n'a rien entendu. Et on s'est retrouvé avec les difficultés auxquelles on a eu à faire face cet été face à ces mégas et ces gigas incendies. A tel point que le ministre Nunez, dont on va reparler dans quelques instants, a dit à la fin de l'été, a dit à la fin de l'été, bon c'est vrai, quand j'ai dit que finalement il y avait suffisamment de moyens, peut-être vous vous en rappelez, il avait dit c'était du bullshit, c'était du mensonge, mais j'étais obligé de dire ça. Et bien moi je veux vous dire, franchement, on a besoin de moins de Nunez au gouvernement et de plus de Florian Choche à l'Assemblée nationale. C'est important qu'on soit nombreux parce qu'on assiste depuis plusieurs jours maintenant à une formidable entreprise de diabolisation comme d'habitude. On en a vu d'autres de la France insoumise. On essaye de nous expliquer... que les événements qui ont eu lieu samedi à l'occasion de cette manifestation et de ces manifestations historiques seraient en quelque sorte de la responsabilité de la France insoumise. On essaye comme d'habitude de faire croire que s'il se passe quelque chose, c'est toujours de la faute de la France insoumise. La France insoumise qui n'est pas au pouvoir, qui n'est pas aux responsabilités, qui n'est pas responsable de la tranquillité publique, qui n'est pas responsable de la sécurisation des manifestations, mais ce serait la responsabilité de la France insoumise. Je veux vous alerter sur l'importance et la gravité du moment qu'on est en train de vivre. Quand vous avez le deuxième personnage de l'État, le président du Sénat, Gérard Larcher, qui vient poser la question de l'interdiction de la France insoumise, je me dis mais quelle vision ces gens-là ont de la démocratie. Vous n'êtes pas d'accord avec nous, monsieur Larcher. Vous en avez le droit et ça tombe bien, on vous le rend bien. On n'est bien souvent pas d'accord avec vous. Mais dans une démocratie, quand vous avez une formation politique qui a annoncé à près de 20% dans des sondages pour la prochaine élection présidentielle, qui défend un programme, qui défend une stratégie, combattez-la politiquement. Ne menacez pas de l'interdire et surtout ne nous donnez pas des leçons de République quand vous êtes membre d'un parti qui à deux reprises a défendu des candidats à l'élection présidentielle qui ont été condamnés pour détournement de fonds publics ou d'emplois fictifs parce qu'on n'a pas de leçons de République à recevoir de votre part. Et c'est très grave ce à quoi on est en train d'assister ces dernières heures. C'est très grave quand, hier soir, le journal Mediapart révèle dans un article que j'ai pris avec moi aujourd'hui, parce que peut-être que vous ne l'avez pas encore vu, et c'est très important de le lire, un article qui s'intitule « On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement, autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc émissaire ». Alors je ne vais pas vous lire l'article en entier, il fait 4 pages, il est long. Il y a quelques citations qui sont quand même très intéressantes dans cet article. Un commissaire du renseignement territorial n'en revient pas. Je cite. Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est la France insoumise qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions politiques. Ces gens qui sont au gouvernement sont capables de trafiquer. de manipuler les renseignements territoriaux, c'est-à-dire nos services de renseignement intérieur, pour répondre à leurs commandes politiques et pour essayer de stigmatiser et de s'en prendre à une formation politique, alors que les renseignements territoriaux eux-mêmes disent que la France Insoumise n'a pas de responsabilité dans les actes qui ont eu lieu samedi. Quand vous avez dans ce même article un responsable syndical de la police, qui d'ailleurs, je le dis et précise, je ne porte pas LFI dans mon cœur. Mais qui dit « J'ai été très étonné par ces accusations concernant la France insoumise qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages. Je ne vois pas ce qu'a à avoir LFI dans l'histoire de ce fiasco. C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas assumer l'entière responsabilité. » C'est que l'entière responsabilité du fiasco qui a eu lieu samedi, elle appartient et elle est dans les mains de celles et ceux qui nous dirigent, de M. Nunez, ministre de l'Intérieur, de M. Lecornu, Premier ministre. C'est eux qui sont responsables de ce qui s'est passé samedi. C'est eux qui sont responsables d'avoir ajouté... à la souffrance des manifestants, des lycéens, des étudiants, la souffrance de commerçants qui ont vu leurs bâtiments, leurs commerces dégradés, la souffrance de manifestants pacifiques qui samedi ont été maltraités, ont été parfois réprimés par la violence, comme depuis le début de ce mouvement lycéen et de cette mobilisation étudiante. Ils portent l'entière responsabilité d'avoir en quelque sorte couvert la France de honte sur la scène internationale. On avait déjà la honte de voir en France la répression de nos enfants et de notre jeunesse. On a maintenant la honte d'avoir en France des bâtiments publics et des mairies qui brûlent. C'est de leur responsabilité, c'est leur responsabilité d'avoir pendant des semaines et des semaines, avoir refusé de reprendre aux revendications légitimes des lycéens, des étudiants. d'avoir joué une stratégie qui était une stratégie de pourrissement, en se disant, oui, ils vont s'épuiser, ils vont s'essouffler, ils vont rentrer chez eux, les vacances scolaires arrivent. Il y avait même un conseiller ministériel qui disait, la pluie va venir, elle va mettre fin au mouvement. Ils ont pris la parole en disant, bon, on fera peut-être des annonces politiques à la fin du mois d'octobre. Pourquoi à la fin du mois d'octobre ? Parce que les vacances commençaient le 16 octobre. Donc à la fin du mois d'octobre, c'était après les vacances, ou à la fin des vacances, en se disant c'est bon, d'ici là, on aura réglé le problème. Monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre de l'Intérieur, on ne répond pas à un problème politique autrement que par des réponses politiques. Et les réponses politiques, on les connaît. Les réponses politiques, elles sont simples, elles sont formulées par la mobilisation des lycéens, des étudiants, de notre jeunesse. Abrogez par Coursup ce système fou que vous avez mis en place et qui détruit l'avenir de nos enfants. Débloquez les 10 milliards d'euros qui sont demandés par les syndicats, lycéens et étudiants pour refonder notre service public de l'éducation nationale et notre service public de l'enseignement supérieur et de la recherche. Voilà ce que vous devez faire pour répondre à ces revendications légitimes. Ce n'est pas compliqué à faire, c'est une décision politique. Oui mais 10 milliards on ne peut pas, vous comprenez, on a déjà une dette importante, on n'a pas les moyens. 10 milliards, c'est ce que rapporterait au budget de l'Etat la réintroduction d'un impôt de solidarité sur la fortune renforcée. Donc la question qui nous est posée, c'est une question politique simple à laquelle tout le monde doit répondre. Est-ce que vous préférez vivre dans une société dans laquelle... Il n'y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune. Mais nos lycées, nos collèges sont des bâtiments pourris qui tombent en ruines. Et un pays dans lequel vous avez une heure de cours sur dix qui ne peut pas être tenue parce que des enseignants absents ne sont pas remplacés. Est-ce que vous voulez vivre dans cette société-là ? Ou est-ce que vous voulez au contraire vivre dans une société dans laquelle il y a un impôt de solidarité sur la fortune et on a des conditions d'éducation, d'apprentissage qui sont dignes pour nos enfants ? Pour notre part, on a choisi. On préfère vivre dans cette société-là. Voilà la question politique qui est posée. Voilà comment il faut répondre aux revendications exprimées par la jeunesse. Voilà comment aussi il faut répondre aux revendications exprimées contre la vie chère et qui étaient aussi au cœur de la mobilisation historique de samedi. Il paraît que le président de la République est parti dans les pays du Golfe et c'est la manière avec laquelle il répond à l'augmentation des prix des carburants, nous dit-il. On se pose la question, est-ce qu'il est parti avec un jerrycan pour revenir avec de l'essence ? Parce que franchement, pour régler le problème sur le prix des carburants, il n'y a pas besoin d'aller dans les pays du Golfe. Il suffit d'aller voir M. Pouyanné et ses amis de Total et il suffit de bloquer les prix sur les carburants. Parce que depuis le début de cette crise... Ce n'est pas la crise pour tout le monde, pour vous c'est la crise. Parce que vous êtes obligés de prendre votre voiture pour aller travailler, pour aller amener les enfants à l'école, pour faire les courses, pour aller à l'hôpital si vous êtes malade. Vous, vous êtes obligés de faire ça. Et donc vous subissez de plein fouet directement cette augmentation des prix des carburants. Et de l'autre côté, vous avez M. Pouyanné et ses amis qui ont fait des juteuses opérations financières. qui ont acheté des stocks quand les prix des carburants n'étaient pas trop chers et qui maintenant les revendent au prix haut, de telle sorte que selon les propres chiffres du ministère de l'économie, les marges des pétroliers depuis le début de la crise au début de l'année, elles ont été multipliées par 7,5 leurs marges, c'est-à-dire ce qu'ils se mettent dans la poche quand vous allez remplir votre voiture de carburant. Et donc la question qui est posée, elle est simple. Est-ce que c'est à vous de payer ? Est-ce que c'est à nous de payer une crise dont on n'est pas responsable ? Ou est-ce que c'est à eux de payer ? C'est à eux de payer. Pour ça, il y a une chose simple à faire. Il suffit de faire un décret. C'est prévu dans le Code du commerce. Vous bloquez les prix des carburants au prix auquel ils étaient avant le début de la crise, c'est-à-dire autour d'un euro 70, et vous leur faites payer la différence. Ne vous inquiétez pas, ils en auront assez. Ils en auront suffisamment. On me dit oui, mais Total, ils ont fait un effort. Ils ont plafonné les prix dans leur station-service. Mais regardez ce qui s'est passé. D'abord, Total a plafonné les prix dans ses stations-service et il continue à faire des résultats économiques extraordinaires et à distribuer des dividendes gigantesques. C'est quand même bien la preuve. que même en bloquant les prix auxquels ils les ont mis eux, même en plafonnant les prix auxquels ils les ont mis eux, ils continuent à s'enrichir et à se faire de l'argent sur notre dos. Donc ils pourraient aller bien plus loin que ce qu'ils ont fait, mais surtout en faisant ça, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait une formidable opération commerciale, parce que Total c'est un groupe qui maîtrise l'ensemble de la chaîne. Ils font l'extraction pétrolière, ils font le raffinage, ils font le transport et ils font la distribution dans des stations-service. Mais vous avez plein de petits distributeurs indépendants qui, eux, ne maîtrisent pas l'ensemble de la chaîne. Et donc Total, qu'est-ce qu'il fait ? Il vend moins cher à ses distributeurs et il se fait un peu moins de marge sur le raffinage, sur le transport ou sur l'extraction. Mais le petit distributeur, lui, il n'a pas la possibilité de baisser les prix en remontant dans les marges. Donc Total, non seulement fait croire à tout le monde qui nous rend service... Mais en plus, il s'attaque comme ça et il prend des parts de marché à tous ses concurrents, les petits distributeurs indépendants qui n'ont pas la possibilité de plafonner leur prix parce qu'ils ne maîtrisent pas l'ensemble de la chaîne. Voilà pourquoi ils doivent être mis davantage à contribution. Et voilà pourquoi ce n'est pas compliqué d'apporter une réponse au problème que l'on rencontre aujourd'hui, au problème de la vie chère, au problème de l'augmentation des prix des carburants, au problème des salaires qui sont trop bas. Il faut avoir de la volonté politique et il faut avoir le courage politique de s'affronter à celles et ceux qui profitent de la situation. Bloquer les prix. augmenter le SMIC, indexer les salaires sur l'inflation parce que quand les prix augmentent, si nos salaires n'augmentent pas, c'est notre pouvoir d'achat qui baisse. Et ici, sur une circonscription dont malheureusement la représentation à l'Assemblée nationale et du Rassemblement national, je veux que vous sachiez quelque chose. A chaque fois que nous, les députés insoumis à l'Assemblée nationale, nous avons proposé d'augmenter le SMIC. A chaque fois, le Rassemblement national a voté contre. Et encore hier... dans l'examen d'un de nos textes de loi qui va être inscrit la semaine prochaine à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, qui était un texte de loi qui visait à augmenter le SMIC et à indexer les salaires sur l'inflation, c'est-à-dire quand les prix augmentent, les salaires augmenteraient d'autant et ce serait déterminé par la loi. Nous avons réussi en commission à faire voter notre texte. Mais nous avons réussi en commission à faire voter notre texte malgré l'opposition conjointe des macronistes et du Rassemblement national. Et ça, c'était
hier.
Sachez-le. Parlez-en autour de vous. Parce que je sais qu'ici, malheureusement, il y a des gens qui croient encore que le Rassemblement national va défendre leurs intérêts à l'Assemblée nationale. Sur tous les votes qui visent à apporter des réponses aux problèmes qu'on rencontre. Nos concitoyens au quotidien, à chaque fois, le Rassemblement national se ligue avec les macronistes. Quand il faut rétablir davantage de justice fiscale, quand il faut réintroduire un impôt de solidarité sur la fortune, ils votent contre avec les macronistes. Ils ont même changé d'avis. Il y a trois ans, ils avaient voté un amendement que nous avions déposé pour rétablir, vous savez, une fiscalité sur le capital, sur les dividendes qui sont versés aux actionnaires, pour rétablir une fiscalité progressive. Parce qu'Emmanuel Macron a introduit quelque chose qui s'appelle la flat tax, qui fait que si vous gagnez beaucoup de dividendes, vous êtes taxé au même taux que si vous en gagnez très peu. Et pour rétablir la flat tax, il y a trois ans, le Rassemblement National avait voté un amendement à nous.
La
dernière fois, le Rassemblement National a voté contre un amendement à nous et ils ont voté avec les macronistes encore. A chaque fois qu'il y a des mesures pour la justice sociale, pour la justice fiscale, pour défendre celles et ceux qui galèrent, qui n'arrivent pas à finir les fins de mois. A chaque fois,
le Rassemblement national se lie avec les macronistes pour nous empêcher de les voter.
A chaque fois qu'il a fallu poser des actes, par exemple, quand nous avons proposé de destituer le président de la République parce qu'il n'avait pas respecté le résultat des dernières élections législatives, c'est Mme Le Pen au bureau de l'Assemblée nationale qui a empêché cette procédure de destitution d'être soumise au vote des députés et des parlementaires. Sachez-le et faites-le savoir autour de vous. C'est dans ce contexte-là qu'au moment où il y a cette mobilisation, au moment où la jeunesse est dans la rue, au moment où des centaines de milliers de Français sont dans la rue contre la vie chère, c'est à ce moment-là que le gouvernement nous amène un budget sur lequel nous travaillons depuis maintenant plusieurs jours à l'Assemblée nationale. C'est au moment où notre service public d'éducation tombe en ruine. que le gouvernement nous propose de couper encore 650 millions d'euros dans le budget de l'éducation nationale. C'est au moment où notre pouvoir d'achat n'a jamais été sans doute aussi en difficulté qu'aujourd'hui que les macronistes viennent vous voir et ils vous disent maintenant ça va être à vous de payer la facture des cadeaux qu'on a fait aux plus riches pendant 10 ans. Alors vos retraites, elles ne seront pas réindexées l'année prochaine. Alors les APL pour tous les jeunes qui ont des difficultés à se loger, elles ne seront pas réindexées l'année prochaine. Alors la prime d'activité, c'est-à-dire ce que touchent les travailleurs pauvres en France, celles et ceux pour qui le salaire ne suffit pas et que l'État vient compléter avec cette prime d'activité, ne sera pas réindexée l'année prochaine. Ça c'est dans le budget macroniste, réindexé ça veut dire quoi ? Il va y avoir une inflation, les prix vont augmenter. Normalement il est prévu dans la loi que quand les prix augmentent, les retraites augmentent d'autant, la prime d'activité augmente d'autant, les APL augmentent d'autant, les allocations familiales augmentent d'autant. Et là ils disent non. Donc ça veut dire que votre pouvoir d'achat va baisser. Ça veut dire que les salariés vont être mis à contribution, les retraités vont être mis à contribution, les malades vont être mis à contribution, les jeunes vont être mis à contribution, que tout le monde va être mis à contribution. Non, tout le monde, non, pas tout le monde. Parce que par rapport à l'année dernière, les macronistes proposent dans ce budget de supprimer. Une part de l'impôt exceptionnel sur les grandes sociétés qui avait été mis en place l'année dernière, je vais vous expliquer ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'il y avait 2,5 milliards d'euros de recettes qui étaient prévues dans le budget de l'État, qui concernent 400... les 400 plus grandes entreprises de France, les 400 multinationales. Et les macronistes vont faire un chèque de 2,5 milliards d'euros à ces 400 grandes entreprises. C'est-à-dire, ils vont vous faire payer, vous tous, pour payer des cadeaux aux 400 plus grandes entreprises de France, qui ont largement les moyens de pouvoir contribuer davantage. Et là, je vous ai donné juste quelques exemples. de ce qu'il y a dans ce budget. Je ne vous ai pas parlé de tout. Je ne vous ai pas parlé du fait que le budget de l'écologie va encore subir des coupes après l'été qu'on vient de connaître, après les canicules, après les sécheresses, après la nécessité d'investissements publics massifs dans la transition écologique. Non, ils veulent couper encore. Couper, couper, couper, tout le temps couper. Couper, vous faire payer le prix, vous faire payer la facture et protéger les plus riches qui ne sont jamais mis à contribution. Il y a une étude. qui a été faite là, sur le budget, qui dit les choses de manière très simple. Le budget, tel qu'il est prévu, il met 2,5 fois plus à contribution les 5% les plus pauvres que les 5% les plus riches. Voilà. Ça résume tout ce qu'il y a dans ce budget macroniste. Alors on me dit, oui, mais monsieur Bompard, vous comprenez, on n'a plus les moyens. On a de la dette, notre déficit est trop important, donc il faut qu'on fasse des efforts, etc. Mais qui a construit, qui a produit cette dette ? Qui est responsable des 1300 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir ? Eux, par leur politique ! Qui est responsable du fait qu'on a un déficit supérieur à 5% ? Eux, par leur politique ? Est-ce que vous savez que si le niveau de recette de l'Etat était resté aujourd'hui au même niveau que quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, aujourd'hui en France le déficit serait inférieur à 3% du PIB ? Parce qu'ils ont fait quoi ? Parce qu'ils sont arrivés au pouvoir, qu'ils ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qu'ils ont fait des cadeaux aux plus riches, aux grands groupes, sans aucune contrepartie. Parce que soi-disant ça devait profiter à l'économie, ça allait ruisseler sur nous, on allait voir le résultat de tout ça. Ça n'a évidemment pas fait ça. Donc ils ont supprimé 60 milliards d'euros de recettes pour l'État chaque année. Et maintenant ils nous disent bah ouais mais on n'a plus d'argent donc il faut moins dépenser. Bah pardon mais pour mettre un budget à l'équilibre, il y a les dépenses et il y a les recettes. Et on peut considérer qu'on a besoin pas de moins dépensés pour l'école, pas de moins dépensés pour l'enseignement supérieur à la recherche, pas de moins dépensés pour l'écologie. Donc il faut lever des recettes nouvelles. Parce que leur logique économique, non seulement elle est injuste, mais en plus elle ne fonctionne pas. Je veux dire, quel que soit notre avis politique. chaque année depuis deux ans trois ans ils nous disent chaque année la même chose vous allez voir ce que vous allez voir ce qu'on va faire c'est qu'on va couper parce que là on vit au dessus de nos moyens on va couper dans les dépenses donc on va faire 30 40 50 60 milliards d'euros d'économie et puis au moins l'année prochaine on aura baissé le déficit alors ce qu'ils nous ont dit l'année dernière C'était censé être les génies, les Mozart de l'économie. Et on va couper dans les dépenses, et puis au moins on va baisser le déficit. Mais cette année, le déficit, il va être plus important que l'année dernière. Et pourtant, on a coupé. Et pour une raison simple que tout le monde peut comprendre, c'est que quand vous êtes dans un pays, la France, dans lequel 50% de l'activité économique du pays s'appuie sur la consommation des gens, et bien quand vous avez une politique économique... qui détruit le pouvoir d'achat, qui réduit le pouvoir d'achat, ça fait moins de consommation. Et quand ça fait moins de consommation, ça fait moins d'activité économique. Et quand ça fait moins d'activité économique, l'année prochaine, ça fait moins de recettes fiscales. Et donc ça fait moins de recettes pour l'État. Et donc plutôt que de résoudre le problème, vous aggravez le problème. C'est un cercle vicieux. On coupe, on coupe, on coupe. Ah, l'activité économique se contracte. On a une croissance qui est quasiment la plus faible d'Europe. Et donc, on a moins de recettes fiscales. Comme on a moins de recettes fiscales, on a plus de déficit. Comme on a plus de déficit, il faut couper encore. Et on continue. Et eux ils viennent nous voir chaque année en nous disant notre truc ça marche pas mais on va continuer à faire pareil. Et nous on leur dit bah non on va pas continuer parce que c'est absurde il faut faire absolument autrement. Ah mais vous êtes irresponsable vous voulez pas de budget. On a pas dit qu'on voulait pas de budget on a dit qu'on voulait pas votre budget parce que votre budget il nous amène dans le mur. Et nous on propose un autre budget. qui s'appuie sur une autre logique. Et cette autre logique, c'est exactement l'inverse. C'est de dire, il faut relancer l'activité économique, donc il faut augmenter le pouvoir d'achat, il faut avoir des investissements publics, Aurélie en a parlé tout à l'heure, parce que alors ça profite à l'économie de manière générale. Si vous investissez des milliards d'euros dans la rénovation thermique des bâtiments, et bien ça veut dire que... C'est des travailleurs, des travailleuses qui vont devoir être embauchés pour faire ce travail. C'est des salaires. Quand c'est des salaires, c'est des cotisations sociales. C'est des gens qui vont avoir un peu plus pour aller consommer. Quand vous consommez, il y a de la TVA. La TVA, ça vient dans les recettes de l'État. Donc leur logique, elle ne fonctionne pas. Elle est absurde. Et nous, on propose de faire différemment, de faire exactement l'inverse. Et on a proposé, on a présenté la semaine dernière un contre-budget en disant on ne fait pas ça, on ne fait pas vos coupes. Donc on fait quoi ? On augmente les recettes. Je vous ai donné quelques exemples de comment on peut augmenter les recettes. On a besoin d'augmenter les dépenses sur un certain nombre de sujets. Parce que si, par exemple, comme on le propose immédiatement, il faut abroger la réforme de la retraite à 64 ans, ben oui, ça coûte un peu d'argent. Si on veut les 10 milliards d'euros pour nos lycées et pour l'éducation nationale, oui, ça coûte de l'argent, oui, bien sûr. Donc on fait quoi ? On fait des recettes supplémentaires. Nous, on a proposé autour de 100 milliards de recettes supplémentaires, des dépenses supplémentaires pour répondre aux besoins qui sont les besoins urgents du peuple. Ça, ça coûte à peu près 80 milliards dans notre contre-budget. Et il nous restait 25 milliards. Et les 25 milliards, là, on les consacre au remboursement du déficit. Et d'ailleurs, tous les experts économiques, même ceux qui ne sont pas proches de la France insoumise, ils disent, bon, si on veut rentrer dans les clous, on va avoir besoin de faire... Sur 5 ans, 125 milliards d'économies. Nous, on propose 25 la première année. 125 divisé par 5, ça fait 25 par an. On est dans les clous, tels qu'ils nous les proposent, mais pas avec leur logique. Et c'est notre logique à nous qui fonctionnera, parce que la leur, elle ne marche pas, parce que c'est celle qui est à l'oeuvre depuis 10 ans, et qu'elle n'a absolument pas fonctionné. Voilà, tout simplement, je voulais vous présenter ça, parce qu'on est dans ce débat parlementaire à l'Assemblée nationale. Et ces gens-là, ils nous amènent, ils nous ont mis au bord du précipice... Et il ne reste plus que quelques mois avant la prochaine élection présidentielle et ils veulent finir de nous pousser à l'intérieur. Et nous, on se bat contre ça. On se bat, ce n'est pas parce qu'on ne veut pas de budget, évidemment qu'on voudrait qu'il y ait un budget, mais pas leur budget à eux, parce que leur budget à eux, il aggrave les problèmes plutôt que de les résoudre. Donc nous, on se bat, on va continuer à se battre, on s'oppose à leurs mauvaises mesures, on propose d'autres amendements pour faire autrement. Et là, la première des priorités, ça va être de les empêcher de mettre en œuvre ce budget. Parce que s'ils mettent en œuvre ce budget, dès le 1er janvier de l'année prochaine, vous allez tous impacter dans votre quotidien. Et parce que je parlais du Rassemblement national tout à l'heure, les soi-disant qui défendent le peuple. Pourquoi la semaine dernière à l'Assemblée nationale, quand on a déposé une motion de rejet pour rejeter ce budget, pourquoi le Rassemblement national a voté contre avec les macronistes
? Parce que s'ils
avaient
voté pour, le budget était rejeté. Et ils ont refusé de le faire.
Donc oui, bien sûr, nous allons continuer à nous mobiliser. Oui, bien sûr, nous allons censurer le gouvernement si le gouvernement propose de passer en force son budget par 49-3. Parce que dans ce cas-là, on n'a pas d'autre choix. Quand il met ce 49-3, soit vous acceptez que le budget passe. Soit vous déposez une motion de censure parce que c'est le seul moyen que vous avez pour empêcher le budget de passer. Quand même, ces gens-là, là, qui passent leur temps à dire oui, la France insoumise, vous brutalisez
débat politique, m'a-t-on dit, encore ce matin à la télévision. Bon, d'abord, j'ai pas l'impression d'avoir brutalisé quoi que ce soit dans les éléments
d'explication que j'ai donnés, mais quand même, recevoir des leçons de brutalisation. De ceux qui, depuis 5 ans, font passer l'ensemble de leur budget par 49-3, c'est-à-dire sans nous demander notre avis. De ceux qui, quand il y avait des millions de personnes dans la rue contre la réforme des retraites, nous ont imposé leur réforme par 49-3. Et c'est ces gens-là qui vont nous donner des leçons de brutalisation de la vie politique. La violence, la brutalité, c'est celle de leur politique et c'est celle qu'on subit toutes et tous au quotidien. Vous avez compris, je crois, les différentes logiques économiques qui s'affrontent. Évidemment, on va mener cette bataille parlementaire. On a besoin de la mobilisation populaire. Parce que malheureusement, quand les macronistes et le Rassemblement national votent ensemble, on n'est pas suffisamment nombreux, nous, à l'Assemblée nationale pour pouvoir y faire obstacle. Donc on a besoin d'une mobilisation populaire, d'une pression populaire. Ne vous laissez pas intimider. par les accusations, par les calomnies, parce qu'on a besoin de continuer à se mobiliser, parce que les revendications dont j'ai parlé, les revendications que vous connaissez pour l'école, de notre jeunesse, contre la vie chère, ces revendications, elles sont toujours là, elles demeurent là. Et il faut continuer à construire le rapport de force avec le pouvoir pour l'obliger à céder. Et moi, je dois dire, et je veux dire... Merci aux organisations syndicales lycéennes et étudiantes qui appellent à poursuivre cette mobilisation avec de nouvelles journées de manifestation samedi. Merci aux organisations syndicales, j'ai vu notamment pour l'instant, j'espère qu'il y en aura d'autres, un communiqué de la CGT qui appelle à poursuivre la mobilisation samedi. Merci aux Gilets jaunes qui appellent à poursuivre la mobilisation samedi. Et pour que les choses soient claires, Comme nous l'avons toujours dit, et nous le disons encore pour samedi, nous, notre volonté, c'est de faire une démonstration de force pacifique, non violente, où on va être là, nombreuses, nombreux, et on va leur donner une bonne leçon. Parce qu'on va leur montrer qu'on ne lâche pas, qu'on n'a pas peur de leurs intimidations. Et on va leur montrer que ce qu'on défend dans la rue, c'est des revendications qui sont des revendications légitimes et qui ne viendront pas à bout de notre détermination sans répondre politiquement à ces revendications. Et c'est ça le message qu'on va passer en étant encore mobilisés samedi. Alors, soyons honnêtes, on ne pourra pas tout faire dans ce budget. On n'arrachera pas tout du gouvernement, on ne va pas arracher tout notre programme du gouvernement. On construit un rapport de force parce qu'on a besoin de réponses tout de suite. Mais il y a l'élection présidentielle qui vient. Et dans l'élection présidentielle, ça va être le moment, pour vous, pour les Françaises, pour les Français, à trancher entre les différentes options politiques qui sont sur la table. Nous, on n'avance pas masqué. Nous, on a un programme, on a des propositions. Ce programme, il va sortir le 6 novembre prochain dans toutes les librairies. Prenez d'assaut les librairies, pacifiquement. Ils vont couper dans le discours et ils vont me dire que j'ai appelé à la violence. Allez dans les librairies, commandez le programme, commandez-en plusieurs pour pouvoir... Ce matin, ils m'ont quand même demandé si quand Mélenchon a dit abattez la citadelle, ce n'était pas un appel à la violence. Je ne savais pas de quelle citadelle ils parlaient. Mais bon, vous savez, dans l'histoire du mouvement social, on a le droit aux images, on a le droit aux slogans provocateurs, ça participe de la démocratie en fait, la critique, la liberté d'expression, voilà. Petit message, je ne dis pas pour les journalistes locaux, je sais qu'il y a y compris des médias indépendants qui peuvent appuyer et soutenir, mais je dis juste, s'il vous plaît, prenez un peu de distance avec les attaques du pouvoir. Le principe des médias, c'est d'informer, pas de désinformer. Le principe des médias, c'est pas des journalistes de préfecture qui prennent les communiqués du ministère de l'Intérieur comme des faits pour les répéter à longueur de plateau et à longueur d'antenne, quand même. Le principe des journalistes, c'est de vérifier les affirmations, c'est de chercher les sources. Parce que... Heureusement, je ne dis pas que tout le monde fait ça. J'ai vu par exemple, et je veux les saluer, qu'il y avait un communiqué cet après-midi de la CGT de France Télévisions, de la CFDT de France Télévisions, les deux, qui ont dénoncé un reportage qui a été publié dimanche soir sur le journal télévisé de France Télévisions sur ce qui s'était passé le 17 octobre. En gros, je crois qu'il y avait 8 secondes sur les revendications des lycéens et une vingtaine de minutes sur les violences. Voilà. Donc ils ont dénoncé ça et dans leurs communiqués, ils ont dit que ce n'était pas du journalisme, c'était un clip de propagande. C'est eux qui l'ont dit. Et ils ont appelé l'équipe du 20h de France Télévisions à démissionner. Eh bien moi, je veux saluer le courage des journalistes qui résistent. Je veux saluer le courage des journalistes qui ont une vision et une conception de leur travail et de leur métier. Parce qu'on a parlé ce soir d'école et je parle de médias. Parce que finalement, une démocratie qui fonctionne bien. C'est une démocratie dans laquelle on donne à tous citoyens, par l'éducation, la capacité à comprendre les événements qui se passent dans la société, à se forger son propre avis politique. Et c'est une société dans laquelle on informe les citoyens, on les informe bien pour qu'ils puissent disposer des éléments de l'actualité qui leur permettent de se forger leur propre conscience et leur propre avis politique. C'est ça une démocratie qui fonctionne bien. Et une démocratie, elle ne peut pas bien fonctionner. quand l'école fonctionne mal et quand la presse fonctionne mal. Donc il faut saluer celles et ceux qui résistent, les personnels de l'Education nationale, les professeurs, les AESH, les AED, tous ceux qui se battent parce qu'ils ont envie de prendre soin de nos enfants, mais qu'ils ont une haute estime du métier qu'ils vont faire, et il faut saluer les journalistes qui résistent. Bref. Je ferme cette parenthèse, j'étais sur le programme. Donc le programme, il faut aller en librairie pour l'acheter, pour le diffuser. Pourquoi pas, offrez-le, il va y avoir les cadeaux de Noël qui vont arriver là. Vous en prenez 5-6 et vous le mettez dans tous les cadeaux de Noël. On a besoin, et je vous dis ça en rigolant, mais parce qu'on va avoir besoin dans cette campagne. Faites comme vous pouvez. Honnêtement, faites comme vous pouvez, parce que oui, je sais que c'est difficile pour un certain nombre de personnes. Il sera aussi en ligne, le programme, parce que bien sûr que tout le monde ne peut pas forcément acheter le programme. Mais pourquoi je vous dis ça ? Parce que nous, on considère qu'une campagne électorale, c'est un moment important, et voir comme ça des candidats qui arrivent sans programme, sans proposition, qui essayent de convaincre sur leur visage, sur leur communication, c'est pas ça la politique. On n'est pas obligé d'être tous d'accord, évidemment, mais alors que chacun présente les propositions qui sont les siennes, il essaye de convaincre les autres, et chacun fait son choix en connaissance de cause. Donc nous, on produit ce programme, il y aura plus de 1000 mesures dans le programme, c'est chapitre par chapitre, et on ne va pas seulement publier le programme, puisqu'en plus du programme, on va présenter des plans sur des thèmes. pour montrer qu'on a fouillé les sujets, et puis on va présenter ce qu'on a appelé des plans d'investissement productifs, et Aurélie Trouvé vous a dit que la semaine dernière, on a présenté par exemple notre plan d'investissement productif sur la question de l'automobile, et je sais qu'ici, dans cette région, c'est un sujet qui, évidemment, vous intéresse beaucoup. Donc n'hésitez pas à aller les consulter, ces documents, à en parler autour de vous. On va avoir besoin dans cette campagne, tout le monde sait que cette campagne c'est sans doute présidentielle, c'est sans doute la plus décisive depuis des années et des années. Donc on va avoir besoin de tous s'engager dans cette campagne. Tout à l'heure, cet après-midi, on a passé la barre des 430 000 personnes qui sont engagées en soutien de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. C'est considérable. C'est davantage que le nombre de personnes qui avaient soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon pendant toute l'élection présidentielle de 2022. On est à six mois avant, on a déjà dépassé cette barre-là. Mais on a besoin d'être encore plus nombreuses et plus nombreux, parce que chaque personne qui rejoint, qui soutient, c'est quelqu'un qui devient un acteur, une actrice de la campagne, un protagoniste de la campagne. C'est-à-dire qui passe, qui devient aussi quelqu'un qui après va essayer de convaincre d'autres personnes. Parce que nous, on n'aura pas le soutien des grands groupes financiers. On n'aura pas le soutien des chaînes détenues par les milliardaires. Franchement, on ne préfère pas des fois, mais on ne l'aura pas dans tous les cas. On n'aura pas leur soutien à eux. Mais par contre, nous, on a une force que personne d'autre n'a. C'est la force de notre nombre. qui se met en mouvement d'une personne, qui va parler à une personne, qui va parler à une personne, et ça, à la fin, ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes. Donc tout le monde peut jouer un rôle dans cette campagne. Je veux dire aux gens qui viennent peut-être dans une réunion publique aujourd'hui pour la première fois et qui sont convaincus, j'espère, je veux dire, la politique, c'est pas réservé à une catégorie de la population. Et la France insoumise, elle s'est fixée comme objectif de représenter le peuple dans son ensemble. Et tout le monde est le bienvenu. Et vous pouvez venir donner le coup de main. Vous pouvez venir participer. Je sais que parfois, on a beaucoup de travail, on a les enfants à la maison, on fait des horaires de nuit. On est conscient de cette difficulté-là. Et tout le monde ne peut pas faire la même chose dans une campagne. Mais il y a plein de petits coups de main qui sont possibles. En parler autour de soi, vérifier que sa famille est bien inscrite sur les listes électorales, faire signer son voisin ou sa voisine. Rejoindre le groupe d'action. Voilà. Alors il y a un groupe d'action, je crois, si mes informations sont bonnes, il y a un groupe d'action à Montbéliard, il y a un groupe d'action à Audincourt aussi, je crois, et puis il y en a plusieurs. Et là, vous avez des tables sur lesquelles vous pourrez aller rejoindre les groupes d'action à la fin. Télécharger, on a une application qui s'appelle Action Populaire, ça permet de recevoir plein d'informations, vous pouvez la télécharger sur votre téléphone. Tout ça c'est important parce que ça va vous permettre de convaincre autour de vous. Et l'objectif c'est qu'on soit jusqu'à la fin de la campagne de plus en plus nombreux. L'objectif c'est que jusqu'à la fin de la campagne, on continue à convaincre et à rassembler, y compris des gens qui peut-être à la dernière élection présidentielle avaient un autre avis. De ce point de vue-là, je veux vraiment remercier et saluer les plus de 2000 militants du Parti communiste, du PCF, qui ont annoncé la semaine dernière leur soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Des communistes, des écologistes, des socialistes, des militants du NPA dans la salle, vous pouvez participer de la campagne de Jean-Luc Mélenchon sans perdre votre identité. On ne vous demande pas de vous dissoudre dans la France insoumise, on ne vous demande pas d'être d'accord avec nous sur tout. Mais je pense que tout le monde a conscience de l'urgence, de l'importance de cette campagne, des risques aussi et des inquiétudes qui frappent une partie de notre population, de l'espoir aussi qui existe dans la jeune génération. Et si on veut convertir cet espoir, on va avoir besoin de tous s'y mettre ensemble. Je veux remercier le NPA qui a apporté son soutien et aussi des soutiens de l'Hexagone, mais des départements et territoires d'outre-mer. Par exemple, la semaine dernière, on a eu une grande fierté parce qu'il y a l'union calédonienne de la Canaqui Nouvelle-Calédonie qui est présidée par Emmanuel Chibaou, qui est député à l'Assemblée nationale, qui a apporté son soutien aussi à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et c'est une très belle nouvelle et un très beau message. Vous voyez, on peut tous faire quelque chose dans cette campagne. Et pour vous faciliter la tâche, je vous ai préparé un petit plan de campagne de Montbéliard. Après, vous pourrez l'appliquer dans les autres communes parce qu'il n'y a pas que des gens de Montbéliard ici. Mais juste pour que vous compreniez, parce que pour qu'on gagne, on a besoin de faire une action qui va être une action bien organisée, une action intelligente, une action qui s'appuie sur des objectifs qui sont des objectifs précis. Alors j'ai pris Montbéliard pour illustrer ça. A Montbéliard, il y a, selon les derniers ressourcements, 25 573 habitants. Il y en a 13 899 qui sont inscrits sur les listes électorales. La première chose que je veux que vous sachiez à Montbéliard, c'est que vous avez plus de résidents français majeurs qui habitent à Montbéliard que d'inscrits sur les listes électorales. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont en mesure de pouvoir voter, mais qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales ou mal inscrits sur les listes électorales. À Montbéliard, il y en a 2 753. Il y a 2753 personnes qui vivent à Montbéliard, qui ont les conditions réunies pour pouvoir s'inscrire sur les listes électorales, mais qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Alors la première partie de notre travail, c'est de les trouver. Et c'est de les aider, de les accompagner à s'inscrire sur les listes électorales, parce que pour voter, il faut être inscrit sur les listes électorales. Et moi, chaque compagnie électorale, je veux quand même le dire, je me retrouve la dernière semaine avec des gens qui me disent « Ah, comment on fait pour voter ? » Ils disent « Vous êtes inscrit sur les listes ? » « Ah non, je ne suis pas inscrit. » Je dis « Ah, mais c'est trop tard maintenant, il fallait y penser avant. » Donc, perdons pas de temps là-dessus, faisons le travail maintenant, vérifions chacune, chacun d'entre nous, si tout le monde est bien inscrit dans la famille, les collègues, les amis, les voisins. Parce que si on arrive à inscrire tout le monde, ça fait déjà plus de gens. qui vont aller voter. Et ici, on est quand même dans une commune dans laquelle, à la dernière élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon, il est arrivé en tête. Il a fait quasiment 30% des voix à l'élection présidentielle. Donc ceux qui ne sont pas inscrits, il y en a plein qui ont envie de voter pour Jean-Luc Mélenchon à la prochaine élection présidentielle. Premier objectif, trouver les gens qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales et les aider à s'inscrire. Deuxième... Oui, le plus tôt possible. Deuxième objectif. Aux élections de 2022, Mélenchon, 29,85, quasiment 30%, c'est 2 700 voix, globalement. Et aux européennes, malgré tout le travail qu'on a fait, on a fait 18%, à peu près 1 200 voix. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a 1500 personnes qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et qui ne sont pas venus voter pour la France Insoumise à l'élection européenne. Donc la première étape, c'est d'aller retrouver ces gens-là pour être sûrs qu'ils vont bien re-voter à la prochaine élection présidentielle de 2027 pour nous. Parce qu'on va essayer d'en convaincre davantage, mais il faut d'abord que ceux qui étaient déjà avec nous la dernière fois soient à nouveau avec nous cette fois-ci. Deuxième objectif, retrouver ceux qui ont déjà voté pour nous la dernière fois et faire en sorte qu'ils re-votent à nouveau. Troisième objectif. Les abstentionnistes, c'est pas comme les non-inscrits sur les listes électorales, c'est des gens qui sont inscrits sur les listes électorales mais qui ne sont pas allés voter. A la dernière élection européenne, c'était 52% des inscrits à Montbéliard, qui ne sont pas allés voter à l'élection européenne. En gros, ça fait plus de 7000 personnes. Vous vous rappelez, j'ai dit que Mélenchon, la dernière fois, il a fait 2700 voix. Et il y en a plus de 7200 qui n'ont pas voté à l'élection européenne. Donc là, il y a des marges pour progresser, elles sont gigantesques, si on fait ce travail-là, d'aller voir ces gens, de les convaincre. Alors, ce n'est pas toujours facile de convaincre quelqu'un qui ne croit plus au vote, parce que nous, on ne va pas culpabiliser la personne, on peut le comprendre. Il y a eu tellement de campagnes où il y a eu des promesses qui étaient faites pendant les campagnes électorales et qui n'étaient pas tenues après, des trahisons, des « moi, mon ennemi, c'est le monde de la finance », et puis après, on fait l'inverse, qu'au bout d'un moment, il y a des gens qui doutent, c'est normal. Dites-leur juste une chose. Ah non, deux choses. La première, c'est dites-leur qu'aujourd'hui, dans les programmes, aucune autre formation politique vous propose de vous rendre le pouvoir à vous, c'est-à-dire d'avoir un référendum d'initiative citoyenne, un référendum révocatoire pour pouvoir renvoyer les élus chez eux s'ils ne respectent pas leurs promesses. Donc on ne vous demande pas de nous confier le pouvoir. On vous demande et on se demande ensemble de gouverner ensemble ce pays, demain. Et puis la deuxième chose que je veux vous dire, c'est... A quel moment les députés de la France insoumise n'ont pas tenu leur parole ? A quel moment les députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale n'ont pas été fidèles à la parole qu'ils avaient donnée aux électrices et aux électeurs au moment des échéances électorales ? Et parfois ça nous a valu les procès médiatiques, les garde à vue, parfois ça nous a valu beaucoup de choses. de faire preuve de courage, de rester fidèle à notre parole, de rester fidèle à notre ligne, même si ça ne plaisait pas à celles et ceux qui dirigent. Mais on l'a fait parce qu'il n'y a rien de plus important quand on est engagé politiquement d'être fidèle à la parole qu'on a donnée au peuple, aux électrices et aux électeurs et à celles et ceux qui nous ont fait confiance. Et donc on fera la même chose la prochaine fois. On restera fidèle à nos engagements, on restera fidèle à notre parole. Je ne vous dis pas que tout sera facile. On aura besoin de vous, on aura besoin de votre soutien, on aura besoin de continuer à rester mobilisés parce qu'il y a des gens qui vont essayer de nous empêcher de mettre en oeuvre notre programme. Mais en tout cas, notre détermination, elle est là. Notre dévouement, je crois qu'on en a fait la démonstration collectivement. Je parle des parlementaires mais aussi des militantes et des militants de la France insoumise. Mais ce n'est pas toujours facile. Donc vous pouvez nous faire confiance. Mobiliser les abstentionnistes, c'est le troisième objectif. Et puis le quatrième objectif, il y en a plein d'autres, là je vous en donne quatre pour réfléchir. Mais il se trouve qu'à Montbéliard, vous avez pas mal de primo-votants, des gens qui n'ont pas voté en 2022, ils n'avaient pas l'âge, mais qui vont avoir l'âge de voter cette fois. Ici, vous avez, c'est juste un chiffre pour donner, vous avez 19% de la population qui a entre 15 et 29 ans. Alors que c'est plutôt 17% à la moyenne nationale. Donc ça veut dire que c'est beaucoup de gens et parmi eux, il y a beaucoup de primo-votants parce qu'ils n'avaient pas l'âge de voter en 2022. Il y a peut-être qu'il y en a d'ailleurs dans cette salle. Alors si vous êtes dans cette salle et que vous êtes primo-votant, sans doute que vous connaissez d'autres primo-votants. Alors on a besoin de vous pour convaincre d'autres primo-votants parce que les primo-votants, par définition, ils n'ont pas pu voter pour nous la dernière fois et ils pourront voter pour nous la prochaine fois. Voilà quatre objectifs de campagne, mais il y en a d'autres. Et je sais que les militantes et les militants, les membres des groupes d'action, ils ont déjà beaucoup réfléchi à tout ça. Mais je voulais juste par quelques chiffres vous montrer qu'en fait, il y a des marges de progression qui sont gigantesques pour faire plus que 30% la prochaine fois à Montbéliard. Parce que si on veut faire plus... que les 22% qu'on a fait à l'élection présidentielle de 2022, on a besoin de faire plus partout et donc on a besoin de faire plus ici aussi à Montbéliard parce que chaque voie supplémentaire, c'est peut-être la voie qui fera la différence la dernière fois. Il nous en a marqué 400 000 pour nous qualifier au second tour de l
'élection présidentielle. On va aller les chercher cette fois. On va aller les chercher ensemble. On va aller les chercher ensemble.
vous allez voir, on va y arriver. Parce que petit à petit vous sentez l'espoir qui grandit, l'espoir qui construit le monde qu'il y a dans chacune de nos réunions publiques. Cette formidable mobilisation de la jeunesse qui nous donne à tous une leçon politique. On n'en peut plus de les voir être calomniés à longueur de journée. Moi franchement je suis d'une génération politique. qui, quand il était au lycée, franchement, on ne manifestait pas pour avoir des profs en face de nous. C'était plutôt l'inverse, parfois. C'est formidable de voir des jeunes qui s'engagent comme ça, qui ont une conscience politique, qui ont envie de participer à construire leur avenir. Ça nous donne beaucoup d'espoir. Donc on va faire ça ensemble. Et puis, on me dit, oui, mais il n'y a pas que des jeunes. Oui, il n'y a pas que des jeunes. Mais moi, je sais aussi, parce qu'on l'a vu dans la dernière période, que vous avez aussi des personnes plus âgées qui sont sensibles à ces grandes questions-là. Et même, on a vu parfois, notamment, quant à l'initiative de la France Insoumise a été proposée d'inscrire dans la Constitution le droit à l'IVG, et qu'un certain nombre de messieurs sénateurs un peu âgés de droite ne voulaient pas trop voter pour. Eh ben, il y a les petites filles, elles sont allées voir les grands-parents et elles leur ont dit, en fait là c'est de ma vie, c'est de mon corps dont il s'agit. Donc en fait, si tu ne votes pas ça, ben moi je ne te parle plus. ça en a fait bouger certains, ils l'ont même raconté dans la presse. Donc les jeunes, engagez-vous aussi pour convaincre vos parents, vos grands-parents et les plus âgés, mobilisez-vous aussi pour convaincre celles et ceux que vous connaissez de vos générations. On a besoin de toutes les générations, on a besoin de se mobiliser largement, on a besoin de réunir le peuple français et c'est comme ça qu'on peut gagner. Voilà les messages que, personnellement, je voulais vous faire passer ce soir en vous remerciant d'avoir été là. Je veux terminer parce qu'elle résume finalement bien. la dernière partie de cette intervention, par une citation du philosophe italien Antonio Gramsci. Antonio Gramsci disait la chose suivante. Instruisez-vous parce que nous aurons besoin de toute notre intelligence. Agitez-vous parce que nous aurons besoin de tout notre enthousiasme. Organisez-vous parce que nous aurons besoin de toute notre force. Alors instruisez-vous, agitez-vous, organisez-vous jusqu'à la victoire. Merci beaucoup.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.