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Emmanuel Macron qui s'est satisfait, qui a dit les objectifs sont atteints. De quoi parle-t-il précisément quand il dit ça ?
Oui, il s'est satisfait des objectifs qu'il a atteints et il a justifié le fait aussi de ne pas avoir déplacé son voyage parce qu'il dit qu'une partie des revendications en France trouve leur cause. au Moyen-Orient. C'est pour ça qu'il voulait absolument se rendre aux Émirats Arabes Unis, au Bahreïn, au Qatar et au Koweït. Alors il a annoncé qu'en ce qui concerne le Qatar, où il se trouve, il y a une sécurisation sur l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié, le GNL. Alors il a annoncé 2 terawatts par mois. Je vous avoue que je ne sais pas à quoi ça correspond, mais en tout cas, lui, il semble content. Il dit que ça
permettra d'éviter qu'il y ait des manques, en fait. C'est ça l'objectif selon le président de la République.
Pour le gaz naturel liquéfié. Et puis, on avait appris du président de la République hier que la France avait sécurisé 300 000 tonnes supplémentaires de diesel. de la part de ces pays du Golfe. Et c'est important parce qu'on sait que les Français consomment énormément de diesel et on avait une crainte sur une pénurie de diesel. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles le Président de la République s'est rendu dans les pays du Golfe cette semaine.
Alors ça, c'est une partie de ce qui a été annoncé par le Président de la République qui nous concerne directement puisque selon le Président de la République, ça va permettre de faire baisser notamment le prix à la pompe pour le diesel puisqu'on sait que c'est ce carburant-là particulièrement qui est touché par l'Europe. augmentation des prix, même si ça vaut pour les autres également. Ce qu'il a dit aussi, le président de la République, concerne la sécurisation de lieux, par exemple, comme le détroit d'Ormouz. Là aussi, il parle de travail et d'avancer.
absolument. Alors, on sait que la France n'est pas, évidemment, le pays le plus actif en matière de diplomatique, en ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz, puisque, évidemment, ce sont les États-Unis qui sont en guerre contre l'Iran. Mais malgré tout, justement, il a annoncé qu'il essayait de travailler sur la sécurisation des approvisionnements, en particulier sur la sécurisation d'un pipeline. en Arabie Saoudite, qui du coup, au lieu de faire passer par le détroit d'Hormuz, faisait passer plus d'hydrocarbures par ce pipeline, sauf que ce pipeline a été attaqué par les outils qui sont des proxys de l'Iran au Yémen, et le président de la République a annoncé que des effectifs... Je le cite, des effectifs français, j'imagine que ce sont des militaires, sont déployés en Arabie Saoudite pour aider à la sécurisation de ce pipeline.
Avec l'idée derrière aussi d'une diversification des infrastructures pour réduire la dépendance au détroit d'Ormuz notamment, et à ces pays dont on dépend pour les hydrocarbures, c'est ce que dit le président de la République. Sur l'aspect très politique de cette déclaration, Serge Simino, il y a effectivement une justification, comme on sait à évoquer François Baudonnet, qui a été donnée par le président de la République. Parce que quand il a décidé de ne pas annuler ce voyage au Moyen-Orient, deux jours après les violences qu'on avait vues dans plusieurs villes de France, critiqué, voire incompris par certains, notamment dans les oppositions politiques. Lui, il dit quoi ? J'étais dans mon rôle
il dit qu'il a en partie donné ses consignes avant de partir. Et c'est vrai qu'il y a une dimension très intérieure à ce déplacement, François l'a rappelé. Vous savez, il y a peu de temps, il disait, il faut quand même dire aux Français que ce qui se passe au niveau du prix du carburant est le résultat d'une crise internationale et non pas d'action du gouvernement français. Donc c'est aussi une dimension de politique intérieure. Mais pour le reste, oui, il a justifié le fait qu'il valait maintenir ce déplacement pour ces raisons-là, mais qu'il n'est pas parti en se dérobant par rapport à la situation française, qu'il a donné sa feuille de route à son gouvernement, qu'on est en train d'ailleurs... de dérouler petit à petit, puisqu'il a évoqué la rencontre aujourd'hui à Matignon des représentants des organisations syndicales. Il y aura les partis politiques jeudi, il y aura des réunions avec les représentants lycéens et étudiants la semaine d'après. Donc en gros, je suis parti, confiant, en ayant donné un certain nombre de consignes, transparent sur les événements et les violences du 17 et du 18, et puis éviter que ça se reproduise. Donc la feuille de route de la semaine qui vient, et puis il rentre demain avec une première réunion liée à la nécessité lui aussi. qu'il se fasse expliquer ce qui s'est passé le 17 octobre. Ça, c'est une
annonce de sa part, cette réunion. Voilà, il l'a annoncé à cette
occasion-là. Et il ira à la rencontre des forces de l'ordre, sans le préciser trop, donc demain après-midi. Donc voilà, l'idée, c'était... Je ne suis pas parti là-bas en oubliant ce qui se passait. J'ai même, dans ma valise, j'avais gardé la feuille de route que j'ai donnée à Sébastien Lecornu. Et tout se déroule... Comme prévu, après des événements qui se sont déroulés, comme cela n'avait pas été prévu samedi et dimanche. Donc voilà, c'est un président qui montre bien qu'il est encore à l'Élysée pour les quelques mois qui restent. Donc le gouvernement ne faillit pas et le président non plus. C'est le sens de ce qu'il a dit. Et avec un point quand même très important rapidement sur les revendications, parce qu'il a quand même été sur ce terrain-là. À propos des lycéens, moi j'ai trouvé ça assez intéressant, c'est que... Il a déroulé un peu qui étaient les lycéens d'aujourd'hui. C'était les enfants qui en primaire avaient vécu la difficulté des attentats, puis celle du Covid, celle de l'anxiété climatique, mais aussi de la peur de l'intelligence artificielle. Et il dit, j'ai essayé de bien faire sur ce terrain-là. On sait l'interdiction des téléphones pour les moins de 15 ans, etc. sur les réseaux sociaux. Mais on voit bien que c'est un problème, non pas dans le sens psychiatrique du terme, mais il s'intéresse quand même à cette jeunesse qui a... à de nombreuses angoisses sur l'avenir, mais aussi sur des revendications très précises. Et c'est aussi là-dessus que sont attendus les différents ministres du gouvernement et le Premier ministre, c'est de répondre clairement à des revendications et pas seulement de les rassurer sur un avenir. Il est vrai très compliqué.
Alors Emmanuel Macron, qui vous l'avez compris, s'est justifié au travers de questions qui lui ont été posées par les journalistes sur le maintien de ce déplacement à l'étranger, sur ce qui est fait en ce moment même aussi en France. Il a dit qu'il était dans son rôle, qu'il avait donné une feuille de route qui était appliquée en ce moment même. Dans cette feuille de route, il y a la question du rétablissement de l'ordre, de la sécurité, notamment parce que dans quelques jours, samedi prochain, il y a d'autres appels à manifestations et le gouvernement veut... éviter que se reproduise ce qui s'est passé. Le 17 octobre, il a été interrogé, le président de la République, sur notamment la question de l'état d'urgence, qu'il n'a pas déclaré. C'est un choix politique de sa part, Brice Socol. Le fait que le président de la République dise en fait l'état d'urgence, pour l'instant, on n'en a pas besoin. Qu'est-ce que ça veut dire dans sa gestion de la situation actuelle en France ?
pense qu'ils sont dans une gestion progressive des événements. Ils ne savent pas comment les maîtriser, en tout cas dans les jours à venir. Donc je pense qu'ils vont faire monter progressivement l'arsenal répressif, en tout cas en matière de maintien de l'ordre, progressivement. Là on a eu des couvre-feux, on a donné des instructions très précises aux préfets de département et aux préfets de région. L'état d'urgence n'est pas d'actualité. L'état d'urgence se déclare dans des situations très particulières pour 12 jours après il faut l'accord du Parlement et hors de question d'envoyer l'armée. Alors il y aura des membres. de sentinelles pour venir protéger des lieux publics. Mais il ne faut surtout pas que l'armée intervienne dans le cadre de ces conflits sociaux. Mais ce serait un
mauvais signal, en fait, politiquement, de déclarer dès maintenant l'état d'urgence. Bien
sûr. Et dans l'histoire, ça ne laisse pas que des bons souvenirs. L'état d'urgence a été en 2005 et en 2005. dans des conditions très spécifiques.
Noémie Choul, vous êtes, je le rappelle pour nos téléspectateurs, journaliste spécialiste des questions de police et de justice. On va parler de dispositifs de sécurité. Puisqu'hier, on a entendu le gouvernement, notamment par la voix de Laurent Nouniès, nous parler d'un dispositif de sécurité qui sera massif en vue de samedi prochain. Qu'est-ce que ça veut dire massif, très concrètement, sur le terrain ?
on n'a pas encore les chiffres. On les a demandé, bien sûr, au ministère de l'Intérieur, qui nous explique que c'est encore en voie. de consolidation. Donc on n'a pas encore les chiffres, mais ce qu'on sait, c'est que ce sera évidemment plus important que samedi dernier. D'ailleurs, la semaine dernière, on n'a jamais eu de communication officielle sur le nombre de forces de l'ordre qui avaient été déployées à Paris et partout en France. Ce qu'on sait, c'est qu'on va adapter les choses, notamment en faisant en sorte...
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