Chargement...
Chargement...
Nos jeunes qui sont au lycée aujourd'hui, il faut comprendre ce qu'ils ont vécu. C'est des jeunes qui ont été en classe primaire au moment des attentats, qui au moment où ils finissaient leur primaire et rentraient au collège, ont connu le Covid. On leur a expliqué pendant deux ans qu'il fallait tout fermer, renoncer à leurs copains, parfois faire des cours à la maison pour protéger les plus âgés, qui ensuite ont vu le retour de la guerre en Europe. et qui aujourd'hui, quand ils arrivent dans ces moments qu'on a tous vécu, qui sont quand même des moments inquiétants, où il faut s'orienter, il faut penser à son avenir, ils voient le déferlement technologique arriver, et des gens qui leur disent, moi, j'ai plus de métier. Et on leur dit, vous étiez bons en mathématiques, de tout temps, on nous avait dit, si on est bons en maths, on aura quelque chose, et on dit, ben non, l'IA va vous remplacer. Si cette jeunesse, et évidemment, il y a aussi une inquiétude climatique depuis plusieurs années, que cette jeunesse ait des inquiétudes... sur son avenir et qu'elle ait le sentiment qu'elle a été collectivement quand même bousculée par tous les événements, c'est légitime. Et ça, il faut l'entendre, il faut l'accompagner, il faut essayer de faire de notre mieux. J'ai essayé de faire de mon mieux ces dernières années. Peut-être que j'ai essayé de faire des choses bien, peut-être qu'il y en a que je n'ai pas assez bien fait. Et donc cette jeunesse, on lui doit beaucoup. Et donc ça, je pense qu'au-delà des violences qu'on va régler, on ne doit pas lâcher cette affaire.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.