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Toujours en compagnie de mes trois débatteurs du jour, Jérémy Cohen, Sophie de Menton, Fabien Verdier. On parle de ces émeutes du 17 octobre. Après le temps des violences, vient celui des tribunaux. Qui se cache derrière ces casseurs ? Les premiers procès montrent des profils manifestement très différents, des jeunes jusque-là inconnus de la justice, des pires opportunistes, mais aussi des personnes venues équiper pour affronter la police. Alors on se pose la question, je le vois dans les médias depuis ce matin, est-ce que les peines sont suffisantes ? Est-ce que la justice a été suffisamment sévère ? On a entendu le garde des sceaux appeler... Le parquet a plus de sévérité. On précise quand même que le parquet, ce sont les comparutions immédiates et que tout le monde ne passe pas en comparution immédiate. Selon moi, il faudrait peut-être se poser la question tout simplement, est-ce que la justice est suffisamment juste ? C'est son rôle ? Jérémy Coem, on en a vu plusieurs, on ne va pas tous les citer, mais c'est vrai qu'il y a eu un petit peu de tout, casier vierge, personnes insérées qui ont quand même eu de la prison ferme, il y a eu beaucoup de sursis, mais c'est vrai que c'est toujours un petit peu gênant de juger ce que fait la justice, on n'est pas dans les dossiers. Votre première réaction ?
D'abord, c'est normal de juger ce que fait la justice. Je rappelle que la justice... Non, mais quand
on ne connaît pas les dossiers.
Non, non, j'entends, mais c'est normal qu'on donne notre avis puisqu'elle est censée rendre la justice au nom du peuple français. Donc encore heureux, effectivement, qu'on puisse penser, en tout cas, qu'elle est ou pas suffisamment ferme. Il faut rappeler, je crois qu'à Marseille, on parle de 30 000 pillards, juste à Marseille. Et donc sur la France...
Payant a démonti, mais la préfecture a dit 30 000.
Même 10 000 ! Et on peut dire sur la France des dizaines de milliers. Je crois qu'il y a eu 2500 gardes à vue. Donc on voit déjà tout ce qui passe entre les mailles du filet. Donc derrière on a eu je crois 123 personnes qui ont été incarcérées. Donc vous voyez l'entonnoir à la fin il ne reste pas grand chose. Or toutes les études montrent que pour que la justice ne soit pas tant juste mais en tout cas efficace, ce n'est pas tant une question de peine qui doit être sévère mais qui doit être certaine. Alors si effectivement on n'est pas sûr d'être condamné, ça ne marche pas. Si tu fais une peine qui est très très forte mais qui a une chance surmise, d'être condamnés, ça ne marche pas. Ça c'est le premier point. Deuxième point, est-ce que vous savez combien on en court pour un vol en bande organisée ? Je parle même sans violence, c'est 15 ans. Et avec violence, c'est 20 ans, et avec arme, c'est 30 ans. C'est juste les peines maximum. Par rapport à ce qui a été jugé, on voit bien qu'on est sur des peines qui sont absolument dérisoires. Et en fait, la justice, elle n'est pas là juste pour être juste, elle est là effectivement pour être efficace. C'est-à-dire exclure de la société des personnes violentes, et surtout envoyer un message aux émeutiers prochains, ceux de samedi, parce qu'il y en aura certainement d'autres ce week-end, que si... ils s'adonnent à ce type de crime et de délit, ils seront condamnés fermement. Je crois que le message envoyé aujourd'hui, c'est plutôt celui du laxisme et du manque de moyens.
Le problème, ce que j'ai entendu aussi, c'est que les émeutiers les plus dangereux n'étaient pas forcément ceux qui étaient présentés à la justice parce qu'eux ont l'habitude et ont réussi à prendre la fuite. Sophie de Menton, vous avez observé ça ?
Oui, je suis très ennuyée sur ce sujet. Oui, d'abord, il y a énormément de types de casseurs. Moi, j'ai été très choquée. par Monsieur Tout-le-Monde qui passe et qui pique dans le magasin. Monsieur Tout-le-Monde qui n'est pas... Ça, ça m'a horrifiée parce que c'est une question de mentalité. Ensuite de ça, il y a un truc quand même qu'il faut dire et redire. Ça fait 20 ans qu'on trouve que la justice est laxiste. On sait que la justice est plutôt tolérante en France. Les ministres de la justice successives n'ont rien pu faire. Enfin bref. Mais surtout... On n'a pas les moyens. On ne sait pas où les mettre. On ne peut pas les mettre en prison, même de nuit, pour leur apprendre quelque chose. On n'a rien. Les prisons n'ont pas été construites. Emmanuel Macron avait dit qu'il en construirait. Moi, je pense qu'il faudrait construire des prisons en préfabriqué et le faire illico. Et je connais d'ailleurs des chefs d'entreprise qui ont dit, moi j'ai des terrains, chefs d'entreprise agriculteurs, qui ont dit, je le donne pour construire une prison. Parce qu'on dit que, soi-disant, il n'y a pas de terrain, etc. Mais jamais on en a voulu. mais il en a été question. Or là, le sujet... C'est
compliqué avec les maires aussi, qui ne veulent pas toujours la construction de prison. Il en a construit, je crois, de mémoire, 3 500 sur 7 500, promis. place ? De place, oui.
Écoutez, je sais que c'est insalubre, c'est une honte, les prisons, et là, on ne peut pas. Alors en plus, les jeunes, on les met où ? Les mineurs ? On vous raconte, oui, l'excuse de minorité, je suis tout à fait d'accord, mais on les met où ? Donc on ne sait pas comment faire. Quand il y a eu des gens qui ont appelé la police, que je connaissais pendant cette manifestation, parce que leur immeuble était agressé, enfin, les gens rentraient, la police ne répondait pas, ils disaient, non, on est occupé, on ne peut pas venir. On ne pouvait plus contacter la police. Je crois qu'il y a des problèmes encore plus graves que ça. Je discutais avec des policiers le vendredi soir, et ils disaient qu'on avait appelé, ça c'est intéressant, on avait appelé ceux qui étaient en congé, enfin qui n'étaient pas en faction, et sur la base du volontariat. pas obligé un type qui est... Eh bien, ils ont dit non. Parce qu'on ne peut pas non plus traiter de laxiste que le président vous demande d'être empathique et vous dire d'aller vous faire casser la gueule trois jours après. Donc, les problèmes sont partout. Les policiers en nom marque, ils n'arrivent pas jusqu'au commissariat quand ils arrêtent des gens. Donc, je ne sais pas quoi vous dire. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut prendre les choses...
Là, je vous propose, vous parliez de ces pires d'opportunités, vous souleviez cette question, parce qu'il y en a plein, et je voudrais vous faire écouter la mère, justement, d'un condamné, c'est assez intéressant, entendez l'oreille.
suis là parce que mon fils s'est fait prendre par les commissariats pendant la manifestation, sur le soir. Il a fait la manifestation toute la journée pour soutenir le mouvement des jeunes et l'inflation, sur tout ce qui se passe mal dans la vie. La manifestation s'est très bien passée toute la journée. Lui, il a fait le cortège normal, pas de gaz, pas de vol, ni rien. Et le soir, sur le retour, quand il a voulu prendre son train, il a vu un magasin d'ouvert cassé par les casseurs. shipper deux pulls sans savoir les conséquences.
Chippé de pull, bon. Chippé, déjà c'est mignon comme moi. Oui, mais c'est mignon, mais bon quand même, pour le commerçant, j'ai moins mignon. Et des gens comme ce gamin, il y en a plein, Fabien Verdier, qui sont passés par là.
Et c'est vrai, il y a des pilleurs d'opportunités. Alors moi je pense que c'était très protéiforme la manifestation, il y a peut-être 10, 15, 20, 4 figures de ceux qui étaient présents. Après, c'est vrai que la justice est rendue au nom du peuple français, tout à fait. Et les Français demandent beaucoup plus de sévérité. Ils ne la retrouvent pas depuis des années. Moi je pense qu'il faut faire une proposition assez simple, il faut revoir le système judiciaire français et qu'il soit élu, comme aux Etats-Unis, comme en Louisiane, comme dans le Mississippi, c'est-à-dire élire jusqu'au procureur, peut-être par arrondissement, et les rendre responsables le dimanche devant les Français, une reddition des comptes très claire des magistrats. Il est trop laxiste, il n'est pas réélu, il est suffisamment sévère aux yeux du peuple français, il est réélu.
Dangereux non ?
Pas dangereux, ça s'appelle la démocratie. Ça s'appelle la démocratie.
En face à cette jury populaire que vous avez... Comme
aux Etats-Unis, tu as des magistrats élus. as des procureurs élus, tu as des... Non mais ce
n'est pas inintéressant de rendre responsable un juge. En revanche, ça ne règle pas le problème qu'un matin, quand le juge arrive, on lui dit tu as trois places de prison et pas une de
plus. Dans ce cas-là, il faut imposer aux giles. Il faut que ça soit, à un moment, imposé à la ville, qu'elle ne veuille pas. On lui dit voilà, ici on a décidé, il y a un terrain et on met une prison. C'est ce qu'a proposé
Guillaume Casarian hier sur notre antenne. Les permis de construire, tant pis, les maires n'en veulent pas, on va leur imposer quand même. Alors attendez,
ce qu'il faut quand même se dire, bien sûr, je crois qu'il y a 60 000 places en prison en France, et il y a 90 000, 100 000 prisonniers, je crois. À Villeneuve-des-Maguelon, il y a 200 matelas par terre, je crois. C'est épouvantable. Ils sont 3-4 par cellule. Très bien. Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est pas que le maire qui veut pas. Le maire, c'est ce que le peuple dit, son peuple local, c'est l'Estaing. Qui veut une prison à côté de chez soi ? Et nous, ce qu'on dit avec les villes sous-préfectures, par exemple, c'est de dire... On nous enlève une baselarienne, on nous enlève une maternité, on nous enlève un tribunal dans ta ville. Et après on te dit, on te met ce que tu ne veux pas, des éoliennes, une carrière, etc. Et on te met une deuxième prison. À un moment donné, quand on enlève dix choses positives, qu'on te met des choses négatives, ou alors... Donc on peut
s'opposer à une prison et on ne peut pas s'opposer à une éolienne, c'est ce que vous êtes en train de dire ?
Ce que l'on dit, c'est qu'on nous met tout ce qu'on ne veut pas. L'éolienne,
on peut s'imposer ? C'est compliqué, les éoliennes, parce qu'ils vont voir
le propriétaire du champ, ils commencent à lui faire signer quelque chose, et la mairie n'est pas... La compétence est au préfet, et pas au maire, ni au président de l'intercommunalité. Mais je crois qu'on les paie, pour les éoliennes. Bien sûr, on met un chèque. Si vous refusez, derrière, vous avez des
pressions.
Mais les éoliennes font 250 m2, et donc quand t'as que des choses négatives... On ne peut pas mettre
que des choses négatives. Vous avez l'impression d'être un peu les territoires poubelle. Voilà, la cinquième division,
très très reléguée. Donc, il faut penser à ça. Pourquoi pas ? Mais alors, on dédommage financièrement, on accompagne. Vous seriez
prêt, par exemple, vous n'êtes plus maire de Châteaudin, mais dans votre commune, vous auriez été prêt ? Je
vais être très clair. Châtillon-sur-Seine, ancienne sous-préfecture, en Côte d'Or, le maire, qui est maintenant député depuis 20 ans, demande une prison. Ça veut dire que le tribunal de Dijon, il ne faut pas le mettre à Dijon, il faut le mettre à Chétillon-sur-Seine. Mais il faut être cohérent. Et lui, il le demande. Le maire de Saint-Amand-Mauron dans le chair, Emmanuel, il le demande aussi. Il n'y a pas de réponse. Mais vous voyez à quoi on se réduit ces maires-là ? C'est à demander une prison. C
'est intéressant ce que vous nous dites encore, l'absurdité des règles. Sophie, je vous propose de prendre un petit teasing de Eric qui nous appelle de l'Odeve. Bonjour Eric.
Bonjour.
Juste présentez-vous et puis on vous reprendra dans quelques minutes pour que vous nous disiez ce que vous pensez de ces peines. Est-ce que la justice était suffisamment sévère pour vous pour l'instant ? Parce que ce n'est pas terminé.
Moi je suis chef d'entreprise sur l'Odèv depuis une bonne dizaine d'années. Je joue essentiellement maintenant le rôle commercial dans l'entreprise qui est dans le bâtiment. Donc voilà, c'est très simple. J'ai 52 ans. Et je pense régulièrement sur votre antenne.
Et plutôt juste la tendance, plutôt content, pas content, moyen content
mais c'est du foutage de gueule.
Bon, vous allez nous dire pourquoi dans quelques instants, on se retrouve avec vous Eric.
Radio.
Jérémy Cohen, Sophie de Menton, Fabien Verdier, est-ce que la justice est trop clémente ? Est-ce qu'elle est suffisamment sévère ? On vous pose la question ce matin, puisque les premières peines sont tombées après les émeutes du 17 octobre. On était avec Eric il y a quelques instants qui nous appelle de l'Odeve. Vous disiez, mon cher Eric, pour reprendre vos propos, c'est du foutage de gueule.
Complètement. Bon, pour la petite plaisanterie, il ne nous prend pas pour des lapins de 6 semaines, mais pour des embryons de lapins. Parce que s'il veut faire payer les jeunes, à part d'aller en prison faire des peines avec sursis, ils vont leur laisser, comme ils ont dit hier, un reste à vivre. C'est-à-dire, admettons, ils touchent le RSA à 500-600 euros. On va leur enlever 150 euros. Il va y avoir 1000 condamnations. 1000 condamnations, 150 euros, vous faites le calcul, c'est qui qui va payer ? Ils ne paieront jamais. Jamais ils paieront leur dette. Jamais. Ça c'est sûr. La racaille, on va aller jusqu'au bout. La racaille, donc il va lui rester 450 euros pour vivre. Sur un mois, en dilant tout le mois, il va se faire 7-8000 euros. Donc il n'y en a rien à foutre de ça. C'est que dalle. Ça oblige d'avoir des comportements comme ça de l'état des condamnations, ça oblige les jeunes à vouloir recommencer. Parce qu'on sait qu'ils... On risque rien, c'est bon, on va continuer, c'est de la plaisanterie, on fait ce qu'on veut en France.
Le gouvernement, Eric, a promis, vous n'êtes pas obligé de le croire, mais a promis cette fois-ci vraiment d'aller taper dans les allocations familiales, d'engager la responsabilité civile des parents, et d'aller vraiment chercher l'argent. Est-ce que cette fois-ci, vous pensez qu'ils ne vont pas le faire
? Non. Après, vous allez avoir des associations et tout du LFI avec des avocats et des filles qui vont dire que ce n'est pas normal ici et ça. Mais on en est là. On en est là dans le pays. Non, mais c'est une catastrophe. Je suis désolé. Moi, des jeunes comme ça, je suis à l'État. Ben écoute, hop, tu le mets dans des centres fermés, tu vas aller casser des cailloux comme à Cayenne, et ben tu vas réparer tout ce que t'as cassé. Et tu vas jusqu'à temps que t'as purgé ta peine. Et t'as pas de salaire, on te donnera à manger s'il faut, mais juste pour aller travailler. Et ben tu vas faire 5 ans, 10 ans, ou alors encadré par l'armée. Mais il faut en arriver là, parce que vous allez voir le débordement qu'il va y avoir dans 10 ans. 'il n'y a rien, vous allez voir.
Il y en a déjà, il y en a déjà. Non mais ça
c'est rien ça. Non mais c'est parce qu'après le problème qu'il va y avoir, C'est qu'il va y avoir des gens comme moi, ou comme un voisin, ou n'importe, le jour où on touche à sa fille et tout, le mec, il va sortir le fusil, il va tirer dans le tas. On pète la vitrine, il va tirer dans le tas. Ils vont sortir, ils vont tirer au fusil. Et ça, j'en avais parlé une fois avec monsieur Bercoff, il me disait, mais non, ça arrivera pas, vous êtes trop machin. Une guerre civile, voilà. Parce que la police, tout ça, tout le monde va démissionner, parce que ça sert plus à rien d'interpeller, parce que deux jours après, ils sont dehors. Et ils ont 150 euros qu'ils doivent rembourser tous les mois. C'est ça qui va arriver. Il faut ouvrir les yeux. Je suis désolé.
Mais vous n'allez pas aller en prison par rapport à ça si vous faites la loi du talion ? Si vous tirez sur une personne, c'est-à-dire que vous êtes aussi sauvage que lui ? Il ne risque rien parce que lui, il ne risque rien. C'est la légitime défense.
En tout cas, c'est très intéressant. Vous nous dites plein de choses, Eric, et moi, je ne vous dirais pas que ça n'arrive pas. J'avais eu l'occasion de faire un sujet sur les autodéfenses, et je peux vous dire que malheureusement, c'est déjà beaucoup le cas, les clubs de tir, vous savez, obligatoires pour porter... une arme, ils se sont submergés, ils refusent du monde. Et dans les campagnes, c'est déjà un petit peu le cas, Sophie de Menton, ce que vient de nous dire Eric. Il y a énormément de colère, parce que c'est vrai que souvent, c'est le contribuable qui se met à payer, finalement. Oui, et c'est
dans le sujet, mais un peu à part. Je me fais la porte-parole de la Fédération du commerce en France, la Confédération des commerçants de France. qui m'a demandé de soulever un problème, parce que, bon, ils sont absolument scandalisés, c'est eux qui ont été quand même très victimes de tout ça. Et depuis plusieurs années, ils alertent sur les ventes illégales dans la rue et les réseaux sociaux. Là aussi, on ne fait absolument rien. Le pillage ne doit pas de trouver un débouché sur Internet. Il faut empêcher les reventes sur les réseaux sociaux. On a vu des vêtements, ils n'avaient même pas enlevé les bips. Et donc, les transactions sont complètement libres, il y a des marketplaces, etc. On refuse de prendre les coordonnées des vendeurs. Autant on peut être anonyme sur Internet, autant il faut savoir qui vend. Et il faut que les plateformes et les marketplaces sachent d'où vient... Elles ont
passé un accord avec le gouvernement, les plateformes. Ça a été une annonce hier
de Serge
Papin sur Sud Radio. Bon, on espère que ça va être suivi des faits. Mais c'est vrai que sur les peines, là, Eric nous dit plein de choses quand même. Les Français sont en colère et ça, il faut l'entendre quand même.
Tout à fait. Moi, ce que je disais tout à l'heure, le peuple gronde... y a une énorme colère dans le pays, de millions de gens, pas trois et demi, ce que dit Eric qui est très juste à l'ODEV. Et moi je vous dis, si on ne met pas les magistrats élus, si on n'est pas plus dur, donc il faut construire des places de prison, je le disais tout à l'heure en rentaine, Gérald Darmanin a promu des prisons modulaires, moins chères, plus rapides, un peu comme en Allemagne, plusieurs sont prévues en France, mais si on n'a pas une chaîne très forte de la sanction jusqu'à la prison et avec les magistrats, peuple va très mal. Moi, je fais plusieurs conférences ces derniers temps à l'Institut de géographie de la Sorbonne, à Dijon, à Sens, etc. Je leur disais, mais vous ne vous rendez pas compte de l'énervement des citoyens. Ils auraient, M. Macron en face d'eux, ils auraient envie de tirer dessus. On en est là. Ils étaient à 300
mètres de l'Elysée, selon le canard enchaîné. Alors
qu'en 2018, avec les Gilets jaunes, ou 2019, ils n'étaient pas loin de l'Elysée. Là, on a même entendu dire que certains étaient rentrés dans le jardin. Il y a une colère incroyable dans le pays face à ces neuf ans de gouvernement que les Français ont trouvé très mauvaises.
Jérémie Cohen, il y a aussi l'idée que parfois on a l'impression qu'on nous vole ce qu'on souhaite. En tout cas, c'était l'état d'esprit qu'avait Éric, la loi des mineurs, elle a été retoquée, voulue par Attal, Gabrielle Attal, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Donc c'est extrêmement difficile. Tout ça gauche, c'est le mouvement qui nous gouverne.
Il y a beaucoup de bon sens dans ce que dit l'auditeur. Et si on en revient au départ au rôle essentiel de l'État, c'est celui de garantir la sécurité des individus. En fait, c'est pour ça que les individus, à un moment donné, se sont décidés à vivre ensemble et à déléguer une partie de leur souveraineté. D'accord ? Ça c'est la base. Et donc si l'État ne fait pas ce minimum, ce sur quoi il s'engage, c'est-à-dire garantir la sécurité des individus, dans ce cas-là, l'État n'a plus de raison d'être en fait. Et quand on a un État qui s'occupe de tout, vraiment de tout et de n'importe quoi, et qui nous prélève plus que la plupart de tous les pays du monde, s'il n'est pas capable de remplir la première de ses missions, c'est-à-dire... assurer la sécurité des individus, des biens aussi, bien sûr, et des commerces, et bien dans ce cas-là, le citoyen ne voudra plus faire nation. Vous voyez cette expression que tous les politiques viennent sur les pétotélés pour dire, il n'y aura plus de faire nation. Donc chacun va assurer sa sécurité soi-même, il y aura de la sécurité privée pour ceux qui en ont les moyens. Et les autres se défendront avec des armes, etc. Et en fait, on arrive à ça. Donc quand l'auditeur parle de guerre civile, etc., c'est une conséquence de la fin du rôle légitime de l'État.
Oui, mais je suis désolée, on est responsable, on a élu tous ces gens-là. Ça fait 25 ans que ça dure. Or, les Français... On demande tout à l'État d'abord, y compris financièrement. Sur la sécurité, c'est normal. Non, la sécurité, nous sommes entièrement d'accord sur l'émission régalienne. Mais à force de demander, c'est un clientélisme qui est arrivé en matière politique. Et on a quand même les politiques qu'on a élues et qu'on mérite. Ça
risque de changer si on en croit le sondage IFOP pour suivre. Vous n'avez
plus Sarkozy
? Peut-être justement pour répondre sur Sarkozy. Il n'a pas fait assez. Il a été élu sur le Karcher. Oui, mais il n'a rien fait. Il n'y a pas Karcher.
Je veux bien qu'on les
responsabilise et c'est important, mais enfin ils élisent quelqu'un sur un programme, après les programmes ils engagent tous ceux qui les promettent. Maintenant si le dirigeant il ne respecte pas ses promesses, alors on doit peut-être criminaliser la campagne. Si pendant une campagne tu promets quelque chose que tu ne fais pas, peut-être que tu dois être redevable pénalement. Il y en a qui le proposent.
Bonjour Michel.
bonjour. Vous
nous appelez de Toulouse. Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, bonjour
tout le monde. Bonjour. Moi, je pose beaucoup de questions. Regardez, en Corse, ils se rient. Pardon, je rie,
mais ce n'est pas drôle. Mais oui, les Corses, c'est sûr, ils se font respecter.
oui ? Pourquoi nous, on ne se fait pas respecter à Paris, à Toulouse, à Lyon ? Je vous pose les questions. On brûle la mairie de Limoges. J'ai vécu trois ans à Limoges, madame. Mais vous ne vous rendez pas compte que cette mairie était magnifique. Qu'est-ce que c'est cette histoire de brûler une mairie
Vous avez vu un suspect ultra-gauche, classé à l'ultra-gauche, qui fréquente ce fameux plateau des mille vaches. C'est ça le
profil. Cela dit, votre réflexion est intéressante, mais on ne peut pas prendre la Corse comme exemple quand même. Il y avait une mafia qui tient la Corse. C'est peut-être plus le cas, et ça s'est peut-être beaucoup arrangé. Je ne sais pas, mais quand on débarquait, vous brûlez votre ville là, tranquille, si on n'avait pas passé des accords, j'ai
des doutes. La mafia, c'est la conséquence d'un État qui s'affaiblit. Une mafia, qu'est-ce que c'est ? C'est un autre. Une autre type d'Etat. Elle est déjà là en France,
la DZ Mafia. Moi, j'ai des commerçants dans le sud qui vous expliquent qu'ils sont obligés de verser une partie de leur chiffre d'affaires à la DZ Mafia. Xavier, votre femme m'avait expliqué qu'il y avait
une DZ Mafia nouvelle génération qui est encore pire que celle d'avant. Mais c'est une réalité. Et certains, d
'ailleurs, mettent en cause le rôle même de la DZMafia dans ses émeutes. Bon, alors ça, on n'a pas encore la réponse. En
Italie, la mafia, elle a été efficace pour plein de choses. Elle assure une sécurité. Non, mais on va faire la promotion de la
mafia. Non, non, justement,
mais pour la
Corse non plus. Vous voyez que vous êtes une bonne cliente.
Bon, merci Michel, vous avez suscité le débat, et pas n'importe lequel. Merci en tout cas à vous. Et c'est vrai que la colère est grande, on le sent, on l'entend chez vous, 0825.
A vous de le dire avec
aujourd'hui Jérémy Cohen, Sophie de Menton, Fabien Verdier. On continue de parler de ses émeutes. On a parlé de la justice. Est-ce qu'elle a été assez sévère ? On voit que nos auditeurs sont en attente de justice. et de sévérité, il y a beaucoup de frustration. On parle aussi maintenant de ceux qui cassent, mais ceux qui s'arment, qui arment, pardon, politiquement la colère, à qui la faute ? Chacun se renvoie la balle, je ne sais pas si vous avez vu les questions au gouvernement hier, entre Mathilde Panot, Sébastien Lecornu, chacun s'accuse d'être un danger public. Alors, qui porte la responsabilité de ce chaos ? Vous avez vu ça, Sophie, hier, l'Assemblée nationale ? Mathilde Panot, qui n'a pas condamné Limoges, elle ne s'est pas sortie. Mathilde Panot,
on prononce le nom, je reste muette, ce qui m'arrive très rarement. Je dois dire que là, oui, ils s'accusent tous, c'est vrai, et en même temps, ils n'ont pas totalement tort. C'est la faute de la fille, c'est la faute du gouvernement, ils n'ont pas tort de s'accuser.
À niveau égal pour vous
Non, il y en a qui sont plus forts que d'autres, comme Mélenchon, qui devient quand même inattaquable et si je puis dire, violent. sur sa violence, mais je n'arrive pas à défendre un camp au profit de l'autre. Mais vous pensez
qu'ils sont co-responsables ? Jérémy Cohen, c
'est
votre avis aussi ?
Non, de toute façon, il y a ceux qui sont au pouvoir, il y a ceux qui dirigent, il y a ceux qui ont les moyens, et après il y a ceux qui parlent. Donc là, pour le coup, le gouvernement a largement sous-estimé ce qui allait arriver. Il envisageait 200 000 personnes, il y en a eu beaucoup plus. Les services de renseignement sur les réseaux sociaux, on savait très bien que ça allait être une journée noire, mais depuis longtemps. Moi, la date du 17 octobre, je l'entends sur Twitter déjà depuis début septembre. Alors ça ne devait pas être forcément ce que ça a été, mais cette date du 17 octobre, on la connaît depuis longtemps, on savait. Donc à l'époque, c'était dans le cadre de la vie chère. Ensuite, il y a eu le mouvement lycéen qui s'est greffé. Et ensuite, on a eu évidemment tous ces périodes. Donc là, ce n'est pas nouveau, premièrement. Deuxièmement, il y a... La réponse du président de la République, quand tu compares son allocution, notamment avec celle de Meloni en Italie, où il y a eu évidemment aussi des débordements à Milan, avec pareil des millions d'euros de dégâts, etc., tu vois que la réponse n'est pas la même. Après, concernant la responsabilité de LFI, mais également d'un certain nombre d'associations proches des frères musulmans, ça aussi c'est tout à fait documenté, on sait exactement ce qu'il en est, et d'ailleurs ils font leur jeu, on en parlera tout à l'heure au niveau du sondage, eux ils ont tout à gagner justement, à instrumentaliser ça, et en plus de ça, ils n'en paient pas les peaux cassées. Puisque finalement, ils continuent à monter, ou en tout cas à se stabiliser dans les sondages.
Et il y a quelque chose qui est très grave, c'est que supposons ce qui devrait arriver, que Marine Le Pen gagne le deuxième tour des élections. Moi ce qui m'inquiète, c'est pas Marine Le Pen, c'est la guerre civile. Le lendemain de l'élection, ils l'ont dit.
Même
la
veille
du deuxième tour, c'est le 1er mai.
Mais bien sûr. Comment est-ce qu'on peut mettre une élection ? Vous avez raison de vous
en inquiéter, parce que de toute façon, l'extrême-gauche a appelé à se révolter dans la rue, et ça risque d'être tendu. Fabien Verdié, les villes de sous-préfecture, il y a beaucoup de villes françaises, on parle beaucoup des grandes villes, mais chacun a été touché, les commerçants de part et d'autre, et c'est vrai, qu'est-ce qu'ils en pensent, les élus, les administrés, pardon, à qui vous parlez, justement, dans ces villes ?
C'est frappant parce qu'ils voient cette chianlite, ce non-ordre public, ils en sont frappés. C'est beaucoup plus développé dans les métropoles, Lyon, Marseille, Paris, évidemment, et Limoges. Moi, ce qui me frappe, c'est Emmanuel Macron a consacré les hauts fonctionnaires ministres depuis des années. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, Edouard Geffray, ancien directeur général de l'enseignement scolaire, ministre de l'éducation, M. Philippe Baptiste aussi. Et en fait, un, il a désorganisé la haute administration. le directeur d'administration centrale. Ça se voit pas, on en parle peu, mais c'est très profond. A Bercy aussi, direction générale des finances publiques, etc. Et deux, en fait, il a promu des techniciens ministres, très fortement depuis des années. Ce qui fait que ces gens-là n'ont pas forcément l'intuition politique, le flair, l'anticipation. La connaissance du terrain. Moi je suis pour ce cursus honorum que Macron a si fortement décrit, c'est avoir été conseiller régional, avoir été conseiller municipal, avoir été maire, avoir eu un parcours parce que tu prends des décisions, t'en prends 10 par jour. Il n'y a plus
de cumul aussi.
Et tout ça fait que tu donnes le pouvoir à la haute administration qui ne sont pas des élus. Et les citoyens qui sont déconnectés, qui ne se sentent pas. Ils sont peut-être très bons aux fonctionnaires, mais après c'est un principe de piteur. Si tu montes à l'état juste, tu peux être un bon DGPN, directeur général de la police nationale, tu peux être un bon préfet de police, mais pas un bon ministre de l'intérieur.
Je sais que
M. Nunes n'est pas contesté là-dessus, mais il y a quand même des questions. On ne peut pas anticiper 100 000 personnes ou 200 000 et être à 600 000. On ne peut pas ne pas regarder les réseaux sociaux de TikTok, Instagram, Twitter. Tous les gens te disaient, samedi ou dimanche, à 15h le samedi, j'en savais plus que M. Le Corneau. Oui, c'est vrai que c'était
documenté sur les réseaux sociaux.
Il
fallait
l'appeler.
Il y a quand même une question de doctrine dont on ne parle pas et qui pour moi est essentielle. On a des émeutes de ce type-là depuis, moi je vais dire 2005, il y en a peut-être eu avant, mais on va revenir à celle de 2005. Donc ça fait 20 ans, 21 ans qu'on a, j'avais fait la liste à peu près une ou deux par an, un peu comme la purge, le film dans lequel on laisse un peu les gens se lâcher un peu, ça les calme et après ils reviennent six mois après. Donc en fait on a l'expérience, on sait très bien comment ça va se passer. Et puis on a le syndrome Malikosikine, c'est-à-dire qu'on a peur effectivement qu'il y ait une bavure. Et on préfère que la France soit à feu et à sang plutôt qu'il y ait le moindre mort parce qu'on estime que ce serait encore pire. Pardonnez-moi,
je coupe juste une seconde. On préfère qu'il y ait un flic mort plutôt qu'un émeutier mort. C'est terrible.
Le pouvoir de nuisance, effectivement, n'est pas le même. Et donc, entre ce terrorisme politique, c'est-à-dire semer la terreur et influer sur les politiques de maintien de l'ordre, etc., ça mène à ce qu'on a eu aujourd'hui, c'est-à-dire un gouvernement qui ne veut pas... trop réprimé, qui se dit, bon, au pire, ça fera que des vitres brisées. Vous avez raison,
Jérémy, je suis sûre que ça a joué. Mais je le crois.
Mais le problème, et je pense qu'il sous-estime, ça il suffit de lire l'économiste Bastia, c'est concernant justement le coût de la destruction des biens publics, et notamment de la vitre brisée. Ah bah c'est
des millions là, ça y est, les premiers méchites sont tombés. Mais oui, mais le problème c'est qu'il y a ce
qu'on voit, c'est-à-dire les primes d'assurance qui vont augmenter, les dégâts, les prêts garantis par l'État, 50 000 euros par la BPI, je ne sais quoi, et puis il y a tout ce qu'on ne voit pas, tous ces entrepreneurs qui ne vont pas entreprendre ou qui vont entreprendre ailleurs, ces touristes qui ne vont pas venir, cette consommation qui n'aura pas lieu, et puis aussi ce sentiment d'insécurité. Parce qu'en plus de la vraie... Il n'est plus un sentiment. Non, parce qu'en fait, il y a l'insécurité, elle est réelle, évidemment. Il y a aussi le sentiment tous les jours qui fait que peut-être on ne sort pas, et donc on ne dépense pas, et donc on ne consonne pas. Et ça, à l'échelle d'une économie, c'est absolument terrifiant.
Et pour le tourisme, vous imaginez, Fabien Verdier, c'est vrai, ce qu'il dit Jérémy Cohen, c'est fondamental. Nous, on a eu des policiers hier, ils sont vraiment au bout du rouleau, les policiers. Au bout du rouleau. Il faut faire attention. Il y en a un qui m'a fait peur. C'était un représentant d'une amicale policière. Il me dit qu'on ne sait pas si on va y arriver. Quand un policier vous dit ça, il faut s'inquiéter, je pense.
Bien sûr, ils ont fait intervenir en dernier moment la CRS 8 qui est en Essonne, samedi soir, etc. Les CRS s'entraînaient sur l'aérodrome de Châteaudan. Et moi, ce qui me frappe, c'est que si vous prenez les incendies cet été, je sais que ce n'est pas pareil, les lycéens. Et ce qui s'est passé ce 17 octobre, à chaque fois, le gouvernement a pris la vague. Tsunami l'a pris très largement au-dessus, il l'a sous-destigné, il l'a pas vu arriver, il l'a vu trop tard, trop mal, trop peu, etc. Et nous, dans notre association, on a même une ancienne préfète, par exemple, qui nous disait avant, dans les 235 sous-préfectures de France, on faisait les passeports. Dans les années 80-90, on faisait beaucoup de choses. Et du lundi au vendredi, les citoyens, à l'Odève, à Saint-Amand-Moron, passaient et venaient. Le sous-préfet faisait une auto-préfet. Le préfet, le dimanche soir, faisait une note place Beauvau au ministre de l'Intérieur. Et tout remontait. Beaucoup plus. En fait, on dit que les villes sous préfecture sont
les
terminaisons nerveuses de la République. C'est comme si on nous avait coupé nos doigts, aux mains, aux pieds, et qu'on n'a plus de capteurs à Saint-Laurent-du-Marronnier en Guyane, à Calvi, à Cortéen. Et
pourtant, on a tous les capteurs technologiques qu'on n'avait pas.
Oui, mais
comment ils prennent la vague ? On ne peut pas toujours être dans la nostalgie. Il faut aussi que les choses évoluent. On ne peut pas dire que c'était mieux avant et ne pas faire évoluer. Ça ne va pas
dans le bon sens. Oui,
mais on peut faire évoluer. Quand on prend la vague et qu'on mesure 1m80, qu'on prend des vagues de 5m de haut qu'on ne va pas venir. Les incendies, comme sur le reste, parce qu'on n'a pas acheté des Canadaires.
Et qu'il fallait un document, qu'il allait dans un autre document, qu'il allait
dans un autre document, qu'il allait dans un autre document, qu'il allait dans un autre document. Non, c'est qu'on croisait les citoyens français. Et que l'État croisait les citoyens français. Croiser ses 60 millions d'habitants qui leur faisaient remonter des inputs, des entrants. Ils avaient des capteurs. Vous voudriez plus de
pouvoir ? Christophe Béchut, ce matin, le maire d'Angers, demandait par exemple plus de pouvoir pour la police municipale. Ça, c'est une idée aussi.
Mais attendez, mais M. Béchut, M. Armand, maire d'Annecy, quand ils sortent du gouvernement et qu'ils commencent à dire qu'il faudrait plus de pouvoir T'as envie de dire, ce sont des humoristes.
Ils étaient
allés côté État, ils n'ont rien fait. Monsieur Béchule n'a rien fait pour l'état mat à Châteaunein, pour un site de 60 hectares pollué, armé de terre, fermé depuis 30 ans, quand il était ministre presque d'État. Et maintenant, il dit qu'il faudrait plus pour Angers, il faudrait plus pour Annecy. Et je rappelle, sur l'ordre public, l'ordre public, c'est l'État. Qu'est-ce qui se passe depuis des années ? C'est les villes qui embauchent des policiers municipaux, qui mettent des caméras, qui mettent des centres de supervision urbaine. Au Châteaunein, c'était 600 000 euros par an de coût. C'est-à-dire que c'est les contribuables du Noy. habitants de Châteaune, qui finançaient ça. Et donc, alors que c'est l'ordre public, c'est l'État. C'est-à-dire qu'on dépense beaucoup d'argent partout et on n'a même pas cet ordre public que les citoyens nous réclament. Non
mais déjà, la police municipale ne peut rien faire face à une horde de 1000, 2000, 5000, 10 000 personnes qui descendent sur le centre-ville. Il faut être très concret, tu peux embaucher 50, ça n'est pas possible. Pour le coup, ça c'est du rôle de l'État, voire même de l'armée. Il faudrait peut
-être leur donner plus de pouvoir à ces policiers municipaux.
Je crois que l'État doit garder le monopole de la violence légitime. Et pour le coup, je crois qu'aujourd'hui, le fait qu'un ministre de l'Intérieur a refusé d'augmenter les effectifs, notamment du plan Sentinelle, donc ce sont des militaires, a refusé de faire appel à ces forces-là. En Italie, justement, Mélanie, justement... Là, vous avez
la BRI et le RAID qui sont prévus ce week-end. Oui, mais en tout cas, le 17,
il a refusé d'avoir du soutien de la part des forces sentinelles. Donc ça, ça prouve bien quelque chose. Moi, j'ai parlé avec un CRS en privé, j'ai fait un post sur X à ce sujet-là, qui explique qu'en réalité, ils avaient les moyens. C'est juste qu'ils ont des consignes qui sont parfaitement contradictoires, on leur demande de ne pas intervenir de façon trop ferme, etc. Ils ont les moyens. On a le nombre de CRS de policiers, on a les moyens, j'allais dire, matériels. En réalité, on les désarme, et en plus on les met en insécurité, parce qu'effectivement... Vous avez
entendu Emmanuel Macron, plus d'empathie avec les manifestants.
Cette empathie suicidaire, d'ailleurs j'invite bientôt le livre... C'est sur les lycéens, restez sur les lycéens. un livre absolument fascinant. Bon, bref. Parce
qu'il faut penser aux 3600 milliards d'euros de dettes publiques. Nous, à Châteaudan, on a fini à mettre 75 caméras, dont VPI, visualisation de plaque d'immatriculation. C'est-à-dire que quand tu passais rugue en bêta à 2h du matin avec ta Clio bleue, avec ta plaque d'immatriculation, on savait te capter. Sauf que la loi ou la règle, le décret, te dit « Ah, il faut qu'il y ait un policier à ce moment-là. Comment tu veux à Châteaudan ? On n'est pas Nice. Et dans toutes ces villes moyennes, mettre un policier à 3h du matin. » Il faudrait juste dire, pendant trois semaines, tu as le droit de réquisitionner la caméra, tu verras que la plaque d'immagriculation c'est X, Y, je ne sais pas quoi, on sanctionne le monsieur ou la dame qui passait à 130 km heure au lieu de 30 à l'heure. Et non mais il faut faire les choses en temps réel. Vous n'êtes pas d
'accord Sophie ? Je ne sais pas, mais l'idée du... Ce n'est pas bien d'aller à 140 à l'heure dans la ville, etc. Je suis d'accord, mais... Les rodéos, la drogue, etc. Les rodéos, les rodéos, les rodéos,
les rodéos, c'est autre chose. Les sociétés comme un doubaille,
ça ne vous séduit pas. Il faut savoir ce
qu'on veut.
Non mais... Oui, j'ai l'impression qu'on est en train d'essayer de mettre effectivement des capteurs de ce type, des caméras vidéo partout, etc. Faute d'avoir l'autorité nécessaire et de tenir une ville autrement. Non mais il faut des preuves.
? Le mot de la fin, Jérémy ? Non, non, non,
mais en fait, je suis assez d'accord avec Sophie, ce sont des palliatifs. C'est-à-dire que si, effectivement, tu condamnes fermement celui qui fait mal, tu n'as pas besoin de protéger la totalité de la population.
Attendez, la vidéosurveillance, ça a porté fruit. Non,
on les a fermés.
Bon, on n'est pas d'accord, mais on va en débattre. 1600
caméras à Paris, je pense qu'on peut jouer.
Messieurs d'amis, il nous reste quelques minutes. Tout à l'heure, on va parler de ce sondage, parce que qui profite du crime ? C'est Marine Le Pen qui engrange encore des points. Nouveau sondage Sud Radio qui était très attendu, parce que c'est le premier qui intervient après les émeutons. On en parle dans quelques instants.
A
vous de dire avec aujourd'hui Jérémy Cohen, Sophie de Menton et Fabien. Verdier, c'est donc le premier verdict politique après ces violences du 17 octobre. Le nouveau sondage IFOP fiducial pour Sud Radio, extrêmement attendu. Et bien c'est Marine Le Pen qui change de dimension encore une fois. Elle atteint 36% au premier tour, en hausse de 2 points. Elle gagnerait au second tour dans tous les cas de figure. Je vous propose d'écouter Frédéric Dhabi pour le directeur général de l'IFOP ce matin sur Sud Radio.
C'est Marine Le Pen qui est la seule candidate à capitaliser sur cet événement. Elle atteint en intention de vote de premier tour. Alors ce n'est qu'un sondage, ce n'est pas une prédiction, vous le savez bien. Un score jamais vu entre 36 et 38%. Elle a en moyenne... 20 points d'avance sur ses poursuivants. Et ce qui frappe également, c'est qu'en dehors des cadres supérieurs, elle est très élevée, entre 35 et 45% dans tous les segments, avec quelque chose que je n'avais jamais vu dans une enquête IFOP fiduciaire pour Sud Radio, elle arrive à capter presque un électeur, Macron 2022, premier tour, sur 20.
Oui, ça c'est vrai que c'est une nouveauté, Sophie, je vous vois, vous n'êtes pas étonnée quand même. Vous êtes étonnée
? Alors, j'ai des contacts avec Marine Le Pen qu'on m'a reproché indéfiniment. J'ai pourtant invité Ruffin, j'ai invité tout le monde à Éthique parce que le mouvement patronal, je veux leur faire écouter la voix de l'entreprise. Et donc Marine Le Pen d'abord est une femme assez exceptionnelle et donc ma seule inquiétude, et pourtant elle a répondu avec un tableau intéressant. où elle met tout ce qu'ils ont voté au RN pour l'économie et les entreprises. Et bien, ce n'est pas si mal dans l'Assemblée. Donc, ce que j'espère de tout mon cœur, parce que c'est mon inquiétude, c'est qu'une fois au pouvoir, d'abord, je ne vois pas pourquoi, elle aurait les moyens de faire ce qu'on a été incapable de faire au niveau sécuritaire et tout, parce que du jour au lendemain, il faut absolument changer le système. Sinon, elle n'aura pas tellement plus de pouvoir. Et puis surtout... L'économie est un vrai, vrai, vrai, vrai problème. J'espère, c'est une femme intelligente, que devant l'état de la France, qu'on va lui exposer, elle va peut-être changer un peu d'avis, parce que moi, je pense qu'il faut une retraite à 65 ans, sinon on est mort.
C'est vrai que la partie économique, c'est encore autre chose. C'est ça
qui suscite les émeutes. Pas toutes, mais pas toutes.
Je vous en supplie, ne dites pas. Non, les émeutes, non. Enfin, en tout cas, les billets, etc. Non, les manifestations, il y a des revendications légitatives. Vous ne pouvez pas me dire que les hordes, c'est pour des raisons sociales. Non, mais j'entends ce discours un petit peu en disant, j'entends deux discours, j'entends soit, ouais, mais il n'y a pas d'argent à la maison, donc c'est pour ça qu'on va piller. Ok, nouveau slogan, c'est chaque Hermès pour tout le monde. Au nom de l'égalité, on autorise et on légitime le pillage. Ou c'est effectivement pour réduire les inégalités. Bon, passons. Sur le sondage, il y a trois enseignements ? Je pense. D'abord, évidemment, Marine Le Pen profite de la séquence. Évidemment, ce type d'image, ce sont des tracts pour le RN, évidemment. Ce n'est pas du tout surprenant. Elle représente aujourd'hui la droite nationale, celle qui a plus de chances, effectivement, de gagner. Donc, c'est normal qu'elle capitalise dessus. Je ne suis pas surpris. En revanche, là où je suis un peu plus ennuyé, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui, lui, n'en souffre pas, alors que son rôle dans le fait d'aranguer la foule, le fait de chauffer à blanc les émeutiers, et ce, depuis 15 ans. pas nous. Il se qualifie pour le
second tour, Jean-Luc Mélenchon.
Justement, il consolide sa base. Oui, mais le centre est
nul !
Alors j'y viens, c'est mon troisième point, mais d'abord on a donc Jean-Luc Mélenchon qui ne bouge pas, qui ne perd pas, donc comme quoi effectivement son électorat est solide et limite. légitime, ce qui s'est passé ce week-end. Il
se fait battre par Marine Le Pen à 68% contre 32, au second tour. C'était 70-30 il y a quelques
semaines. Pour le coup, on pourrait même dire qu'il augmente au deuxième tour. Et puis on a le troisième enseignement, et là Sophie vous avez tout à fait raison, c'est le bloc central qui lui dévise complètement. La dernière fois que je suis venu, j'étais avec un monsieur qui était un soutien d'Edouard Philippe qui disait qu'il restait quand même le premier candidat du bloc central. La réalité c'est qu'il perd 4 points depuis septembre. même beaucoup plus depuis son entrée en campagne il y a, je ne sais pas, trois ans. Donc oui, c'est un désaveu complet. Donc en gros, pour conclure, les Français considèrent que les émeutes sont davantage la responsabilité du gouvernement que celui de l'extrême gauche. C'est intéressant, parce que nous, on a peut-être une vision différente, mais c'est, je crois, en tout cas l'enseignement du sondage.
Ils punissent le centre, les électeurs. Je crois qu'ils en ont marre, surtout, ils ont envie que ça change. Mais alors, ce que vient de souligner Sophie... Dementons, est-ce qu'elle aura les moyens de changer le système ? Parce que c'est un système qu'il faut changer en profondeur. Vous avez vu les résistances de Richard Ferrand. Quand elle parle de référendum sur l'immigration, Richard Ferrand lui dit, ben non...
Qui a été débunqué par De Gaulle lui-même.
Oui, mais vous voyez, c'est dire le système qui est verrouillé quand même de l'intérieur, Fabien Verdier. Oui,
c'est pour ça que les Français en en marre. Ils veulent ni de la droite, ni de la gauche, ni du centre. Ils veulent autre chose, une alternative.
-ce qu'ils ne vont pas être déçus
Peut-être, mais après, il y a 450 agences en France, je pense qu'il faut en enlever quelques-unes. Il faut lire les magistrats, il faut des propositions fortes, audacieuses, très dites, pas disruptives justement, mais très changeantes, très structurantes. Moi, je croisais deux aides-soignantes il y a quelques jours et j'étais frappé de leur vote RN. C'est-à-dire que tu pourrais passer en tête-à-tête avec elles 4 heures pour les convaincre, c'est fini. C'est très enraciné. On ne peut plus convaincre personne. Comme un chêne de 80 ans qui s'est enraciné dans le sol. les gens, les classes populaires, les classes moyennes... en dehors de Paris, sont très très arrimés à ces votes-là. Autre point, 36-38% disait Frédéric Dhabi. Je crois qu'on n'a pas vu ça depuis Georges Pompidou en 1968, au premier tour. Vous prenez Edouard Balladur en 1995 ou Jacques Chirac en 1995, ils auraient été ravis de dépasser les 25%. Il faut le revoir. Premier tour. On a des secours. Quand tu vois nos élites qui ne se rendent pas compte de ça, ça fait... Deuxièmement, les Français en ont marre. Ils veulent casser la table et c'est bien plus fort que ça. Je le disais tout à l'heure. Et troisièmement, moi je l'ai souvent dit depuis des années, voter Emmanuel Macron en 2022, c'est faire voter Marine Le Pen en 2027. Parce que la Macronie... fondamentalement par son non-gouvernement, parce qu'ils n'ont pas gouverné, parce qu'ils n'ont pas fait des choix, le en même temps, l'indécision permanente, la technocratie au plus haut point, le caractère hautain, je le disais en début d'émission, amène au vote vers Marine Le Pen, indubitablement.
Et pendant que vous parlez, on parle de ces sondages, ces sondages extrêmement flatteurs pour Marine Le Pen, il y a Emmanuel Macron qui s'adresse en direct aux Français depuis... Le Moyen-Orient, bon, des choses inacceptables se sont passées. Bon, très bien, il fait le constat. Tout est fait pour empêcher un retour de ces samedis. Il n'y a aucune violence légitime. Il faut aborder cette situation avec calme et détermination. Vous dites ça aux 3000 commerçants qui ont tout perdu.
Mais aux 68 000 en français aussi.
Ah, vous voyez, à 6000 kilomètres. Non, mais c'est vrai qu'il y a un gros décalage. Après avoir vu Céline Dion.
Et puis
ça se dit
pas de l'étranger, enfin ! Alors qui nous raconte le pétrole qu'il va ramener ? Bon, ça, il en a parlé avant.
Mais voilà.
Non,
c'est vrai que ça choque. 'est très choquant.
Il est hors sol, il est perché.
Moi, ça me choque. Je crois que vous n'êtes pas la seule. Là, il fait l'unanimité contre lui.
Oui, de toute façon, sa cote de popularité, je crois, est à 18% et va continuer de baisser à mesure que la campagne va avancer. En revanche, peut-être sur Marine Le Pen et sur l'économie, je serais quand même plus exigeant et un peu moins, disons, optimiste sur ce point de vue-là. Écoutez,
là, il faut être optimiste. Moi, je préfère être exigeant. Oui, mais Marine Le Pen est une patriote, parce que ça, c'est vrai. Elle aime la France. A chaque fois qu'on l'a vu, elle a une conviction en elle. On peut être socialiste et patriote.
Oui, mais Sophie, elle ne fait pas du... En même temps, justement, pardon Jérémy, mais ce côté à la fois quand même très social de Marine Le Pen, vous avez évoqué la retraite, et le côté patriote, est-ce que c'est compatible d'aimer les entreprises et d'être aussi sociale ? J'ai du mal.
C'est électoral. Elle doit marcher sur deux jambes, c'est-à-dire le vote ouvrier qui la rejoint depuis l'abandon de la gauche dans les années 90-2000, et elle doit en même temps parler à cette France qui en a marre de l'immigration et qui veut du régalien plus ferme. Donc elle doit marcher sur ses deux jambes. Mais elle va inévitablement échouer. 'accord ? Il faut le savoir. Et la question sera de savoir, après son échec, je pense sur les deux, la question c'est, les Français à ce moment-là, est-ce qu'ils voudront plus radical que Marine Le Pen ? Ou au contraire, se dire, bon, on a essayé, ça n'a pas marché, on va revenir sur le bloc central. Ce sera, je crois, ce qui va être intéressant d'étudier après son quinquennat, si elle gagne.
Et puis, sans compter sur les émeutes qui risquent de se passer le mot de la fin, Fabien Verdi, avant de... Marine
Le Pen, sur le programme économique, il est très faible, il est très... Sans solution sur les entreprises de temps intermédiaire, sur les pôles de compétitivité, sur l'innovation, un peu comme dans la Silicon Valley avec Stanford ou Berkeley. Sur ce discours-là, elle est très très loin des sujets. Il y a eu Saclay qui a été fait, mais il y a mille et une choses à faire dans notre pays sur les innovations, sur l'Office européen des brevets. Pour ne prendre que ce thème, sur le financement de l'intelligence artificielle. Je crois que la France, c'est à hauteur de 4 milliards de dollars par an de financement, de capital risque et de capital investissement. Aux Etats-Unis, on est à 150-160 milliards. Donc la
retraite par capitalisation qui sert pour l'innovation. Oui, mais
on a des choses à faire et là, il n'y a aucune proposition. Sur l'intelligence artificielle, c'est la nouvelle bombe atomique, c'est la nouvelle vassalisation possible de la France, malheureusement. Donc il faut être très puissant sur ces sujets-là très forts.
Marine Le Pen n'est entourée d'aucun entrepreneur à part Châtillon.
Elle va embaucher Sophie. Non, pas du tout, elle n'embauche pas, mais elle a écouté beaucoup. Je voudrais vous dire que
c
'est celle qui a le plus écouté les entreprises ces dernières années. Elle téléphonait en demandant
qu'est-ce qu'on fait. Merci Sophie de Menton, merci Jérémy Cohen et merci à vous Fabien Vernier, bonjour. Bonjour Stéphanie, il y a beaucoup de choses à dire. En tout cas
le patronat français lui fait une cour éhontée. On
est bien obligés. En même temps, vous avez vu les sondages.
Je ne suis
pas sûre, on essaie de la convaincre. Mais ils sont très pessimistes. Bon, on est pessimistes. Érico, très rapidement,
puisque sinon vous allez vous rendre vous-même en retard à cause de moi. On va
se poser des questions. Est-ce que tous les samedis, les Français vont-ils être livrés à eux-mêmes ? Donc j'aurai un ancien inspecteur de la gendarmerie générale, Galtier, et puis un policier de terrain de Marseille, de la Bac de Marseille. Et deuxième question, combien ça coûte et qui va payer ? J'aurai notre confrère Pascal Péry qui réalise les questions économiques.
Et
Patrick Chomès qui est président de l'UMI.
'est Nicolas qui va payer.
C'est Nicolas qui va payer.
Et Sophie et Jérémy. On va voir l'entour des
dégâts et à qui va adresser la facture.
Merci à vous. Bonne émission Périco.
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