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Il y a d'abord ce qui a été expliqué par nos liciens, il y a plusieurs demandes très concrètes sur les bâtiments d'une part, sur les questions d'horaire et de remplacement d'autre part, sur leur orientation et les dispositifs en place enfin. Lansons pas les choses comme ça. Il faudra un dispositif pour orienter une classe d'âge qui est la plus élevée depuis de nombreuses années. Et Parcoursup, sans doute, a beaucoup de choses qui sont à améliorer. Néanmoins, je me souviens, moi, il y a 10 ans, d'un autre système qui était APB, où il y avait plus de jeunes qui étaient laissés sur le carreau qu'aujourd'hui, qui marchaient beaucoup moins bien. Et donc Parcoursup, il faut sans doute lui donner plus de transparence. Il faut réussir à aménager sur certains parcours les choses. Il faut donner plus d'orientation en amont. Je pense qu'il faut entendre ce qui est dit sur l'angoisse qui existe. Je pense qu'il faut constater que c'est devenu une forme de symptôme d'une inquiétude. Et moi je comprends très bien cette jeunesse aussi et je m'arrêterai là. Donc il y a des réponses concrètes qui sont en ce moment en train d'être préparées par le gouvernement. Qu'ils travaillent, ils m'en rendront compte demain. Et les réunions se feront à partir du début de semaine prochaine et il y aura tout un travail. Mais il faut avoir aussi nos jeunes qui sont au lycée aujourd'hui. Il faut comprendre ce qu'ils ont vécu. C'est des jeunes qui ont été en classe primaire au moment des attentats, qui, au moment où ils finissaient leur primaire et rentraient au collège, ont connu le Covid. On leur a expliqué pendant deux ans qu'il fallait tout fermer, renoncer à leurs copains, parfois faire des cours à la maison pour protéger les plus âgés, qui ensuite ont vu le retour de la guerre en Europe. Et là, les désormes. Et qui aujourd'hui, quand ils arrivent dans ces moments qu'on a tous vécu, qui sont quand même des moments inquiétants, où il faut s'orienter, il faut penser à son avenir, ils voient le déferlement technologique arriver et des gens qui leur disent « moi, j'ai plus de métier ». Et on leur dit « vous étiez bon en mathématiques ». De tout temps, on nous avait dit « si on est bon en maths, on aura quelque chose ». Et on a dit « ben non, l'IA va vous remplacer ». Si cette jeunesse, et évidemment il y a aussi une inquiétude climatique depuis plusieurs années, que cette jeunesse ait des inquiétudes sur son avenir et qu'elle ait le sentiment qu'elle a été collectivement quand même bousculée par tous les événements. C'est légitime. Et ça, il faut l'entendre, il faut l'accompagner, il faut essayer de faire de notre mieux. J'ai essayé de faire de mon mieux ces dernières années. Peut-être que j'ai essayé de faire des choses bien, peut-être qu'il y en a que je n'ai pas assez bien fait. Et donc cette jeunesse, on lui doit beaucoup. Et donc ça, je pense qu'au-delà des violences qu'on va régler, on ne doit pas lâcher cette affaire.
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