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Il s'est passé samedi dernier des choses inacceptables dans plusieurs villes du pays, qui nous ont tous choqués et fait mal. Je me suis exprimé dimanche soir, c'était mon rôle. J'ai constaté ce qui s'était passé et j'ai demandé des clarifications et j'ai donné une feuille de route. C'est cette feuille de route qui est appliquée. La première chose, c'est la transparence sur ce qui s'est passé le 17. Le ministre de l'Intérieur a commencé à le faire. Demain matin, je tiendrai une réunion avec l'ensemble des services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés, pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé exactement. La deuxième chose, c'est de prendre toute mesure dès lundi matin pour pouvoir empêcher que dans les centres-villes qui ont été touchés en particulier, on ait un retour de ces scènes inacceptables. C'est ce qui est fait de manière méthodique à la suite de mes instructions. Des mesures de couvre-feu ont été prises, des interdictions de rassemblement et de regroupement. Et pour ce qui est de samedi prochain, c'est ce qui sera fait. Et donc, fermeté, et nous utilisons ce qui est dans notre droit pour éviter qu'il y ait de nouveaux événements de ce type. Et donc, dans plusieurs villes, des couvre-feux ont été mis en oeuvre, ces couvre-feux sont respectés, ils sont tenus, et des regroupements et des mobilisations sont interdites, et les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain, ils seront empêchés de faire le désordre. Et donc, demain, nous aurons aussi un point très précis sur la mise en oeuvre des dispositifs, à la fois d'anticipation de renseignements... et de sécurisation sur, pas simplement samedi, mais les prochaines semaines. Et donc c'est avec méthode ce que fait le gouvernement, conformément à ce que j'ai demandé dimanche soir. Le troisième élément, c'est d'engager une discussion avec les organisations syndicales, ce que fait en ce moment le Premier ministre, les forces politiques, ce qu'il fera demain après-midi, pour responsabiliser tout le monde dans ce contexte, parce qu'on a eu trop de gens ambigus. Trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes. Non, il n'y a aucune violence légitime. Aucune. Vous les avez interviewées, vous les avez dans vos antennes. Donc aucune violence légitime. Ni verbale, ni physique. Ni contre les biens, ni contre les personnes. Le début de la violence, c'est la justification du reste. En démocratie, il n'y a rien qui justifie la violence.
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