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êtes avec les GG et avec les Grandes Gueules en direct sur RMC, RMC Story. C'est la troisième heure des Grandes Gueules. Tout à l'heure à midi, moins 20, dernier sujet de discussion avec vous au 32-16, que vous avez envie de quitter la France, que vous avez envie de vous barrer. Quand on regarde les réseaux sociaux ou les commentaires, souvent sous les vidéos, on dit j'en ai marre, j'en ai ma claque de tout ce qui se passe dans ce pays qui dégringole économiquement avec des manifs, le chaos. J'ai envie de me tirer. Est-ce que c'est votre sentiment ? Est-ce que vous avez envie de partir ? On en parlera à 12h20. À 11h20, la préfecture de police de Paris qui lance une plateforme pour recueillir les vidéos, vidéos témoignages de casse et pouvoir identifier les pillards, les pilleurs, appelez-les comme vous voulez, les casseurs. Est-ce que vous pourriez fournir... Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce qu'il faut... Ou c'est de la délation ? Est-ce que vous pourriez fournir des images vidéo ? Vous venez nous en parler à 11h20. D'abord, notre invité. Éric Zemmour, candidat reconquête à la présidentielle. Bonjour. Bonjour. Le gouvernement a annoncé un dispositif musclé pour après-demain, enfin pour samedi, pour la nouvelle journée de manifestation. Le RAID, la BRI, le GIGN, en plus des forces de l'ordre déjà présentes. Les soldats de l'opération Sentinelle qui seront mis devant les édifices institutionnels pour dégager des forces de l'ordre. C'est la bonne réponse ?
Écoutez, moi je pense que tout dépend de la philosophie et des ordres qu'on leur donne, comprenez ? Si vous mettez l'armée, l'armée n'a qu'une arme, c'est tirer. Il faut savoir ça. Ils n'ont pas un dégradé comme les CRS, etc. Donc soit ils tirent et ils tuent, soit ils ne tirent pas et ils ne servent à rien. À moins de sécuriser des lieux, etc. Et encore, parce qu'effectivement, on m'explique que les services de maintien de l'ordre savent tout à fait sécuriser des lieux sans avoir besoin de l'armée. Mais enfin, disons qu'on peut imaginer cela. Deuxièmement, la BRI et le RAID, c'est normalement contre le terrorisme. Et là aussi, normalement, c'est des actions qui peuvent tuer. Donc j'aimerais savoir à quoi ils servent si on leur dit d'avoir de l'empathie. Ça ne sert à rien. C'est le président qui avait demandé aux forces de l'ordre d'avoir de l'empathie. Ben oui, je ne le fais pas dire. Le président, jusqu'à la preuve du contraire, c'est leur chef à tous. Deuxièmement, les CRS en France, ça existe depuis 1947, parce que justement avant, il faut savoir que c'était l'armée qu'on mettait dans les maintiens de l'ordre, sous Clémenceau, Thiers, etc. Et là, il y avait des dizaines de morts. Donc on a mis les CRS justement pour ça. Et les CRS savent faire ça en France. Donc en vérité, on n'a besoin que des CRS. La question c'est qu'est-ce qu'on leur dit ? Si on leur dit, comme on le fait depuis 40 ans, depuis le fameux syndrome Malik Ousekine, si on leur dit surtout n'allez pas au contact, vous pouvez mettre tous les policiers, toutes les catégories que vous voulez, ça ne sert à rien. Si on leur dit, et les CRS suffisent dans ce cas-là, vous avez le droit d'aller au contact, et là ça change tout. Mais on ne va pas leur dire ça. On ne va pas leur dire ça parce que... Parce qu'on a la trouille ? Mais bien sûr. Mais ça fait 40 ans, vous savez, moi je me souviens, j'étais journaliste débutant à l'époque de Malik Ousekine. Donc je me souviens, la mort de Malik Ousekine a fait capoter toute la politique. En 1986, ce moment de
manifestation de la loi de Vaquay.
Absolument. C'était Pascua et Pendreau qui étaient... Exactement. Et Chirac a plié. Depuis que Chirac a plié, tous les gouvernements ont plié. Voilà, c'est tout. Donc ça veut dire qu'on laisse faire la casse finalement alors ? Mais ils laissent faire volontairement, parce qu'ils ne veulent
pas
de Malik. On envoie des charges de CRS, on les voit aller au contact quand même. Oui, non, ils ne vont pas au contact, ils reculent, regardez comment ils font. Oui, ils interpellent après. Après que les boutiques ont été cassées, après que les mairies ont été défoncées, même une brûlée, etc. Après. Je vous assure, mais tous les policiers vous le disent, tous les gens des CRS vous le disent. C'est les mêmes consignes depuis 40 ans. Tous les gouvernements depuis 40 ans. Tous les ministres de l'Intérieur depuis 40 ans. Je vous pose la question en vérité, Éric Zemmour.
Vu ce dispositif, est-ce que vous, vous dites, si jamais les scènes se reproduisent, il faut tirer ? Je
dis... Pour l'instant, ça me sert à... Est-ce qu'il faut tirer ? Je pense qu'il faudra tirer le jour où ils auront des armes et qu'ils tireront. Avant, il ne faut pas tirer. On n'est pas dans le Far West. En revanche, je sais que les policiers et les CRS ont les moyens d'aller au contact et de leur faire mal. Ils sont tirés. Vous comprenez ce que je veux dire ? Il y a une échelle, il y a une gradation. Ils savent très bien faire ça. On pourrait d'ailleurs se servir des blindés que j'ai vus contre des manifestations paysannes, qui s'appellent, je crois, les centaures. Ils seront là. Plus les canons, ils seront là. Il était temps. Pourquoi on ne les a pas utilisés samedi dernier ? Vous voyez ? Très bien. On va voir déjà la différence. Parce que M. Nunes a
reconnu
qu'ils avaient sous-évalué ce qui allait se passer. Oui, oui. Au moins, il a reconnu ses responsables. Mais il est toujours là. Mais il est toujours là, évidemment. Mais ça, c'est la République macronienne. Et puis, de toute façon, je vais vous dire, vous en mettez un autre, ça sera la même chose, puisque la philosophie n'aura pas changé. Moi, je pense qu'il faut, au-delà de cela, au-delà du maintien de l'ordre, il n'y a pas seulement le maintien de l'ordre, il y a aussi après les sanctions. Vous avez vu là que la plupart des gens interpellés sont libérés. moi je pense, c'est assez simple, il y a 3-4 mesures à prendre. Il y a eu la prison ferme aussi, ce que vous a dit le porteur du ministère de la Justice tout à l'heure. Très peu, regardez les chiffres, très peu. La plupart des gens sortent libre. Alors il faut 1. Rétablir la loi anti-casseurs. Parce que ça permet une responsabilité collective de tous les gens qui sont présents sur les lieux des exactions après que la police a décrété l'évacuation. Un. Deux, il faut rétablir, parce qu'ils existaient depuis Napoléon jusqu'à Mitterrand, les peines planchées pour empêcher justement les juges de les libérer à tout va. Ils seront obligés d'un minimum de peine. Trois. Il faut impérativement que ces gens-là payent, et non pas que ça soit plafonné, comme je l'ai vu à cause de la décision du conseil constitutionnel, à 10 000 euros. Qu'ils payent même sur leurs allocations sociales, leurs parents. J'ai vu des scènes où les mères de famille attendaient le produit des larcins de leurs gamins qu'elles avaient envoyés. Qu'on ne me dise pas qu'ils ne sont pas complices. Ils sont complices. Et quatrièmement, je le maintiens pour tous ces gens qui sont soit étrangers. soit double nationaux, parce qu'ils sont tous, pour la plupart, double nationaux, je demande la déchéance de nationalité pour ces gens, et donc ils n'auront plus que leur nationalité algérienne, marocaine, tunisienne ou malienne, que sais-je, et ils seront expulsés aussi. Voilà, avec ces quatre mesures, je pense que c'est autre chose qui sera beaucoup plus déterminant. Mais encore une fois... Il faut ça dans un cadre global, avec une politique anti-immigration massive, pour arrêter, pour faire de l'immigration négative. Pour que non seulement on ne laisse plus venir, mais qu'on en renvoie beaucoup.
Alors, question de nos GG. Abel Boyer, éducateur. Alors moi j'ai deux questions en une, très rapidement. Bon déjà on n'a pas les statistiques de savoir combien il y a de binationaux en proportion, mais je ne voudrais pas aller sur ça. Vous parlez beaucoup de l'assimilation, donc votre discours, vous êtes entre guillemets droit dans vos bottes depuis une vingtaine d'années, voire une trentaine d'années. Qu'avez-vous à proposer comme projet pour la jeunesse concrètement ? Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, il n'y a pas qu'une vision négative je pense à développer. Il y a des jeunes qui se confortent très bien, qui peuvent se sentir blessés par votre discours. Qu'avez-vous à leur proposer ? Et deuxième question, plus taquine, on sait que l'électorat d'extrême droite est très particulier, je ne dis pas qu'ils sont tous racistes, ça serait stupide de dire ça. Vous et moi nous sommes d'origine africaine. On peut dire ça. Vous avez une tête d'arabe, on peut dire. Vous pourriez être tonton Abdelkrim de Kabylie. Que dites-vous à certains électeurs qui disent que vous-même, quelque part, vous voulez grand remplacer l'extrême droite, donc mieux vaut voter pour Marine Le Pen, qui est blanche blonde aux yeux
bleus ? C'est drôle que vous me disiez ça, parce qu'on me dit souvent ça. Ce qui prouve que, justement, il y a un fait anthropologique, c'est que ces gens ne comprennent rien à l'assimilation. Justement. Moi, justement, ce que j'ai fait, ce qu'ont fait mes parents et ce qu'ont fait mes grands-parents, c'est justement le processus d'assimilation. Je vous dis bien d'assimilation et non pas d'intégration. L'intégration, c'est respecter les lois et travailler, c'est la moindre des choses. L'assimilation, c'est s'approprier l'histoire de France à la place de l'histoire des pays d'où l'on vient. comprenez ? Et oublié aussi ? Oui, pas oublié, pas oublié, mais marginalisé.
Puisque vous revendiquez aussi votre attache à l'Algérie quelque part, l'Olivier Berber, mais en tout cas vous y faites des références assez régulièrement.
La France a même fondé l'Algérie, mais il y a des choses que vous avez dit. Ah si, l'Olivier Berber, vous l'avez déjà dit. Oui, on me demande. Je réponds que Zemmour, ça veut dire Olivier en Berber. Mais alors là, je ne revendique rien de l'Algérie. Je n'ai pas parlé de revendication,
mais vous
n'avez pas
oublié. Non, mais je
n'ai pas oublié. Je connais d'où je
viens. Je
réponds sur la jeunesse. La première question c'était sur la jeunesse. Qui se sent peut-être aujourd'hui stigmatisé et uniquement envoyé à la délinque positive, à la barbarie. Vous avez raison,
vous avez raison. Je pense déjà que si on trie le bon grain de livret, déjà comme je le propose, et je suis le seul à proposer, parce que vous parliez de Marine Le Pen, elle est contre ce que je viens de proposer, la remigration et la déchéance de nationalité des doubles nationaux, je dis bien, elle est contre. Mais en positif, qu'est-ce que vous proposez ? En positif, la première chose d'abord, pour moi, vous avez rappelé mon parcours, c'est la chance absolument extraordinaire d'être français. La chance unique d'être français, d'acquérir la culture française, de lire Chateaubriand, de lire Voltaire, de lire Victor Hugo. Vous voyez, c'est exceptionnel. Moi, ça a fait ma vie quand j'étais enfant. Et mon père me poussait à cela, et ma mère me poussait à cela. Devenir français, monsieur, c'est quelque chose d'extraordinaire. Extraordinaire, je vous assure. C'est tout le projet de mon existence. Ça, c'est un. Deuxièmement, excusez-moi, mais ces gens-là ont une chance extraordinaire d'être en France, de pouvoir faire des études. Je parle de toute la jeunesse,
pas seulement celle qui est d'origine immigrée. Quel est votre projet pour la jeunesse ? Je vous entends toujours parler de façon négative des jeunes. Pour toute la jeunesse, c'est se projeter dans le
21e siècle. Mais quel est votre projet concrètement ? Le projet, c'est d'abord un projet scolaire. Rétablir l'excellence du niveau scolaire. Parce que là, pour l'instant, c'est une génération sacrifiée par la médiocrité du niveau scolaire. Il faut donc rétablir... Vous repartez dans le négatif. Non, mais le négatif permet le positif. D'accord. Donc il faut rétablir une école de grande qualité pour leur donner les moyens d'accéder à la connaissance, à la science, d'autant plus avec l'intelligence artificielle qui va complètement les écrabouiller si jamais ils ne savent pas converser avec elle. Et donc pour cela, paradoxalement, la modernité nous ramène à ce qu'on pourrait appeler l'archaïne, c'est-à-dire la culture humaniste, traditionnelle, etc. Donc comment reformez
-vous l'éducation nationale ? En deux
mots, parce qu'on n'a pas le temps. Il faut simplement rétablir les méthodes traditionnelles, par cœur, dictée, histoire, géographie, etc. Il faut, Fab de La Fontaine, etc., méthodes traditionnelles qui ont fait la gloire de la France, de l'école française, et qui font aujourd'hui la réussite d'écoles comme Singapour ou le Maroc, ont gardé les méthodes françaises. Deuxièmement, rétablir une sélection. exigeante, avec des examens à l'entrée de chaque palier, c'est-à-dire à la fin du primaire pour rentrer en sixième, à la fin de la troisième pour rentrer en seconde, avec un vrai bac pour rentrer à l'université. Donc réduire les effectifs universitaires et les gens qui n'ont pas ce niveau-là pourront aller travailler et pourront aller s'exercer dans des CAP, etc. Donc il y a toute une réforme scolaire. qui est essentiel. Donner une vraie autonomie aux patrons des écoles. Et, dernière chose, parce que j'y tiens, vous savez, aujourd'hui, le privé, par un accord qui date des années 90, n'a pas le droit de dépasser 20% des effectifs. Une sorte de yalta, comme ça, non dit. Moi, je souhaite qu'il y ait une liberté totale d'inscription pour que le privé, qui a souvent gardé ses méthodes traditionnelles, redonne par la concurrence avec le public, redonne un coup de fouet au public et l'oblige, pour garder ses élèves, à changer et rétablir des méthodes qui ont fait leur travail. Joël Degosseri.
moi, monsieur Zemmour, j'ai quand même l'impression que vous vous êtes entendu avec votre pote Mélenchon. Pour prendre en étau une partie de la population, je dirais, descendante de l'immigration, qui ne demande rien d'autre que d'aller tranquillement bosser, éduquer ses enfants, rentrer chez soi le soir, et qui n'a pas besoin ni de penser qu'elle grand remplace la France ou quelle est la Nouvelle-France. Et je considère que vous êtes à l'initiative de ce concept de Nouvelle-France. Parce que si vous n'aviez pas abreuvé de grands remplacements, Monsieur Mélenchon n'aurait pas pu riposter en disant que oui, alors maintenant, ils sont la Nouvelle-France. Est-ce que vous pensez que j'ai raison quelque part, qu'il y a une sorte d'entente, même si elle n'est pas signée ? Exactement, mais je considère que oui, vous êtes les deux pièces, les deux faces d'une même pièce.
Donc vous voulez dire par exemple que quand le général de Gaulle dénonçait les communistes, il s'entendait qu'ils étaient les deux faces d'une même pièce. Et que donc le général de Gaulle avait fabriqué le communisme. Non, chère madame, il y a des époques historiques...
Vous ne vous êtes pas contenté de dénoncer l'immigration. Vous avez dit qu'on était en grand remplacement. Les gens comme moi sont une minorité dans ce pays, il faut dire la vérité. Nous sommes la majorité ? Je vais vous dire, vous pouvez parler chiffres en deux mots ? Vous voulez parler chiffres en deux mots ?
C'est très simple.
Aujourd
'hui, en 2025, 30% des naissances sont extra-européennes. 25%... Laissez-moi finir. Je vous ai laissé parler, j'ai rien dit. 25% des prénoms sont arabo-musulmans. 25% aujourd'hui. C'était il y a 50 ans... Ah, 0%. Mais
c'est 25 % peut-être intégré dans les 30%.
Je vous assure que si vous me laissez finir...
Ça ne s'additionne pas, c'est ça que je veux dire. Si, c'est la même chose. 25 dans les
30%. Non, je n'ai jamais dit que ça s'additionne. D'accord, c
'est
pour préciser. Alors, en 2040, selon les chiffres de l'INSEE, la projection, c'est une majorité de prénoms musulmans à la naissance. Et en 2060, c'est une majorité d'extra-européens en France. Donc, le peuple français historique sera en minorité dans 20 ans. Ça, c'est les chiffres officiels, les projections officielles. Ils ne font plus d'enfants ? Non, c'est les autres qui font 3 ou 4 enfants, payés par nous. Oui, mais attendez, ce n'est pas parce qu'on fait moins d'enfants qu'on doit être envahis et remplacés. Non, ça peut arrêter, c'est un délire. Après, il y aura un plateau, il y aura une descente. Non, non, non, excusez-moi, les Chinois ne font plus d'enfants et personne ne les grand remplace. Mais ce n'est pas parce qu'on a un prénom arabo
-musulman qu'on ne se sent pas forcément français.
Ah non, vous leur parlez, vous regardez sur les réseaux sociaux ce qu'ils disent. Vous voyez les drapeaux qu'ils arborent dans la rue ? L'algérien, le palestinien, le marocain, est-ce qu'ils arborent autre chose ? Vous voyez, vous faites toujours la stratégie, vous globalisez. Vous
globalisez ? C'est-à-dire qu'au niveau du constat, vous pouvez dire des choses vraies, c'est pas le problème. Mais dans une classe de 30 élèves, il y en a 4 qui foutent le bordel. Vous allez globaliser toute la classe, vous allez blesser tout le monde et ensuite vous dites oui mais après dans un deuxième temps on va au cas par cas. Mais tous ceux que vous avez blessés qui se comportent bien vous en faites quoi ? Attendez
monsieur, je vais vous répondre. Deux choses. D'abord la notion de blessure. Moi, ça fait 30 ans que je suis blessé par tout ce que j'entends, tout ce que je vois, et que je vois mon pays s'effondrer et devenir un pays islamique de jour en jour davantage. Moi, je suis plus que blessé. Je suis meurtri. Je suis affolé, effaré. Et je vois mon pays mourir sous mes yeux. Le pays que j'ai aimé, la culture française que j'ai aimée, se transformée en langage, voilà, et compagnie. Voilà ce que je vois. Un. Deux, quand vous me dites que je globalise, moi je vais vous dire quelque chose, monsieur. Hegel m'a appris... Si on ne généralise pas, on ne pense pas. Il faut arrêter, on est en train de mourir de ne voir que des individus. Les individus ça n'existe pas, ça n'existe que dans un deuxième temps. Dans un premier temps, on voit globalement, je fais de l'anthropologie, il n'y a aucun racisme dans ce que je dis, c'est l'anthropologie. Les gens ne sont pas pareils. Vous ne parlez jamais positif. L'universalisme républicain est en train de... Vous ne parlez jamais positif. Vous faites
votre globalisation et on ne rejoint que le négatif. Vous ne dites rien. Parce qu'il y a du positif, j'ai pas vu moi.
Ah
bon, il n'y a pas de positif dans la jeunesse ? Ah non, il n'y a pas de positif, non. Excusez-moi, dans l'immigration
arabo-musulmane depuis 30 ans, je n'y vois pas les arabes. Mais qu'est-ce que vous avez contre les arabes ? Le problème de la France, ce sont les arabes en fait. Le problème de la France, c'est l'islamisation de notre pays, oui monsieur. Donc en France, on est en train de devenir un pays islamique. Exactement. Quand vous
vous baladez en France, vous ne voyez que des femmes voilées, vous ne voyez que des gens qui parlent arabe. Oui monsieur, je
vois de plus en plus de femmes voilées. Mais la France est un pays ultra majoritairement
blanc. Je vous ai donné les chiffres il y a trois minutes. Mais oui, mais les chiffres, on leur fait dire... Les blancs
seront majoritairement minoritaires. Vous savez qu'à Londres, ils sont déjà minoritaires. Vous savez quelles étaient
les premières prédictions du grand remplacement ? Ça devait avoir lieu au début des années 2000. On n'y est pas encore. La France est un pays ultra majoritairement blanc. Mais bien sûr que si. Ah bon ? Parce que les noirs et les arabes sont plus nombreux que les blancs en France. Monsieur, je
peux vous répondre ? J'ai répondu à madame. Vous n'avez pas écouté. Ils seront majoritaires en 2060. Et à Londres, ils sont déjà marqués. Dernière question, est-ce que vous avez vu Marseille ? Est-ce que vous avez vu Saint-Denis ? C'est notre avenir. Mais Marseille, Saint-Denis, c'est pas la France. Oui, Marseille, c'est pas la France, ça va devenir la France. La France, c'est 70
millions d'habitants. Et vous pouvez pas faire croire aux Français que Marseille et Saint-Denis, ils sont grands remplacés. C'est vraiment n'importe quoi. C'est de votre faute aujourd'hui qu'on nous sort des trucs de Nouvelle-France. Attendez, j'ai pas répondu
sur Mélenchon. J'ai pas répondu. Allez-y parce qu'il y a la question de Charles. Pardon Charles, j'en ai pour une minute. Mélenchon, vous avez raison, c'est sur un point, c'est que c'est mon adversaire privilégié. Pourquoi ? Parce que lui, il est le parti. Ce qu'on appelle dans l'histoire de France depuis des siècles, le parti de l'étranger. C'est-à-dire qu'il prend le parti de l'étranger, c'est toujours comme ça en France, il y a toujours des Français pour s'allier avec des étrangers qui envahissent la France et qui conquièrent la France. Moi je défends la France éternelle. Mais maintenant, ni lui ni moi... ni lui ni moi, je dis bien ni lui ni moi, ne sommes responsables de la situation actuelle. C'est les majorités de droite et de gauche qui ont laissé rentrer des millions de gens venus du sud de la Méditerranée, qui ont... Inconsciemment ou consciemment, et globalement, parce qu'il y a des choses globales, monsieur, que vous le vouliez ou non, il y a un sentiment de revanche historique. Il y a une guerre entre l'Orient et l'Occident depuis 2000 ans, depuis le combat entre les Grecs et les Perses. Vous savez, il faut voir sur un fond historique. Vous savez, un dernier mot. Et l'Islam est le porte-drapeau. de cette guerre de l'Orient. Vous donnez trop d'intelligence aux délinquants. Vous donnez trop d'intelligence aux délinquants parce qu'ils ne pensent pas. Vous pensez que le petit jeune qui va casser
et voler une PS5, il se dit j'ai volé ma PS5, j'étais assis sur le 19 novembre, donc super, le pays va être islamisé. Mais non, mais là vous êtes complètement à côté de la plaque. Bah
oui, je sais comment ils parlent. Qu'est-ce qu'ils disent ? La France nous a colonisés, on va la coloniser.
Franchement, vous êtes... Mais vous ne voulez pas entendre. C'est pas une question de ne pas entendre. Moi, je répète, il y a des choses que vous pouvez dire qui sont vraies, mais votre manière de globaliser est destructeuse. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. S'il vous plaît, Charles, il reste 50 secondes. C'est une question
beaucoup plus politique. Est-ce que votre compagne Sarah Knafo n'essaye pas de vous grand remplacer ? Première question, parce que quand même, ça se voit un tout petit peu. Et deuxième question, il y a 12 000 candidats à la présidentielle, on a l'impression qu'aucun n'a les épaules. Qu'est-ce qui s'est passé
minute. Une minute ? Oui. Écoutez, Sarah est la plus brillante de sa génération. Voilà ce que j'ai à répondre. Pour le reste, on est évidemment ensemble et on fera campagne ensemble. Deuxièmement, pour les candidats, vous savez... Mais donc ce sera vous le candidat ? Laissez-moi finir, ça ne date pas d'hier. Quand le général de Gaulle... pensait à son départ, il disait « ça ne sera pas le vide, ça sera le trop-plein ». Donc vous voyez, c'est une vieille histoire. C'est tout à fait normal que tout le monde pense avoir les épaules, que tout le monde pense avoir les idées qui correspondent au pays. C'est légitime, chacun est légitime, je trouve ça tout à fait normal. Après, c'est le peuple qui choisit, ça s'appelle la démocratie.
Merci Éric Zemmour d'être venu discuter, débattre avec les GG, avec les Grandes Gueules, avec Aël Bolliboyi, Charles Consigny et Joël Dagosseri.
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