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Bonjour Marine Le Pen. Bonjour. Et bienvenue sur France Info et bonjour Agathe.
Bonjour, bonjour Marine Le Pen. C
'est votre première interview depuis ce samedi noir en France. Dimanche, dans une vidéo, vous avez dénoncé une crise profonde qui fait peser une menace sur la démocratie. Depuis, le gouvernement a pris une batterie de mesures pour afficher sa fermeté. On va les détailler. Il y a désormais la promesse d'un dispositif sécuritaire massif pour l'acte 2 de cette mobilisation samedi. Est-ce que, à l'aune de ce qui a été annoncé, par le gouvernement. Vous êtes rassurée ? Est-ce que vous avez le sentiment que le pays est commandé
Moi j'ai le sentiment que nous sommes confrontés à un État qui s'effondre. Nous sommes confrontés à un pouvoir finissant qui en réalité n'a plus la main, n'arrive plus à tenir, n'arrive plus à anticiper. Et est aussi en partie englué dans une forme de déni idéologique. Mais ça fait des années, parce qu'ils sont au pouvoir depuis dix ans, si vous voulez. Ce qui s'est passé samedi était prévisible. En ce sens que ça fait des années et des années que l'on voit ces processus se dérouler à chaque manifestation. Quasiment, c'est-à-dire des casseurs d'extrême-gauche organisés et à côté des pilleurs de banlieues. Samedi, ça a pris évidemment des proportions extrêmement importantes, mais tout ça, encore une fois, n'a pas été en réalité anticipé.
Mais un gouvernement qui, comme vous dites, ne maîtrise plus rien, qu'est-ce qu'il peut faire ? Il doit partir
Écoutez, il doit partir. Si le gouvernement, si le Premier ministre démissionne, il sera remplacé par un autre Premier ministre. Bon, la réalité, c'est qu'il y a des élections présidentielles dans six mois et que dans six mois, les Français vont avoir un choix extrêmement important à faire. Est-ce qu'on continue dans cette dégradation ininterrompue que nous subissons depuis plus de dix ans ? D'ailleurs, ça n'a pas commencé il y a dix ans, pour être tout à fait honnête. reprend la main et on protège les Français.
On peut tenir encore six mois, Marine Le Pen.
Mais si on ne tient pas six mois, ça veut dire qu'il faut faire des élections législatives avant des élections présidentielles. Pourquoi pas ? Moi, ça ne me pose pas de difficultés majeures. Je suis en capacité d'organiser avec Jordan Bardella des élections législatives. Mais on peut aussi changer
la date de la présidentielle. Certains disent qu'il faut l'avancer, d'autres disent qu'il faut la repousser.
Oui, tout ça, ce sont des débats qui n'ont pas d'intérêt. Il y a des sujets de fond. Le sujet de fond, c'est que le gouvernement a perdu la maîtrise. de tout. C'est le chaos, c'est le chaos migratoire, c'est le chaos sécuritaire, c'est le chaos budgétaire et que nous devons redresser cette situation
en en ayant conscience. Mais malgré la gravité de cette situation, Marine Le Pen, ni vous, ni Jordan Bardella ne vous rendrez à priori, en tout cas c'est ce que vous avez fait savoir, à l'invitation du premier ministre qui veut rencontrer les partis demain pour évoquer le maintien de l'ordre, la sécurité de la campagne présidentielle. Si cela vous intéresse, est-ce que c'est responsable de sécher ce type de réunion dans un contexte pareil ? Vous dites vous-même que c'est le chaos.
Madame, nous ne séchons pas. puisque nous y serons représentés par Edwige Diaz, qui est la présidente du groupe des sénateurs, et par Louis Alliot, qui est le premier vice-président de notre mouvement. Donc nous n'allons pas toucher. Maintenant, nous ne sommes pas dupes de ce que souhaite faire le gouvernement. À chaque fois qu'il est en difficulté, il organise une réunion. C'est vrai qu'on commence à se lasser du procédé, d'autant que cette réunion va probablement se transformer en cirque, puisque LFI a d'ores et déjà annoncé. c'est qu'ils y allaient pour pourrir la Réunion. Je cite les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui, en tutoyant le Premier ministre, a dit « on va venir pour te pourrir la Réunion ». On voit où on en est arrivé, à quelles extrémités on en est arrivé, où la France insoumise... congédie tout, jusqu'à la courtoisie républicaine.
Mais Marine Le Pen, vous disiez vous-même, il ne reste plus que six mois à tenir. Pourquoi dans ces conditions, dans ces circonstances, dans la mesure où vous dites vous-même, c'est le chaos, c'est difficile, ne pas dire, bon, là, on va tenter un moment peut-être un peu d'union, un moment où, voilà, on va, j'allais dire, sans aller peut-être jusqu'à se tenir aux côtés du gouvernement, mais en tout cas, mettre un peu...
C'est moi qui vais donner les ordres qui n'ont pas été donnés aux policiers ? C'est moi qui vais... responsabiliser les forces de police nécessaires, ce qui n'a pas été fait. Nous sommes dans l'opposition. Nous n'avons d'autres possibilités aujourd'hui que de dire, regardez les conséquences de votre incapacité à faire face à ce qui était prévisible. Je suppose quand même que la catastrophe de samedi dernier, les nombreuses victimes, parce qu'il y a la casse, il y a la destruction des bâtiments publics. Il y a nos forces de l'ordre qui, non seulement ont été agressées physiquement, mais ont été victimes de fake news pendant des semaines. Bon, si je puis me permettre, presque des années. Parce que vous avez tous la mémoire courte. Mais moi, je n'ai pas la mémoire courte. Moi, je me souviens des fake news Traoré. Moi, je me souviens des fake news Naël. J'ai vu les fake news sur les policiers qui, soi-disant, volaient des chaussures dans la rue, qui, soi-disant... faisaient des attouchements, tout cela était faux. Il
y a quand même, comme il disait Agathe, des enquêtes de l'IGPN, y compris d'ailleurs ce week-end. Mais heureusement,
dans n'importe quel pays, lorsqu'il y a une plainte qui est formulée, il y a une enquête de l'IGPN. Et d'ailleurs, je tiens à vous dire que l'administration de la police est celle qui est la plus surveillée de toutes les administrations. Mais bien sûr qu'il peut y avoir des plaintes et il y aura des enquêtes, mais objectivement... La manière dont nos policiers sont traités, y compris par les médias. Je vous le dis très simplement, mais moi je n'ai jamais vu un cas où des policiers ont été défendus par des médias et il s'est avéré qu'ils étaient coupables. En revanche, j'ai vu des dizaines de cas où les policiers ont été pointés du doigt, ont été diffamés et ils se sont révélés innocents.
hier soir, et le calme est en partie revenu. Est-ce que vous lui donnez le point sur ce sujet ? Est-ce que vous dites, pour une fois, la fermeté est au rendez-vous ? Je
ne suis pas du tout sûre, si vous voulez, qu'un couvre-feu, pour les mineurs d'ailleurs.
toujours, ça dépend des villes. Ça dépend des
villes, soit à l'origine de cette accalmie. De la même manière, je ne suis pas du tout sûre que l'hélicoptère dans le ciel de Paris est une efficacité quelconque. L'efficacité, ça consiste maîtriser nos frontières pour empêcher les black blocs étrangers, ceux qui en règle générale viennent d'Allemagne, des Pays-Bas ou d'Italie, et qui font l'objet de fiches très complètes de la part de nos services de renseignement, puissent, à la veille d'une manifeste... arriver sur le territoire national. Ça consiste à surveiller les black blocs qui bien souvent sont fichiers S pour faire en sorte qu'ils n'organisent pas des manifestations quasi-insurrectionnelles parce qu'en réalité leur objectif c'est celui-là. Ça consiste à donner aux policiers la force en nombre d'abord nécessaire pour pouvoir répondre aux agressions dont ils sont victimes. Ça consiste à leur donner des moyens d'action au moment où ils sont en même temps démoralisés parce qu'on les met en cause. Je rappelle que le président de la République, quelques jours avant la manifestation, a tansé les policiers parce qu'il manquait d'empathie et à leur donner matériellement les moyens de faire leur travail.
Vous fermez les frontières, vous n'empêchez pas les jeunes français ou les jeunes qui sont en France qui veulent casser de vous casser. Je ne ferme pas les frontières, je les contrôle. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas que des Black Blocs dans cette manifestation, vous avez vu. Même devant la mairie de Limoges qui a été incendiée, il y avait une foule de gens qui étaient là et qui empêchaient les pompiers de passer.
Ceux qui ont manifesté pacifiquement, je les mets de côté, vous comprenez bien. Il y a énormément de Black Blocs et il y avait énormément de pilleurs. Les services de renseignement évoquent, et les élus d'ailleurs évoquent, jusqu'à 30 000 pilleurs à Marseille. 30 000. On est compte de la situation dans laquelle nous sommes. Donc il faut les moyens pour pouvoir répondre à cela. Parce que des commerçants ont aujourd'hui tout perdu. Parce que des gens ont été absolument traumatisés. Et parce que demain la situation s'aggravera si on ne fait rien. Parce que madame, si on n'arrête pas les criminels, ils ne s'arrêtent pas. C'est ça la réalité. Demain ils rentreront dans les appartements et ils agresseront les personnes. Ils entreront dans les appartements. Oui, ils ont déjà cherché à rentrer dans des appartements samedi dernier. Donc bien sûr que c'est ce qui se passera parce que la violence, elle est ainsi. Si elle est accompagnée par un sentiment d'impunité, alors les
agissements s'aggravent. Qu'est-ce que vous faites de tous ceux qui ont été en garde à vue et parfois condamnés, qui sont des profils qui étaient totalement inconnus des services de la justice ? Notamment un jardinier, un entrepreneur établi au Luxembourg, un sans-abri, une étudiante en BTS. C'est difficile d'en tirer une seule conclusion. La colère est plus large que celle des Black Docs. Je ne sais
pas de quoi vous parlez. Vous parlez des pillages ?
Notamment ?
Des personnes
qui ont été condamnées. Je
demande au procureur de faire preuve d'une fermeté absolument totale. Parce que le pillage dans une démocratie, c'est quelque chose de dramatique. C'est dramatique parce qu'il y a un effet d'entraînement. laissés entraîner, doivent comprendre que la justice doit s'appliquer de la manière la plus ferme qui soit, ne serait-ce que pour servir d'exemple à ceux qui pourraient tenter demain de le faire
également. Quand vous voyez les peines, Marine Le Pen, quand même, sur des jeunes qui, y compris parfois, comme le disait Agathe, n'avaient pas de casier judiciaire, étaient inconnus, des services de police se retrouvent avec un mandat de dépôt en prison, où ceux qui demandent à ce que leur jugement soit prononcé plus tard, et qui se retrouve quand même incarcéré, avec quand même des peines de prison, avec sursis, beaucoup, etc. Est-ce que vous trouvez que ça n'est pas à la hauteur ?
Mais monsieur, je ne connais pas l'effet précis pour lequel vous m'évoquez. C'est
principalement l'effet de pillage. Vous m
'évoquez ces condamnations. Ce qui est sûr... Je ne le crois pas d'ailleurs. Je ne pense pas que l'entrepreneur installé au Luxembourg fasse partie des pilleurs. En revanche, ils font partie des casseurs. Mais quand il en soit, il y a une commission d'enquête. Cette commission d'enquête porte sur quatre points. J'ai demandé qu'il y ait un cinquième point qui soit l'analyse de la réponse pénale. Par tribunal. Parce que vous voyez, moi j'ai des informations, par exemple, sur Tours, ou à Tours, sur 31 interpellations, il y a eu 20 pillages, 14 policiers blessés, tous quasiment ont bénéficié d'un classement sans suite. Donc moi je veux, tribunal par tribunal, que les Français, au nom de qui la justice est rendue, soient capables de se faire une opinion sur le respect par les procureurs des instructions qui sont données par le ministre de la Justice. Mais ce sont les juges qui jugent. Non mais là, le classement sans suite, ce n'est pas les juges qui jugent. C'est le procureur qui décide de ne pas poursuivre. Ce qui pose un énorme problème. Donc voilà, je souhaite cela. Concernant les juges, il y a des juges qui ont à l'égard de... C'est tout cela une forme de complaisance. J'en veux pour preuve le Conseil d'État, qui par exemple a refusé la dissolution des soulèvements de la terre, en expliquant que la dégradation d'infrastructures, y compris d'infrastructures qui touchent à l'eau, au transport, à l'agriculture, n'était pas suffisant pour entraîner la dissolution d'un mouvement. Eh bien, le Conseil d'État peut voir le profil de celui qui... qui a incendié la mairie de Limoges, qui est évidemment un participant à ce mouvement des soulèvements de la terre. Soulèvements de la terre qui sont main dans la main avec les élus et la structure de LFI. Pour éviter que ces choses se reproduisent, il faut aussi ne pas être dans le déni idéologique. Attendez,
simplement sur LFI, qu'est-ce que ça veut dire ? Certains disent qu'il faudrait dissoudre LFI, etc.
Non, non, moi je ne suis pas pour la dissolution d'un parti politique. Et je ne suis pas pour la dissolution de LFI, je pense qu'il faut le combattre dans les urnes. Mais il n'en demeure pas moins que... Autour de LFI, il y a un écosystème. Il y a un écosystème, mais je voudrais soulever ce problème parce qu'il n'est pas anodin, parce que je pense que les Français doivent le savoir. Il y a un écosystème, une myriade d'associations qui sont subventionnées, financées par l'argent des contribuables français qui ont tant de mal à payer leurs impôts et qui est une myriade d'associations d'extrême-gauche politisées. Et c'est la raison pour laquelle je viens dire aujourd'hui. Devant vous, que je pense que les subventions publiques, qu'elles soient municipales, régionales, départementales ou nationales, ne doivent pas pouvoir aller à des associations politisées.
Donc ça, vous pouvez faire une loi pour... Oui, je pense qu'il n'y a que les associations
apolitiques qui peuvent recevoir les subventions de l'État, c'est-à-dire les subventions du peuple français, qui lui-même est extrêmement divers dans ses opinions politiques. Et qu'il faut arrêter le subventionnement des associations politiques. Marine
Le Pen, vous restez avec nous, on va continuer à parler de la manière peut-être dont on peut apaiser la France, et aussi de la suite des événements de ces derniers jours, juste après l'info en une minute. Il est 8h48 et voici Maureen Suignard.
apparaît qu'au moins un des membres d'équipage n'a pas pu s'éjecter, affirme sur France Info. Le porte-parole de l'armée de l'air, un avion militaire, un avion de chasse s'est écrasé hier soir au nord de Nancy, au niveau de la commune de Rogerville, en Meurthe-et-Moselle. Les recherches se poursuivent ce matin pour retrouver le deuxième occupant de l'avion qui effectuait une mission d'entraînement. La coordination des Gilets jaunes annonce ce matin avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris. Samedi, manifestation qui peut être interdite par les autorités. Des appels à la mobilisation. contre la vie chère ont été lancés un peu partout en France. Alors pour éviter les violences, les pillages du week-end dernier, le Premier ministre a promis hier un dispositif de sécurité massif. Les intempéries ont fait deux morts hier. On apprend ce matin que l'homme disparu en haut de Corse a été retrouvé mort, décédé. Il a été emporté par les eaux près de Marseille. C'est un homme d'environ 70 ans qui est mort de la même manière. Ils ont réussi à faire plier le Barça. Le PSG a battu quatre buts à deux. Le FC Barcelone hier en Ligue des champions de football. France Info.
8.30 France Info. Agathe Lambret. Adrien Beck.
Marine Le Pen, candidate à la présidentielle. Marine Le Pen, depuis samedi, vous avez publié une vidéo aux airs d'allocution présidentielle. Et votre parti a posté au plus fort du chaos un visuel où l'on vous voit visiblement sereine avec ce slogan « la France apaisée ». Quand on voit le niveau de tension, la profondeur des problèmes, le mal-être de toute une génération, qu'est-ce qui vous fait dire que vous incarneriez une France apaisée et le retour de l'autorité ?
mauvaises décisions politiques et que des bonnes décisions politiques qui pourraient être prises pourraient procéder et générer la renaissance de notre pays et y compris d'ailleurs donner des perspectives à une jeunesse dont je suis absolument consciente qu'elle avance dans le début de sa vie d'adulte avec des angoisses terribles, victime d'une mondialisation sauvage, victime d'une éducation nationale qui a été... désorganisée, volontairement, par idéologie, et qu'il y a des perspectives. Nous avons des perspectives. La France a des perspectives de redressement. Il faut arrêter de dire que c'est une forme de fatalisme, de fatalité qui nous tombe dessus, comme si on était victime d'un événement climatique. Il
y a votre programme, il y a ce que vous proposez pour la jeunesse, mais il y a aussi une réalité dans ce pays. On parlait des casseurs, de l'ultra-gauche, des quartiers... Vous savez qu'il y a des forces qui sont prêtes à tout pour lutter contre votre élection. Est-ce que votre élection ne produirait pas l'inverse ? C'est même ce que redoutent certains de vos électeurs interrogés par France Info. On écoute.
y a un moment que j'appréhende énormément, c'est le soir des élections. Imaginons que Marine Le Pen soit élue. Ça pourrait être le début de quelque chose de bien plus grave. Et plus grave que ça, ça s'appelle guerre civile. Je ne sais pas, mais j'appréhende vraiment ce moment.
Qu'est-ce que vous dites à ceux qui redoutent un risque de guerre civile ? Ce
sont deux retraités à la radio ce matin que nous avons interrogés en Dordogne. Vous vous rendez compte du chantage
que ça représente sur la démocratie ? Moi, je ne le crois pas. Parce que je pense que lorsque je serai élu, alors la loi s'appliquera. Parce que la loi a tous les moyens en réalité d'empêcher ce que nous avons vu samedi. Pour peu qu'elle s'applique. Vous voyez, je vous donne un exemple. Au début des manifestations, pendant toute la matinée, il y avait des casseurs masqués. Déjà ceux-là auraient dû être arrêtés immédiatement. Ils étaient assez peu nombreux, mais ils auraient dû tous être arrêtés. Est-ce qu'il est interdit de participer à une manifestation ? en étant masqués. On a vu des images où ils dépavaient la fontaine sans qu'il n'y ait aucune intervention. Mais les policiers étaient débordés, Marine Le Pen. Oui, parce que je pense que les ordres ne leur sont pas donnés. Et qu'ils sont systématiquement mis en cause. Les ordres d'interpellation, interpellés, arrêtés. Plus de 2500 personnes interpellées quand même ces derniers jours, c'est beaucoup. Non, mais vous inquiétez pas. En matière de maintien et de rétablissement de l'ordre... la France est un exemple dans le monde. C'est-à-dire qu'il y a des pays qui viennent en France pour justement travailler sur le maintien de l'ordre à la française tellement nous avons une expertise dans ce domaine. Il n'y a pas de jugement, je dis simplement 2500 personnes arrêtées, on ne peut peut-être pas en arrêter 10 000, c'est compliqué. Mais si on peut en arrêter 10 000, si les ordres ne sont pas donnés, alors les policiers font avec les ordres qui leur sont donnés. Et puis derrière, il faut qu'il y ait une réponse, pas seulement pénale, il faut qu'il y ait une réponse civile. la problématique des casseurs-payeurs. Il faut à tout prix que ceux qui pillent ou qui participent à un pillage, c'est-à-dire qu'ils ne partent pas après les sommations qui sont faites par la police, soient considérés comme solidairement responsables des dégâts qui sont commis.
Est-ce que la piste du gouvernement de ponctionner les allocations familiales du montant du butin des pilleurs est une bonne piste ? Madame, ils
paieront et s'il le faut, à vie. Il faut qu'ils le sachent. Il faut qu'ils sachent que celui qui détruit une mairie paiera à vie. C'est-à-dire qu'on prélève
éventuellement les allocations s'il y en a, éventuellement comme sur salaire, comme pour les amendes ? Oui,
à vie. Et pour les parents des mineurs, ce sont les parents qui paieront. Et quand ce sera intégré dans l'esprit de chacun, ils réfléchiront à deux fois avant d'aller détruire les biens des autres ou détruire les biens communs.
Marine Le Pen, est-ce que néanmoins, vous entendiez cet électeur du Rassemblement national, est-ce que vous anticipez le scénario d'autres explosions de colère si vous étiez élu ?
Je pense que certains d'ailleurs jouent de cela. Vous voyez, j'ai entendu M. Retailleau, j'ai bien compris que c'était un de ses arguments de campagne. Il essaye de jouer ou de générer une peur de ce qui pourrait se passer. Si je suis élu, j'aurais été élu par une majorité de Français. Ceux qui ne veulent pas respecter... Non, mais
ce que je veux dire, c'est qu'Emmanuel Macron... Je vous vois lever les yeux au ciel, mais c'est comme ça que ça fonctionne. J'allais dire, Marine Le Pen, Emmanuel Macron aussi a été élu par une majorité de Français, ça ne l'a pas empêché de faire face à des mouvements de colère. Mais
nous appliquerons la loi. Parce que nous ne voulons pas précisément que le chaos perdure. Et je pense que je suis la seule en réalité à avoir véritablement le courage de faire appliquer la loi. Évidemment, je ferai en sorte qu'il y ait plus de magistrats, parce que nous manquons de magistrats incontestablement. Nous sommes à 10 magistrats pour 100 000 habitants. Il faut arriver à 20 magistrats par 100 000 habitants. C'est un effort budgétaire qu'il faut faire parce qu'il en va encore une fois de la sécurité de tous.
Un mot peut-être Marine Le Pen du congrès que vous organisez. Est-ce que... Dans ces circonstances, c'est bien prudent de tenir ce type de congrès. D'ailleurs, supprimons les
élections. Je termine simplement ma question.
Est-ce que vous avez des garanties de sécurisation à ce stade ?
D'abord, vous mélangez tout. Et c'est une autre forme de déni. Ce ne sont pas les Gilets jaunes ni je ne sais qui qui appellent à manifester. Non, c'est le contexte. Je donne simplement le contexte. Ce sont des organisations gauchistes, dont des partis politiques d'ailleurs, ce qui est extrêmement condamnable, qui appellent à se réunir pour contrer quoi ? Le congrès d'un autre parti politique. Mais en fait, où on vit ? Où on vit ? Le congrès, c'est le moment où un parti politique se choisit ses dirigeants, ses représentants. Et les partis politiques sont protégés par la Constitution. Je veux dire, ça ne scandalise plus personne que des organisations de gauche, des partis politiques de gauche cherchent à... entravé à gêner l'organisation d'un congrès démocratique d'un parti politique. Ça pose un énorme souci. Mais avez-vous des garanties de
sécurité
sur samedi ? Bien entendu que nous avons des garanties de sécurité et je n'ai pas d'inquiétude parce que nous avons bien sûr alerté sur cette situation et le gouvernement, très honnêtement, a pris conscience de la nécessité de mettre en place des mesures qui permettent au congrès de se dérouler dans de bonnes conditions et c'est ce qui se passera. Et sur le fond, je trouve fou qu'en réalité, ça ne scandalise plus personne que des mouvements cherchent à empêcher le déroulement de la vie d'un parti ou le déroulement d'une campagne. Est-ce que le Rassemblement Sénat, une fois dans sa vie, a organisé une manifestation pour chercher à interdire un meeting d'un autre parti politique ? Jamais. Est-ce qu'une fois, il a organisé un meeting pour contrer le congrès d'un syndicat ? Comme la CGT, puisque la CGT appelle à manifester. Vous parlez de quel parti politique,
par exemple, qui vont manifester ? Monsieur Faure
a dit qu'il serait présent. Des dirigeants des Verts ont dit qu'ils seraient présents. Monsieur Bagayoko a annoncé qu'il serait présent. Madame Binet sera présente. Donc voilà, un syndicat qui appelle à contrer le congrès d'un parti. politique. Et ça ne dérange personne. Moi, je trouve que sur le plan du respect de la démocratie, ça en dit long
quand même. Marine Le Pen, vous dites que vous avez obtenu des garanties, en tout cas que vous pensez que ce serait sécurisé. Pour samedi aussi, vous êtes rassuré avec le maintien de l'ordre massif que promet le gouvernement ? Est-ce qu'il n'aurait pas fallu annuler toute manifestation ? Mais d'ailleurs, on
peut s'arrêter de respirer parce que des gauchistes ont décidé de foutre à terre notre démocratie. Mais vous croyez que c'est comme ça que ça fonctionne ? Vous croyez qu'en réalité, c'est comme ça qu'on va lutter contre le sentiment d'impunité qu'ont ces gens, en supprimant tout. Donc on ferme les médias parce qu'ils ont attaqué ces news, et puis on ferme l'intégralité des mairies, et puis on empêche les partis politiques de se réunir, et puis on arrête les meetings. Eh bien non, on n'arrêtera rien du tout. C'est eux qui vont s'arrêter.
Merci beaucoup Marine Le Pen d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.
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