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Tout est politique, on continue de parler des conséquences de ce 17 octobre, des conséquences politiques cette fois, Alix. Sébastien Lecornu, lui, persiste et signe. Pour lui, les Insoumis sont en partie responsables de ce désordre en France. Hier, c'est un mano-a-mano même qui s'est joué à l'Assemblée. Oui,
alors vous connaissez les questions au gouvernement. C'est vrai qu'à l'Assemblée nationale, c'est jamais, ou très rarement, un havre de paix. Toujours très agité. Bon, alors là, c'était puissance XXL en termes de tension, parce que c'est vrai que ça fait des jours que le Premier ministre haussait le ton visage. des insoumis, en pointant leur responsabilité dans les violences. Des jours qu'il leur demandait de dénoncer ces violences, des jours qu'il pointait les connexions entre les insoumis et l'ultra-gauche, et bien hier, Sébastien Lecornu a bel et bien acté une forme de rupture avec les insoumis. On l'écoute.
'étais bien naïf parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Pannot. C'est le camp de la honte et nous vous combattrons.
le Premier ministre, il affirme qu'il y a un agenda de mobilisation et un agenda de déstabilisation des institutions. Est-ce qu'il a raison, Sébastien Lecornu, de pointer du doigt les ambiguïtés de la FI ? Si on regarde les faits, d'abord, Jean-Luc Mélenchon, tout en se réclamant de la non-violence, n'a jamais nettement condamné les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les intrusions et dégradations des bâtiments publics, comme la mairie de Limoges. Il s'est contenté de rejeter la responsabilité sur le couvertement, accusé de jouer le pourrissement. Rien ne l'empêchait de faire les deux. Accusation de Jean-Luc Mélenchon également envers la... Pourquoi j'ai dit un jour que la police tue ? A-t-il assumé ? C'était il y a 15 jours devant des étudiants d'HEC. Eh bien parce que cette troupe n'est plus tenue. Elle n'en fait qu'à sa tête. Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes. Alors là, clairement, c'est une manière de mettre en cause la police et qui est pourtant un des piliers de la démocratie. Autre question, est-ce qu'il y a des liens avérés entre l'ultra-gauche et la France insoumise ? Alors là encore, restons-en au fait. Des liens sont avérés, notamment avec la jeune garde. C'est un mouvement... antifasciste d'ultra-gauche qui a été dissous en 2025. Le député insoumis Raphaël Arnaud en est même l'un des cofondateurs, une organisation alliée. Là, ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon. L'insoumis a même participé au camp d'été de la Jeune Garde en 2023. Et la Jeune Garde était également régulièrement présente aux universités d'été de la France insoumise ces dernières années. Donc oui, les liens sont étayés, mais ça ne suffit pas. Ils ne suffisent pas à eux seuls à établir une
responsabilité. de LFI dans les violences du 17 octobre. Et puis, dernier point, est-ce que l'enquête de Mediapart met à mal les accusations de Sébastien Lecornu ? Déjà, on peut peut-être rappeler ce qu'est cette enquête. Exactement. Que révèle
précisément cette enquête ? Eh bien, un commissaire des services de renseignement affirme avoir reçu des consignes visant à mettre en cause le rôle de la France insoumise dans les violences. D'autres témoignages iraient dans le même sens, ce que nie formellement le gouvernement. Qui dit vrai ? Là, c'est assez compliqué de trancher parce que c'est une enquête journaliste. La commission d'enquête, puisqu 'il va y en avoir une, commission d'enquête parlementaire, chargé de faire la lumière sur les événements du 17 octobre pourra peut-être dire finalement dans cette affaire qui a raison et qui a tort.
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