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Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz. 7h23, comment empêcher un nouveau 17 octobre au lendemain d'un week-end marqué par des violences survenues en marge de la mobilisation de samedi ? Le candidat Renaissance, Gabriel Attal, a plaidé ce lundi 19 pour bloquer temporairement et de manière ciblée l'accès à certains réseaux sociaux. Nous sommes ce matin avec Abdoulaye Canté qui est policier, porte-parole de Gabriel Attal, conseiller également municipal. Bonjour Abdoulaye Canté. Oui, bonjour, Jacques Cardoz. Pour vous, les réseaux sociaux sont à l'origine de ces pillages ou les aggravent en tous les cas
Écoutez, M. Cardoz, je pense que ce qu'on a vécu le 17 octobre était quelque chose de délédit, que ce soit en tant que citoyen, en tant que policier même, parce que j'étais aussi chaud terrain avec mes collègues. Et je peux vous dire que c'était quelque chose de vraiment inacceptable, en fait, les images de violence et tout. Maintenant, quand on parle d'image, on sait qu'il y a un vecteur qui propage ces images, c'est-à-dire les réseaux sociaux. Pourquoi la proposition de Gabriel Attal, tout le monde se lève, vont debout dire que c'est liberticide, que c'est anticonstitutionnel ? Il y a une chose, l'idée n'est pas de suspendre des réseaux sociaux à des millions de Français. Les Français n'ont pas à en pâtir par rapport à des comportements des casseurs. Mais il faut que de manière ciblée et de manière temporaire, quand on voit que, par exemple, vous avez des individus qui font des appels à aller piller, par mimétisme, qui vont, par exemple, dès qu'ils voient des images, notamment sur les chaînes d'info, qu'il y a de la casse et que tout de suite, on doit se rejoindre pour aller piller un magasin, il est de notre responsabilité, de la responsabilité, je pense, des pouvoirs publics, de pouvoir agir, sans pour autant, comment dire, déroger à l'état de droit, parce qu'encore une fois, nous sommes dans un état de droit. Est-ce que
c'est techniquement possible d'agir sur un hyper-centre d'une ville, par exemple, pendant 4 heures, pour être certain, de brouiller les réseaux à ce moment-là ? sans agir sur les autres catégories de la population ?
Non, ce n'est pas dans l'hypercentre. Si vous voulez, c'est vous passer par les plateformes, on va dire, comme TikTok. On l'a vu, par exemple, lors des émeutes en Nouvelle-Calédonie, où c'était de manière temporaire et ciblée. Je prends un exemple. Quand vous allez sur la plateforme TikTok, on sait que vous avez, par exemple, des hashtags ou, par exemple, des vidéos qui font des appels, par exemple, tous rendez-vous à tel endroit. Donc, à ce moment-là, en discussion avec les plateformes, évidemment, en respectant aussi l'état de droit, on peut évidemment bloquer de manière temporaire ou bannir le compte. qui a diffusé ce genre d'informations. Ce que vous savez, c'est par mimétisme. Ce serait
en agissant sur les comptes et en fonction des hashtags ?
Exactement, donc quand on dit de manière ciblée, c'est effectivement à travers des sigles, à travers tout ce qui peut être un appel, en fait, tout ce qui peut être un vecteur justement pour appeler à casser ou à se rassembler en vue de casser. Encore une fois, le but est de ne pas pénaliser des millions de Français qui utilisent les plateformes, etc. Et si vous voulez, c'est encore une fois en respectant l'état de droit. Parce que vous savez, après toute transparence, le Conseil constitutionnel avait justement retoqué cette mesure dans le Conseil d'État. avaient retoqué cette mesure un an après les émeutes à enlever le Calédonie parce qu'il n'y avait pas de fin mis sur cette mesure. Donc là, effectivement, de manière ciblée et temporaire.
Donc il y a moyen, effectivement, de contourner l'interdiction du Conseil d'État. Dernière petite question, Abdoulaye Kanté, la droite qui se dit toujours championne de la liberté. Je suis en train de citer le tweet de Marine Tondelier qui a vivement réagi à votre proposition. et qui dit que la droite veut interdire les réseaux sociaux, interdire de manifester, interdire LFI, interdire de sortir. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Vous savez, tant qu'on est à l'opposition des personnes de gauche, tout de suite, vous êtes droite ou d'extrême droite. Moi, j'ai juste envie de dire qu'il faut qu'on arrête de sortir sur le fait qu'il faut rendre possible ce qui est impossible. Et qu'à un moment donné, à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Donc, le but, encore une fois, ce n'est pas d'interdire les réseaux sociaux auprès des millions de Français. C'est juste que simplement, on ne veut plus de ça. On ne veut plus voir ces images-là. On ne veut plus voir des gens qui sont en train de vivre en direct, de voir leur commerce. être détruits et des personnes agressées. Le but, c'est évident, c'est de protéger les personnes et les biens, et il faut des mesures exceptionnelles, sans être liberticides.
Merci beaucoup, on a bien compris le message. Aboudoulaï, canté, policier, porte-parole de Gabriel Attal et conseiller municipal.
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