Chargement...
Chargement...
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz. 7h11, je vous souhaite un excellent début de matinée, où que vous soyez, soyez toujours les bienvenus sur Sud Radio. Nous sommes avec Frédéric Daby, c'est à la une, c'est votre rendez-vous témoignage. On va décrypter avec Frédéric Daby, directeur général de l'IFOP, ce premier renseignement et ce premier train de sondage, Frédéric, réalisé durant les émeutes. C'est ça la nouveauté de votre enquête. Alors quels sont les enseignements ? Le Pen est en dynamique, clairement, suite aux événements de samedi.
vous avez raison Jacques, cette enquête a été faite à partir de 20h samedi. Le gros des 2000 entretiens a été réalisé dimanche et lundi. Donc toutes les personnes ont été exposées aux manifestations, aux émeutes et aux pillages et aux violences. Et clairement, c'est Marine Le Pen qui est la seule candidate à capitaliser sur cet événement. Elle atteint en intention de vote de premier tour. Alors ce n'est qu'un sondage, ce n'est pas une prédiction, vous le savez bien. Un score jamais vu entre 36 et les 38%. Elle progresse de 1 à 4 points selon les différentes idées. hypothèse, et surtout, elle a en moyenne 20 points d'avance sur ses poursuivants. Et ce qui frappe également, c'est qu'en dehors des cadres supérieurs, elle est très élevée, entre 35 et 45% dans tous les segments, avec quelque chose que je n'avais jamais vu dans une enquête IFOP fiduciale pour Sud Radio, elle arrive à capter presque un électeur, Macron 2022, premier tour, sur 20. Donc 18%, ça veut dire 5 points, tout se passe comme si il y avait... Marine Le Pen, qui était une sorte de réceptacle de représentante la plus crédible du parti de l'ordre face à la churnie, pour reprendre des termes historiques.
Et l'autre enseignement, Frédéric Dhabi, c'est cette deuxième place disputée, on peut le dire, par trois candidats. Alors on ne va pas tout détailler, mais... Si on veut simplifier pour nos auditeurs ce matin, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann vont se disputer la deuxième place, au vu de la photographie d
'aujourd'hui bien entendu. Oui, tout à fait. C'est vrai que la seule certitude à moins de six mois du vote, c'est une Marine Le Pen dont on imagine mal ne pas être au second tour. Mais derrière elle, rien n'est figé, rien n'est acquis. Il y a trois candidats qui sont en situation d'être au second tour, avec des situations différentes. Cette enquête montre, Jacques, un affaiblissement spectaculaire du bloc central. L'addition... Attal, Philippe faisait 24%, il y a encore deux mois, on n'est plus qu'à 17%. On a une première, c'est la première fois depuis que nous menons des enquêtes présidentielles pour 2027 qu'il n'y a pas une configuration où le représentant du bloc central, en l'occurrence Edouard Philippe, est en situation d'être au second tour. Edouard Philippe perd 3 points. après les trois points perdus de la semaine dernière, et il fait 15% quand Gabriel a atteint l'état de 13%. Mais en dehors de ça, c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon, et ça aussi c'est une première, c'est la première fois qu'il est systématiquement en situation d'être au second tour, mais vous avez raison, on est dans la marge d'erreur, il y a un point, un point et demi d'écart, et puis Raphaël Kuxman continue à bénéficier de son effet de... de légitimité liée à son élection triomphale la semaine dernière pour la primaire socialiste. Il est parfois dans la marge d'erreur, avec Jean-Luc Mélenchon, entre 14 et 16%.
Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP. Une question, Frédéric Dhabi. Jean-Luc Mélenchon, dont on a beaucoup parlé durant cette séquence, est plutôt en mal, évidemment, puisque le discours a porté, notamment de la part de la Macronie, mais pas seulement, sur le fait que la France Insoumise avait une responsabilité dans ses émeutes. Et pourtant, ce que vous observez, c'est qu'il n'y a pas d'érosion de ses intentions de vote.
Oui, alors on parle bien du... du premier tour. Il est systématiquement en situation d'être au premier tour. Les événements ont solidifié son socle électoral qui est fort. Il est entre 16 et 18%. C'est nettement plus que ce qu'il était il y a 5 ans. Il est très fort chez les jeunes, chez les primo-votants, chez les soutiens des lycées avec 40%, chez les cadres, chez les personnes salariées et en Ile-de-France. Mais d'une part, il ne tue pas le match par rapport à Raphaël Guzman. Et puis, là où peut-être il est en train de perdre, c'est quand on regarde les attentions de vote de ce second tour, on en a refait avec Sud Radio, là on n'avait pas fait depuis deux mois, et là il est, c'est le seul qui se fait surclasser par Marine Le Pen, quasiment deux tiers, un tiers, 68-32, c'est-à-dire que clairement la logique d'élimination, tout sauf Mélenchon, joue fortement au second tour, c'est peut-être là qu'il est en train de perdre par rapport à Marine Le Pen et ses concurrents, dans ce contexte très spécial, d'une campagne présidentielle qui se passe en même temps qu'un mouvement social très violent.
Dernière petite question, David Lissnard, on en avait parlé ces derniers jours, comme effectivement puisqu'il avait progressé, il poursuit cette progression d'ailleurs
Oui, il se tasse un petit peu quand il est face à Bruno Rotaio avec 5,5%, mais ça n'a pas d'importance. Il existe dans l'opinion publique, dans notre baromètre d'IFO Fiducial pour Match et Sud Radio, que vous avez détaillé hier, où tout le monde perd, voire s'effondre en popularité. C'est le seul, avec Raphaël Gluckman, qui connaît une progression. Et quand il est seul, il est à 7%. Alors, c'est une popularité. s'appelle un électoral en devenir. Il n'est pas encore si connu que cela des Français, mais il peut être l'outsider, même si aujourd'hui, ici et maintenant, un sondage n'est pas une prédiction, vous le savez. Trois candidats seraient en situation d'être face à Marine Le Pen au second tour. Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann.
Merci infiniment Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP. Et on rappelle évidemment que c'est une photographie à l'instant.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.