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En fait, ils sont passés par la vitrine qui a été brisée.
Une vitre brisée et un préjudice considérable. Le 17 octobre au soir, des dizaines d'individus pénètrent dans ce magasin situé dans le 8e arrondissement de la capitale, puis volent les caisses et de la nourriture. Le gérant a désormais une crainte que cela se reproduise ce samedi à l'occasion de l'acte 2.
On a pas mal d'employés qui ont la boule au ventre. Si on sent que ça va se reproduire, qu'il n'y a pas de prise de décision, on serait obligé de fermer le commerce.
Baisser le rideau, une option inenvisageable pour Sabac. A Châtelet, ce commerçant dit se tenir prêt en cas de violence, deux jours comme deux nuits.
Moi, mes associés et mes salariés, on restera dans la boutique pour défendre la boutique s'il faut. En tout cas, j'espère que ce sera plus calme et que les policiers auront plus de moyens.
Le ministre de l'Intérieur promet justement des moyens renforcés. Les forces sentinelles de l'armée seront notamment déployées localement. Lisa, dont la boutique a été dégradée, refuse d'avoir peur. Elle aussi restera ouverte.
De toute façon, on a besoin de travailler. Nous, on travaille dans le commerce. C'est quand on vend des produits qu'on est rémunéré. Donc si on ne travaille pas, si on ne vend rien, on n'est pas payé.
A l'échelle nationale, 3000 commerces ont été dégradés.
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