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Une personne chez LFI, alors elle on ne pourra pas dire qu'elle n'est pas affiliée au mouvement, qui s'en sort bien cette semaine, puisqu'en ce moment elle est jugée pour apologie du terrorisme et pour avoir glorifié un terroriste tout simplement. Et cette personne s'appelle Rima Hassan, elle est députée européenne. La France Insoumise pourrait dire non, notre meute qui chasse sur Twitter les républicains et qui les insulte, et qui d'ailleurs insulte des arabes toute la journée, puisque avant vous on avait Linda Kebab sur ce plateau qui a été traitée d'arabe de service par un de vos militants. qui a été condamné.
Et la semaine dernière, il y a un militant en place publique. Et la semaine dernière, il y a un militant en place publique. Parce qu'il faut quand même que tout le monde sache que vous avez été candidate aux élections municipales sur une liste macroniste. Et que vous êtes une opposante politique à la France Insoumise. Donc vous avez le droit,
vous avez absolument le droit de le défendre. Elle a absolument le droit de le défendre. Mais là, en l'occurrence, venir faire
son petit couplet anti-LFI, alors que je suis en train de répondre aux revendications qui s'expriment d'un point de vue politique, je ne vois pas ce que ça apporte.
C'est Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, député, qui est avec nous. Bonjour, monsieur le député. Bonjour. Vous avez vu à Limoges un suspect qui a été arrêté par le RAID. C'est un homme de 40 ans qui est apparemment apparenté à l'ultra-gauche. C'est des cousins de LFI ?
L'ultra gauche des cousins de LFI ? Non, je ne sais pas pourquoi vous dites ça, mais je ne sais pas qui est cette personne, je ne sais pas quelles sont ses responsabilités. Il y a une enquête en cours et c'est légitime que cette enquête aille jusqu'à son terme parce qu'évidemment, sans prendre et incendier un bâtiment public, c'est absolument inacceptable. Mais pour le reste, je vois bien que depuis maintenant... Parce qu'on peut pointe du doigt justement dans la responsabilité de la situation insurrectionnelle, de casse. On va venir directement là-dessus.
On va venir directement
là-dessus. Parce que samedi, on a assisté d'abord à un fiasco en matière de capacité du gouvernement à garantir la tranquillité publique. Et depuis samedi, on assiste à une opération qui est une opération de manipulation. des esprits orchestrés par le gouvernement, orchestrés par un certain nombre d'opposants politiques. D'ailleurs, peut-être que vous l'avez vu, hier, un article qui a été publié par le journal Mediapart, je l'ai pris avec moi, est sorti hier soir. Le titre, c'est « On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement ». je vais vous lire juste, ça ne va pas prendre beaucoup de temps. quelques éléments qu'il y a dans cet article parce que ça me paraît important que tout le monde ait connaissance de ces informations. Quand vous avez un commissaire du renseignement territorial qui dit dans cet article il y a des choses indicibles mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions qui sont des décisions politiques. Deuxième citation, un responsable syndical De la police. Je ne vois pas ce qu'à avoir LFI dans l'histoire de ce fiasco, déplore-t-il. Je ne porte pas LFI dans mon cœur pourtant. Troisième information, un major de police en poste de sécurité publique en Occitanie. On connaît le responsable, tout est la faute de LFI. Je ne suis ni adhérent ni électeur de ce mouvement, mais il faut quand même pas déconner. On peut vous faire
des citations aussi, moi j'en ai eu le lien. Vous pouvez me faire plein de citations. Vous pouvez me faire plein de citations. Attendez, attendez, attendez, attendez, on va y venir. Et donc vous voyez, c'est ce genre de citations déluées à l'EPFI. Tronquez, tronquez, parce que vous ne donnez pas la fin de la citation. Jean-Luc Mélenchon. Parce que vous faites pareil. Attendez, Jean-Luc Mélenchon, le 19 octobre. Non, c'est pas attendez, parce que c'est moi qui suis en train de parler. Donc je vais aller au terme et puis après vous
poserez votre question. Parce qu'après vous poserez votre question. Ça, ça vous... On ne vous pose pas de problème vous. C'est-à-dire que le gouvernement demande aux renseignements territoriaux pour mener une cabale politicienne, pour essayer d'éradiquer une formation politique, de manipuler les rapports qu'ils proposent et qu'ils produisent à l'encontre des faits qu'ils observent eux-mêmes. Ça, ça ne vous pose
pas de problème, monsieur ? En fait, le plus simple, ce serait de nous dire... Est-ce que ça, ça vous pose un problème ? Nous dénonçons la violence. Mais c'est ce que je fais.
Je l'ai fait 11 fois, 12 fois, 13 fois. Je le fais une quatorzième fois devant vous. Une fois qu'on a dit ça, ça, ça vous pose un problème ou pas
? La violence, à un moment donné, peut être légitime. Ça, ça vous pose un problème ou pas ? Moi, je suis absolument contre les consignes politiques. pour faire dire des choses à nos policiers. C'est peut-être ce que vous faites là et ce que Mediapart fait.
Vous êtes comme monsieur Bardella, c'est ça quand Mediapart écrit quelque chose, vous ne le croyez pas ? Laissons nos
policiers assurer le maintien d'ordre. Moi ce que j'essaie de vous dire, c'est que vous avez quand même... Mais non, rien !
Et qu'est-ce que vous demandez justement pour avoir la vérité sur... J'ai une enquête, et moi j'ai annoncé ce
matin mon intention de saisir la cour de justice de la République contre le ministre Nunez, parce que fabriquer... des faux rapports si ces informations sont vérifiées, c'est un délit. Un abus d'autorité, c'est-à-dire un ministre qui demande, qui commande des choses à ses services qui sont à l'encontre de ses prérogatives, c'est un délit. Et il y a dans notre pays quelque chose qui s'appelle la Cour de justice de la République qui permet de juger des ministres s'ils sont responsables.
Vous demandez à ce qu'on identifie ces commissaires, qu'ils soient
entendus ? Je demande à ce qu'il y ait une enquête. Je demande qu'on sache si oui ou non, il y a des faux rapports des renseignements territoriaux qui sont produits pour cibler la France insoumise et la rendre responsable d'agissements dont elle n'est absolument pas responsable et qu'elle a mise à distance et désapprouvée dès le premier
jour. En revanche, est-ce qu'il y a une colère aujourd'hui dans le pays ? contre la vie chère, contre le prix des carburants, contre les conditions de travail des lycéens, tout est parti de là. La question est de savoir pourquoi ça a dérapé. Pourquoi est-ce que le mouvement social, à un moment, s'est transformé en casse ? Comment est-ce que vous l'expliquez
? D'abord, pardonnez-moi, mais vous ne pouvez pas dire ça. C'est-à-dire que... J'ai dit ça a dérapé. Oui, oui, mais j'entends ce que vous dites, mais je veux préciser. Samedi, il y avait, selon les autorités, 550 000 personnes, selon les organisateurs, 800 000 personnes. C'est la plus grosse mobilisation organisée en France depuis le 1er mai 2023, depuis le mouvement sur la réforme des retraites. D'accord ? L'essentiel, l'immense majorité de ces cortèges se sont déroulés dans le calme avec des gens pacifiques qui sont venus défendre des revendications. Vous me demandez maintenant pourquoi ça a dérapé. Je vais vous dire pourquoi de mon point de vue ça a dérapé. Parce que depuis le début de cette mobilisation de la jeunesse... Vous avez un gouvernement qui, plutôt que de répondre aux revendications légitimes qui s'expriment, décide de jouer une stratégie et une carte, qui est la carte du pourrissement et du chaos. C'est-à-dire des conseillers ministériels qui disent « Bon, grâce à la pluie, les jeunes vont rentrer à la maison. » Depuis le début, avant même de reconnaître la légitimité des revendications, c'est la faute de la France Insoumise. Maintenant, tout le monde admet qu'il y a quand même un problème dans nos lycées, dans notre service public d'éducation.
Vous n'avez pas attisé la colère, c'est ce qu'on vous reproche, d'avoir attisé
la
colère. ou faire
monter... Moi, je n'attisse pas, je soutiens des revendications. Et je... J'ai soutenu des revendications, je soutiens des revendications et je continue à soutenir des revendications parce que ces revendications sont légitimes. Mais le gouvernement, plutôt que de répondre à ces revendications, a choisi une stratégie qui consiste à dire « je ne vous réponds pas » et puis ça va passer. Une stratégie de répression. Les premières consignes qui ont été données par le ministre de l'Éducation nationale, ça a été de dire « s'il y a un mouvement devant le lycée, vous débloquez ». Les blocages, c'est illégal. Oui, mais attendez, ça participe des modalités d'action qui sont utilisées dans le cadre des mouvements sociaux. Je veux bien qu'on prenne cet argument. Mais quand il y a eu un mouvement des agriculteurs il y a deux ans, mon collègue qui est positionné à ma droite sur le bateau, mon voisin, et de Haute-Garonne, je crois qu'il se rappelle assez bien que quand il y a eu un mouvement des agriculteurs, il bloquait une autoroute. C'était illégal aussi. Et pourtant, on a tous considéré... assez largement, et y compris dans le champ politique, même M. Darmanin, même M. Attal, qui était Premier ministre, allait faire une émission de télé depuis l'autoroute bloquée. Pardonnez-moi, ce n'était pas légal non plus, mais on a considéré que ça a participé des modalités d'action qui sont légitimes. Et bien devant les lycées, c'est pareil. Donc la question, c'est quand il y a ces modalités d'action, est-ce que vous y répondez politiquement ou est-ce que vous y répondez par la répression, le mépris, l'infantilisation, comme ça a été fait ? Et ça, oui, je crois que ça a produit les conséquences d'un mouvement qui malheureusement produit ensuite ce type de... Est-ce que ça les justifie ? Non, ça ne les justifie pas, y compris c'est contre-productif. C'est-à-dire qu'il y a eu deux choses, il y a eu
deux scènes. Il y a ceux qui s'affrontent avec la police et malheureusement c'est devenu traditionnel en fin de cortège. Et puis il y a les pillages. Oui, mais d'accord. Et les pillages des commerçants.
Et je pense aux commerçants qui, évidemment, sont dans une situation... Et ça, c'est pas le gouvernement. C'est pas de la faute du gouvernement, les pillages des commerçants. On va y venir. Mais ce qui est dramatique, ça me dit, c'est qu'à la souffrance des lycéens, à la souffrance des étudiants, s'ajoute maintenant la souffrance de commerçants qui, évidemment, n'ont aucune responsabilité dans cette situation, s'ajoute la souffrance de manifestants pacifiques. qui eux-mêmes ont été maltraités dans ces manifestations. Et pardon, si c'est la responsabilité du gouvernement de garantir la tranquillité publique. Ce n'est pas eux qui sont responsables du pillage, mais c'est leur responsabilité de garantir la tranquillité publique. Et quels sont les témoignages ? Parce que moi je veux bien, mais tous mes collègues, ils sont allés voir les commerçants pour en discuter avec eux. C'est quoi les témoignages des commerçants ? On ne comprend pas. On ne comprend pas pourquoi il a été possible que nos magasins soient vandalisés pendant plusieurs minutes sans qu'à aucun moment il y ait quelqu'un qui vient. pour s'interposer. Donc il y a eu un abandon
des commerçants
qui est
inacceptable. Vous ne pouvez pas nous dire deux jours avant la police c'est la répression, c'est horrible, regardez ils ébornent les jeunes quand ils font du maintien de l'ordre et maintenant nous dire qu'on a besoin de policiers pour défendre les petits commerçants. Il y a
une
forme d'inconsistance. Non, non, pas du tout.
Moi je crois à une police républicaine monsieur. J'ai jamais dit l'inverse. Elle n'est pas républicaine notre police ? Ah, quand des policiers tirent avec un flashball dans le visage d'un manifestant, non ça... Je ne participe pas, de mon point de vue, aux conditions d'une
police républicaine. Vous cherchez à délégitimer notre police. Et on se trouve avec des images comme ça parce que la police n'a plus la force de l'autorité parce que vous participez à la délégitimer. Et donc la police, c'est l'inverse. On la soutient tout le temps, soit on est contre elle.
Non, mais non, justement, c'est là où vous vous trompez. Parce que ceux qui délégitiment la police, c'est vous. Oui, je vais vous dire pourquoi. Parce que si vous n'êtes pas capable de dire que quand un policier commet un acte qui est contraire à la déontologie, il doit être sanctionné immédiatement, alors à cause
de vous,
vous n'êtes pas juge. Mais je ne suis pas juge, mais je sais, je n'ai pas besoin d'être juge pour savoir qu'on n'a pas le droit de tirer avec un flashball dans le visage d'un enfant. Vous savez, je n'ai pas besoin d'être juge. Je n'ai pas besoin d'être juge pour savoir qu'il y a des armes qui sont des armes de guerre qu'on n'a pas à utiliser dans les manifestations. Je n'ai pas besoin d
'être juge. le savoir. Un cocktail Molotov, la personne dont vous parlez, juste avant ? Bah écoutez, faut mettre assez clair. Soit on dénonce... Mais vous avez des informations ? Bah a priori oui. C'est quoi vos informations ? Vous, vous venez de le juger, donc vous en avez plus que moi d'informations. Moi je vous dis qu'a priori, il y aurait eu des cocktails Molotov à ce moment-là. Alors après je vais laisser parler madame, parce que j'ai vu qu'elle demandait la parole. Mais vous voyez, c'est toujours dans le même sens avec vous. C'est toujours contre la police. Je vais vous dire. C'est vous qu'on se retrouve avec des scènes comme ça.
Attendez, on va aller au bout de ce raisonnement. Alors dites-moi quels sont les actes qui justifient qu'on ait le droit de tirer avec un flashbol ? Quel que soit le contexte, quels sont les actes qui justifient qu'on ait le droit de tirer avec un flashbol ? Dans le visage d'un enfant de 16 ans. Dites-moi, assumez vos propos. Vous considérez qu'il y a un contexte dans lequel ça justifie qu'on tire avec un flashbol dans le visage d'un enfant de 16 ans ? Allez-y, allez-y.
Maintenez l'ordre. Est-ce que vous pensez qu'il l'a fait exprès ? Je suis persuadé que le policier ne l'a pas fait exprès. Mais je n'ai pas dit qu'il l'avait fait exprès. Ce n'est pas le sujet, est-ce qu'il l'a fait exprès ou pas ? Je vous dis juste que si vous voulez défendre... intentions à la police alors que ce sont des gens qui font le boulot pour protéger les honnêtes citoyens. Je vais vous dire, votre problème c
'est que si vous n'êtes pas capable de comprendre que si vous voulez rapprocher le lien entre la police et la population, il faut que la police elle soit exemplaire. Alors c'est vous qui portez cette responsabilité, c'est pas moi, c'est vous qui la portez.
Juste parce que vous dites tirer dans le visage d'un enfant à 16 ans, mais je crois que vous voulez donner le droit de vote à 16 ans. On a un enfant ou un adulte ? On a un enfant. Et on peut voter à 16 ans ? En étant un enfant ? Oui.
Je suis favorable à ce qu'on puisse voter. Donc on donne le droit de vote aux enfants à 16 ans. Mais vous savez, à 16 ans, il y a plein de choses dont on est responsable. Je voulais savoir si on est un enfant. Mais vous confondez deux définitions. La question du droit de vote et la question de la définition de ce qu'est un enfant. Là, vous pardonnez-moi, mais vous comparez deux choses qui sont différentes. À 16 ans, vous avez une responsabilité pénale. À 16 ans, vous pouvez voter aux élections professionnelles. Et pourtant, ça reste à 16 ans un enfant. Non
mais
pardon, la définition... La pédiatie, elle
s'occupe plus des gosses après 16h. Très bien, mais la définition, c'est qu
'à 16h, on a un enfant. Peut-être pas d'un point de vue médical, mais c'est comme ça. Flora Ghibali.
Le débat d'Hers-Bompard auquel on vient d'assister, exactement ce dont je pense une majorité de Français ne supportent plus, c'est d'avoir une lecture vraiment extrême face à extrême et binaire des choses.
Ceci
étant dit, moi j'ai une question plus sur les conséquences du 17 octobre que sur les causes. Moi je ne crois pas qu'on puisse imputer directement les pilleurs à LFI, bien que vous participiez depuis des années à brutaliser le débat. Et évidemment la violence est un cycle, la violence appelle la violence. Ceci dit, ce n'est pas vous qui avez convoqué les pilleurs qu'on a vus malheureusement samedi dans les rues. Ceci dit, sur les conséquences, est-ce que vous n'avez pas l'impression que le 17 octobre, ça sert et l'extrême droite et... La financiarisation, le capitalisme, le libéralisme le plus total. Je vais vous donner quelques exemples à l'appui. Évidemment, le cours de bourse de LVMH n'a pas dévissé parce que LVMH avait une sécurité privée. Et donc, ils nous ont montré un exemple horrible samedi qui est que la sécurité privée de LVMH a l'air de mieux fonctionner que la sécurité publique de la police. Ça a donné envie à tout le monde d'aller piller, d'aller voler pour être dans une société encore plus capitaliste, encore plus de consommation. Et surtout, on se dit... Il manque de la surveillance. Vous savez, c'est après le 11 septembre 2001 que les Etats-Unis se sont équipés de palentir ce géant du numérique qui a mis en place un système de surveillance privé dans le monde entier. Est-ce que vous ne pensez pas que ce genre de journée a des conséquences qui vont vraiment à rebours de vos intérêts politiques et des intérêts de la gauche, c'est-à-dire vers un capitalisme encore plus ultra et une extrême droite encore plus ultra ?
Je vais vous répondre franchement. Moi, je suis un responsable politique. Je défends un programme et je défends une stratégie. Ma stratégie, c'est ce qu'on appelle la révolution citoyenne. C'est-à-dire changer radicalement la société, mais en le faisant par les élections et par des mobilisations qui doivent être des mobilisations pacifiques. J'ai toujours dit... Attendez, j'ai toujours Que quand des mobilisations n'étaient pas des mobilisations pacifiques ou non violentes, ça desservait notre stratégie. Je ne suis pas en désaccord avec ce que vous venez de dire, madame. Je ne suis absolument pas en désaccord avec ce que vous venez de dire. Je vais même vous dire, je considère, moi, en France, que c'est l'extrême droite qui a intérêt à la multiplication de la violence. D'ailleurs, qu'est-ce qu'on a vu hier soir dans les rues de Lyon, dans lequel il y avait un couvre-feu ? Évidemment, des hordes de barbares d'extrême droite qui viennent et qui aspirent à introduire dans ce pays une forme de climat de guerre civile. Moi, je suis absolument... contre ça. Et pardonnez-moi de vous dire, excusez-moi, je parle franchement et tranquillement avec vous, mais dans ce que vous avez dit dans votre introduction, franchement, vous vous trompez. Je trouve que vous vous faites influencer par des procès d'intention qui sont faits à l'égard de la France Insoumise. La France Insoumise, elle ne brutalise pas le débat public. Je ne sais pas, par une lecture médiatique, peut-être, en tout cas, c'est mon point de vue. Et vous pensez
que je ne suis pas capable de forger, à mon opinion, tout seul ? Je pense que vous êtes absolument
capable, mais alors si vous faites des déclarations, il faut les attester sur des faits. Je ne brutalise
pas le débat public. Madame,
je ne brutalise pas le débat public. C'est les
intérêts de la dette qui augmentent de jour en jour. Je
ne vous parle pas de ça. Et les banques qui se régalent de notre chaos. Je vous parle du moment où vous dites la France insoumise, en gros, brutalise ou légitime la violence. Pas du tout. Mais
vous pensez que je ne l'observe pas sur les réseaux sociaux toute seule, quand on voit un narratif qui est que... Mais madame, prenez mes déclarations. Vous avez vu la scène de la place de la République. Celle des insoumis. qu'elle a été menacée de viol par des visiblement pilleurs qui frappaient à sa porte alors qu'elle était chez elle avec son nourrisson. Et une autre femme militante d'extrême gauche, militante de la France insoumise comme par hasard, lui répond quoi ? Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais il n'y a pas de militant de la France insoumise. Vous êtes juste un dommage collatéral de la révolution. Ou une femme qui parle de menace de viol.
Je ne sais pas de quoi vous parlez, je n'ai pas vu cette vidéo, mais les militants de la France insoumise ne pensent pas ça. Vous n'avez pas vu cette
vidéo. Non,
les militants de la France insoumise ne pensent pas ça. C'est pourquoi je vous dis pardon, ce n'est pas une remise en cause. Est-ce que c'est parce que vous produisez... C'est pas ce que vous produisez, vous créez... Est-ce que c'est pas... Non mais en fait c'est marrant, vous devenez paternaliste. Mais je ne suis pas paternaliste madame, je débat avec vous. Madame, je débat avec vous, je reconnais votre légitimité à exprimer un point de vue. Mais je vais vous dire c'est l'inverse et vous devriez le comprendre. C'est précisément parce que la France insoumise, elle propose à la colère sociale qui s'exprime dans ce pays, un canal qui lui permet de s'exprimer d'un point de vue démocratique. L'élection et de voter pour vous. Et bah oui, donc en fait, pardonnez-moi de vous le dire, mais en fait vous devriez nous remercier d'être là plutôt que de passer votre vie à nous critiquer. Parce que si on n'était pas là, parce que quel est... Pourquoi aussi ? Et évidemment, je ne l'approuve pas. Mais pourquoi aussi vous avez aujourd'hui en France une partie du pays qui en quelque sorte se dit « il faut casser parce que c'est comme ça qu'on va gagner des choses ». Parce que depuis des années et des années, vous avez eu des mobilisations extrêmement puissantes. On parle par exemple de la mobilisation contre la réforme des retraites. Et qu'au lieu d'avoir un gouvernement qui est capable d'entendre ces signaux-là, parce que gouverner c'est une pratique, au lieu d'avoir un gouvernement qui est capable d'entendre ces signaux-là, vous avez un gouvernement qui a décidé tout le temps de passer en force le déni. Écoutez, franchement, regardez. en dehors de nos camps politiques. Moi, je suis d'une génération qui a fait ses premières batailles politiques avec la mobilisation contre le CPE. Le président de la République, à l'époque, c'était Jacques Chirac. Et bien, quand il y a eu des millions de personnes et des millions de jeunes dans la rue, à un moment, il est arrivé, il a dit, stop, ça coûte trop cher, on arrête, on stoppe tout. Et à la place, aujourd'hui, vous avez un gouvernement de forcené qui est incapable de comprendre que quand ça bouge comme ça, il faut écouter ses revendications, il faut y apporter des réponses politiques plutôt
que d'essayer de laisser pourrir la situation. Le coordinateur de LFI, question de Jérôme Marty.
On voit que LFI est le seul parti qui, de façon tout à fait visible, est dans les manifestations actuellement. Avec les écharpes tricolores, etc. On ne voit pas le soutien. Il n'y a pas d'autre parti. Les syndicats sont absents. Et dès l'instant où vous êtes dans ces manifestations, vous y avez quand même une forme de responsabilité, y compris. y compris dans la protection. C'est-à-dire que quand vous mettez en tête des manifestations et que vous avez face à vous des black blocs, vous y avez une responsabilité parce que vous devez avoir même une force de l'ordre LFI. Pour éviter ça, elle n'y est pas. La vraie question que je me pose, c'est un, qu'est-ce que vous faites là ? On est à six mois d'une élection présidentielle. Je ne doute pas que dans votre esprit, vous pensiez la gagner. Si vous pensez gagner cette élection, que ne contractualisez-vous pas avec les lycéens pour leur dire « nous, si on passe, ça vous l'aurez, ça vous l'aurez, ça vous l'aurez ». Mais leur manifestation, c'est la leur. Rien ne va se régler, je veux dire, on n'est pas des perdres de l'année, rien ne va se régler dans les 4 ou 5 mois qui viennent, juste avant une élection. Le champ est ouvert par l'élection présidentielle. A partir de là, la responsabilité du politique, alors qu'avec ce qui s'est passé, il n'y a pas de référentiel. Je termine. Une attaque comme il y a eu samedi soir, réitérée dimanche soir, sur quasi l'ensemble du territoire, dans les grandes villes, etc. De façon probablement un peu coordonnée. Aucun homme politique aujourd'hui ne peut dire, je peux assurer le fait que ça ne va pas se reproduire. Vous n'avez pas la main sur les gens des banlieues, ils agissent seuls. Ce n'est pas des gens des banlieues. C'est une grande partie des gens qui sont dans des difficultés économiques, etc. Je vais vous corriger un peu. Mais vous pourrez corriger. Ce que je veux dire par là, c'est que dès l'instant où vous prenez la responsabilité d'être en tête de ces manifestations, vous prenez aussi la responsabilité de ce qu'elles peuvent engendrer. Bon alors, plusieurs choses dans
ce que vous avez dit, parce qu'il y a beaucoup de choses. Premièrement, je vous corrigeais sur ce point, parce que je sais que ce qui est répété, y compris hier, pardon, je suis obligé de le dire sur votre plateau, j'ai entendu M. Consigny dire ça avec des propos qui étaient extrêmement dérangeants, pour vous le dire franchement, voire inacceptables et intolérables, avec une forme et un fond raciste dans cette expression. Pardon, mais... À un moment, il faut parler des faits. Si, quand on dit en gros, c'était des descendants de l'immigration qui étaient dans la rue samedi ou dimanche, pardonnez-moi, ça s'appelle du racisme, surtout quand ça ne s'appuie pas sur des faits. Parce que quand on regarde les premières comparutions immédiates... J'ai vu un papier de BFM ce matin, par exemple. J'ai vu un guide de haute montagne. Oui, c'est vrai. Je ne vais pas donner les prénoms, parce que moi, contrairement à d'autres, je ne considère pas que c'est le prénom qui détermine l'origine. Mais d'habitude, je vois comment les prénoms sont utilisés. Donc, il ne faut pas... Voilà, c'est la première chose que je voulais dire. À mon avis, ça, ce n'est pas exact. Par contre, après, vous m'avez posé une autre question. Moi, pardon, mais je ne suis pas responsable de l'ordre public. Mon travail n'est pas de garantir la tranquillité publique. Moi, je soutiens, j'appelle. quand des gens manifestent, je les appuie quand je considère que leurs revendications sont justes. Je le fais avec une organisation politique qui a un service d'ordre et je sécurise la partie du cortège dans lequel je participe. Mais ce n'est pas moi qui suis responsable de garantir la sécurité de ce qui se passe dans les rues autour. Ça, ce n'est pas mon travail. C'est le travail du gouvernement de garantir à la fois la tranquillité publique... Et à la fois la liberté de manifester. Et la réponse, c'est les cours au feu. Attendez, je termine à la dernière partie de la question parce que, à mon avis, c'est la plus importante. Oui, vous avez raison, il faut avoir des réponses qui sont des réponses politiques aux revendications qui s'expriment. Oui, on va aller parler. Madame, peut-être que ça ne vous intéresse pas. Non, parce que vous êtes un
agent du chaos et que je suis fatiguée de vous écouter depuis des années. Partez
si vous voulez. Moi, je ne vous oblige pas à rester. Je ne pars pas parce que le seul truc que je sais faire, c'est le dialogue républicain. Mais moi, contrairement à vous, je respecte. Je vais terminer, si vous voulez, et après vous poserez votre autre question. J'ai aucune
question à vous poser.
N'en posez pas, c'est pas grave. Oui, il faut une réponse qui est une réponse politique. Et il est possible de décider de choses tout de suite. L'abrogation de Parcoursup, on peut le décider tout de suite. 10 milliards d'euros pour refonder notre service d'enseignement public, il est possible de le décider tout de suite. D'ailleurs, en ce moment, on est en train de discuter du budget à l'Assemblée nationale. Donc c'est maintenant que ça se décide. Moi, je souhaite que le gouvernement y réponde. maintenant, parce que s'il répond ça maintenant, alors on aura une sortie de crise qui sera positive. Bloquer les prix, augmenter les salaires, voilà comment on peut répondre à la colère qui s'exprime. Et c'est ça notre rôle en notre représentant politique. Vous savez, il y a
une personne chez LFI, alors elle, on ne pourra pas dire qu'elle n'est pas affiliée au mouvement, qui s'en sort bien cette semaine, puisqu'en ce moment, elle est jugée pour apologie du terrorisme et pour avoir glorifié un terroriste, tout simplement. Et cette personne s'appelle Rima Hassan, elle est députée européenne. La France Insoumise pourra dire non, notre meute qui chasse sur Twitter les républicains et qui les insulte, et qui d'ailleurs insulte des arabes toute la journée, puisque avant vous, on avait Linda Kebab sur ce plateau, qui a été traitée d'arabe de service par un de vos militants, qui a été condamné. Là c'est
moi qui souffre, vous voyez, parce que là je ne vois pas le rapport, à part que vous vouliez faire votre petit couplet anti-LFI, parce qu'il faut quand même que tout le monde sache que vous avez été candidate aux élections municipales sur une liste macroniste, et que vous êtes une opposante politique à la France Insoumise. Donc vous avez le
droit, vous avez absolument le droit d'écrire. Elle a absolument le droit de le défendre. Mais là, en l'occurrence, venir faire
son petit couplet anti-LFI alors que je suis en train de répondre aux revendications qui s'expriment d'un point de vue politique. Je ne vois pas ce que ça apporte à notre discussion. Vous avez le droit de l'aide, madame. Sans rien dévoiler, je crois que ni Antoine
Ders, ni Jérôme Martin ne votent LFI sur ce plateau. Mais vous avez le droit de l'aide, madame. Je comprends pas pourquoi vous venez faire un petit couplet anti-LFI alors qu'on est en train de parler de la situation dans laquelle on est. Mon couplet anti-LFI, c'est que vous êtes en train de nous expliquer avec beaucoup de talent, puisque à LFI vous avez tous beaucoup de talent, ça je le pense. Avec beaucoup de talent, vous êtes en train de nous expliquer à quel point LFI n'a rien à voir avec tout ça, n'a rien à voir avec la violence, n'a rien à voir avec la bordélisation du débat public, n'a rien à voir avec le chaos politique dans lequel nous sommes. Il n'empêche que pendant cette semaine à huérissante, il y a votre députée européenne Rima Hassan, que vous soutenez, j'imagine que vous la soutenez. qui est en train de se faire juger pour apologie du terrorisme. Dans le même temps, il y a votre meute qui chasse sur les réseaux sociaux. Je n'ai pas de meute, moi. Vous n'avez pas de meute ? C'est marrant parce qu'à la fête de l'UMA, il y avait des t-shirts la meute LFI, floquée LFI, imprimée par votre mouvement. Donc vous en faites des supports de com, mais vous n'avez pas de meute. Parce qu'il y a eu un livre sur le sujet, je vais vous expliquer si vous voulez. Et pour terminer...
Si vous voulez que je vous explique, je vous expliquerai. D'accord,
oui, je connais le livre. Arrêtez de vouloir m'expliquer des choses. Bah non, parce que Manifestora, il y a besoin de... Manifestora, il y a besoin de... Manifestora, il y a besoin de C'est qu'on est fatigué. Moi, hier, comme des millions de Français... Non, je vais juste terminer. Hier, comme des millions de Français, j'ai vu cette vidéo de brut où il y a deux femmes, Place de la République, et vous, vous êtes exactement dans le camp des gens qui disent que vous êtes des victimes collatérales. Et arrêtez de vous faire passer pour un républicain, c'est chiant en fait.
Très bien madame, vous avez donné votre point de vue, vous l'avez exprimé, et je n'ai pas de leçon de République à recevoir de votre part. J
'ai une dernière question, parce qu'effectivement, il y a une tension dans le pays, on le voit, on le voit sur ce plateau, on le voit dans les débats. Non, non, moi je n'ai pas de tension avec qui que ce soit. Je dis dans ce
pays, quand on souffre, quand je parle, vous comprenez qu'un peu de respect, c'est bien aussi dans le débat.
Est-ce que vous n'avez pas l'impression, parce qu'à un moment, vous êtes candidat à l'élection présidentielle, il y aura forcément un deuxième tour, et il faudra rassembler. Est-ce que vous pensez que là, ce 17 octobre, et je ne sais pas ce qui va se passer dans les semaines à venir, ça vous empêche ? empêchera éventuellement de rassembler au deuxième tour ? Mais non, parce que je
pense que... Rassembler une partie de la gauche. Mais je pense que ne croit à la fable que certains essayent de raconter sur la France insoumise qui serait responsable du fait qu'on a attaqué des commerçants. Je veux dire, pardon, mais personne n'y croit. Personne n'y croit. Personne n'y croit. Et d'ailleurs, vous me parlez...
Vous me
parlez de la gauche ? Pardon, j'ai des désaccords politiques avec certains à gauche, mais j'entendais hier le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, dire évidemment que c'est absurde de dire que c'est la France Insoumise qui est responsable. Oui, il
vous a bien sorti du Conseil de Paris.
J'entendais Olivier Foire du Parti Socialiste hier faire un tweet en disant que c'est absolument scandaleux que le gouvernement manipule les services de renseignement pour accabler la France Insoumise qui n'est pas responsable de ça. J'entendais des communistes dire la même chose. Donc pardonnez-moi, je pense que vous vous trompez. Emmanuel Grégoire, il n'a pas pris... Il n'a pas pris à la fille dans son union de la gauche gagnante, parce qu'il vous trouve trop violent. Mais pour répondre à votre question, je veux bien terminer, madame, si vous voulez. Je ne sais pas pourquoi vous êtes venu sur ce plateau pour m'agresser, parce que moi, je ne vous agresse pas, j'essaie de débattre avec vous. C'est pas la France insoumise. Non, la brutalisation, là, j'ai l'impression qu'elle est plutôt de votre côté, mais tout le monde en sera juge. Mais pour finir de répondre à votre question, je crois que, heureusement, dans ce pays, des millions de citoyens sont assez lucides sur ce type d'opération politique. Sur ce type de cabale médiatique aussi d'ailleurs, et on l'a déjà vécu, c'est pas la première fois que la France Insoumise a été forgée comme bouc émissaire de toutes les difficultés, on l'a fait aux élections des municipales, on m'a dit oh là là vous allez perdre aux élections municipales, et aux élections municipales la France Insoumise a fait une progression historique. Donc heureusement les gens ne croient pas trop ce que dit le gouvernement, l'extrême droite, les macronistes et une partie des médias.
Moi je vous le vois, vous allez détruire la démocratie. Moi je ne suis pas
responsable des black blocs monsieur Marti, je ne suis pas d'accord avec eux. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Eh bien il faut discuter avec eux, on ne l'a pas vu. On ne l'a pas vu, vous êtes la tête de manif.
Merci. C'est vrai quand Jean
-Luc Mélenchon il vous dit de renverser la citadelle, d'attaquer la citadelle. En fait ça c'est
quand on a perdu un débat, on prend la parole à la fin pour essayer de réaffirmer. C
'est vous qui avez des menaces, des méthodes de débat, de manipulation. pour avoir le dernier mot.
Sauf que je connais votre technique et vous n'aurez pas le dernier mot, c'est moi qui l'aurai. Merci pour vous madame. Merci Manuel Bompard.
Merci Manuel Bompard.
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