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Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France Insoumise et je commence par excuser mon retard puisque nous étions en conférence des présidents et que nous avons donc décidé de transformer la commission des lois en commission d'enquête sur les événements de ce week-end sur lequel je reviendrai. Je veux d'abord assurer au nom de mon groupe parlementaire de notre solidarité totale Heidi Levin, qui est reporter de guerre du Washington Post, qui a été rouée deux coups la semaine dernière par des colons en Cisjordanie, ainsi que le maire communiste français. Bernard Baudoux, qui lui aussi a été violemment agressé alors qu'il portait son écharpe de mer. Nous sommes désormais à sept attaques de colons par jour en Cisjordanie. L'ONU recense déjà depuis le début de l'année 1 300 attaques. Quant à Gaza, la situation ne cesse d'empirer. Je crois que tout le monde a dû voir les images de Mariam, petite fille de deux ans et demi, qui a vu sa mère périr dans les flammes suite à un bombardement israélien de sa maison, qui elle-même souffre de graves blessures. et de brûlures et est désormais orpheline puisque son père a déjà été tué. C'est cette petite fille à l'image d'un cessez-le-feu qui n'a malheureusement jamais existé. Et pendant ce temps, le programme alimentaire mondial annonce la réduction d'un tiers de son aide à destination des Palestiniens, ce qui est évidemment dramatique. Et je veux redire que nous continuons d'avoir les yeux tournés vers le peuple palestinien. Alors évidemment, ce début de semaine est marqué par la mobilisation du 17 octobre et je commence par ce qui n'est pas ou peut raconter dans les médias, c'est-à-dire à quel point la mobilisation était massive. C'est d'autant plus impressionnant le nombre de personnes qui étaient là, 800 000 selon les organisations qui organisaient ces mobilisations qui étaient à l'origine. C'est d'autant plus impressionnant que le gouvernement, dans les jours précédents, n'avait eu de cesse d'agiter une politique de la peur en racontant que cette manifestation allait être extrêmement violente et donc pour essayer de dissuader les personnes de sortir. Et nous qui avons été dans la manifestation revendicative... Je ne peux que saluer la créativité extraordinaire, notamment de la jeunesse, avec des pancartes qui, partout, rappelaient les revendications. Je rappelle les revendications, à la fois avoir 10 milliards pour les lycéens et les étudiants, mais aussi l'abrogation de Parcoursup, des mobilisations contre la vie chère avec l'augmentation des salaires et le blocage des prix. Du coup, une mobilisation qui s'est terminée dans les violences que chacun et chacune a vues. Alors, puisque vous voulez nous transformer en machine à condamner... Toutes les violences sont condamnables, mais je veux d'abord et avant tout condamner le fiasco de ce gouvernement qui porte la responsabilité politique de ce qui s'est passé, avec un gouvernement non seulement qui a joué la stratégie du pourrissement en ne répondant à aucune des revendications portées maintenant depuis plus d'un mois par la jeunesse de ce pays, mais qui est incapable de garantir le droit à manifester et la sécurisation des bâtiments publics et des commerces, comme nous l'avons vu. Ce sont aussi eux qui sont évidemment responsables d'avoir plombé. le pays dans une crise sociale et politique d'ampleur. La réponse d'Emmanuel Macron a été d'un mépris total, d'abord parce qu'il n'a pas eu un seul mot pour les personnes qui ont été victimes de graves violences, notamment à Mulhouse, cette jeune femme qui a perdu un œil, à Saint-Etienne, ce jeune homme qui a perdu une main. Je rappelle que le ministre de l'Intérieur avait réautorisé des grenades dont il savait qu'elles étaient dangereuses puisqu'elles avaient déjà causé la mutilation d'un jeune à Lens et donc qu'il avait suspendu. l'utilisation de ces grenades. Elles ont été réautorisées et nous ne savons pas encore quelles sont les grenades utilisées à Saint-Etienne, mais un jeune a perdu sa main. Et vous avez des journalistes qui ont été victimes de jets de grenades des ensorclements. Vous avez un jeune de 17 ans qui a été roué de coups à Paris et on pourrait malheureusement continuer longtemps. Je rappelle que la France est le seul pays en Europe où on risque de perdre un œil ou une main en manifestation et que c'est évidemment inacceptable. De même, la réponse qui est celle de donner une punition collective avec notamment les mesures liberticides de couvre-feu, d'interdiction de rassemblement, qui apparemment, d'ailleurs, ne concernent pas les groupuscules d'extrême droite qui ont manifesté tranquillement à Lyon la nuit dernière, malgré ces interdictions-là. Et je rappelle que dans un État de droit et en République, il ne peut y avoir de punition collective et que toutes les mesures liberticides ne feront pas disparaître la colère. Enfin, surtout là où le mépris... le plus marqué, c'est qu'il n'y a dans la bouche de Macron et du Premier ministre aucune réponse aux revendications. Et je le redis, à une crise politique, il faut des réponses politiques et non policières. Et donc, nous demandons évidemment que dans le cadre du budget, les 10 milliards soient mis sur la table pour répondre aux revendications, que l'augmentation des salaires soit faite, le blocage des prix et l'indemnisation des commerçants qui ont été victimes des violences qui ont eu lieu le week-end dernier. Je termine par dire sur ce point-là qu'il y a eu une fabrique du mensonge évidente révélée par vos collègues de Mediapart avec un scandale d'État, puisque je cite ce qui est dit. Dans l'article de Mediapart, le gouvernement a donc ordonné, a donné des ordres pour que les services de renseignement expliquent que les mobilisations et les violences viennent de la France insoumise. Je cite un commissaire du renseignement territorial qui dit « Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques. » Un syndicaliste qui explique « Je ne vois pas ce qu'il y a à voir LFI dans l'histoire de ce fiasco. » C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grave et surtout de ne pas en assurer l'entière responsabilité dans n'importe quelle démocratie. Cela s'appelle un scandale d'État. Nous saisissons donc la Cour de justice de la République et nous ne lâcherons pas le gouvernement sur cette question, qui est évidemment une question extrêmement importante. Je termine en disant que cette semaine, c'est une semaine très importante pour nous, puisque jeudi prochain... Il y a la niche parlementaire de notre groupe parlementaire, donc le seul jour où nous pouvons décider de l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. Et nous aurons donc toute cette semaine les différents textes qui passeront dans les commissions. Nous avons commencé hier avec la commission des affaires sociales. C'est Adrien Clouet qui portait ce texte. Et comme une bonne augure, ce texte qui visait à augmenter le salaire minimum à 1 700 euros net par mois, à rétablir une échelle mobile des salaires, donc à indexer... les salaires sur l'inflation et à augmenter le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté, eh bien, ce texte a été adopté hier en commission et nous espérons bien pouvoir continuer sur cette bonne lancée demain, lorsque les différentes commissions se réuniront. Et je termine en vous annonçant que ce week-end, à partir de jeudi, se tiendra le Paris Games Week avec une délégation du groupe parlementaire insoumis qui sera menée par Hugo Bernalicis, avec Farida Amrani, Marie Mesmer et Aurélien Taché qui s'y rendront. Je rappelle que les jeux vidéo sont la première industrie culturelle du pays et que là aussi, cela fait un lien avec un des textes qui est dans notre niche parlementaire. Et je vais tout de suite laisser la parole à Adrien Choué.
Bonjour à toutes et à tous. Vous le savez, on démarre cet après-midi l'examen du dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale de la Macronie. Peut-être d'ailleurs dernier du pays, si jamais dans quelques mois nous sommes amenés à gouverner et que nous rendrons la sécurité sociale aux assurés directement elles-mêmes et eux-mêmes. Mais en l'état, ce dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale est absolument lamentable. Les macronistes sont à bout de souffle. Ils préparent leur sortie et donc c'est les soldes. Tout est jeté par-dessus bord. Trois jours après la marche pour le coût de la vie, qu'a évoqué Mathilde à l'instant. Les voici qui nous déposent un texte qui vise à 1. Désindexer les pensions de retraite, c'est-à-dire... ne pas les revaloriser du montant de l'inflation, c'est-à-dire qu'avec une même pension, vous pourrez acheter moins de choses l'année prochaine, votre facture d'énergie, elle augmentera, pas votre pension, etc. Et il démarre la désindexation, c'est ce qu'ils veulent faire, à partir de 1260 euros, donc sous le seuil de pauvreté. Je tiens à attirer votre attention, c'est la première fois de l'histoire sociale de la République, qu'un gouvernement baisse les revenus des gens sous le seuil de pauvreté. Ce n'était jamais arrivé auparavant. Alors cette disposition-là a été rejetée en commission. Évidemment, le gouvernement revient à partir de cet après-midi pour la remettre. Et puis, à côté de celle-là, beaucoup d'autres démarches de provocation, les déremboursements des soins médicaux, depuis les dispositifs comme les prothèses jusqu'aux soins, par exemple, dentaires. s'y ajoute des coupes sur le budget des hôpitaux, l'équivalent de 6 000 lits d'hôpitaux fermés l'année prochaine. Évidemment, il s'agit de s'assurer que le prochain gouvernement ne puisse pas accueillir dans de bonnes conditions les gens dans le service public hospitalier. Et puis, on assiste à une espèce de fusion absolument déplorable entre le bloc central et l'extrême droite, avec une mesure qui les tient liée, la mise en place d'un délai de carence pour les droits des étrangers à certaines prestations sociales. Le bloc central est à genoux devant le RN et essaye de prendre son programme pour tenir quelques semaines de plus. Cet ensemble, bloc central, extrême droite, n'a absolument rien compris aux marches contre le coût de la vie et entend renchérir le prix de l'existence pour les gens à partir du 1er janvier prochain. En conséquence, nous déposons une motion de rejet tout à l'heure. Nous espérons que cette motion sera adoptée, car il n'y a rien à sauver dans ce texte, rien à sauver dans les amendements du gouvernement. Et d'ailleurs, je note qu'on ne sait pas très bien qui a écrit ce texte, enfin si, évidemment des lobbies dans nos officines privées, car le bloc central a déposé plus d'amendements encore que les filles sur le texte. Ça ne va à personne, cette histoire. Il n'y a pas un macroniste qui est d'accord avec le texte. Bon, il n'y a pas un insoumis non plus. Du coup, évidemment, la conséquence logique, c'est de renvoyer la copie, de son passé, et puis, bien évidemment, ce passé de l'ensemble du gouvernement.
Bonjour à toutes et à tous. On va donc commencer en commission des finances l'examen de la partie dépense du budget. Je rappelle juste quelques points de calendrier. On a interrompu donc la partie hier, la partie recette. Cette partie recette, la dite P1, va revenir à l'Assemblée mardi prochain et sera examinée ensuite la partie 2 que nous examinons en commission. Ça, c'est le principe. En théorie, je pense qu'on aura le même scénario que l'an dernier, c'est-à-dire... que la P1 sera rejetée et que tout partira donc au Sénat. Conséquent, c'est en commission des finances que, très certainement, seront examinées uniquement les dépenses. On a eu une partie recette, je n'y reviens pas, qui, pour l'instant, ce qui ressort, c'est une alliance de fait entre le Bloc central et le Rassemblement national pour éviter toute imposition des ultra-riches, toute imposition des grandes entreprises, et même pour accentuer certaines niches. qui accentuerait encore ces inégalités et la perte de recettes de l'État. Pour la partie dépenses, c'est assez simple. On nous propose évidemment d'essayer de réduire les déficits uniquement par ce biais, ce qui aura un effet récessible sur l'économie. Je rappelle que le gouvernement estime lui-même que c'est 0,5 point de croissance en moins du fait de son budget, avec deux caractéristiques rapidement. Un, 9 milliards en moins sur les ministères, à partir du moment où on le calcule avec la... Et je ne vois pas comment on peut faire autrement. Considérons qu'il y a certains ministères, on se demande bien qu'est-ce qu'ils vont pouvoir continuer à faire. Travail, par exemple, et emploi, moins 2,5 milliards d'euros. Le chômage est prévu à 8,8% l'année prochaine. Des ministères comme aide publique au développement, logements, qui chacun prennent presque 500 millions d'euros en moins. Et là aussi, on se demande si ce n'est pas carrément ces ministères qui, aujourd'hui, vont être remis en question, tellement les baisses sont fréquentes, culture. sport, diplomatie, etc. À côté de ça, il n'y a aucune réponse aux urgences du moment. Il n'y a aucune réponse, par exemple, pour essayer d'anticiper les prochaines canicules, méga-feu, sécheresse. que j'ai pour ma part budgétée à 10 milliards d'euros pour 2027. Il n'y a quasiment rien qui est mis sur la table. Il n'y a pas de réponse urgente aux associations qui demandent en lien, enfin, ou pas avec la loi intégrale, mais enfin, en tout cas, qui demandent des augmentations de budget pour les violences faites aux femmes et aux enfants. C'est 5 milliards sur la table. Il n'y a absolument rien, puisque le budget de la police augmente de 17 millions d'euros seulement et qu'il n'y a même pas fléché là-dessus. Le budget de la justice, oui, baisse. Et enfin, Bien évidemment, quand on a une crise de l'ampleur qu'on connaît, il faut des réponses politiques. Et je parle de la crise avec la mobilisation des lycéens et étudiants. Vous savez que le plan d'urgence des lycéens programme un certain nombre de demandes qui sont estimées à hauteur de 10 milliards d'euros. Pour l'instant, en réalité, le budget... De l'éducation baisse pour les collèges et lycées publics, quel que soit le mode de calcul, entre 558 millions d'euros si on compte les pensions et entre 280 millions d'euros si on ne les compte pas. Mais dans tous les cas, c'est une baisse importante. Donc vous voyez bien que ça ne répond pas aux caractéristiques. Et le budget de l'enseignement supérieur baisse environ de 280 millions d'euros également. Donc moi, je crois qu'il serait peut-être urgent que le gouvernement... donne raison et cède sur une partie des revendications lycéennes et étudiantes. Et je donne par exemple une piste qui lui permettrait de faire en sorte, par exemple, qu'il y ait un enseignant en face de chaque classe, ça serait par exemple de remettre en place soit l'ISF... soit la taxe Zuckmann, soit on finit avec la taxe. Ça, c'est ce que nous avons proposé. Mais même s'il ne veut pas le faire, il a dans ses tiroirs au ministère, depuis un an, une contribution sur le patrimoine, qui est réclamée également par la Cour des comptes. Moi, je leur propose, Chiche, de sortir cette contribution. Elle fera, à mon avis, au moins pas loin de 10 milliards d'euros. Et ça permettrait de répondre aux revendications des lycéens et des étudiants. Donc voilà ce qui va être aussi un des objectifs de cette discussion sur la partie dépense des retraites. partie dépense du budget.
Merci beaucoup. Questions
bonjour. Olivier Perroux du Monde. Une question sur la commission d'enquête. Enfin, deux questions même. Comment comptez-vous l'aborder ? Justement, est-ce qu'il s'agit pour vous de demander des comptes à la police nationale et au ministre de l'Intérieur ? Et en miroir, ma deuxième question. On a bien compris que, et vous l'avez dit, que la France insoumise était sous le feu des critiques. par l'extrême droite et la droite notamment. Est-ce que vous ne craignez pas que cette commission d'enquête soit aussi l'occasion pour elle de faire votre procès ?
Bonjour, il y a Bergelle de la Radio France Info. J'ai deux questions. La première, qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ? Qu'est-ce que le gouvernement peut faire pour sortir de cette crise ? Et la deuxième question, il y a un appel de la coordination des Gilets jaunes à un acte 2 samedi prochain. Est-ce que vous soutenez cet appel à de nouvelles manifestations samedi prochain
Delpech pour LCTF1. Est-ce que vous allez vous rendre jeudi à 14h30 au rendez-vous à Matignon avec les partis politiques proposés par Sébastien Lecornu ?
Bonjour Madame Pannot, Edgar Bequet pour BFM TV. L'un des suspects de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges a été arrêté ce matin. Il est fiché S et présenté comme appartenant à la mouvance de l'ultra-gauche. La sous-direction antiterroriste a été saisie. Déjà, quelle est votre réaction ? Et est-ce que vous plaidez pour un renforcement de la surveillance de ces individus ? Et que faut-il faire pour éviter que de tels drames se reproduisent ? Merci beaucoup.
Bonjour, Hugo Babé, Capital. Deux questions par rapport aux casses et pillages. La loi casseurs-payeurs arrive la semaine prochaine au Sénat. Quel est votre avis sur cette loi ? Est-ce que vous la voterez quand elle arrivera à l'Assemblée nationale ? Et deuxième chose, le gouvernement a pris une circulaire hier pour que les pilleurs se voient retirer de leurs prestations sociales l'équivalent des sommes issues de leur trafic ou recel. Est-ce que vous soutenez cette décision
Rachel Gara, l'humanité, la conférence des présidents s'est un peu éternisée, c'est-à-dire que ça a été difficile de faire voter cette commission. Et vous avez dit, je crois, saisir la Cour de justice de la République sur les révélations de Mediapart. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement
Serge Faubert, Pure Politique. Le Premier ministre a évoqué à deux reprises l'agenda de l'ultra-gauche qui viserait à interdire l'élection présidentielle. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez que c'est une menace sur cette consultation démocratique
bon ? Ça fait un petit nombre de questions. Alors, sur la question de la commission d'enquête, ça va me permettre de répondre à cette question en même temps. Ce n'est pas tellement que c'était difficile de se mettre d'accord, puisque l'ensemble des groupes étaient d'accord pour la création de cette commission d'enquête, mais il y avait des questions, à la fois sur la manière dont était créée la commission d'enquête, est-ce que c'était la commission des lois qui se transformait en commission d'enquête, est-ce qu'il y avait un vote dans l'hémicycle qui permettait... de créer cette commission d'enquête ? Est-ce qu'il y avait une mission d'information qui, du coup, créée avec des pouvoirs de commission d'enquête, qui était une commission ad hoc qui a été créée ? Et donc, c'est la commission des lois qui se transformera en commission d'enquête. Je note juste que nous avons été plusieurs à réagir, puisqu'à un moment, dans les exemples qui ont été donnés, on donnait comme exemple le fait de la commission d'enquête Benalla, et nous avons été plusieurs à dire que nous espérions que la commission d'enquête Benalla serait le coup. contre-exemple absolu de ce qu'il faudrait faire sur cette commission d'enquête. Ça, c'est la première chose. Notamment dans les questions de périmètre, il y a la question à la fois du périmètre temporel, puisque pour le moment, la présidente de l'Assemblée proposait plutôt une commission d'enquête uniquement sur le 17-18. Alors nous, nous aimerions, et ça a été entendu, j'espère que ça donnera lieu véritablement à une commission d'enquête qui sera un peu plus large, qui permettra de prendre l'ensemble des événements depuis mi... septembre et le début des revendications lycéennes pour montrer pourquoi est-ce qu'on en arrive là. Et puis, il y avait aussi des questions et nous, c'est une des choses que nous avons réclamées et qui apparemment devraient être acceptées. sur le fait que, puisqu'il y a un président de la commission d'enquête qui sera le président de la commission des lois, il proposait qu'il y ait un rapporteur de la majorité, un rapporteur de l'opposition, et nous avons, nous, proposé un rapporteur de la majorité et deux rapporteurs de l'opposition. Voilà. Donc il y avait des discussions sur le périmètre. sur la question de ce que nous, nous voulons faire dans le cadre de cette commission d'enquête. Nous voulons répondre à un certain nombre de questions. Je parlais tout à l'heure des révélations de Mediapart sur la question des ordres qui ont été données aux renseignements territoriaux, y compris parce que si vous analysez le problème en faisant croire que tout est de la faute de LFI, si je reprends le guimic qui a lieu à court pour le gouvernement actuellement, vous ne pouvez pas répondre correctement au problème et vous ne pouvez pas comprendre pourquoi, depuis plus d'un mois, vous avez des lycéens et des lycéennes qui revendiquent avec aucune réponse politique qui leur a été donnée. Donc ça, c'est une des premières choses. La deuxième chose, c'est évidemment les ordres qui ont été donnés aux policiers. Vous entendez par exemple des commerçants, j'entendais une commerçante de Bordeaux par exemple, mettre en cause le fait que, puisqu'on avait positionné les policiers à un endroit, du coup, ils n'étaient plus là pour notamment sécuriser les commerces. sécuriser les bâtiments publics, ce que disent aussi nombre de maires dont les mairies ont été saccagées ou incendiées. Il y a des questions sur pourquoi est-ce que le ministre de l'Intérieur a réautorisé des grenades dont il savait pertinemment qu'elles étaient dangereuses. Donc toutes ces questions-là, nous les poserons et nous voulons des réponses dessus. Quant à la question de savoir si ce sera notre procès... Peut-être vous en rappelez-vous, mais M. Wauquiez, avec son groupe de la droite républicaine, avait tenté de faire une commission d'enquête pour faire le procès de la France insoumise. Le résultat, c'est une audition qui avait été faite de Jean-Luc Mélenchon, qui avait fait des dizaines de millions de vues et qui, je crois, s'était complètement retourné contre eux jusqu'à les ridiculiser. Donc ils peuvent essayer tant qu'ils peuvent. Ça ne donnera évidemment absolument rien. Et je le répète, pour répondre à la question sur... Comment le gouvernement peut faire pour sortir de la crise ? Eh bien, répondre politiquement aux demandes et aux revendications qui sont faites et qui sont répétées et réitérées par le mouvement depuis maintenant plusieurs semaines. Alors, il y a effectivement un appel ce samedi à la coordination des Gilets jaunes. Je crois qu'il y a des discussions pour savoir si des organisations syndicales, qu'elles soient lycéennes, étudiantes ou de salariés, elles aussi se joignent à cette mobilisation de samedi. Et à chaque moment, à notre place, nous serons aux côtés du peuple mobilisé. Sur la question du rendez-vous jeudi à 14h30 avec le Premier ministre, nous attendons l'ordre du jour de ce rendez-vous puisque nous étions assez surpris de la manière dont Emmanuel Macron avait... placer ce sujet-là puisqu'il a dit dimanche qu'il s'agissait de réunir les forces politiques pour leur demander de condamner les violences et signer je ne sais quel document. Bon, évidemment, nous ne sommes pas les élèves de M. Macron ni de M. Lecornu, donc nous n'irons pas faire ce que nous demande le gouvernement. Mais par contre, s'il s'agit évidemment de discuter des revendications, nous en serons pour savoir comment le gouvernement entend répondre à ces revendications. Sur la question du suspect à Limoges, fiché S, qui serait de l'ultra-gauche, je renvoie à ce qu'a dit notamment la procureure de Paris sur la question des interpellations des personnes qui ont été notamment arrêtées, qui montrent qu'il n'y a... Elle ne peut absolument pas affirmer que les personnes sont des militants politiques. Donc ça, c'est la première chose. Je renvoie évidemment à l'article de Mediapart dont je parlais juste avant. Et enfin... sur la question de ce suspect en particulier, la justice fera son travail et nous verrons bien ce que cela donne. Mais encore une fois, il est grossier et manipulatoire de faire croire qu'une force politique, en l'occurrence la première force d'opposition politique du pays, serait mise en cause dans ces questions-là. Et encore une fois... Je réitère ce qu'ont dit nombre de maires sur ces questions-là, y compris le maire de Marseille, le maire de Limoges et d'autres, pour savoir pourquoi il n'y avait pas de policiers pour sécuriser les bâtiments publics et notamment les mairies. Sur la question de la loi casseur-payeur, en l'occurrence, le principe casseur-payeur existe déjà, vous le savez. L'État est responsable civilement des dégâts et des dommages qui sont créés et il peut se retourner contre les personnes qui sont de fait devant la justice pour de la casse. Donc le principe casseur-payeur existe déjà dans notre pays. Ce que veut faire cette loi est gravissime. Ce que veut faire cette loi, c'est une arme de répression massive contre toutes les mobilisations. Parce qu'en l'occurrence, le principe qu'ils veulent instituer, c'est non casseur-payeur. C'est-à-dire que si vous vous retrouvez à un endroit à un moment où il y a eu de la casse et que... Il n'y a aucune preuve qui est apportée que vous ayez cassé quoi que ce soit. Eh bien, parce que vous vous êtes trouvés là à ce moment-là, on vous demandera quand même de payer. C'est ça qu'il y a dans cette loi. Donc, c'est une loi non-casseur-payeur ou pas-casseur-payeur, vous l'appelez comme vous voulez, et c'est évidemment une aberration dans un État de droit. Sur la question de la Cour de justice de la République, oui, nous saisissons la Cour de justice de la République contre M. Nunez parce que lorsque vous demandez à des renseignements territoriaux de faire des faux documents mensongers en leur demandant d'écrire des choses, en tout cas, c'est ce qui apparaît dans l'article de Mediapart, eh bien, il nous semble normal qu'il puisse y avoir une enquête et donc des réponses qui soient apportées sur cette question qui, encore une fois, dans n'importe quelle démocratie apparaît. et nous apparaît comme un scandale d'État. Enfin, sur la question de la présidentielle dont vous parliez juste à la fin, Jean-Luc Mélenchon a réagi aux propos qui ont été effectivement réitérés, qu'il nous apporte une preuve. Parce que quand on regarde la preuve de ce que dit l'exécutif sans cesse et le président de la République, la preuve, c'est qu'il y aurait eu une manipulation des services de renseignement pour faire croire que telle formation politique serait en cause dans des violences, ce qui n'est pas le cas. Et encore une fois, c'est une manière de disculper le gouvernement du fiasco qu'ils ont eux-mêmes créé. Et donc, nous, nous réitérons, dans une démocratie, lorsque vous avez des revendications politiques qui sont portées, il faut des réponses politiques. Je ne sais pas si vous voulez rajouter quelque chose. Eh bien, je vous remercie.
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