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à la politique et aux quatre vérités. Francis Letellier vous recevait ce matin. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et député du Nord. Bonjour à tous les deux. Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans lesquels a été mon invité. Sébastien Chenu, bonjour. Vice-président du RN, vice-président de l'Assemblée National, député du Nord. Le Nord, justement, l'île qui faisait partie des villes où il y avait des couvre-feux la nuit dernière. Il n'y a pas eu d'incident. C'est pareil à Paris, Lyon, Nice. Le Premier ministre s'en félicite aujourd'hui. C'était la bonne décision à prendre.
cette auto-satisfaction, elle est assez insupportable en réalité. Ce gouvernement ne peut pas s'empêcher de se satisfaire de mesures qui sont d'abord des mesures provisoires, des mesures certes de protection, mais qui sont des mesures de restriction des libertés des Français et qui en disent non sur l'état de notre société. Non, pas du tout. Vous savez, à Denain, ville du Nord, puisque vous parliez du Nord, il y a un couvre-feu qui a été mis en place. Nous l'avons soutenu. En revanche, il a été attaqué devant le tribunal par... des élus proches de la France insoumise ont cherché évidemment déjà à l'attaquer.
Tout devrait bien
se passer chaque nuit dans notre pays. Avouez que la normalité, ce serait qu'on ne subisse pas tout ça. Donc ce gouvernement n'a pas de raison de se satisfaire d'ailleurs. Est-ce qu'il faut
maintenir ces mesures
-là pour les nuits ? Ces mesures, on les a déjà vues, notamment lors des émeutes de 2023. Ces mesures de couvre-feu, elles avaient déjà été mises en place. Et puis tout ça recommence parce qu'évidemment, on ne peut pas vivre sous couvre-feu. Donc ce sont des mesures qui sont provisoires. Ce qu'il faut, ce sont des mesures de fermeté. C'est une réponse pénale qui soit adaptée, un redressement pénal, a dit Jordan Bardella. Le reste, c'est du provisoire, du cache-misère. Et vous n'aurez, sachez-le, une réponse pénale adaptée et au niveau. qu'à partir du moment où Marine Le Pen sera lui président de la République. Le reste, c'est leur éternel bricolage.
Ce matin, le gouvernement fait le point aussi sur les 3000 commerces qui ont été ravagés par les casseurs. Pour vous, l'État doit-il prendre l'entièreté
des dégâts à sa charge ? En tous les cas, oui, l'État doit prendre effectivement… Écoutez, aujourd'hui, l'État a failli. L'État n'a pas été à la hauteur, l'État n'a pas protégé les Français. Laurent Nunez l'a même reconnu. L'État a effectivement failli et je pense qu'effectivement l'État a une responsabilité. Moi et beaucoup de députés du RN sont au contact des commerçants depuis hier dans leur circonscription parce que nous leur apportons notre soutien comme nous l'apportons aux forces de l'ordre. Mais il y a une faiblesse dans la réponse, une faiblesse idéologique dans ce gouvernement.
Une commission d'enquête est proposée par la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Broun-Pivet, pour faire le point sur la stratégie du maintien de l'ordre. Y êtes-vous favorable à cette commission d'enquête ? Bien
sûr, parce que c'est le minimum. Mais qu'est-ce que vous en attendez, vous
?
Quelle réponse vous attendez ? Si c'est pour faire des constats, alors ça ne servira pas à rien. Alors qu'est-ce que vous en attendez ? Moi, j'ai le sentiment, si vous voulez, que ce gouvernement cherche à masquer ses responsabilités. Oui, mais là, justement, c'est le contraire. J'y viens, cherche à faire oublier qu'il a fait élire effectivement la France insoumise, qui est le bras politique des émeutiers. Et donc, en réalité, veut échapper un peu à sa responsabilité. Nous, ce qu'on attend, je viens vous dire, c'est le redressement. pénales et sécuritaires de notre pays. De la commission d'enquête, vous attendez quoi ? Quels éclaircissements vous attendez ? On n'attend pas simplement des faits de constatation. C'est fait pour ça une commission d'enquête ? D'accord, mais nous savons les faire. 8 000 ou 9 000 personnes ont été interpellées dans le pays. Donc vous êtes pour cette commission
d'enquête parlementaire, mais vous n'en attendez pas grand-chose. Nous
espérons aller beaucoup plus loin, mais nous n'attendons rien de ce pouvoir qui, depuis 2022, il y avait eu les émeutes liées à la Ligue des champions. En 23, il y a eu les émeutes liées à la Ligue des champions. Donc cette
commission d'enquête parlementaire, vous n'en attendez rien, en
fait. Pas grand-chose. Vous êtes pour, mais bon. Pourquoi pas, mais bon. La démocratie, c'est ça, c'est se réunir, c'est faire le constat. Mais nous, on veut aller au-delà du constat, monsieur. Et ils ne vont jamais au-delà du constat. Vous
faites le lien entre eux et les filles, les casseurs, et ce qui s'est passé. Vous avez vu que Mediapart publie aujourd'hui les propos d'un commissaire du renseignement territorial qui déclare qu'il lui a été demandé. décrire que LFI est derrière leur mouvement, alors dit-il que c'est faux. Allez-vous demander au ministère de l'Intérieur de s'expliquer
? Non mais j'ai lu aussi l'inverse, par exemple dans les colonnes du Parisien. Là je vous cite juste. Est-ce que vous êtes... Alors que ce soit l'inverse. Non mais la source Mediapart, à mes yeux... Elle a très peu de fiabilité. Donc vous n'y croyez pas à ça ? Non, elle est toujours dans le même sens, c'est-à-dire au secours des émeutiers. Moi, ce que je vois, c'est que la France insoumise, et avec son discours sur la Nouvelle-France, Jean-Luc Mélenchon nous a montré ce que c'était à ses yeux que la Nouvelle-France. Juste alors, que ce
soit les révélations du Parisien ou de Mediapart, vous ne demandez pas forcément au ministère de l'Intérieur de s'expliquer là-dessus.
mais c'est plutôt à la France insoumise de s'expliquer. Quand vous avez des parlementaires et des élus de la France insoumise qui insultent la police, qui disent que la violence est légitime et qui mettent de l'huile sur le feu et qui excitent une espèce de voyoucratie de banlieue, c'est plutôt à la France insoumise aujourd'hui de s'expliquer devant les Français.
Jordan Bardella et Marine Le Pen n'iront pas au rendez-vous de Sébastien Lecornu qui veut recevoir les représentants des différents partis politiques, justement pour faire le point sur la situation. Jusqu'à maintenant… Que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, ils avaient toujours répondu aux invitations. Pourquoi pas cette fois-ci ?
On sera représentés à bon niveau d'ailleurs. On aura une représentation. Le Rassemblement national sera représenté à cette réunion. Nous irons là aussi. Pourquoi pas Marine Le Pen ou Jordan Bardella cette fois-ci ? Parce que monsieur, avouez qu'il y a peu de chances qu'on puisse remettre en cause le discours que nous portons. Tout le monde le connaît. Nous condamnons tout cela. Tout le monde sait ce que nous pensons. Et là encore, si c'est pour brasser du vent... Comme bien souvent avec ce gouvernement, je vois très peu l'utilité de mobiliser pour valider l'autosatisfaction du gouvernement. Je pense qu'effectivement, il faut aller au-delà. Et nous, pour aller au-delà, on a un candidat, on a un candidat qui a des
solutions. Justement, Sébastien Lecornu a dit qu'au cours de cette réunion sera évoquée l'organisation de la campagne présidentielle dans ce contexte. Vous n'avez pas d'inquiétude, vous, sur l'organisation de la campagne présidentielle ?
Avec ce gouvernement, on peut être inquiet de tout. On peut être inquiet de la façon dont la démocratie peut être amenée à devoir se taire parce que les violences aujourd'hui prennent le pas. Bien entendu qu'avec ce gouvernement, on n'est jamais sûr de rien. Le pire est toujours devant nous. Il ne tire jamais les conséquences. Il ne met jamais en place ce qu'on a. Vous avez la réponse que nous attend d'eux.
Vous avez un rendez-vous ce week-end, c'est le congrès du Rassemblement national à Orléans, alors qu'une nouvelle journée d'action des Gilets jaunes est annoncée à Orléans. Il y a eu aussi des échauffourées ce week-end. Demandez-vous au ministère de l'Intérieur de renforcer la sécurité autour de votre congrès
Cet après-midi, à l'Assemblée nationale, un de nos députés, Yoann Gillet, député du Gard, va poser la question de savoir quels moyens l'État compte-il mettre en œuvre pour assurer la... Sécurité de notre congrès. Mais nous assurons que ce que nous attendons, c'est que l'État permette que la démocratie s'exprime, permette que les Français puissent aller librement dans le pays, c'est-à-dire mettre en place des lois qui parfois existent, et bien sécurisent le congrès. Envoyer des policiers ou des gendarmes. Comme ce serait d'ailleurs celui de n'importe quel autre parti politique. Mais là c'est vous là. Oui, mais parce que c'est la démocratie. Il y a des menaces sur votre congrès ? Il y a visiblement des antifas qui menacent de venir dans Orléans. J'ai entendu le maire d'Orléans le dire. Là aussi, nous avons à une époque repris le contrôle de nos frontières de façon éphémère lors du Covid. Ces antifas qui viennent des quatre coins de l'Europe, on pourrait, puisqu'ils sont souvent identifiés, là aussi reprendre le contrôle des frontières. Dernière question, s'il
y avait une trop grosse menace,
est-ce que l'idée d'annuler le Congrès est envisageable ? Non mais nous, on ne souhaite pas annuler un Congrès parce que dans une démocratie, les partis politiques concourent à la vie politique. Vous ne souhaitez pas, mais est-ce que ça fait partie des... Ce n'est pas nous qui prendrons cette responsabilité. Et nous pensons qu'au contraire, le gouvernement doit s'assurer que la démocratie, à travers un congrès politique, soit vivante dans notre pays. Sinon, demain, on annulera tout. Moi, je ne résous jamais un pays dans lequel on est obligé d'éteindre la lumière. L
'option de l'annulation du congrès du RN à Orléans n'est pas sur la table. N'est pas sur la table. Merci Sébastien Chaudu d'être venu sur le plateau des cas de vérité et nous dire que le RN sera bien à la réunion organisée par Sébastien Lecornu sur les suites de ces événements du 17 octobre.
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