Chargement...
Chargement...
Quand le président de la République décide le matin de s'exprimer le soir, après moi, et que, entre les deux, il ne se rappelle plus pourquoi il voulait parler. Et il parle ! De quoi ? Personne ne s'en rappelle. Qu'est-ce qu'il offre ? Qu'est-ce qu'il pose sur la table qui permet à quelqu'un de dire « bon allez on discute » ? Rien. Autrement dit, on sort d'une soirée, on est dans une deuxième qui va être très violente. Le président de la République intervient pour ne rien dire, pour ne rien proposer. Et il vous annonce qu'il s'en va chercher du pétrole en Arabie Saoudite. Écoutez-moi les gens, camarades, ça n'arrange pas son cas. Parce que nous avons appris... qu'il aurait signé un accord de défense avec l'Arabie Saoudite pour protéger le pipe qui traverse le bout de désert, qui permet d'éviter de passer par l'autre côté. Immédiatement, les parlementaires insoumis ont demandé quoi ? Qu'est-ce que vous avez signé ? C'est quoi l'accord de défense ? Parce que si on installe du matériel militaire le long du pipe... et que ce pipe est attaqué par l'Iran qui a été agressé illégitimement, quoi que vous pensiez de ce gouvernement. Mais enfin, c'est pas parce qu'un gouvernement vous plaît pas que ça vous donne le droit d'aller l'assiéger, de bombarder tout ce qu'il y a autour et de démolir les écoles, les routes et les ponts. C'est ce qu'ont fait les Américains. Bref, si nous installons des batteries françaises parce qu'on sait le faire, ça marche même mieux que les trucs patriotes. C'est une chose qu'on fait avec les Anglais, pour ce qui est du missile, et avec les Italiens, pour ce qui est de la machine à tirer. Supposer qu'on se mette là, pourquoi c'est faire ? Pour abattre les avions et les projectiles qui arrivent. Donc nous devenons belligérants. Tout ça s'est passé dans notre dos. On n'en a parlé à aucun moment. On n'a discuté à aucun moment de tout ça. Normalement, il y a un article de la Constitution qui dit que quand on intervient militairement, article 35-1, je m'en rappelle parce que c'est celui de la guerre du Golfe, eh bien, le Parlement doit voter. Vous ne pouvez pas exposer comme ça l'avis des vôtres, de votre pays, de vos militaires, comme ça. Un type tout seul décide. Il demande l'avis de personne. On ne sait rien. Juste que notre président parle là-bas. Et il nous annonce aujourd'hui qu'il nous a garantis quelque chose qui représente 8% de notre approvisionnement. C'est pour ça qu'il a fait le voyage. Il n'y a pas moyen de se téléphoner ? Pour dire, il vous en reste un peu à nous vendre ? Ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas vrai. Il n'a pas été là-bas uniquement pour discuter des contrats sur le fuel. Il a été là-bas pour discuter de matériel militaire. Il a été là-bas pour discuter des installations qu'on va y mettre. Autrement dit, pendant que nous on est ici à se débrouiller avec un problème dont on essaye de sortir par le haut, il est en train de nous enfoncer la tête dans des problèmes supplémentaires là-bas. Voilà ce qui se passe. Et voilà pourquoi on a le droit d'être en colère.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.