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D'abord, je voulais vous montrer un chiffre, et puis vous allez me le confirmer éventuellement. Vous venez de Louisiane. La Louisiane, c'est cet État chez nous qui est un peu une histoire magique aux yeux des Français. Il subsiste un héritage francophone depuis bientôt quatre siècles. Mais il y a 1,290,000 Américains qui parlent français à la maison, selon les statistiques officielles des États-Unis. Ce patrimoine francophone, il est encore important aux États-Unis
je dirais oui, en fait. Déjà, quand vous pensez des États-Unis, je sais que, surtout dans les médias francophones, français, vous dites souvent ce phrase, la perspective anglo-américaine, ce que je comprends très bien, parce que c'est vrai que... Souvent,
ils ont travaillé ensemble.
Oui, évidemment, mais aussi la partie anglophone, la partie anglaise a eu un grand impact, peut-être l'impact le plus important sur l'histoire des États-Unis. Mais si vous regardez l'histoire des États-Unis qu'on connaît aujourd'hui, ça est devenu les États-Unis grâce au rachat de la Louisiane. Puis après, évidemment, des territoires hispaniques plus tard, qui étaient mexicains et espagnols. Et donc, nous, on garde partout aux États-Unis, je veux dire, un attachement particulier pour la France. Et évidemment, c'est surtout le cas en Louisiane. On va regarder la
carte pour rappeler aux Français où se trouve la Louisiane. Alors, il y a la Louisiane historique, il y a quatre siècles. C'était une grande partie des États-Unis en réalité. Aujourd'hui, la Louisiane, c'est cette région que vous voyez. Au sud des États-Unis, on va essayer de représenter en bleu les zones où il y a des populations qui parlent la langue française. Vous participez à la promotion de la langue française aux États-Unis, mais vous êtes de Louisiane, cet État où Trump a gagné avec 22 points d'avance la dernière fois contre Kamala Harris. Un État donc républicain. Est-ce qu'il y a une fatigue Donald Trump, y compris en Louisiane
je crois tout à fait. En fait, la marge avec laquelle le président Trump a gagné, ça... C'est vraiment une réflexion d'une dynamique plus grande aux États-Unis par rapport à la polarisation des deux parties. Auparavant, vous voyez en fait, même le président Clinton, il a gagné l'état de la Louisiane et ça ne fait pas trop longtemps. Mais ça a commencé vraiment avec l'ère Obama, que les deux parties se sont focalisées sur des coalitions vraiment différentes. Et puis il n'y a que quelques États, 8, 10, quelque chose. Les autres
sont... donner à quelqu'un. Trump, il baisse, même en Louisiane. Qu'est-ce que lui reprochent les gens
? Je crois que ça a commencé un peu parmi les siens, on dirait, avec l'affaire Epstein, parce que c'est là où le sentiment de trahison a commencé. Il avait promis la révélation de l
'intégralité.
Et surtout, lui, il était un peu plus équilibré, parce que je crois qu'il est... Il serait un peu plus intelligent de ce qu'on dit. Il savait qu'il y avait des risques pour lui là-dedans. C'est des gens qui sont proches à lui, mais surtout son fils et des gens qui étaient dans le cabinet, le chef de la FPI. Ils ont à forte reprise promis qu'ils allaient reveler tout ce qui était dans le dossier Epstein. Ça a pris beaucoup de temps. Il y a eu le déclenchant, c'était vraiment la guerre en Iran. Ça,
ça n'a pas été compris.
Exactement, parce qu'il devait incarner une nouvelle droite, une droite plus nationaliste, une droite plus focalisée. sur les États-Unis. Et no
boots on the ground,
pas de guerre à l
'extérieur.
Oui, encore plus et encore, oui, no new wars, en fait. Je connais tant de gens, surtout des jeunes, des jeunes hommes, en fait, qui l'ont porté au pouvoir. Tout cet écosystème de podcaster, en fait, qui était indispensable pour lui, ils étaient très attirés par ce truc. On a compris de la guerre en Irak et de la guerre en Afghanistan, on ne va pas refaire ça. Et donc, c'est vraiment sidérant de voir. Une autre guerre, mais plus ou moins avec la même motivation par rapport aux armes nucléaires dessus. C'est vraiment lunaire de voir ça pour la majorité des Américains. Je vous
propose qu'on écoute ensemble un sonore du président Emmanuel Macron il y a deux jours en Arabie Saoudite. Il ne cite jamais Donald Trump, mais tout le monde a compris que c'était Donald Trump qui le critique. On l'écoute et on en parle juste derrière.
On va corriger ce qui s'est passé, mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu, il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France. Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique, qui parfois avec crédulité reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle, ou qui relaient ce qu'évidemment des sphères veulent faire croire de ce qui s'est passé en France, ils font campagne sur notre dos. Donc on n'a pas besoin de ça. On a déjà des difficultés. On les gère avec méthode, avec respect, mais aussi avec détermination et fermeté. Et on ira jusqu'au bout. On veut l'ordre, le respect et faire avancer notre pays. Mais il ne faut pas raconter n'importe quoi.
Il ne faut pas raconter n'importe quoi. Il y a des gens qui font campagne dans notre dos. Ils ne citent pas Donald Trump et tout le monde a compris. Et des fois qu'on n'ait pas compris, G. Devins en rajoute une couche aujourd'hui. Je vous propose qu'on lise ensemble ce que G. Devins a écrit en utilisant... Les libéraux occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont ignoré les questions fondamentales d'assimilation et de comptabilité. On les avait prévenus que cela mènerait à cette situation. Ils n'ont pas écouté. En gros, la France, c'est le contre-exemple aux yeux désormais de l'administration Trump.
ils ont le sentiment ou ils ont un peu utilisé la France. pour être un peu la situation en France au secours, de la situation très difficile pour les républicains dans les élections de mi-mandat, pour la question de la guerre en Iran, mais aussi les effets de la guerre. Dans l'économie, ils ne sont pas dans une bonne position. Et il y a un autre axe qui est que les démocrates ont choisi des très bons candidats dans plusieurs pays, à plusieurs États, qui sont plutôt conservateurs, mais où les démocrates ont des très bonnes chances à gagner. Donc il
dit en quelque sorte que les États-Unis, ce n'est peut-être pas terrible, mais la France, c'est pire et les démocrates, c'est la France.
Exactement. Et parce que sur le côté immigration, c'est vrai que pendant le mandat du président Biden, il y avait... un sentiment majoritaire qu'il y avait un problème avec la frontière. Et puis, il y a beaucoup de monde qui pense que fermer la frontière, c'était intéressant, mais que Trump a surréagi d'une manière très violente et qui n'est pas appréciée, surtout par les Hispaniques, mais aussi avec ICE. Effectivement, toute la méthode Trump n'a pas été très appréciée ni par les Hispaniques, ni par les indépendants, ni par les républicains un peu modérés. En évitant cette conversation, il se focalise sur la France parce qu'il ne veut pas parler, évidemment, de ce qui se passait pendant son mandat.
Donc, il fait campagne sous le dos de la France.
Oui, en fait, ça m'a impressionné, en fait, parce que, évidemment, je ne suis pas seulement francophone, je suis francophile à cause de mon héritage louisianais. Mais bon, je suis beaucoup de ce qui se passe ici en France. Et normalement, les Américains, on est un peu comme vous, mais encore plus, je dirais. auto-centré sur ce qui se passe aux États-Unis. Mais cette fois-ci, c'est la première fois ou une des premières fois que ça s'était très répandu, en fait, les images des émeutes, des manifestations. Et les Républicains, à tous les niveaux, s'en servent pour essayer de faire campagne. Je ne sais pas si ça va marcher, mais ils essaient au moins.
Et l'énervement d'Emmanuel Macron s'est passé à la télévision américaine. Les Américains ont su que le président français a été énervé avec ça ou pas
Oui, oui, un peu, oui, oui, tout à fait. Parce que, bon, on sait que Macron, il est un des seuls dirigeants au monde européen qui a pu gérer cette relation avec Trump jusqu'à présent en maintenant une bonne relation, on dirait, sauf vraiment, à la fois, en fait, le critiquant. Et donc, c'était un peu intéressant pour nous de voir qu'il le critique, même où il ne le critique pas. techniquement, mais on a tout compris ce qu'il voulait dire en fait.
Merci beaucoup, Wilma Gros. On finit avec un mot sur votre présence ici. Vous êtes présent parce qu'il y a plus de 20 000 Américains qui sont venus pour un événement sportif qui aura lieu dimanche au Stade de France. Un match de football américain, le premier match de l'histoire du football américain de la saison régulière. Et ça va opposer Pittsburgh à qui ? à New Orleans, à Nouvelle-Orléans. Allez, je vous donne un mot. Vous êtes pour qui ? Pour Pittsburgh ou pour Nouvelle-Orléans ? Bien sûr,
pour la Nouvelle-Orléans, oui, c'est ça.
Merci beaucoup, je me disais de déplacer jusqu'à nous.
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