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Merci à tous.
de vous voir si nombreux. Quelle dynamique impressionnante autour de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Vous avez rempli le palais des congrès. Vous êtes 900 ce soir. J'ai le plaisir d'introduire cette réunion publique avec Carmen et nous avons décidé de vous parler des luttes qui traversent notre département.
département de la Charente-Maritime est une terre de lutte écologiste. Nous subissons ici les assauts du capitalisme toujours plus vorace. Pesticides, mégabassines, pur salmone, le projet de ferme usine à Saumon dans l'estuaire que nous partageons avec la Gironde. Dimanche dernier d'ailleurs, se tenait un nouveau rassemblement contre ce projet de 75 000 m2 d'élevage de saumon, financé par un fonds d'investissement singapourien. Cette opération s'inscrit dans la lignée des grands projets inutiles et écocidaires, qui menacent l'environnement, la ressource en eau, mais aussi in fine, le tourisme, la pêche locale et l'ostréiculture. Autre problématique écologique de notre département, les mégabassines, qui ne servent pas à stocker l'eau, mais qui la captent, qui l'accaparent pour alimenter une agriculture intensive qui épuise les terres et pendant des pesticides qui rendent les habitants malades. Dans l'air, dans l'eau, dans nos aliments, particulièrement dans les plaines de l'Onis, le prosulfocarbe, un herbicide, se retrouve partout. Là où un foyer de cancer pédiatrique est apparu, c'est une quinzaine de pesticides, plusieurs pourtant interdits, qui ont été retrouvés dans les cheveux et l'urine des enfants. L'eau, l'air, la terre, notre biotope est notre patrimoine commun, le seul qui rende toute vie possible. On dit aussi que le seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas, ce sont les services publics. Là aussi, notre département est impacté par son recul. La Poste a décidé de fermer 471 bureaux de poste en France, dont 6 en Charente-Maritime. C'est un véritable saccage. Tous les services de proximité disparaissent, transformant nos petites villes et villages en cités dortoirs. Nous devons lutter contre la dématérialisation forcée et la disparition des services publics de proximité. Avec le maintien et même avec la réouverture de guichets physiques et avec de l'accueil humain. A Périgny, où depuis des années la Poste voulait fermer son guichet, nos camarades ont réussi par leur mobilisation à maintenir le bureau de Poste. La lutte continue !
bureaux de poste ne sont pas les seuls services essentiels pour lesquels nous devons lutter. En Charente-Maritime, depuis plusieurs mois, la mobilisation s'organise contre l'instauration d'un droit de péage sur le pont de l'île d'Oléron. Infrastructure indispensable à la vie quotidienne de milliers de personnes. L'instauration d'un péage a été votée par les communes d'Oléron au mois de juin dernier pour compenser le désinvestissement financier de l'Etat. Autrement dit, c'est le résultat direct des budgets de malheur des macronistes qui suppriment des milliards d'euros tous les ans pour les collectivités territoriales. Il faut ainsi poser la charge de l'entretien de ces infrastructures sur les habitants. Cette situation insupportable instaurera une barrière financière pour des milliers de personnes qui veulent profiter d'un bien commun écologique, d'un lieu de vie, de travail et de loisirs. Les Insoumis ont soutenu la mobilisation pour le maintien de la gratuité du pont d'Oléron depuis le premier jour et nous appelons à signer massivement la pétition contre le péage du pont d'Oléron qui réunit à ce jour plus de 5000 signataires. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous mettrons fin aux logiques austéritaires qui pourrissent la vie des gens. Nous répondrons également aux revendications des lycéens et des étudiants, mobilisés depuis plusieurs semaines pour des conditions d'études dignes. les établissements de Charente-Maritime. Une mobilisation massive, pacifique et joyeuse a donné à voir des jeunes conscients, engagés, qui ne demandent qu'à étudier dans de bonnes conditions. Mais dans tout le département, la seule réponse a été la répression d'un pouvoir aux abois, violent et à bout de souffle. Tout cela n'est pas une fatalité. La dynamique de la campagne insoumise atteint des niveaux jamais vus auparavant. Rien qu'en Charente-Maritime, depuis l'annonce de la candidature de Jean-Luc Méchon au mois de mai dernier, ce sont plus de 300 actions qui ont été organisées dans tout le département. Acquisition d'un local insoumis à Sainte, caravane populaire d'inscription sur les listes électorales à Rochefort et à La Rochelle, porte à porte dans tout le département. Nous nous sommes déployés partout pour convaincre et ce n'est que le début. On ne va rien lâcher car oui, cette fois-ci, la victoire est possible. Alors il est temps d'accueillir nos deux députés.
est député de l'Essonne depuis 2022. précurseur et novateur pour la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon, fin connaisseur de la Révolution française, c'est Antoine Léaumant.
nationalisation du droit à l'avortement. Elle lutte contre les pesticides néfastes. C'est Mathilde Panot. Merci à
Effectivement, je tenais à être parmi vous ce soir pour une raison très simple, c'est que si je suis élu sur cette seconde circonscription de la Charente maritime, C'est parce qu'on a su construire l'union de la gauche, c'est parce que toutes les forces de gauche étaient là pour porter un projet de gauche face au risque du Rassemblement National. Et c'est la raison pour laquelle j'ai pu être député sur cette circonscription. Et j'en profite pour saluer Nadine qui m'a accompagné. qui m'a accompagné dans cette victoire, et je suis très heureux de le retrouver. Il est rocheforté de cœur et de souches, on peut dire comme ça, puisque sa maman est toujours ici à Rochefort. Et donc, merci Nordine d'être avec nous ce soir. Je tenais à être là, pas seulement pour un salut républicain, auprès de deux députés dont on peut saluer sur la forme les qualités oratoires. Quel bonheur dans cet hémicycle d'écouter s'exprimer l'Antoine Léomant, d'écouter s'exprimer Mathilde Panot. C'est des orateurs hors pair. On a vraiment de la chance d'avoir des gens comme ça. Je peux vous garantir que les prises de parole qui sont plutôt en face de nous sont nettement moins pertinentes, moins passionnantes et parfois franchement agaçantes. Donc c'est bien que des gens comme ça puissent apporter le contre-pouvoir. Sur le fond, maintenant, vous le savez, et ça a été dit par Carmen, sur cette circonscription, il y a des enjeux autour des méga-bassines, autour des pesticides. à côté le projet Pur Salmon. Et sur tous ces sujets-là, sur le fond, et je salue maintenant Mathilde Panot, je l'ai trouvé à côté de nous, sur les manifestations à Sainte-Séline, pas seulement parce que c'est parents qui nous font l'honneur d'être dans la salle à Cétagneur, mais parce que fondamentalement, Beaucoup d'élus insoumis sont contre ces projets et donc je suis heureux de les trouver à nos côtés sur ces combats-là. Et puis je vais terminer parce que c'est Antoine et Mathilde qu'on est venus écouter. Je vais terminer en disant qu'aujourd'hui, on a rendez-vous avec l'histoire. En tout cas, pour cette campagne présidentielle, on a une menace rassemblement national avérée. Nous devons reproduire ce qu'on avait réussi au dernier législatif, cette union de la gauche. Nous devons nous rassembler pour espérer une autre issue que celle qui nous est annoncée aujourd'hui dans les médias. C'est la raison pour laquelle je suis là. Je l'assume, je l'ai toujours dit. Moi, je me reconnais dans le projet politique pour ces présidentielles porté par les insoumis. C'est celui qui est le plus proche de l'écologie que je défends. C'est la raison pour laquelle je tenais à être là ce soir, d'abord pour les saluer, mais aussi pour écouter ce qu'ils ont à dire et continuer de soutenir l'espoir et entretenir cet espoir d'une alternance à gauche. On ne peut plus continuer avec la Macronie, ça fait 10 ans que ça dure, ça va durer trop longtemps. Il faut cette alternance et donc je serai là avec toute l'énergie qui est la mienne pour essayer d'être un des artisans de cette alternance. Merci à vous deux d'être là ce soir.
maintenant, nous allons donner la parole à Antoine Léouement.
ne sais pas si vous avez entendu ce qu'ont dit les camarades juste avant parce que vous applaudissiez trop fort. Nous sommes plus de 900 ce soir à Rochemont. d'abord remercier les militantes, les militants, le service d'ordre qui permet que ce soir, de nouveau, nous tenions notre réunion publique. Remercier vous toutes et vous tous qui êtes présents ici, ce soir, dans cette salle, car nous savons que la démonstration de force que nous sommes en train de faire va porter très loin dans le département et dans tout le pays. Remercier aussi Les équipes de campagne qui se sont déplacées pour que nous puissions nous réunir et remercier enfin mes camarades qui sont présents ici, Benoît Biteau que j'allais dire nous avons le plaisir d'accueillir, mais c'est un peu réciproque d'une certaine manière, Mathilde Panot évidemment et Nordin Raymond que je salue. Que c'est long, que c'est long, que c'est long la fin du macronisme. Que c'est long ! que c'est long et les 18 avril et 2 mai prochains semblent décidément bien loin et nous souhaiterions que le président de la République s'en aille le plus vite possible pour tourner la page de 10 ans de macronisme. Et fort heureusement, c'est ce que nous allons faire avec Jean-Luc Mélenchon. On a l'impression que c'est trop loin. Que comme dans les grands moments de son histoire, notre peuple bouillonne. Et que comme dans les grands moments de son histoire, il est face à un monarque qui s'accroche au pouvoir et qui durcit son pouvoir alors que le peuple veut desserrer l'étau. Oui, avez-vous entendu la parole du monarque républicain, si tant est qu'il soit encore républicain Emmanuel Macron ? Voici ce qu'il a dit. Il dit que des groupes d'ultra-gauche ont mené des actes politiques et sédicieux visant à faire tomber la République. Mais qui est en train de faire tomber la République sinon celui qui la dirige ? Emmanuel Macron est bien celui qui met à mal la République française. Article 2 de la Constitution de la Ve République. Le principe de la République est gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Article 3 de la Constitution. La souveraineté nationale appartient au peuple, qu'il exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. Alors nous disons à Emmanuel Macron que quand le peuple demande l'augmentation des salaires, la fin de la retraite à 64 ans et de faire en sorte qu'il y ait des moyens pour l'éducation, le monarque doit écouter son peuple. C'est Macron qui met à mal la République française et il l'a fait en cinq étapes que je veux retracer devant vous. Première étape, il ne répond pas aux attentes de la population. Voici que des lycéens se mobilisent, d'ailleurs il faut le signaler, d'abord à Mayotte et puis en Guyane. Ils se mobilisent pour exiger des choses simples. d'avoir un professeur en face des salles de classe, d'avoir des salles de classe dans lesquelles il y ait bien des tables et des chaises, d'avoir un plafond qui ne leur tombe pas sur la tête parce qu'il y a des fuites d'eau. Et pour parler de ce que j'ai entendu dans ma circonscription et que vous l'entendiez, ne pas avoir de rat dans la cantine. Ne pas avoir de rats dans la cantine, dans la septième puissance économique du monde, et avoir des canalisations réparées pour éviter qu'il y ait des odeurs pestilentielles. Il fait trop chaud. Car oui, il fait parfois trop chaud, et on n'a pas non plus la climatisation, mais il fait aussi trop froid, et on n'a pas non plus le chauffage. Voilà l'état lamentable dans lequel ces gens ont mis l'éducation nationale dans notre pays. Et les étudiants, les lycéens ne font pas autre chose que de revendiquer le fait de pouvoir étudier dignement, comme cela est normalement aussi prévu par nos textes fondamentaux. Voici ce que dit le préambule de la Constitution de 1946 qui fait partie de nos textes fondamentaux. La nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. Un devoir de l'Etat, monsieur Macron ! Première étape de l'abaissement de la République. Monsieur Macron croit qu'il a été élu pour faire du macronisme alors qu'il a perdu les élections en 2024. Et ce monsieur n'écoute pas la parole du peuple qu'il a pourtant lui-même convoqué. Voici la première étape de l'abaissement de la République. Quand on n'écoute pas le peuple souverain, alors le peuple souverain cherche les moyens de se faire entendre. Et quand le peuple souverain essaie de se faire entendre par des voix légitimes de mobilisation, car oui, il est légitime de se mobiliser devant ses lycées, il est légitime de se mobiliser devant ses universités, il est légitime de se mobiliser dans la rue pour faire entendre ses droits. Quelle est la réponse du pouvoir ? C'est la deuxième étape, la répression et le pourrissement du mouvement. Répression violente, à coups de gaz lacrymogènes, de LBD, de grenades de désencerclement, des mains arrachées, des yeux explosés et des blessés graves dont on ne compte plus le nombre. Et des arrestations massives, 8000 pendant le mouvement lycéen, dont 7000 qui sont des mineurs. Entendez ce que je vais vous dire. Pour faire la justice d'exception qu'ils ont décidé de faire, ils ont décidé d'interrompre les affaires en cours de jugement des mineurs. Et donc, ce qui se passe en ce moment, c'est que pour juger des lycéens, ce qu'ils sont en train de faire, c'est d'interrompre le jugement des personnes qui sont jugées pour des actes de pédocriminalité. Voilà ce qu'ils sont en train de faire en ce moment. Et parmi les consignes les pires qui aient été donnés par M. Darmanin, qui permettant que la justice est indépendante, voici qu'on nous dit désormais aussi qu'ils veulent priver des droits civiques celles et ceux qu'ils ont attrapés, c'est-à-dire les empêcher de voter aux prochaines élections. M. Macron a bafoué... 3 principes constitutionnels. Article 66 de la Constitution. Nul ne peut être arbitrairement détenu. Article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi. Autrement dit, dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ceux qui doivent être sacrément punis, ce sont les policiers qui commettent des actes violents et inutiles. Face à cela, je rappelle quels sont les droits de l'homme et du citoyen définis par l'article 2 de cette déclaration. La liberté, la propriété, la sûreté. Écoutez bien. La résistance à l'oppression est l'un des droits fondamentaux de l'homme et nous ne faisons pas autre chose lorsque nous combattons dans la rue un gouvernement qui a mutilé, qui a blessé, qui a bafoué les droits des citoyens de la République française. Troisième étape de l'abaissement de la République. Monsieur Macron est incapable de reconnaître ses erreurs et ses échecs. Car oui, il y a bien des échecs dans la journée du 17 octobre, mais ils sont ceux du pouvoir politique en place et non pas la responsabilité des insoumis, comme ils essaient de le dire, mais je vais y revenir dans un instant. D'abord, une mauvaise prévision. Ils ont pensé que peut-être la pluie ou les vacances, ferait que nous rentrerions à la maison. C'est raté. Ils ont pensé que nous serions 100 000, puis 200 000. C'est raté. Nous étions, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 550 000 dans les rues le 17, mais je préfère pour ma part prendre les chiffres des organisations syndicales qui disent que nous étions 800 000. C'est l'un des plus grands mouvements sociaux. Alors d'abord il y avait la préfecture pour ce qui concerne Paris, la préfecture de police, peu coopérative, qui nous a emmenés dans la place de Clichy, pour ceux qui ne connaissent pas c'est tout petit, et puis il se trouve que la pente emmène jusqu'au grand magasin et jusqu'à l'Elysée. Alors je veux dire, s'ils avaient voulu donner un parcours plus pourri que celui-là, ils n'auraient pas pu s'y prendre autrement. Mais c'est la décision qu'ils ont prise, et comme ils avaient sous-estimé, Ils ont pensé qu'il valait mieux encadrer les manifestants plutôt que protéger les lieux de pouvoir. Eh bien, on a eu le résultat qu'on a eu. Et une fois le fiasco sous leurs yeux, quand ils ont dit « c'est la flotte à la France insoumise ». Et oui, parce que vous voyez maintenant, il ne fait pas beau, c'est la faute à la France Insoumise. Il n'y a plus d'argent dans les poches, c'est la faute à la France Insoumise. Il y a du bazar dans les rues, c'est la faute à la France Insoumise. Enfin bon, si vous vous cognez le pied dans la table le matin, c'est la faute à la France Insoumise. Et vraiment, c'est vrai qu'on est fort. On est fort. Mais à ce point-là, quand même, je veux dire... Ça ne fait pas partie de nos modes d'action, en tout cas. Et donc, ils sont allés jusqu'à influencer les services de renseignement, ce sont des révélations de Mediapart, pour leur dire de dire que c'était la faute de la France insoumise. Alors, là, c'est tellement trop pour les services de renseignement qu'il y a quand même pas moins de 4 ou 5 personnes qui ont témoigné auprès de Mediapart en disant « Je déteste les insoumis, mais... » Je déteste les insoumis, mais ça va trop loin, c'est quand même pas de leur faute, c'est de notre faute, on n'a pas bien géré les choses. Je le dis avec un air un peu plaisant, pour essayer de relâcher la pression qu'on a tous sur les épaules. Car ça nous a tous fait beaucoup de mal de voir par exemple la mairie de Limoges brûler. Je pense que ces images font de la peine à beaucoup de monde. Et se faire en plus accuser d'être responsable de ça, c'est un crève-cœur pour beaucoup de gens. Mais je vais vous dire aussi quelque chose. Ce pouvoir politique prend les gens pour des imbéciles. Et il a tort. Parce que, voyez-vous, plus on s'est fait taper dessus, plus on a eu de soutien sur le site Mélenchon2027.fr. On a enregistré quelque chose comme 15 000 soutiens supplémentaires depuis qu'on se fait taper dessus, donc on a envie de leur donner un plus gros marteau peut-être, pour essayer de continuer. Et la dernière trouvaille qu'ils ont, c'est la faute à la France Insoumise, tout ça, tout ça, mais on va aussi faire le principe du casseur-payeur. Et moi, je me dis, mais ils l'ont déjà fait, ça. Il y en a déjà eu une loi qui s'appelait la loi casseur-payeur. Ben oui, c'est écrit dans la loi, je vais vous lire. L'article L211-10 du Code de la sécurité intérieure. L'État est civilement responsable des dégâts et des dommages résultant des crimes et délits commis à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements, armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens. Alors là vous me dites, qu'est-ce que tu racontes Antoine ? T'es en train de dire que c'est la responsabilité de l'État s'il y a des choses qui sont cassées ? Oui, oui, c'est la responsabilité de l'État s'il y a des choses qui sont cassées. Attendez, c'est pas fini, c'est ça le principe du casseur-payeur. L'État peut également exercer une action récusoire contre les auteurs du fait dommageable dans les conditions prévues dans le Code civil. C'est déjà dans la loi. Et pourquoi ce n'est pas appliqué ? Parce qu'ils ont eux-mêmes détruit la police judiciaire. Et puis parce que quand ils attrapent les gens, qu'est-ce qu'ils découvrent ? C'est des gens pauvres, la plupart du temps. Et les gens pauvres, ils n'ont pas les moyens d'aller payer pour des trucs qui sont cassés. Et d'ailleurs, la plupart du temps, ils n'ont pas cassé. Ils ont juste ramassé quelque chose. Comme par exemple cette personne qui a ramassé du lait infantile et où le procureur de la République demande 14 mois de prison ferme. C'est une justice. C'est une justice de classe. C'est une justice de classe, demande M. Darmanin. Et c'est insupportable. Enfin, quatrième étape de l'avancée vers l'autoritarisme macroniste, c'est la répression pour seule réponse et l'autoritarisme, l'avancement dans l'autoritarisme pour seule réponse. Avec un couvre-feu qui s'étend, avec des interdictions de manifester, là on a appris juste avant qu'ils allaient interdire carrément de manifester dans toutes les bouches du Rhône. C'est l'utilisation du raid et de l'armée. pour aller faire du maintien de l'ordre. Je rappelle quand même que monsieur Lecornu, lorsqu'il était ministre de la Défense, disait on n'utilise pas l'armée contre son peuple. Il disait même ça c'est un truc de couillon. C'est pas moi qui l'ai dit. Voilà, c'est pas moi qui l'ai dit. Et moi... Vous savez, ça a été dit, désolé, décidément ma réputation précède, j'aime bien l'histoire. Alors j'ai été regarder dans la constitution de 1793 s'il y avait des choses sur le droit à manifester. Et il y en a. Ben oui, parce qu'il y avait eu une répression semblante de manifestations le 17 juillet 1791. Ça s'appelle la fusillade du champ de Mars. Je vous invite à aller regarder. Il y avait des gens qui se mobilisaient contre le monarque parce que quand même ils s'étaient barrés à l'étranger pour revenir faire la guerre à son peuple avec une armée étrangère. On en était là. Et la loi martiale a été utilisée. Que disait cette loi martiale ? Première sommation, deuxième sommation, troisième sommation. A la troisième sommation, on brandit le drapeau rouge. Et si on brandit le drapeau rouge, ça veut dire qu'on peut tirer dans la foule. Et à l'époque, tirer dans la foule, ça voulait dire à balles réelles. Et il y a eu 200 morts. Et cet épisode a marqué les gens à l'époque. Et j'y reviendrai dans quelques instants quand je vous parlerai de la Marseillaise. Mais écoutez bien ce qu'on avait écrit du coup. deux ans plus tard, quand on a fait la Constitution de la Première République. Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voix de presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes ne peuvent être interdits. Écoutez bien. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. Interdire des manifestations, c'est la présence du despotisme et le peuple français le refuse. Et puis, voilà la fin de l'abaissement de la République, c'est l'arrivée dans la pente fasciste. Et cette pente, malheureusement, elle arrive par des bouts qui se prétendent républicains. Quand on entend M. Retailleau ou Gérard Larcher, le président du Sénat, proposer d'interdire la France insoumise, je rappelle à M. Larcher et à M. Retailleau que la France insoumise a fait 7,7 millions de voix dans l'élection présidentielle de 2022. Attendez, attendez. Et que le parti de M. Retailleau a fait 1,6 millions de voix. Ce sont les électeurs qui interdisent. Ce sont les électeurs qui interdisent. Les partis politiques candidats aux élections. Et puis l'aboutissement de cette pente fasciste. C'est les propos d'Éric Zemmour. Voici ce qu'il a dit juste après Jean-Luc Mélenchon. Il y avait une intervention présidentielle ce soir-là. Ce n'était pas celle d'Emmanuel Macron, c'était celle de Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a eu aussi les propos d'Éric Zemmour. Écoutez ce qu'il a dit. Ce qu'on a vécu hier est le véritable visage du grand remplacement. Il y a une apparence des hordes de barbares maghrébins et africains qui entrent dans les villes. Attendez, attendez, attendez ! Il n'y aura pas de retour à la paix civile sans la remigration, car nous aurons de plus en plus de gens venus de l'immigration arabo-musulmane, et donc nous aurons de plus en plus de violences. Premièrement, Premièrement, j'ai fait mon devoir, j'ai déposé un article 40 du code de procédure pénale pour signaler ses propos à tous. Deuxièmement, nous allons apporter ce soir la réponse qu'il doit à monsieur Zemmour. Et je vous dis à l'heure où tout semble s'engouffrer dans cette pente autoritaire et d'ores et déjà aux airs fascistes. Heureusement qu'on est là. Heureusement qu'il y a la France insoumise. Heureusement qu'il y a Jean-Luc Mélenchon. Heureusement qu'on est là. Heureusement qu'on est là pour répondre aux revendications sociales. Et je sais que Mathilde Panot vous empêchera. Heureusement qu'on est là pour dire ce que doit être l'usage de la force de police. Oui, quand Jean-Luc Mélenchon arrivera au pouvoir l'année prochaine, nous interdirons les LBD, nous interdirons les grenades de désencerclement. Oui, nous dissoudrons la Bravème et les BAC. Oui, nous allons chasser de la police républicaine les violents, les racistes, les sexistes, les homophobes. réintégreront dans la police nationale celles et ceux qui l'ont quitté parce qu'ils ne supportaient plus justement les violents, les racistes, les sexistes, les homophobes. Et enfin, nous redonnerons les moyens qu'il faut à la police judiciaire pour qu'elle puisse mener des enquêtes, à commencer par un logiciel fonctionnel que nous rendrons, nous, interopérable avec celui de la justice, ce qu'ils n'ont pas fait jusqu'à présent. Et nous le ferons pour faire en sorte que cette police, qui recevra deux ans de formation, soit à nouveau totalement, pleinement au service des Françaises et des Français. Et j'entends par là une police qui court après les violeurs, une police qui court après les pédocriminels, une police qui court après les violents, pas après les manifestants. Et enfin, je veux ici à Rochefort dire avec la plus grande fermeté quelques petites choses. Puisque nous avons face à nous la pente feste, puisque un certain nombre de personnes se laissent entraîner dans la pente, heureusement nous sommes là pour redresser la barre, mais je veux répondre à ceux qui menacent les immigrés. les descendants d'immigrés, les étrangers, la chose suivante. Notre pays et notre peuple s'est fait avec et par l'immigration. Et là où certains nous disent que l'immigration n'est pas une chance pour la France, nous affirmons, nous, au contraire, que l'immigration est une chance pour la France. Amis, je vais vous demander de faire quelque chose. Qui, ici, dans cette salle, a un parent, un grand-parent, un arrière-grand-parent qui était belge, italien, polonais, portugais, marocain, algérien, malien ? Levez la main ! Voilà la France qu'ils ne veulent pas voir ! Voilà la France telle qu'elle est ! Voilà la France, voilà son peuple ! Et nous n'acceptons pas ! Que nous soyons divisés par ces racistes. Oui, la France, depuis 1789, n'est ni une couleur de peau, ni une religion, ni une origine, ni quoi que ce soit de tout ça. La France est une nation politique, regroupée autour de sa devise, et ça ne leur plaît pas, mais c'est Robespierre qui l'a inventée. Liberté, égalité, fraternité ! Oui, la France est une nation, ça ne leur plaît pas beaucoup non plus, dont l'identité est profondément révolutionnaire. Car c'est un peu une spécialité nationale, on ne va pas se mentir. Je ne sais même pas combien on en a fait. En tout cas, on a fait beaucoup de républiques par rapport à d'autres. Et je reprends à mon compte les mots de Maximilien Robespierre à qui on disait « Vous condamnez les violences ? Vouliez-vous une révolution sans révolution ? » répondait Robespierre. Eh bien... Ma foi, j'ai l'impression que c'est toujours la même histoire. D'un côté, ceux qui disent que ça va trop loin, de l'autre, ceux qui disent que vous n'avez qu'à écouter le peuple et puis ça ira moins loin. Et oui, c'est comme ça que ça fonctionne dans un pays démocratique. Et c'est pourquoi, contrairement à ce que disent Zemmour et Le Pen, le mouvement lycéen, étudiant et salarié qu'on voit dans notre pays est profondément français et républicain. On le voit... On le voit dans plein de choses. On le voit d'abord dans le fait que les jeunes gens saisissent le drapeau tricolore. Et ils le saisissent, à mon avis, pour dire deux choses. D'abord que leur lutte est d'intérêt général et donc national. Ensuite, pour répondre à ceux qui disent « on est chez nous » pour exclure que nous on chante « on est chez nous » parce qu'on est tous chez nous ici. Et puis, deuxièmement, ils chantent la Marseillaise. Et ils chantent la Marseillaise dans un cas bien particulier, j'ai remarqué. C'est quand la police charge. Alors bon, ça met une ambiance de travail. Mais je vous ai parlé tout à l'heure, et je l'ai fait exprès, de 1791. Et pourquoi je vous ai parlé de ça ? Contre nous, de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé. Vous vous êtes déjà demandé ce que c'était que l'étendard sanglant de la tyrannie ? Parce que ça peut être celui de n'importe quelle tyrannie qui serait sanglant, à l'époque ça peut être celui de l'Autriche, mais en 1792, pour beaucoup de gens, quand on parle de l'étendard sanglant de la tyrannie, c'est aussi celui qui a été utilisé en 1791, c'est aussi celui de la loi martiale. Donc chanter la marseillaise face à un pouvoir autoritaire et à un étendard sanglant de la tyrannie, ça semble tout à fait à propos et approprié. Et puis enfin, je vois les pancartes et sur les pancartes il y a beaucoup d'utilisation de la devise nationale justement. Et nous pensons nous aussi, insoumises, insoumis, qu'il est temps de faire de cette devise plus que des mots gravés sur le fronton des écoles et des mairies. Il est temps de faire de cette devise un programme de gouvernement et c'est ce que nous comptons faire avec Jean-Luc Mélenchon. Moi, je dis merci. Merci aux lycéennes, merci aux lycéens, merci aux étudiantes, merci aux étudiants. Parce qu'ils ont réussi à faire une chose formidable. Déjà, ils nous ont tous remis dans la rue, donc ça fait du bien. Et ensuite, quand même, quand même, qui fait rayonner la France dans le monde aujourd'hui ? puisque désormais il y a des mobilisations en Italie, en Espagne, au Portugal, au Québec. Alors, comme dit le chanteur Médine, la banlieue influence Paname, Paname influence le monde, on en est là. Je vais vous dire ce que nous allons faire l'année prochaine. Certains ont abaissé la République jusqu'au point où elle est aujourd'hui. Nous allons la redresser. Et pour faire cela, nous allons commencer par faire cette 6e République avec le référendum d'initiative citoyenne pour redonner le pouvoir aux citoyens. Et je le dis, car elle est présente dans cette salle, nous allons dans cette 6e République mettre les nouveaux droits que nous avons gagnés, notamment grâce au travail de Mathilde Panot, l'inscription du droit à l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. J'ai une dernière question à vous poser pour vous dire ce qu'il faut faire pour gagner justement la personne qui a dit on va gagner. Qui a déménagé et ne s'est pas réinscrit sur les listes électriques ? Allez-y, faites pas les timides. Allez, allez, il y en a qui mentent. Il y en a qui mentent. Bon. Et bien il faut commencer par faire ça. Donc vous vous réinscrivez sur les listes électorales si vous avez déménagé. Et vous invitez les autres à le faire aussi. Voilà ce que je voulais vous dire. Et je conclue maintenant en quelques mots si je retrouve ma petite citation de fin. C'est Victor Hugo. La révolution... C'est la France sublimée. Aujourd'hui, pour toute la Terre, la France s'appelle révolution. Et désormais, ce mot révolution sera le nom de la civilisation. jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le mot harmonie. L'année prochaine, camarades, chers amis, voici ce que nous allons faire. Nous allons faire la révolution citoyenne et nous remplacerons ce mot par le mot harmonie que nous aurons fait gagner avec le programme de gouvernement de Jean-Luc Mélenchon.
Merci beaucoup Antoine pour cette prise de parole et on accueille maintenant la présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée Nationale, Mathilde Pannon.
Et je veux commencer évidemment par moi aussi me joindre aux remerciements qui sont faits et avoir une pensée depuis cette salle aux deux autres salles qui nous regardent en direct parce qu'ils n'ont pas pu rentrer. Évidemment, saluer Antoine, Léoman, Benoît Biteau, avec qui j'ai le plaisir de combattre à l'Assemblée nationale. Tout à l'heure, Nordine Raymond me disait à l'instant que 900 personnes à Rochefort, c'est historique. Oui, vous êtes en train d'écrire l'histoire de cette campagne. Cette campagne qui est magnifique par les images des réunions publiques qui se font partout dans le pays. Et à chaque fois que vous donnez des images de nombres comme celle-ci, d'abord vous déprimez nos adversaires. Et rien que pour cela, je vous remercie. signifie quelque chose de plus. Il y a à la fois la joie et le plaisir d'être ensemble, mais il y a quelque chose d'encore plus grand dans ce que nous sommes en train de réaliser, quelque chose qui dépasse chacun et chacune d'entre nous. que nous sommes dans chacune des réunions publiques, dans chaque département du pays, nous envoyons un signal aux puissants. Plus vous nous tapez, plus nous sortons de l'ombre en nombre. Plus vous nous ciblez, plus des gens viennent nous rejoindre pour mener le combat. Alors, si je dois résumer ce que votre nombre veut dire aux puissants, Votre nombre veut dire que vous ne viendrez jamais à bout de nous. Vous ne viendrez jamais à bout de nous. D'abord parce que nous, nous ne faisons pas de la politique pour je ne sais quel ciel. je ne sais quel fauteuil, ni pour je ne sais quelle élection. Nous, nous faisons d'abord de la politique pour celles et ceux, les millions de gens qui ont impérativement besoin de nous. Et surtout, nous le faisons avec une conviction indéfectible. Un autre monde est toujours possible, nous allons le faire advenir. Vous ne viendrez jamais à bout de nous car nous sommes les héritiers d'une longue histoire du peuple français. Nous sommes les héritiers d'une longue histoire dans notre pays qui réaffirme une chose fondamentale. Seul le peuple est souverain dans ce pays. Et Emmanuel Macron devrait se rappeler qu'ici nous sommes en France et qu'en France ce n'est pas le roi qui change de peuple, c'est le peuple qui renverse le roi. dans un moment particulier du pays, après plus d'un mois d'un mouvement de jeunesse qui est d'une ampleur inédite depuis au moins 50 ans dans notre pays. Et puisque partout on ne cesse de discréditer ces jeunes qui bloquent leur lycée, bloquent leur université, Antoine Léomond l'a rappelé, mouvement qui au départ est parti de l'outre-mer, qui s'est ensuite répandu à l'ensemble du pays. Puisque partout on ne voit que des images de violence de ce qui s'est passé. Je voudrais commencer par dire à quel point ce mouvement de la jeunesse est incroyablement beau. Il est beau par le nombre. Et il faut réaliser à quel point c'est extraordinaire. Depuis plus d'un mois, le pouvoir n'a eu de cesse de pratiquer une politique de la peur pour faire en sorte de détruire les gens, de sortir, de manifester et de revendiquer. Ils ont utilisé il y a d'ores et déjà dix mille gardes à vue qui ont été faits dans ce pays. La plupart sont des gardes à vue d'enfants dans des conditions absolument inadmissibles, parfois des cellules où se retrouvent Des dizaines de jeunes entassés sous des couvertures de survie à même le sol et dont un commissaire de police explique que ces gardes à vue visaient à tenter d'intimider les jeunes et leurs parents. Ils ont expliqué pendant des jours et des jours que les manifestations, notamment celle du 17 octobre, allaient être violentes. Ils ont déployé, même avant le 17 octobre, une répression absolument féroce qui fait que la France Et vous n'avez qu'à voir les titres des journaux à l'international. La France a le record de la honte du nombre de gens mutilés par la police, avec des jeunes dans la septième puissance économique au monde qui manifestaient pour le droit à une éducation et qui se sont retrouvés ici avec une main arrachée, à un autre endroit, avec un oeil, et donc une personne éborgnée, et encore à un autre endroit, avec un jeune qui désormais doit boire pour pouvoir manger avec une paille parce qu'on lui a enlevé Voilà ce qu'a fait ce pouvoir pour tenter de dissuader les gens. Quel a été le résultat ? Le 17 octobre, et c'est le fait majeur dont nous devons parler, a été la mobilisation la plus massive depuis au moins trois ans, depuis le mouvement contre la retraite à 64 ans, alors que l'ensemble du peuple était contre cette retraite à 64 ans. Nous remettrons la retraite à 60 ans. Au point que le mouvement qui s'est exprimé dans les rues du pays, partout, le 17 octobre, a été plus massif que le plus haut niveau des Gilets jaunes, qui était déjà un mouvement extrêmement profond dans la société. Et je veux dire, gloire aux Gilets jaunes qui ont porté cette question de la dignité des gens. ce qui permet à des... de milliers à des centaines de milliers de gens de relever la tête. Les gilets jaunes, ce qui était extraordinaire, c'était de voir enfants à la télé, ceux qu'on cache tout le temps, les mères célibataires qui expliquaient comment c'était dur d'élever ses enfants toutes seules, les retraités qui vivent avec une toute petite retraite, les salariés qui n'arrivent pas à vivre correctement de leur travail. Bref, le peuple tel qu'ils l'ont fait souffrir ces dernières années, qui expliquait et qui revendiquait qu'ils allaient aller chercher leurs droits. Ce mouvement est beau par son nombre. Il est beau aussi par sa capacité à fédérer la société. Puisqu'en 17, aux côtés des lycéens, des étudiants, il y a eu les enseignants, les soignants, les parents d'élèves, les cheminots, les retraités qui étaient à leur côté. Ce mouvement est beau aussi par sa créativité. Et même, je vais dire, il est drôle ce mouvement. Par exemple... Vous avez dans les pancartes qui ont été faites, qui sont toutes plus admirables les unes que les autres, vous avez des choses comme « Désolée du dérangement, on essaye de sauver notre avenir », ce que je trouve absolument excellent. Bon, vous en avez plein d'autres. Par exemple, un prof pour 35, un CRS sur une ou un. Donc, avec beaucoup de choses qui sont faites et qui sont d'une créativité extraordinaire. Ce mouvement est beau aussi par sa solidarité. Dans ce mouvement, il y a des images qui n'ont jamais été montrées à la télé. Par exemple, lorsque des manifestants se poussent, font une aide d'honneur et applaudissent un camion de pompier qui est en train d'intervenir. organiser le ravitaillement à la fois en eau et en nourriture des lycéens mobilisés mais aussi des personnes sans-abri comme ça c'est vu à plusieurs endroits pour pouvoir là aussi les aider il est beau lorsque les étudiants qui bloquent leur université organisent non pas quand même le dire la droite des éditorialistes l'extrême droite parce qu'ils ne veulent pas étudier vous croyez que des gens qui demandent des professeurs ne veulent pas étudier et bien pendant qu'ils bloquent leurs universités ils organisent des universités populaires gratuite, ouverte à toutes et à tous, et qui justement permettent de refaire société. Et ce mouvement est beau par l'espoir qu'il fait renaître, par l'espoir de voir une jeunesse qui demande juste dans la septième puissance économique au monde à avoir un professeur en face de leur classe, des psychologues, des infirmières et des médecins scolaires. Pour avoir, comme je l'ai vu par exemple à Vitry, du papier toilette, dans les toilettes, ou encore juste une porte pour pouvoir fermer les toilettes. Pour avoir, et Antoine en a parlé, des bâtiments, par exemple, avec un toit qui ne fuit pas des bleus, comme ça se passe à beaucoup d'endroits. Pour avoir un lycée où il n'y a pas ni des rats ni des cafards qui circulent lorsque vous êtes en train d'étudier. Ils demandent tout cela. Et dans les revendications, puisque nous, les députés insoumis, nous avons été voir les lycéens les uns après les autres, à la fois pour discuter avec eux, ce que devraient faire tous les élus normalement de la République, mais aussi pour les protéger face à la répression extrêmement forte qu'exerce le pouvoir contre eux. Et dans les cahiers de revendications, donc il y a tout ça sur l'éducation, il y a la fin du Parcoursup, et je le dis, nous, nous supprimerons cette machine attrice sociale qui est Parcoursup. Dans le cahier de revendications, par exemple, le refus de la jeunesse de la loi permis de tuer XXL. Vous savez cette loi qu'ils ont fait passer en première lecture à l'Assemblée nationale cet été ? qui donnerait une présomption de légitime défense à un policier ou un gendarme qui utiliserait son arme, et qui fait que désormais, s'il y a un mort par tir policier, ce tir serait considéré comme légal, et ce serait à la famille de la victime de prouver que ce tir est illégal. Cela se trouve aussi dans le cahier de revendications. Une chose qui m'a particulièrement touchée, c'est que dans les cahiers de revendications que les jeunes m'ont montrés, il y avait cette phrase. Mettre fin au génocide en Palestine. des éditorialistes qui regardaient les manifestations de loin, comme ils aiment bien commenter sur les chaînes en continu, et qui s'étonnaient de voir des drapeaux palestiniens dans les manifestations contre la vie chère et pour des conditions d'études dignes. Nous, nous le disons ce soir depuis Rochefort, nous sommes immensément fiers de cette jeunesse qui refuse et qui décrit l'indifférence face à un génocide et qui défend notre humanité commune. Parce que lorsque l'on voit les images de Mariam, par exemple, deux ans et demi, qui souffre de graves brûlures, qui a vu sa mère brûler vive devant soi dans un bombardement israélien, qui est une petite fille qui aujourd'hui se retrouve orpheline car son père a déjà été tué. Eh bien oui, cette jeunesse aux côtés des peuples du monde entier défend notre humanité commune. Grâce à un génocide, on ne se tait pas. Lorsque le programme alimentaire mondial annonce cette semaine qu'ils vont devoir réduire d'un tiers l'aide qu'ils apportent aux Gazaouis, aux Palestiniens de Gaza, pour cause de financement, nous ne nous tairons pas. De même quand nous voyons que la semaine dernière, Un maire communiste français de 78 ans a été roué de coups par des colons en Cisjordanie quelques jours après une journaliste du Washington Post. Non seulement nous voulons leur dire tout notre soutien, mais nous n'accepterons jamais de laisser la Palestine disparaître. Le sentiment d'impuissance est trop fort. Je pense aux mots que le père d'Elias Sambar, ancien ambassadeur, poète, écrivain, lui avait dit. Il lui avait dit, ne sois pas triste. La Palestine est une arrête coincée dans la gorge du monde. Personne ne parviendra à la vallée. Ce pouvoir, puisqu'il ne gouverne plus que par la répression, a répondu comme il a répondu aux Gilets jaunes. comme il a répondu aux militants écologistes contre les mégabassines à Sainte-Sauline, a répondu comme ils l'ont fait lors des révoltes populaires après la mort de Naël, comme ils l'ont fait contre les manifestants contre la retraite à 64 ans, c'est-à-dire ils ont sorti la matraque et toutes les armes mutilantes dont a parlé Antoine Léoman juste avant. Mais en plus de cette répression, ils ont donc inventé des mensonges absolument grossiers. Et dans ces mensonges absolument grossiers, ils ont donc expliqué que c'était la faute de Mélenchon. Alors, je vais revenir sur le début. Les lycéens et les étudiants, que demandent-ils ? Ils ne demandent pas qu'on leur tape dessus, ils n'arrêtent pas les cours pour le plaisir. Je rappelle que dans les lycéens qui bloquent leur lycée, il y en a beaucoup qui passent le bac à la fin de l'année. Vous croyez qu'ils ne sont pas inquiets pour l'avenir qu'ils vont avoir ? Vous croyez qu'ils n'aimeraient pas reprendre les cours dans de bonnes conditions ? Eh bien lorsqu'il demande par exemple 10 milliards pour à la fois les lycéens et les étudiants, je vous assure qu'ils sont extrêmement raisonnables. Ils sont extrêmement raisonnables parce que je rappelle qu'Emmanuel Macron est celui qui a vidé et asséché les caisses de l'Etat avec des cadeaux faits aux plus riches et aux multinationales qui ont coûté à l'Etat... qui ont enlevé à l'Etat 60 milliards d'euros par an. Vous faites le calcul sur 10 ans de Macronie, quand vous demandez juste 10 milliards, c'est absolument rien. Vous voulez que je vous dise à quel point ce n'est rien d'accéder à ces revendications-là ? Si on avait laissé l'impôt de solidarité sur la fortune, qui a été le premier acte d'Emmanuel Macron pour protéger les riches, si on faisait cet impôt de solidarité sur la fortune un petit peu renforcé sur le côté écologique, nous aurions immédiatement 10 milliards d'euros juste la première année, puis 10 milliards la deuxième, etc. Il faut répondre aux revendications. A une crise politique, il faut une réponse politique. Donnez les 10 milliards, abrogez Parcoursup, indemnisez les commerçants et arrêtez la répression. Arrêtez la répression alors qu'une manifestation... C'est donc la faute à Mélenchon. Peu importe que ces gens gouvernent depuis dix ans, c'est quand même assez incroyable de nous expliquer que nous sommes responsables de la situation, alors que je le rappelle, non seulement c'est eux qui n'ont eu de cesse de gaver les plus riches de ce pays, mais c'est eux qui sont responsables de la colère actuellement qui s'exprime. Je rappelle que dans la France d'Emmanuel Macron, il y a... 11 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Je rappelle qu'ils ont fait un record du nombre d'enfants qui vivent à la rue, avec en 2025 960 personnes qui sont mortes de la rue, dont un bébé de 11 jours est mort dans la rue, dans la septième puissance économique au monde. Dans la France de Macron, un parent sur trois se prive régulièrement de repas pour pouvoir nourrir ses enfants. Voilà de quoi nous parlons. Voilà d'où vient la colère. Mais vous comprenez, c'est la faute de Mélenchon. Alors nous allons le dire très calmement. Répondez aux revendications de la jeunesse. Répondez aux revendications de ceux qui manifestent contre la vie chère. Et si vous voulez absolument que nous soyons responsables de tout, partez. Nous, nous sommes prêts à prendre votre place. plus qu'il y a une responsabilité d'un pouvoir qui a systématiquement bouché toutes les issues démocratiques. Que fait-on en démocratie lorsqu'on revendique quelque chose ? On vote aux élections, nous l'avons fait. C'était en 2024 et c'est le programme du nouveau Front populaire pour mettre plus d'argent dans les services publics qu'il a emporté. Il a bafoué les élections. Que fait-on d'autre en démocratie ? On manifeste Nous le faisons et là il est en train de mettre en cause le droit de manifester ce qui est une mesure liberticide incroyablement grave qui ne fera pas disparaître la colère. La colère ne disparaîtra pas parce que vous nous empêchez d'être dans la rue. Donc on a manifesté le résultat, c'est tous les mutilés qu'on voit un peu partout qui nous donnent honte et nous font honte à l'international. Puis que peut-on faire d'autre en démocratie ? Je ne sais pas, par exemple une pétition. Vous vous rappelez des pétitions qui ont été faites, la pétition la plus signée de toute l'histoire de l'Assemblée nationale ? pour interdire l'acétamipride, ce néonicotinoïde tueur d'abeilles qui s'attaque directement au cerveau des enfants, notamment emmené par des associations et des collectifs qui rappellent que le cancer, la maladie de Parkinson, les troubles du neurodéveloppement, tout cela, ce sont des maladies politiques issues de choix politiques et que donc nous devons en faire d'autres. Eh bien, quand ils font cette pétition, Eh bien, cette pétition, ils l'ont juste enterrée. Ensuite, que pouvez-vous faire d'autre ? Vous élisez des députés, par exemple, dont vous espérez que, par exemple, lors d'un budget qui est quand même le propre de ce que fait une assemblée, ils vont défendre ce qu'il faut. Ah oui, nous avons fait adopter la taxe Zuckmann pour que les plus riches payent autant que la moyenne de la population française. Nous avons fait adopter le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune, etc. Et que se passe-t-il ? Moi, je suis présidente d'un groupe parlementaire dans lequel j'ai des députés élus depuis 2022 qui n'ont jamais voté un budget parce qu'il les passe toujours en force par 49-3. Donc quand vous voyez un pouvoir comme celui-ci, qui empêche toute expression démocratique, qui est peut-être pire que ça, ne tolèrent des citoyens que passifs et silencieux, qui ne tolèrent la démocratie que quand elle convient à ses propres intérêts, et bien plus que jamais, oui, nous sommes fiers d'être les partisans de la Sixième République et de la Constituante pour que le peuple réécrive les règles du jeu. Il faut répondre aux revendications de la jeunesse. Quant aux autres revendications contre la vie chère qui s'exprimaient dans la rue, le blocage des prix, nous le demandons depuis des mois et des mois. Je rappelle que le blocage des prix ne coûte rien à personne si ce n'est à certains, ceux qui sont les profiteurs de guerre, notamment Total, qui ne cessent de s'engraisser sur les dos du peuple français et sur le dos d'une guerre illégale qui est menée par Trump et par Netanyahou. Mais sur l'augmentation des salaires, Je vous annonce que jeudi prochain est une journée importante pour nous à l'Assemblée nationale. Parce que ça va être notre niche parlementaire. Alors niche, on ne comprend pas ce que ça veut dire, mais c'est le seul jour de l'année où de 9h à minuit, comme Cendrillon à la fin, ça s'arrête vraiment pile à minuit, de 9h à minuit, ce sont les insoumis qui font la loi. Et donc c'est nous qui décidons de l'ordre du jour. Il se trouve que dans les textes que nous allons défendre, nous allons défendre par exemple l'augmentation du SMIC à 1 700 euros net, l'augmentation du minimum vieillesse, qui est en dessous du seuil de pauvreté aujourd'hui, ce qui est une honte absolue, et l'indexation des salaires sur l'inflation, c'est-à-dire le fait que votre salaire réel ne baisse pas lorsque les prix augmentent. Eh bien, c'est de bonne augure pour la journée de jeudi prochain, puisqu'il se trouve qu'avant que le texte passe en séance, il passe en commission. Et lundi dernier, nous avons fait adopter ce texte et nous comptons bien l'emmener jusqu'à la séance pour le faire adopter. Il y a dans nos textes de cette journée du 29 octobre un texte très important sur Les accompagnantes d'élèves en situation de handicap. Pour que les accompagnantes d'élèves en situation de handicap, je veux dire elles, puisque ce sont à plus de 95% des femmes, soient enfin reconnues dans un corps de fonctionnaires, qu'elles deviennent fonctionnaires avec un vrai salaire et une vraie rémunération. Il faut mettre fin... C'est un scandale absolu de 50 000 enfants en situation de handicap qui, parce qu'ils n'ont pas d'accompagnante en situation de handicap, se retrouvent soit mal scolarisés, soit déscolarisés. Et il faut mettre fin à l'indignité d'un métier si important pour notre République, pour l'éducation, pour l'émancipation d'enfants, qui se retrouvent payés en moyenne 950 euros par mois. C'est la honte absolue. nous redonnerons la dignité à ce métier essentiel pour qu'enfin les AESH soient véritablement reconnus et deviennent toutes fonctionnaires. Ensuite, nous aurons un texte pour interdire le flupiradifuron, qui sont les deux pesticides qui ont été réintroduits sans aucun vote à l'Assemblée nationale cet été, ce qui est un scandale à la fois sanitaire et démocratique. Et donc, nous comptons bien que chaque député doive se positionner jeudi prochain sur est-il d'accord, oui ou non, pour continuer avec l'empoisonnement du monde. La défiscalisation des pensions alimentaires, la garantie du droit de vote, où par exemple Antoine Léaumant est très impliqué dedans, la prise en charge intégrale des soins des victimes pour les victimes de violences sexistes et sexuelles, la protection des jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance, pour les joueurs de jeux vidéo. Bref, il y aura beaucoup de choses qui seront examinées dans cette journée, donc suivez-la attentivement. Et moi, je suis fière, comme présidente de groupe parlementaire, de dire que depuis dix ans que l'insoumission se trouve à l'Assemblée. Jamais nous n'avons trahi la parole qui a été donnée devant les électeurs et les électrices. Jamais nous n'avons manqué au programme qui a été présenté lorsque nous nous sommes présentés devant les électeurs et les électrices. Ce que nous avons fait maintenant depuis dix ans à l'Assemblée, nous ferons la même chose à l'Elysée. Dire ce que nous ferons et faire ce que nous disons. Une vidéo d'Edouard Philippe est en train de remonter à la surface. Elle est assez intéressante, elle date de 2021. Il explique, alors il est devant des étudiants de commerce, il leur explique la manière de gouverner, et il dit 2017, les ordonnances travail, vous savez c'est le moment où ils ont détruit le code du travail, 2017, les ordonnances travail, ça passe. Ensuite, la réforme de la SNCF, les réformes du statut de cheminot et l'ouverture à la concurrence, qui est une catastrophe, à chaque fois dans tous les endroits où ça a été fait. Edouard Philippe, à ce moment-là qui était l'ancien Premier ministre, dit « ça passe ». Ensuite il dit l'orientation sélective pour l'université et l'enseignement supérieur. Vous avez compris, ça c'est Parcoursup dont il est en train de parler. Parcoursup, on rappelle que c'est Attal qui était rapporteur pour porter ce texte et que c'était Philippe justement qui était Premier ministre. Bref, ils sont tous dedans. Une bombe, dit Edouard Philippe à ce moment-là. On le fait, quelques universités sont occupées, on désoccupe les universités et ça passe. Eh bien, monsieur Philippe, monsieur Macron, monsieur Attal et tous les autres, le peuple a un message pour vous. Désormais, plus rien ne passera. Plus rien ne passera. Oui, ils ne viendront pas à bout de nous. Et je veux vous dire à quel point nous avons la force d'emporter cette élection présidentielle. Nous avons la force d'abord parce qu'ils se sont rendus compte de quelque chose de très embêtant. Plus personne ne croit ou presque au sondage et aux autres commentaires qui sont faits sur les télés en continu pour nous expliquer que de toute façon tout est foutu et que l'extrême droite aurait d'ores et déjà gagné cette élection présidentielle. Ce n'est pas parce que les milliardaires qui possèdent les médias, eux, sont pour l'extrême droite et ne cessent de vanter à quel point leurs solutions sont incroyables en instillant du racisme partout que l'extrême droite a gagné, bien au contraire. Et nous avons un exemple très récent de cela. Il faut rappeler de temps en temps aux gens autour de vous. En 2024, 27 sondages sur 27 donnaient l'extrême droite en tête. Et que s'est-il passé ? Il y a eu une mobilisation telle dans les urnes que non seulement l'extrême droite est arrivée troisième, mais c'est nous qui l'avons apportée avec le programme de rupture. Il y a un défaut à faire une politique uniquement pour les riches. Quand vous faites une politique pour les riches, ça fonctionne très bien. Vous avez par exemple en ce moment, en France, un pays qui n'a jamais été aussi riche que nous le sommes actuellement. Il y a 53 personnes, 53 milliardaires, qui possèdent plus de richesses que 32 millions de Français. On peut dire que ça fonctionne très bien. Le ruissellement n'a pas du tout fonctionné, mais... On va dire que pour se gaver, ils se sont bien gavés. Le jour du vote, il y a un problème. Parce que le principe du vote, c'est un homme ou une femme égale une voix. 53 milliardaires et 32 millions de Français, si les gens retournent aux urnes, parce qu'ils les ont bien dégoûtés en disant « ça ne sert à rien », « revenez pas », etc. Mais si les gens reviennent aux urnes sanctionner leur politique, le problème paraît plutôt évident. Nous sommes plus nombreux et nombreuses qu'eux. Voilà leurs plus grandes difficultés. Et si nous sommes plus nombreux et nombreuses qu'eux, cela veut dire que si nous réussissons à faire retrouver le goût de la politique un peu partout, à dire que oui, nous pouvons y arriver si tout le monde se rend aux urnes les 18 avril et 2 mai prochains, alors nous allons emporter cette élection présidentielle. Il y a ce que nous sommes en train de faire ce soir, je le dis, ça déprime nos adversaires, nous ça nous donne plein de force, mais il faut continuer d'aller chercher les gens les uns après les autres, à aller les convaincre les uns après les autres. Ça c'est la tâche que chacun et chacune doit se donner, continuer les portes à portes, aller vérifier l'inscription sur les listes électorales de tout le monde, vous avez bien compris ce qu'a dit Antoine Léoman tout à l'heure. Et il y a quelque chose qui moi me donne beaucoup d'espoir, c'est ce qu'on appelle la socialisation inversée. J'explique, c'est un sociologue qui parle de ça, il s'appelle Vincent Tibéry. Et Vincent Tibéry, il dit pendant des décennies et des décennies, c'est les adultes qui étaient presque acteurs de la manière de voir le monde. C'était les parents, les grands-parents dans une famille, les professeurs dans une école qui expliquaient et qui donnaient du sens à comment s'organiser le monde, qui convainquaient plutôt les enfants et les générations après eux. Et Vincent Tibéry dit, pour la première fois, on voit un renversement de ça. Ce sont aujourd'hui les enfants qui font changer d'avis les parents et les grands-parents. Alors, c'est puissant. Je vous donne un exemple très concret. Tout à l'heure, on parlait du fait qu'on ait inscrit dans la Constitution le droit des femmes à disposer de leur corps et à choisir si elles veulent, oui ou non, finir, terminer, aller au bout d'une grossesse, le droit à l'avortement, que nous avons fait, nous, Insoumis, voter en premier lieu dans le cadre d'une de nos niches parlementaires. Pour changer la Constitution, il faut que l'Assemblée et le Sénat votent exactement pareil. Or, depuis 50 ans que l'avortement est légal, depuis 50 ans, jamais le Sénat n'avait voté en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps. Donc, théoriquement, c'était impossible. Et que s'est-il passé ? Eh bien, ce sont des sénateurs et sénatrices qui le racontent. Leurs filles, leurs petites-filles, leurs nièces sont venues les voir. Et alors on dit c'est simple, si tu ne votes pas pour le droit des femmes de choisir dans la norme suprême et dans la constitution, je ne viendrai plus de voir à Noël, je ne viendrai plus de voir en vacances, bref je ne viendrai plus jamais de voir. Et c'est comme ça que des sénateurs et sénatrices ont changé leur vote. Alors ça marche pour le Sénat. Ça marche pour le Sénat, je suis sûre que ça marche pour une élection présidentielle. Alors peut-être qu'ici, il y a des gens qui ont, peut-être qu'on pourrait lever la main pour voir, qui ont des parents qui sont moins à gauche que la France Insoumise, ou peut-être même plus à droite que la France Insoumise, qu'il faut convaincre, des oncles, des tantes, des frères, des sœurs, peut-être lever la main pour voir qui ça concerne. Moi, je ne vais pas lever la main, il y a mes parents qui sont là, alors on va faire attention. Je suis sûre qu'il y en a qui n'ont pas levé les mains, déjà ça fait beaucoup de monde, mais pour toutes celles et ceux qui, dans leur cercle autour d'eux, ont personne à les convaincre, le fait que vous les connaissiez bien, le fait que vous ayez un lien directement, allez les voir. D'autant plus que nous, il y a des personnes que nous n'arrivons pas à atteindre. Quand la seule image qu'on donne de nous à la télé, vous avez vu quelle tête sympathique j'ai l'air à chaque fois que je suis à la télé en garde à vue médiatique avec moi et d'autres, nous ne sommes pas à notre prime de sympathie. Ça sert que des gens aillent défendre nos idées aussi directement sans passer par le prix de la division. Donc nous avons besoin que ce mouvement y continue. Et je vais vous dire, ce mouvement est très très fort. Vous savez que là, dans la jeunesse, outre la manière dont a accueilli Jean-Luc Mélenchon dans les manifestations, qui est absolument extraordinaire, et bien là, il commence à avoir peur parce que les études racontent que 49%, c'est-à-dire un jeune sur deux, voudrait aller voter pour Jean-Luc Mélenchon et le programme de l'avenir en commun. Ça veut dire qu'on peut y arriver. Et d'ailleurs, s'ils nous ciblent autant, c'est parce qu'ils savent qu'on peut y arriver. Donc tenez bon, tenez les positions, tenez le programme. Et nous allons réussir à changer ce monde. Parce que, comme le disait très bien l'écrivain qui était très engagé contre le fascisme, contre le franquisme, Georges Bernanos, il disait « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale ». Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. Alors, on va se tenir chaud, nous vaincrons
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