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Attaqué de toutes parts après le fiasco de samedi dernier, Sébastien Lecornu a réuni aujourd'hui les chefs de parti ou leurs représentants. Rendez-vous électrique, comme vous pouvez l'imaginer.
ne pouvait pas écouter le président de la République qui a indiqué il y a quelques heures que l'ultra-gauche voulait faire tomber la République. et ne pas se doter des outils qui permettent de protéger la République, l'état d'urgence. Le Premier
ministre nous a fait perdre du temps, et en nous faisant perdre du temps, il a fait perdre du temps au pays tout entier. J'ai demandé, mais qu'est-ce que vous attendez ? Ça fait depuis maintenant des jours et des jours que vous nous dites dorénavant. Il y a des revendications qui sont des revendications légitimes, mais il refuse d'y répondre.
Écoutez, on sort de cette réunion encore plus inquiets qu'on y était rentrés et même, je pense pouvoir parler au nom de tous les écologistes, en colère. Vous savez, dans ces genres de réunions, on sort rarement avec des réponses, mais souvent on a des éléments d'analyse qui peuvent être intéressants. Des fois, on apprend des choses, des éléments qui ne peuvent pas donner hors huis clos. Et là, en fait, on n'a rien eu de tout ça.
Auberdorf, pardon, évidemment, Henri Vernet, nous ont rejoint de nouveau en plateau. Antoine, aucune surprise dans ses réactions, on aurait pu les écrire avant même la tenue de cette réunion. Du coup, c'était quoi l'intérêt de ce rendez-vous
J'ai du mal à y voir clair. Une fois n'est pas coutume, je vais citer Marx. L'histoire se répète toujours deux fois. La première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce. Là, on est vraiment dans la farce. Et c'est sorti de Matignon, ou c'est sorti de l'Élysée d'ailleurs. On y est habitué. Chacun vient en réalité avec sa partition. Dès ce matin, j'aurais pu vous écrire les mots qu'elle est prononcée. Emmanuel Bompard, Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann. Les uns et les autres étaient dans leur rôle. Les deux principaux protagonistes de l'élection présidentielle, ceux qui en tout cas obsèdent une partie de la Macronie, à savoir Jean-Luc Mélenchon pour ce qui est du parti de la rue et Marine Le Pen pour celle qui prétend être le parti de l'or, n'étaient pas présents dans la pièce. Ce qui dit déjà beaucoup d'une réunion qui était mal engagée. Et ensuite, Sébastien Lecornu, dans sa tentative habituelle de renvoyer la contrainte sur les épaules des oppositions, a échoué. a échoué parce que par avance, il avait dit qu'il fallait choisir son camp et qu'il avait en face de lui des gens qui avaient le sentiment qu'on leur donnait la leçon alors même que le gouvernement a failli. Parce que vous pouvez très bien dire c'est moi ou le chaos, encore faut-il que ça ne soit pas et vous et le chaos. Or Sébastien Lecornu a fait la démonstration que le week-end dernier, c'était lui et le chaos.
réunion, finalement, Sibeth, elle était pour les chefs de parti ou pour l'opinion ? Est-ce que ce n'était pas une façon de prendre les Français à témoin sur l'attitude des partis
politiques ? C'est du moins clairement la tentative qui avait été faite. C'est-à-dire que cette réunion, elle avait... Enfin, ces réunions, cette succession de réunions, elles avaient pour but de montrer qu'on avait un gouvernement qui était mobilisé et à la manœuvre. En réalité, quand les partis politiques ont l'impression d'être le théâtre... dans lequel se produit le gouvernement, ils n'aiment pas beaucoup. Et donc les réactions, comme le disait très justement Antoine, elles étaient attendues, on aurait pu les écrire ce matin, voire même hier, dès l'annonce de ces réunions. Et je trouve que ça a été une prise de risque de la part du gouvernement Anne-Sébastien Lecornu qui était assez inattendue parce qu'ils ne pouvaient pas imaginer qu'il y ait autre chose. J'espère qu'ils n'ont pas imaginé qu'à la sortie de ces réunions, tout le monde dirait dans un bel ensemble, unité nationale face aux émeutiers. Parce que c'était... Et essayer de faire endosser à d'autres votre gestion de crise qui a été désastreuse le week-end dernier, c'est un peu fort de café. Donc j'avoue que je comprends la tentative qui est d'afficher un gouvernement et une majorité relative à la manœuvre. Mais en même temps, je pense que le résultat était largement anticipable et il n'est pas très positif.
Essayez de montrer que le gouvernement reprend les choses en main en enchaînant les réunions. Il y a cette réunion avec les chefs de parti. Oui, bien sûr. Il y a cette réunion en ce moment qui se tient avec Henri Vernet, avec les maires, avec le maire de Marseille. Plus efficace, plus intelligent que celle-là. Avec le maire de Lyon, Grégory Doucet, qui sera avec nous dans un instant. Et avec le maire de Paris, Emmanuel Grégoire. On a suivi tout à l'heure sa réaction en direct. Et effectivement, pour le coup, Emmanuel Grégoire... est ressorti de cette réunion en disant, bon ben voilà, on tend vers un cadre de travail plus serein entre l'État et les municipalités. Le fait est que les maires n'ont pas forcément l'agenda électoral qu'ont les chefs de parti aujourd'hui. Voilà, comme c'était dit par
mes deux confrères et consens, les oppositions, enfin les responsables politiques, il est arrivé avec un agenda politique, alors qu'en effet, Sébastien Lecornu, lui, avait un pur agenda technique. En revanche, cet agenda technique... Pour les maires, il n'est plus à propos. Parce qu'en plus, c'est vraiment les trois villes qui ont été le plus concernées par les dévastations, le désastre sécuritaire et la manifestation de samedi. C'est eux qui ont subi tout cela. Et c'est eux qui sont aujourd'hui en première ligne pour attendre des mesures beaucoup plus efficaces et garantissantes. à la fois la liberté de manifester et d'éviter le désordre et même le désastre économique pour les commerçants et les villes. Donc là, c'était plus logique. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'en effet, Emmanuel Grégoire est sorti de là plus... Pas satisfait, mais en tout cas, en effet, estimant qu'il y avait des pistes de travail. Et de fait, elles y sont. Parce que ce qui a été annoncé, le dispositif sécuritaire, qui est quand même massif, qui a été annoncé déjà ce matin et déjà depuis hier... par Laurent Nunez, c'est vrai que c'est considérable. Là, il y a l'impression quand même d'avoir tenu, d'avoir tiré certaines leçons de samedi dernier, du 17 octobre, avec par exemple l'annonce déjà d'effectifs de forces de l'ordre bien supérieures. Ça passe de 60 000 à 80 000. En gros, c'est un niveau qu'on a pu connaître, et Sibélia le sait très bien, pendant les gilets jaunes, un pic des gilets jaunes, c'était ça l'effectif. C'est vrai qu'il y avait un sous-effectif clair samedi dernier. Puis également, une énumération de moyens qui fait presque frémir entre les hélicos, le RAID, la BRI, le G... IGN, enfin bref, on allait une panoplie. En tout cas, les
militaires de Sentinelle.
Exactement. Donc là, on se dit, si on y va avec des intentions pas uniquement pacifistes, on va peut-être y réfléchir à deux fois. Ou au contraire. Si on peut y aller,
parce qu'il y a aussi ces interdictions. En plus, il y a ça.
Ou alors au contraire, si on se met dans une logique de casseur de black bloc, on peut aussi se dire que c'est une occasion d'en découdre assez spectaculaire qu'il ne faut pas rater. Donc attention, il y a peut-être les deux aspects.
Il y a un vrai risque sur ces annonces. ces arrêtés d'interdiction. Alors encore une fois, Emmanuel Macron, si vous nous rejoignez, a annoncé aujourd'hui que seules les manifestations qui étaient encadrées par les syndicats seraient acceptées, toutes les autres seraient refusées par les préfectures. Le fait est que la justice a déjà suspendu une de ces interdictions et qu'il va y avoir un certain nombre de recours parce que le cadre légal reste quand même assez flou. Mais est-ce qu'effectivement ces interdictions, elles peuvent ? au contraire, avoir l'effet inverse et jeter de l'huile sur le feu ?
J'ai tendance à penser que ce n'est pas l'interdiction en tant que telle qui jette de l'huile sur le feu, parce qu'en réalité, quand vous avez un public qui est venu pour en découdre, avec les forces de l'ordre en particulier, quoi qu'il arrive, interdiction ou autorisation, ils y vont. Par exemple, ce n'était pas dans un contexte urbain, mais plutôt un contexte semi-rural. J'ai souvenir de l'arrêté d'interdiction qui avait été pris. pour la manifestation à Sainte-Soline, autour des bassines. En mars 2023, la préfète des Deux-Sèvres prend cette arrêtée d'interdiction, de manière à contenir, à atrophier un petit peu le mouvement des antibassines les plus virulents. se souvient des scènes spectaculaires de guérillas rurales que ça avait données. Il y a un autre élément à prendre en compte, c'est lorsque vous avez un tracé interdit et un autre autorisé, il y a un risque que certains manifestants se rendent quand même... sur le tracé interdit et cherche à opérer une forme de diversion par rapport aux forces de l'ordre, pour se livrer à des pillages, par exemple. La semaine passée, on se souvient, sur Paris, l'un des tracés qui avait été écarté, c'était Opéra-Bastille. Tracé retenu, République, jusqu'à Place de Clichy. On a bien compris à posteriori, j'imagine que c'est aussi l'analyse qui a été faite dans le courant de la semaine, combien il y avait pu avoir un brouillage des repères. envoyés aux forces de l'ordre, de manière à ce que, pendant que des casseurs se livraient à leur travail de sape habituel vis-à-vis des forces de l'ordre, d'autres puissent, pendant des heures, piller, piller, piller encore des magasins.
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