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Pardon, je vous interromps, M. le maire, parce qu'on a Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, qui sort de la réunion à l'hôtel de Matignon. Vous savez, les responsables politiques étaient reçus, Alexis Cuvillet, par le chef du gouvernement, par le Premier ministre. On va voir ce qu'il est ressorti, sachant que LFI y allait en disant « On va te pourrir, Premier ministre, on va te pourrir ta réunion ».
Je pense que le Premier ministre nous a fait perdre du temps. Et en nous faisant perdre du temps, il a fait perdre du temps au pays tout entier. Puisqu'il nous a présenté cette réunion comme une réunion technique. C'était ces mots au début de cet échange. Or, nous étions un certain nombre et assez nombreux à être venus pour une réunion politique et pour poser un certain nombre de questions politiques. Et donc, il y a eu une majorité d'interventions demandant à ce que l'ordre du jour ne soit pas consacré uniquement à la question à laquelle le Premier ministre voulait la consacrer, mais à la réponse aux revendications légitimes qui s'expriment dans la mobilisation de la jeunesse et dans la mobilisation du pays depuis plusieurs semaines. Et on est assez stupéfait de voir que le Premier ministre, à cette question qui a été posée, a dit « ce n'est pas l'urgence », a renvoyé ça à des possibles annonces qui pourraient avoir lieu, dit-il, à partir de lundi, sans nous dire la nature de ces annonces, et à aucun moment en rentrant dans le débat précis sur les revendications des jeunes, sur les revendications du pays, sur la colère, sur la souffrance sociale. Donc on ne comprend pas cette stratégie qui consiste à perdre du temps. On lui a demandé « mais qu'est-ce que vous attendez ? ». Ça fait depuis maintenant des jours et des jours que vous nous dites dorénavant. Il y a des revendications qui sont des revendications légitimes, mais ils refusent d'y répondre. Donc voilà, on a le sentiment d'avoir perdu du temps. On nous a invités à venir à une sorte de conférence sur la doctrine de maintien de l'ordre. Je ne crois pas que ce soit le sujet qui concerne l'ensemble de nos concitoyens aujourd'hui. Je note quand même que loin des caméras et des plateaux de télévision, dans les différentes interventions qui ont eu lieu de la part des membres du gouvernement qui ont pris la parole, comme d'ailleurs des responsables policiers qui ont parlé, à aucun moment, contrairement à ce que j'entends sur les plateaux de télévision, la France Insoumise n'a été ciblée ou considérée comme étant responsable des événements qui ont eu lieu samedi dernier. Donc je crois que ce serait bien que ce qui est dit dans les réunions corresponde à ce qui est dit sur les plateaux de télévision. Non, on est resté le temps d'avoir des réponses aux questions qu'on a posées. Est-ce que oui ou non, il y aura des annonces politiques qui seront faites immédiatement à l'issue de cette réunion ? Et la réunion est toujours en cours puisqu'à partir du moment où le Premier ministre nous a dit que ce n'était pas le sujet et qu'il faudrait attendre peut-être lundi au mieux, on a considéré que cette réunion n'avait pas... aucun intérêt, puisque si elle ne permet pas d'apporter des réponses aux problématiques qui sont posées par les jeunes aujourd'hui, on considère qu'elle est à côté de la plaque et à côté de la situation que connaît le pays aujourd'hui. Vous n'aurez pas réussi à la pourrir cette réunion
finalement ?
Bon écoutez, je crois qu'on a réussi et nous étions pas seuls. Il y a eu des interventions qui étaient très larges à gauche, communistes, insoumis évidemment, écologistes et même socialistes. voire même d'autres formations politiques, disant qu'on ne peut pas passer à côté des sujets qui sont posés par cette mobilisation, des revendications sociales légitimes qui s'expriment, de la question des salaires, de la question de la vie chère, de la question des non-remplacements des professeurs, de l'état de nos établissements scolaires, de la question de l'angoisse et de l'inquiétude de la jeunesse face à un système parcoursu qui pourrit l'avenir de nos enfants. Donc non, moi je considère qu'on a réussi à mettre dans cette réunion des thèmes que manifestement le Premier ministre n'avait pas l'intention de mettre. Est-ce que l'enquête de Mediapart et le martèlement du terme d'ultra-gauche Pardon, je n'ai pas vu cet article de Mediapart, mais je dois faire remarquer que le Premier ministre a indiqué que s'il posait effectivement la question de l'ultra-gauche, il posait aussi la question de l'ultra-droite. Et ça me paraît important que l'ensemble des médias qui sont là... soient au courant de cette déclaration qui me semble assez importante au vu de l'instrumentalisation absolument inacceptable à laquelle on assiste depuis plusieurs jours des événements dramatiques qui ont eu le samedi dernier.
Qu'est-ce que vous dites aux membres de l'ultra-gauche qui souhaitent perturber, empêcher le congrès du RN
? Pardon ?
Non.
comme je vous l'ai dit, pas du tout. C'est la raison pour laquelle je vous ai dit qu'entre les discours que l'on entend sur les plateaux de télévision et les informations qui nous ont été données dans cette réunion, il y a un écart manifeste. Et donc, madame, pour vous dire les choses franchement, on était venu pour ça. On a aussi formulé une demande claire. qui est que le Premier ministre ne confonde pas les débats politiques, la polémique politique ne confonde pas le gouvernement et l'État. Et les services de l'État ne sont pas à être utilisés, instrumentalisés au service d'une bataille politique ou politicienne. Non, il a répété ce qu'il a dit hier lors des questions au gouvernement, en réfutant les informations qui ont été données par le journal Mediapart. Mais je sais qu'il est d'usage ces derniers temps, ces dernières semaines, je réponds à vous comme ça, par là même, qu'il est d'usage ces derniers temps de nier les révélations de Mediapart. J'ai vu qu'il n'y avait pas que le Premier ministre, M. Lecornu, ou le ministre de l'Intérieur, M. Nunez, qui se livraient à ce type d'exercice. Est-ce que vous voulez voir l
'interdiction de certains rassemblements ?
Juste un mot là-dessus parce qu'on a entendu une certaine dissonance cognitive, en tout cas, entre le président de la République. Vous venez d'écouter
Manuel Bompard à propos de la réunion qui est toujours en cours, si j'ai bien compris. La France insoumise l'a quitté prématurément, la réunion autour du Premier ministre Sébastien Lecornu avec les responsables politiques concernant la crise et la tension que l'on vit en ce moment. Nous sommes toujours avec Nicolas Meilleur-Rossignol, le maire socialiste. de Rouen, qui est avec nous. On parlait avec vous des trajets. Vous souhaitez des trajets alternatifs pour les manifestations. C'est à la préfecture, certes, de les décider, mais que ça sorte peut-être du centre-ville. Mais au-delà de ça, il y a une réponse politique à apporter si on veut sortir de la crise. Et là, pour le moment, il n'y en a pas. Le gouvernement, au contraire, joue la carte plutôt de la fermeté des autorités.
Oui, vous l'avez dit, je soutiens Raphaël Luxman. Raphaël Luxman est dans cette réunion. D'ailleurs, je regrette ceux qui sortent de la réunion avant la fin, parce qu'en réalité, le sujet est quand même suffisamment grave pour que tous les responsables politiques soient présents à la réunion et travaillent pour essayer de sortir de la crise. Raphaël Luxman a fait une proposition avec dix mesures concrètes pour sortir de la crise. La première d'entre elles, c'est effectivement de répondre aux revendications de la jeunesse. Pourquoi ? Parce que ça fait un mois que ça traîne. Ça fait un mois que ça traîne. On a bien vu que nous avions des pillages. Je fais bien la distinction pour 99,9% d'entre eux, entre les manifestants et les pilleurs. Mais les pilleurs profitent, on va dire, sur prétexte de ce contexte de manifestation. Pour le dire autrement, s'il n'y avait pas eu les manifestations, il est probable que le samedi dernier aurait été beaucoup plus calme. Pourquoi est-ce qu'il y a des manifestations ? Parce que ça fait un mois que les revendications raisonnables, elles ne sont quand même pas révolutionnaires. C'est des profs dans les salles de classe, des toits qui ne fuient pas, des salaires dignes. Ces revendications ne sont pas entendues. Permettez-moi une provocation, je l'assume. Mais à vrai dire, le parallèle est assez troublant. Quand les agriculteurs manifestent et qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas de violence, ça arrive quand même. On a vu même des préfectures brûler. Le lendemain, ils sont reçus à l'Elysée ou à Matignon. On a même vu des premiers ministres sur des modes de foin. — Pourquoi est-ce que ça n'est pas le cas quand la jeunesse, qui est quand même notre avenir commun, on a tous des enfants et tous des préoccupations, quelle que soit notre bord politique, pourquoi quand c'est la jeunesse qui demande des choses qui sont quand même pas de l'ordre de l'irréel, eh bien là, par contre, il n'y a pas de réponse politique rapide. C'est quand même surprenant.
C'est-à-dire que va-t-il se passer lundi ? Alors, il y a la manifestation de samedi, il va y avoir un week-end sous tension, mais pourquoi renvoie-t-il à lundi, Alexis ? Eh bien,
parce que le président de la République, tout à l'heure, lorsqu'il s'est exprimé après le conseil de sécurité qui a eu lieu à l'Elysée, a expliqué que le Premier ministre allait réunir lundi, je cite, les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires, pour poursuivre le dialogue, en particulier pour notre jeunesse, pour que les demandes et les revendications... légitimes soient entendues. Donc vraisemblablement, et Manuel Bompard a compris la même chose dans l'expression du Premier ministre, des annonces pour les lycéens, ou en tout cas une réunion qui aura lieu à Matignon, mais qui est renvoyée après la manifestation du 24 octobre pour être... C'est assez cohérent avec le calendrier qui avait été fixé et qui avait été contesté par certaines organisations de lycéens, lorsque le Premier ministre avait dit justement qu'il allait laisser un peu de temps pour la consultation, pour la réflexion, notamment sur Parcoursup, et qu'il allait revenir vers vous, vous aviez bien compris ça comme moi, plutôt à la fin du mois d'octobre.
Mais justement, je voulais revenir avec vous, parce que le diaré vous a coupé la parole, Arthur Pouliken, spécialiste des radicalités des mouvements contestataires. Est-ce qu'il peut y avoir une espèce de réplique exactement la même de ce qui s'est passé samedi 17, ce samedi 24, au niveau de la violence et de l'intensité surtout ? Moi,
je n'y crois pas vraiment. Je ne pense pas que l'histoire soit cyclique. Je ne pense pas qu'on revive ni mai 68, ni le début des Gilets jaunes. Je ne pense pas que samedi prochain ressemble à samedi dernier, simplement parce que déjà le maintien de l'ordre va évoluer, que le nombre de participants sera, je le pense, en baisse. La météo ne sera pas bonne. La météo sera mauvaise, allez. En particulier ici à Paris. Ça permettra de sortir le caoué et le parapluie. Cependant, je pense sincèrement qu'on sera sur une mobilisation en baisse. plein de raisons, qui prendra des formes aussi très différentes, qui sera probablement marquée par des violences, ne serait-ce que parce que justement il y aura une sorte d'effet de rattrapage, et que je pense aussi qu'un certain nombre de participants de samedi dernier n'ont pas l'intention de revenir ce samedi. Mais puisque vous êtes
spécialiste des radicalités, qu'on comprenne bien les éléments... Alors on va écouter Christophe Béchut d'Horizon, le numéro 2, qui travaille donc avec Edouard Philippe, le candidat à l'élection présidentielle, sort de la réunion, est avec le sénateur Maluré.
Quelques mots très rapides. D'abord pour vous dire que le parti Horizon était représenté à la fois par ses deux présidents de groupe, Claude Maluret et Laurent Marc-Angeli. Et que puisque Edouard Philippe s'est mis en retrait dans le cadre de sa campagne présidentielle de la présidence active d'Horizon, j'en assure la présidence par intérim et que lui était en déplacement à Charleville-Mézières. On a été invités à une réunion consacrée au maintien de l'ordre après les images qui ont stupéfié nos concitoyens la semaine dernière. stupéfiés parce qu'on s'est retrouvé avec des centaines de policiers et de gendarmes blessés, pris pour cible de manière directe par des activistes, avec des milliers de commerces pillés et qui sont venus ternir, empêcher qu'on puisse entendre ce qu'étaient les mots d'ordre des centaines de milliers de manifestants qui étaient venus pour porter d'autres aspirations. Le Premier ministre va recevoir en début de semaine, c'est ce qu'il nous a confirmé, avec la perspective de pouvoir avancer de façon concrète les organisations lycéennes. Et ils souhaitaient aujourd'hui, y compris compte tenu des mises en cause qui ont été faites, en particulier par la France insoumise et par les écologistes, pouvoir répondre sur les éléments de maintien de l'ordre. Au lieu de ça, on a eu des gens venir nous expliquer que si on ne voulait pas de casse samedi, il fallait satisfaire l'ensemble des revendications. Que les choses soient claires. Ou on ne confond pas les manifestants et les casseurs. Et on n'explique pas qu'à ce moment-là, s'il n'y a pas de manifestants, il n'y a pas de casseurs. Ou on explique qu'il y a des casseurs et que ces casseurs, ces émeutiers, ces gens qui visent les forces de l'ordre, ça n'est pas tolérable en démocratie et qu'il faut qu'on soit capable de les stopper. Et on apporte des réponses sur le plan du maintien de l'ordre. Qu'est-ce qu'on est venu dire ? D'abord rappeler notre soutien aux forces de l'ordre qui ont été prises pour cible. Qu'on vienne pas nous parler de ce qui s'est passé dans une ville parce que ça s'est passé partout dans ma ville à Angers. On n'était pas place de la République, il n'y avait pas de NAS, il n'y avait pas eu de tir de gaz lacrymo quand les premiers tirs de mortier visant des femmes et des hommes qui y travaillent, pour nous tous, pour l'État, ont été visés. Ensuite, on est venu rappeler qu'il y avait des policiers municipaux qui s'étaient d'ailleurs souvent retrouvés en première ou en deuxième ligne dans le cadre de ce qui s'est passé en fin de semaine et qu'il y avait un texte qui attendait depuis des années, qui a été voté enfin par le Sénat au mois de février et qui permettrait d'élargir les pouvoirs des polices municipales dans un contexte où nous avons besoin d'être capables de répondre. Enfin... On a eu aussi l'occasion, j'ai eu l'occasion de dire que certaines familles politiques expliquant que les manifs se passaient mal parce qu'il y avait trop de policiers. On a vu ce qui s'est passé quand il n'y en avait pas assez. Et donc je pense qu'à un moment, il est aussi souhaitable que les masques tombent, que tout le monde comprenne que le préalable, c'est la condamnation sans retenue de la violence et que c'est la condition sine qua non pour ensuite être capable d'écouter et de répondre. à ceux qui manifestent sans faire usage de cette violence. Voilà ce que je voulais vous dire.
vous venez d'entendre Christophe Béchut parler, répondre au nom du parti Horizon, le parti d'Edouard Philippe. C'est Christophe Béchut qui est allé à la réunion. D'autres partis sont toujours en cours, d'autres discussions sont toujours en cours et puis nous les écouterons au fur et à mesure de leur sortie. Mais je vous posais la question à Arthur Poliken, spécialiste des radicalités, de savoir si l'intensité dans la violence de ce qu'on avait vécu samedi dernier va se reproduire samedi prochain. Vous, vous n'y croyez pas. Il y a notamment, je disais aussi, j'avançais l'élément météo. Est-ce qu'il n'y a pas autre chose ? C'est-à-dire, est-ce que cette radicalité... elle ne va pas se déplacer vers Orléans. où il y a le congrès du Rassemblement National, puisque du côté des autorités, on parle peut-être de 20 000 à 30 000 personnes qui vont aller là-bas. Est-ce qu'il y a un objectif en disant, voilà, Paris, c'est bon, on a donné, maintenant, les fachos, ils sont à Orléans, on va aller là-bas.
Alors, on ne pourra en juger qu'à la fin du week-end, cependant, je vois deux éléments qui n'iraient pas dans ce sens-là. Le premier, c'est que les congrès, de manière générale, les contre-sommets, etc., attirent de moins en moins et sont quand même plutôt en décru. Je me rappelle assez bien du congrès à l'époque du Front National, il y a une dizaine d'années, qui était à Lyon et qui avait donné lieu à de violences... affrontements. Pour autant, c'est parce qu'il y a une sociologie particulière à Lyon et que ça s'inscrivait dans une séquence différente. Aujourd'hui, je crois assez peu Orléans n'est pas une ville connue pour ces affrontements politiques. Et d'autre part, je pense simplement que les personnes aussi qui ont fait la journée du samedi 17 ne sont pas la même sociologie que les gens qui vont dans des mobilisations classiques encadrées par la gauche. On peut définir ceux qui ont fait la journée du samedi 17 ou pas ? Pas encore. Il y a évidemment tout un ensemble d'informations qui sont un peu dans l'air. Certains vont faire l'erreur, je pense, de le juger par les gardes à vue, qui sont très nombreuses, et par les condamnations qui tombent en ce moment, qui pleuvent. Cependant, il y a un fort biais du survivant. Les personnes qui se font arrêter et qui sont mises en prison suite à des jugements en comparaison immédiate... On
écoute Fabien Roussel, candidat pour le Parti communiste, qui est avec le sénateur Stéphane Peu.
forcément, nous, extrêmement déçus parce que... Depuis des semaines, je dirais même des mois, on alerte le gouvernement sur le fait qu'il doit prendre des mesures fortes contre la vie chère pour protéger le pouvoir d'achat des Français, pour répondre à des tas de professions qui sont aujourd'hui en difficulté, mais aussi les retraités sur leur pouvoir d'achat et plus récemment les lycéens et les lycéennes. Et on a été en fait ici invités, on s'est rendu compte, à une réunion. qu'on nous a présenté comme une réunion technique pour nous expliquer ce qu'était la politique du maintien de l'ordre. Alors vous imaginez bien notre déception. Nous, nous sommes venus ici pour dire que les Français attendent des mesures concrètes, fortes pour leur pouvoir d'achat. Concrètement, nous attendons des mesures fortes sur les salaires, sur les pensions, sur le blocage des prix de l'essence, des prix de l'énergie à l'approche de l'hiver. Il faut apporter des réponses à ça. Et enfin, il y a les lycéens et les lycéennes qui, eux, manifestent depuis plus de trois semaines maintenant. Ils ont aussi des revendications. Nous avons dit au Premier ministre qu'il était quand même scandaleux qu'il ne les ait toujours pas reçus à ce jour. et qu'il n'y ait toujours pas de réponse concrète qui leur a été apportée. Et donc là aussi, nous attendons à ce que le Premier ministre prenne des annonces, des mesures fortes concernant les lycéens et les lycéennes qui ne manifestent pas contre une réforme du gouvernement, mais qui manifestent tout simplement. pour pouvoir étudier dans des conditions dignes. Ce que nous avons rappelé, c'est que dans les heures, dans les jours qui viennent, il faut que le gouvernement apporte des réponses et traite les causes de ces manifestations. Et pas les symptômes. Et concernant la politique du maintien de l'ordre, comme c'était l'objet de la Réunion, j'ai rappelé au Premier ministre que c'est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale que dans notre pays, il y ait eu près de 7000 mineurs arrêtés en aussi peu de temps. C'est la première fois que ça se produit. C'est extrêmement grave. Et c'est le signe d'un pays qui est malade. Et on ne traite pas les problèmes. Et avoir près de 7000 de nos enfants mineurs arrêtés alors qu'ils manifestent, et dans la très grande majorité des cas, qu'ils manifestent calmement pour exiger des conditions dignes d'éducation, d'enseignement, c'est grave. Voilà ce que nous avons pu dire.
Nous
n'avons eu aucune réponse sur les questions sociales, aucune réponse aux urgences sociales qui s'expriment dans le pays.
Voilà Fabien Roussel qui sort lui aussi déçu de ses rendez-vous à Matignon. Déception généralisée pour le moment, Alexis Cuvillier. En fait, le gouvernement reste sur une espèce de fermeté en disant voilà. Ou alors il gagne du temps, il attend la manifestation de samedi pour voir comment ça va se passer. Mais la seule réponse qu'il y a pour le moment, elle n'est pas politique. Elle est dans le domaine de la fermeté et de la préparation des manifestations de ce week-end.
Oui, ça me marque à quel point Bruno Retailleau, tout à l'heure, qui est le seul à être parti bien avant la fin de la réunion, qui est maintenant bien terminée. Tout à l'heure, ce n'était pas très clair lorsque Manuel Bompard a parlé. Cette réunion à Matignon, elle est terminée. Eh bien, tous disent qu'on a assisté à une réunion technique. Et ça semble les avoir un peu surpris que les choses aient été présentées comme ça au début par Sébastien Lecornu. Bien sûr, Bruno Retailleau, lui, il était là pour... posé des revendications notamment liées à l'instauration d'un état d'urgence que l'ancien ministre de l'Intérieur demande avec constance depuis le début de la semaine. Il y a des couvre
-feu déjà, localement.
Bien sûr. Tandis que les personnalités politiques de gauche, elles, elles sont plus ou moins sur la même ligne de ce que l'on comprend. Elles, elles voulaient des réponses politiques et des réponses aux revendications sur le pouvoir d'achat. C'est ce qu'expliquait il y a quelques instants Fabien Roussel. On comprend, et nous en parlions il y a quelques minutes, que le Premier ministre leur a dit... dit qu'en effet, il recevrait les lycéens, les lycéens qui l'attendent depuis longtemps, ce rendez-vous. Il aura lieu, il aura lieu lundi. Il va donc enjamber la manifestation de samedi pour reprendre le contact avec les organisations lycéennes et probablement leur faire des annonces, leur proposer des choses pour avancer. Pour le reste, chacun en ressort un peu déçu de ce que l'on comprend. Et évidemment, cette union nationale qu'a cherché à construire le Premier ministre sur l'importance de sécuriser la manifestation de samedi, on comprend bien que là, on n'y est pas tout à fait.
Mais Franck Chomès, vous, vous êtes représentant syndical, vous subissez en ce moment les événements, mais j'imagine qu'en voyant ça, vous dites « mais il faut qu'on en sorte quoi ». Politiquement, il faut qu'on en sorte, qu'on avance, j'imagine.
– Mais bien sûr, et puis je crois que les dégâts… – Il faut que ça s
'apaise
quoi. – D'abord, il faut que ça s'apaise déjà, et puis les dégâts financiers vont être colossaux, parce que bien évidemment, il y a l'avant et l'après, on l'a vu avec les Gilets jaunes. En 2018, on n'a jamais pu s'en relever pour certains. Il y a eu les
gilets jaunes, ensuite il y a eu le Covid.
Moi, j'en appelle à la raison. Je comprends la manifestation et surtout
de... Vous en appelez à la raison auprès des lycéens, mais vous en appelez à la raison aussi aux responsables politiques ?
Oui, il faut au bout d'un moment se mettre le plus vite possible pour recevoir ces étudiants et traiter, dirons-nous le sujet, un bras le corps, mais de suite, parce que plus ça va s'éterniser.
Parce que là, vous avez 24, samedi 24, il y a le 31, il y a un appel à la grève générale le 5 novembre aussi. Ce dont
j'ai peur, je vous le dis Alain, c'est qu'on ne puisse pas tenir. C'est-à-dire que financièrement ça va être une catastrophe économiquement et qu'on est en train d'empirer parce qu'à chaque fois l'État saupoudre d'allègements, de charges et compagnie. Et donc ça ne rentre pas dans les caisses quand on ne travaille pas. Je rappelle que le tourisme en France représente 8% du PIB. Et quand on donne une image comme ça à l'étranger, imaginez bien... Vous encaissez
déjà des baisses de réservation. Mais Raphaël Grabli, parmi tout ce que l'on entend aujourd'hui dans le discours de fermeté, il y a cette petite musique qui ne cesse d'être là, c'est de dire qu'il faut agir sur les réseaux sociaux. Alors justement, qu'en est-il précisément ? Parce qu'il y a une appli qui cartonne, qui permet de contourner les interdictions éventuelles. Oui, alors
pour revenir quand même sur cette petite musique, il y a quand même une évolution. Il y a quelques jours, la semaine dernière, il y avait Gabriel Attal, l'ancien Premier ministre, qui évoquait sa volonté... ... ... ... ... ...
réseaux sociaux, ça devient effectivement une véritable problématique. Et il y a aussi une autre piste, c'est cette possibilité, quand il y a des actions de pillage importantes avec l'utilisation de réseaux sociaux pour orienter les acteurs, cette possibilité, voire même de suspendre l'utilisation des réseaux. Le Conseil d'Etat en 2025 avait considéré que c'était le principe, rien ne l'interdisait en principe, au titre des circonstances exceptionnelles, mais que les conditions posées étaient très strictes. Et c'est quelque chose, évidemment, qui ne m'a pas échappé.
'est une déclaration qui a fait énormément réagir, notamment évidemment sur les réseaux sociaux. Alors quand on interroge des sources gouvernementales, on est... Pas tout à fait à l'aise avec cette déclaration. On sent que le fait d'évoquer ne serait-ce qu'une piste vraiment à l'étude de suspension des réseaux sociaux, c'est assez sensible, donc on ne va même pas jusqu'à dire que c'est clairement à l'étude. Et puis il y a un autre sujet sur les réseaux sociaux, cette fois c'est Gérald Darmanin qui l'a abordé il y a quelques minutes justement. C'est une peine qui est récente, qui a deux ans, c'est le bannissement des réseaux sociaux. On écoute Marine Tondelier pour les Verts.
On écoute Marine Tondelier, la candidate des
Écoutez, on sort de cette réunion encore plus inquiets qu'on y était rentrés et même, je pense pouvoir parler au nom de tous les écologistes, en colère. Il y a une chose sur laquelle tout le monde était d'accord, c'est que les manifestants, les casseurs et les pilleurs, ce n'était pas la même chose. Et y compris le directeur général de la Gendarmerie nationale a dit clairement que dans les cortèges de manifestants, tout s'était bien passé. Mais sur le reste, j'ai le regret de vous annoncer qu'on ne se comprend plus en réalité. Monsieur le Premier ministre a commencé par préciser en début de réunion que c'était une réunion technique. Enfin, de qui se moque-t-on ? On a d'ailleurs eu en PowerPoint qui nous expliquait les trois piliers de la doctrine du maintien d'ordre français. Enfin, c'était assez lunaire parce qu'à partir du moment où c'est les forces politiques de ce pays, tous les chefs de partis, les présidents de groupes parlementaires qui sont invités, non, c'est pas une réunion technique, c'est une réunion politique parce qu'on est là. Et par ailleurs, je ne pense pas que le président de la République, quand il fait une allocution face à tous les Français à 20h, ce soit pour convoquer des réunions techniques. Donc c'était bien une réunion politique qu'on a animée, nous, comme telle, depuis la place où on était, c'est-à-dire une mise en scène assez... enfantine où ils étaient sur une estrade chacun pour nous expliquer leur exposé et nous sur des chaises à prendre des notes sur nos genoux comme dans une conférence de presse on serait venu poser quelques questions s'ils voulaient bien à la fin donc on a essayé de reprendre un peu le contrôle sur cette réunion pour dire ce qu'on avait à dire pour parler de l'ordre du jour que l'on voulait parce que on peut parler de doctrine de maintien d'ordre évidemment qu'il faut parler du ce qui s'est passé le 17 et on était preneur de réponses mais il ya aussi des revendications des lycéens on a été finalement très déçu parce que vous savez dans ces genres de réunion on sort avec des réponses, mais souvent, on a des éléments d'analyse qui peuvent être intéressants. Des fois, on apprend des choses, des éléments qui ne peuvent pas donner hors huis clos. Et là, en fait, on n'a rien eu de tout ça. Et je dois vous dire qu'on sort avec beaucoup de colère sur la doctrine du maintien à l'ordre. On a pu s'exprimer, mais en réalité, il y a trois problèmes. Il y a la doctrine en elle-même, il y a comment aller appliquer avec des ordres parfois illégaux, par exemple, les nassages, etc. Et il y a aussi le sujet des comportements parfois individuels. On a tous eu... Vous êtes journaliste, vous voyez ces vidéos sur les réseaux sociaux, vous avez même vous-même vu et vécu peut-être des choses dans ces manifestations. Et ça, il faut pouvoir y répondre. Voilà, relever, rapporter des témoignages forts, des choses qu'on a vues qui ne sont pas admissibles, y compris les numéros de RIO, c'est quand même la base. Quand il y en a un qui ne le met pas par inadvertance, pourquoi pas ? Mais là, ce n'est pas de l'inadvertence, c'est une volonté de ne pas l'afficher. Et quand vous avez dans un groupe 3, 4, 5, 6, 10 qui ne l'affichent pas, personne ne leur dit « là, il faut le mettre ». Donc c'est aussi qu'il y a un dérapage au sein des forces d'ordre, parfois, dans ce qui relève de la délégalité, et qui doit être rapporté. Ce qu'on a quand même dit, c'est que dans le rapport de confiance... Entre une population et sa police, c'est important que les règles soient respectées. Parce que quand on porte l'uniforme et qu'on exerce la violence au nom de l'État, ça engage fortement. Et que si on veut, et c'est important pour tous les démocrates de ce pays, une relation saine entre une population et sa police, il y a des règles qui doivent être respectées. Ce qu'on a dit aussi, évidemment, c'est qu'un mouvement social... ne pouvait pas avoir comme seule réponse du maintien de l'ordre et que la force publique à un moment ne pourra pas contenir la colère. Et donc nous on fait vraiment la différence entre les casseurs, les pilleurs, on condamne toutes leurs actions et les manifestants. Mais enfin on voit bien que les casseurs profitent. des manifestations et que si on veut éviter ça, il faut aussi pouvoir répondre aux manifestations. Et en fait, là-dessus, nous, on est comme beaucoup de Français. Vous
venez d'entendre, c'est toujours en cours, d'ailleurs, Marine Tondelieu, la candidate des Verts à l'élection présidentielle, qui sort de la réunion avec Sébastien Lecornu, le Premier ministre, pour faire un point technique. C'était une réunion technique, notamment sur le maintien de l'ordre. Les manifestations de ce week-end seront ensuite Louis Alliot du Rassemblement national, le maire de Perpignan, qui prendra la parole et qu'on écoutera en direct. L'une des images fortes que l'on retient de... Le samedi dernier, en attendant ce qui se passera après demain, samedi 24 octobre, c'est l'incendie de la mairie de Limoges. Incendie partiel, mais l'enquête est aujourd'hui toujours en cours. Nous sommes avec maître Henri Bronde, qui est l'avocat du suspect numéro 1 dans l'incendie de la mairie de Limoges. Bonsoir maître, merci d'être avec nous. On va vous poser des questions sur votre client, mais d'abord on va faire un point sur l'enquête. C'est-à-dire qu'il y a un deuxième suspect, Paul Conge, qui a été interpellé.
Oui absolument, il a été interpellé ce matin, lui aussi par le RAID dans le département de la Creuse. C'est un suspect âgé de 66 ans, donc a été placé en garde à vue. L'autre chose qu'il faut rappeler aussi, c'est que depuis cette nouvelle garde à vue, le parquet de Limoges, qui dirige l'enquête aujourd'hui sur la destruction de l'hôtel de ville, il a élargi le périmètre de l'enquête et a élargi notamment au chef de tentatives de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique parce qu'au moment de l'incendie, il y avait plusieurs policiers municipaux à l'intérieur du bâtiment. Et la garde à vue de votre client, Maître Braun, a été également prolongée. de nouveau ça fait donc deux jours consécutifs il est plus question de terrorisme pour le moment Non, pour le moment il n'est pas question de terrorisme. Le parquet national antiterroriste qu'on a eu au téléphone tout à l'heure nous confirme qu'il n'est pas saisi, qu'il reste en observation sur les faits, même si effectivement un service antiterroriste travaille sur l'enquête. C'est la sous-direction antiterroriste parce qu'il a une mission de lutte contre les extrémismes violents. Mais pour le moment ce n'est pas considéré comme un attentat.
Alors Maître Braune, vous êtes l'avocat de cet homme de 34 ans que l'on présente comme un fiché S activiste violent de l'ultra-gauche. C
'est
votre client ? Vous reconnaissez votre client
? L'ultra-gauche, déjà, c'est une fiction. Ça n'existe pas. La fiche S, je rappelle que c'est un classement administratif. C'est un outil de surveillance qui a été mis en place, qui succède à ce qu'on appelle le carnet B avant la Seconde Guerre mondiale. Ce qu'on a appelé en 1942 la liste S puis la fiche S. C'est un simple classement administratif où il y a 16 subdivisions. Je ne sais pas si mon client est fiché S ou pas. Et surtout, ça ne doit... pas avoir la moindre incidence sur des procédures judiciaires. – C'est un membre de l'ultra-gauche, connu pour des violences ? – Je ne sais pas ce que c'est que l'ultra-gauche, donc l'ultra-gauche est une fiction, encore une fois. – C'est comme ça qu'il est présenté ? – Oui, mais oui. – Ce n'est pas quelqu'un qui est contre
le système, contre le capitalisme, contre les institutions ?
– C'est quelqu'un qui est écologiste, qui mène… – Il y a différentes nuances d'écologie ? – Exactement. – Il est dans l'écologie radicale et violente ? – Il n'est pas… – Écoutez, l'écologie, c'est le fait de vouloir préserver le vivant, et donc c'est quelqu'un qui mène une vie simple, qui est proche de la nature, et voilà. – Enfin, proche de la nature,
qui est connu pour des violences envers un policier en 2025, qui était dans une équipe pour destruction en bande organisée et menaces de mort ?
Ah non, non, il n'y a pas question de m'organiser une menace de mort. Alors effectivement, il y a une petite affaire judiciaire, et je pense que c'est pour ça qu'on est allé l'interpeller. Une petite affaire judiciaire, c'est une violence envers un policier
en 2025, c'est ça ? Non, non, non, je vais en dire un mot de cette
affaire, justement, ça s'est passé à Guerre en 2024. Oui, il y a une altercation avec un policier lors d'une manifestation, et moi je m'étonne que pour interpeller des gens, on fasse appel au RAID. C'est-à-dire que là, je pense qu'il y a... C'est peut-être parce qu'il a un profil inquiétant. Je pense que le problème, c'est qu'il y a une stigmatisation d'une région, le Limousin, et d'un territoire, le Pâteau de Millevache, où on a des gens qui mettent une vie paisible et qu'on présente comme des gens dangereux, radicalisés, d'ultra-gauche, ce qui ne correspond à rien. Et je pense que c'est pour ça que dans cette affaire de la mairie de Limoges, on a la SDAT, on a le Pâte, etc. Est-ce qu'il a reconnu les faits, votre client ? Écoutez, nous sommes dans le cas de la garde à vue. Mon confrère Guillaume Lavirdure du barreau de Limoges est... à ses côtés. Moi, je n'ai pas l'habitude de commenter une affaire en cours encore moins quand il y a une garde à vue. Il est rentré dans la mairie de Limoges ou pas ? Est-ce qu'il est rentré dans la mairie de Limoges ? Ce qui est très surprenant dans ce dossier, c'est que moi, je ne sais pas. Moi, j'apprends les éléments du dossier par les médias. Et là, ça pose un problème. Je suis avocat, je suis auxiliaire de justice et on me donne accès à des éléments du dossier par les médias. Ça veut dire qu'il y a des journalistes et notamment les journalistes qui sont proches de la SDAT. qui ont plus d'informations sur ce dossier que moi. Et ça, ça pose un problème, parce que le secret de l'enquête devrait,
en théorie, être respecté. Il semblerait que votre client ait été identifié notamment par les vidéos qui ont été tournées sur place, et notamment la vidéo d'un drone de la police, si c'est bien le cas ? Alors si on a uniquement une
vidéo... faite par un drone, ça va quand même pas très loin. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur le fait que ça aurait été prémédité, sur le fait que l'incendie aurait pris dans les caves de la mairie de Limoges. En réalité, je pense que ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu... — C'est trouvé-là par hasard ? — Écoutez, on a le droit de manifester dans ce pays. — Bien sûr, mais est-ce qu'il était dans la mairie de Limoges par hasard ? y avait beaucoup de gens dans la mairie de Limoges à ce moment-là. Non, mais je pense quand même qu'on ne peut pas. Ce qui est quand même particulièrement choquant de cette affaire, c'est le fait qu'on jette en pâture mon client, c'est-à-dire qu'on donne son prénom. Il n'a rien à se reprocher. Attendez, on donne son prénom. On peut facilement trouver son nom de famille. J'ai vu des médias qui publiaient la photo de la maison où il habite. Son profil Facebook a fait l'objet de nombreuses insultes et menaces de mort, et également ses amis sur Facebook. Donc on a quelqu'un qui est présumé innocent, et qui peut être innocent, et voilà qu'on jette son nom en pâture, alors qu'on est simplement au début de la garde à vue, et ça c'est quelque chose d'extrêmement inquiétant, et je n'ai pas encore l'occasion de parler avec lui, mais nous pourrons envisager des actions par rapport... à cette atteinte à la vie privée, cette atteinte à la présomption d'innocence et les menaces et les injures qui se font au jour contre lui. Parce qu'il faut quand même laisser le temps à la justice. On ne peut pas, comme ça, sur un plateau de télévision, décider qu
'une personne est coupable. Merci à vous, Maître Braun, d'avoir été avec nous. On sera à Limoges. On sera avec le préfet du Loiret et de la région, au centre-val de Loire, pour ces manifestations que l'on annonce maintenant monstres contre le Rassemblement National et son congrès ce week-end.
Particulière. où un Premier ministre et un ministre de l'Intérieur ont réuni des personnes, notamment celles qui ont refusé de condamner les violences qui ont eu lieu ce week-end et qui ont tenté de rejeter leurs responsabilités. On a quand même le ministre de l'Intérieur qui nous a dit qu'il avait fait face à un public inédit. Or, ça fait quand même un certain nombre d'années que se mêlent des black blocs, des racailles et des personnes issues. l'immigration. Personne n'a osé aborder ce sujet à part nous. Nous avons, parce que vous savez que ça a été une source de préoccupation pour certains de nos sympathisants, nous avons demandé des garanties en ce qui concerne la sécurisation de notre congrès ce week-end à Orléans. Et que ce soit le Premier ministre ou le ministre de l'Intérieur, ils nous ont assuré que notre congrès du RN pourrait se tenir dans de très bonnes conditions. Donc je me permets d'inviter les sympathisants du RN. et de leur dire qu'ils peuvent venir écouter le grand discours de politique, de lancement de campagne présidentielle de Marine Le Pen dimanche après-midi en notre présence à Orléans.
Est-ce que vous n'êtes pas inquiète néanmoins des 20 à 30 000 contre-manifestants qui sont annoncés en plus de certains groupes d'ultra-gauche ? Je
viens de vous dire que nous avons posé la question et qu'il nous a été répondu à plusieurs reprises. Donc il n'y a aucune raison de s'inquiéter et c'est la raison pour laquelle nous tiendrons notre... meeting et que nous attendons dix mille personnes dix mille patriotes qui ont envie de pouvoir mener la campagne présidentielle dans de bonnes conditions ainsi que le prévoit la constitution
si
monsieur mais le sujet de la réunion c'était le maintien de l'ordre Et nous avons été en présence de militants politiques d'extrême gauche. D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur, même si ça a été timide, il a quand même reconnu, il a pointé la responsabilité de l'extrême gauche dans les violences qui ont eu lieu ce week-end, dans les attaques anti-police, dans les dégradations des commerçants et dans le climat de peur, de terreur qui s'empare de la population, qui redoute d'avoir des casseurs, des pillards, des délinquants. des racailles, s'infiltraient dans leur maison. Vous vous
sentez plutôt satisfait de cette réunion ? Vous avez les garanties de votre meeting ? Vous êtes plutôt satisfait
? Sur ce point-là, oui, mais sur le reste... tellement parce qu'en fait c'était trois heures, je vous dis, où ils ont tenté de minimiser leurs responsabilités. Enfin on a quand même monsieur le ministre de l'Intérieur qui nous dit c'est inédit, c'est la première fois qu'on a affaire à ce public, que si lui il est surpris par ce qui se passe, qu'il nous laisse les clés de son ministère beaucoup plus vite que prévu. Est-ce que vous soutenez la proposition de monsieur Rotarius
de décréter l'état d'urgence ?
Non, parce que ça veut dire qu'on ne pourrait pas faire une campagne présidentielle dans de bonnes conditions. Aujourd'hui, des outils législatifs existent. Les forces de l'ordre peuvent être mobilisées. C'est ce qui va être prévu ce week-end. Donc pour l'instant, il n'y a pas besoin de déclarer l'état d'urgence. Vous
utilisez seulement les manifestations des syndicats. Est-ce que ça va dans le bon sens pour vous
pouvez répéter la question ? Déjà, j'ai bien compris, ce samedi, les syndicats n'appellent pas à manifester. C'est ce qui nous a été dit.
fait, il y aura plein de rassemblements interdits. Si
les rassemblements interdits se tiennent, ça en dira long sur l'état de la France aujourd'hui.
des manifestations, notamment à Orléans, dimanche, c'est la solution ? Il n'y a pas une attente aux libertés publiques
Est-ce qu'il n'y a pas une attente aux libertés publiques d'aller tout casser, d'aller piller les magasins et de taper sur la police ? Je crois qu'on peut manifester sans tout casser. Et la force, le poids, l'emblème que ça représenterait est beaucoup plus fort qu'aller tout casser. Donc simplement, là, nous étions sur une réunion pour le maintien de l'ordre. À Orléans, je rappelle, c'est l'Assemblée Générale d'un parti politique reconnu par la Constitution française. Alors je veux bien qu'on aille manifester pour tout et pour rien, mais pour le coup, ça n'a rien à voir ni avec le pouvoir d'achat ni avec les revendications lycéennes. C'est juste la gauche qui se fait plaisir et qui va se rassembler dans un village, paraît-il, antifasciste, mais on n'en sait pas plus.
-ce que vous avez dit à Olivier Faure qui a dit qu'il irait s'amuser manifester ?
Non, on n'a pas parlé de ça d'ailleurs, mais moi j'ai dit ce que j'avais à dire. 'est-à-dire que le congrès d'Orléans est un congrès démocratique d'un parti démocratique. Si les forces de gauche manifestent, c'est leur droit. J'espère qu'il n'y aura pas de casse autour parce qu'elles en porteront l'entière responsabilité. S'il y a de la casse à Orléans, c'est M. Fort, Mme Tondelier et tous les autres qui en porteront la responsabilité. l'attitude des forces de l'ordre, mais je pense qu'elles sont là pour maintenir l'ordre. Voilà. Merci.
Vous venez d'écouter la députée de Gironde-Edwige Diaz, le maire de Perpignan, Rassemblement National, Louis Alliot, qui était reçu à l'hôtel de Matignon pour la réunion sur la crise du pouvoir d'achat, les manifestations à venir. Et ils ont notamment entendu de la part de Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement, le fait qu'il n'ait pas à s'inquiéter. par rapport au congrès du Rassemblement national prévu samedi et dimanche à Orléans. Justement, nous sommes avec Hugues Moutou, le préfet du Loiret de la région Centre-Val-de-Loire. Bonsoir, monsieur le préfet. Merci d'être en direct avec nous sur BFM TV. Pas de raison de s'inquiéter, alors ? On peut rassurer les habitants d'Orléans, bien qu'on annonce 20 000 à 30 000 manifestants contre le Rassemblement national ?
problème, c'est pas ces 20 ou 30 000 manifestants, puisque vous avez effectivement une manifestation qui est déclarée et qui se tiendra. Et les forces de sécurité en nombre seront présentes pour encadrer cette manifestation, comme les forces de l'ordre sont présentes en nombre pour permettre effectivement au Rassemblement national, qui est un parti légalement constitué, de tenir son congrès. Et le samedi et le dimanche, ce meeting de lancement de la... campagne présidentielle de madame le pen donc on est là pour assurer à la fois l'exercice des libertés publiques c'est notre rôle c'est le rôle de l'état mais également pour prévenir tout trouble à l'ordre public
de policiers seront déployés pour assurer la sécurité autour de ce congrès du rassemblement national
aura de très nombreux policiers et gendarmes, des renforts nationaux très importants, des forces mobiles, à peu près 2000, qui viennent s'ajouter aux forces de police et de gendarmerie locale et aux policiers municipaux naturellement. On est présent en nombre pour apporter la réponse la plus ferme possible dans le cadre de la loi aux personnes qui tenteront, qui viendront pour tenter à la fois de casser, de piller, de s'en prendre aux forces de l'ordre, comme c'est le cas malheureusement, ou qui tenteraient également d'entraver le bon déroulement du meeting, du congrès, du parti Rassemblement National. C'est ce que nous faisons pour tous les partis politiques. qui, je le rappelle, selon l'article 4 de la Constitution, à la fois concourt à l'expression des suffrages et participe directement à la démocratie pluraliste. Moi, je crois que ceux qui viennent pour empêcher... — Merci, M.
Pluchet. Pardon. Je vous interromps. On écoute Raphaël Glucksmann qui sort de la région de Matignon. — Le cisco
sécuritaire du 17 et aussi du 18 octobre. Et nous n'avons pas obtenu de réponse claire sur comment on peut expliquer une telle impréparation. de nos services de sécurité ? Comment on peut expliquer que des rues dans nos villes soient à ce point livrées aux casseurs et aux pillards sans intervention policière, sans dispositif policier adéquat ? Donc ça, c'est inquiétant. La deuxième chose, nous étions venus avec des propositions en disant une chose très simple. Quand vous êtes face à un mouvement social d'une telle ampleur, vous devez apporter des réponses politiques aux revendications qui sont formulées. D'abord par les lycéens, puis ensuite sur la question du pouvoir d'achat. Et là-dessus, on nous a expliqué d'abord que ce n'était pas le cadre. Mais nous, nous avons dit que si on invitait des forces politiques à discuter dans une situation d'une telle tension, nous ferions en sorte que ce soit le cadre. Et donc nous sommes venus avec des propositions. précise des propositions de sortie de crise. Parce qu'à un moment, il faut quand même qu'il y ait ces réponses politiques, qui soient exprimées, qui soient formulées. Il faut qu'on entende la colère des jeunes et il faut qu'on entende la colère des lycéens. Il faut qu'on entende les préoccupations et les angoisses de la population française. Et donc, sur les lycéens, on est venu avec des idées qui sont simples et qui peuvent être engagées très rapidement. Sur Parcoursup, l'abrogation de Parcoursup, la capacité à reformuler un autre système. sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées. Et au contraire, on doit répondre à la revendication des lycéens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face à eux, que les enseignants absents soient remplacés. On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat. Le gouvernement maintenant a tout sur la table. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'ils répondent à notre plan, à ce plan de sortie de crise. C'est de cela dont la France a besoin, à la fois de garantir l'ordre républicain et... de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés. Et pendant des semaines, les lycéens ont été traités comme quantité négligeable. Le gouvernement a refusé de les recevoir. On a un ministre de l'éducation nationale qui a dit qu'ils n'ont qu'à parler avec leur proviseur. C'est ça la réponse. Encore une réponse policière. peut continuer. Donc maintenant, la balle est clairement dans le camp du gouvernement. S'il pense qu'il peut noyer le poisson, si le gouvernement croit qu'en ne répondons pas. Aux revendications de la jeunesse française, le mouvement s'essoufflera. Il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines. Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique, c'est que notre pays vive en paix dans la justice. Et que pour cela, il faut répondre aux demandes. Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur, on ne peut pas le traiter par le mépris. Et donc nous avons fait des propositions. Maintenant, on attend de voir. On n'a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés. Et on attend de voir dans les jours qui viennent si le gouvernement a entendu, à travers nos propositions, le mouvement social. Sur le volet sécuritaire, est-ce que le gouvernement vous a satisfait
vous venez d'écouter Raphaël Glucksmann, candidat sorti des primaires socialiste, candidat à place publique à l'élection présidentielle, lui aussi déçu par ce qu'il a entendu de la part du gouvernement. Donc on voit bien tous les points de tension qu'on a ce week-end. Il y a le congrès du Rassemblement national, on en parlait du côté d'Orléans samedi et dimanche, on en parlait avec le préfet Moutou, avec des manifestations qui sont prévues, Olivier Faurent sera d'ailleurs, il sera sur place à Orléans. On a les manifestations pour les lycéens, pour le pouvoir d'achat, celle des étudiants, des gilets jaunes. qui sont samedi. Michael Taverne, vous êtes avec nous, vous êtes député Rassemblement National du Nord. Vous êtes inquiet ou pas
avons été rassurés par les pouvoirs publics. On a entendu monsieur le préfet qui a... Développer un dispositif justement pour qu'on puisse tenir notre congrès dans les meilleures conditions possibles. Comme il l'a dit, c'est un très grand moment de démocratie puisque nous allons lancer la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Et il y aura des forces mobiles qui seront mises en place à Orléans. En tout cas, il y aura des interdictions également de manifester. Donc en tout cas, les pouvoirs publics nous auront assuré. Il y a un contact constant entre le Rassemblement National, la municipalité d'Orléans et la préfecture central de Loire. On verra s'il y a des casseurs. Mais en tout cas, j'espère que le ministère de l'Intérieur répondra beaucoup plus efficacement, contrairement à la semaine dernière, avec des ordres clairs. Et surtout, évitez les casseurs une nouvelle fois de privilégier une nouvelle fois le désordre, l'insurrection, la révolution, alors qu'il y a, comme je le disais tout à l'heure, des revendications parfaitement légitimes de la part des lycéens, de la part des Français sur le pouvoir d'achat. Mais aujourd'hui, vous êtes complètement... étouffés par des voyous, par l'ultra-gauche, qui ne pensent qu'à une chose, déstabiliser les institutions et surtout étouffer votre mouvement, pourtant je le dis avec des revendications légitimes.
Moi j'ai une question pour vous, vous parlez d'interdiction de manifestation, effectivement ça a été évoqué, est-ce que vous ça ne vous choque pas le fait qu'on interdise des manifestations
la manifestation est un droit constitutionnel. D'accord ? Mais je rappelle, c'est une décision du préfet d'interdire des manifestations autour du congrès du Zénith d'Orléans pour éviter des troubles à l'ordre public. Parce que vous voyez ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire que vous avez quand même le premier parti de France, le premier groupe de l'Assemblée nationale qui est perturbé. Par des mouvements d'ultra-gauche. Donc vous, en fait, ça ne vous pose pas de problème. Vous êtes anti-constitutionnel. Ça ne vous pose pas de problème. C'est assez fou quand même. Ça ne vous pose pas de problème. Mais vous savez ce qui est important ? C'est qu'aujourd'hui, il faut mettre fin à ces voyous qui perturbent les manifestations. Parce que vous avez des revendications légitimes. Je l'ai dit, vous avez des revendications légitimes. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, vous avez affaire, non pas... à des travailleurs, à la France du travail. Vous avez affaire à la France du chaos. Des gens, en fait, qui sont là pour bordéliser et pour casser et qui a pour prétexte infendier, etc. Donc, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est apporter des solutions aux problèmes. C'est ce que ne fait pas Emmanuel Macron.
Oui, mais donc la solution, actuellement, c'est de nous envoyer la BRI et les CRS. Je pense qu'à un moment donné, il faudrait des réponses politiques. Et vous, quand on entend votre discours, tout ce qu'il faut, c'est plus de fermeté et plus de répression. à un moment donné, pour vraiment, moi, stopper toute cette casse, qui d'ailleurs, moi, je suis désolé, mais bien sûr que ça me choque, mais à côté, la violence institutionnelle qu'on subit depuis des années avec les politiques d'Emmanuel Macron, que vous soutenez à certains égards, dans certains votes, quand même, ça, ça se vérifie. Moi, ça me choque aussi.
Samedi, quand vous manifestez pour les meilleures conditions d'études... Pour le pouvoir d'achat, vous manifestez contre le RN aussi ? Parce qu'on entend en Ciamo tutti antifasciste, vous manifestez contre les fascistes. Bien sûr qu
'on est antifasciste, et c'est même, dans la période, c'est même plus que nécessaire. Quand vous avez un parti qui, déjà, a détourné 4 millions d'euros, mais bon, jamais 203, donc je pense que vous serez condamnés une troisième fois. Ne jouez pas à ça. Ah non, mais je pense que c'est important, parce qu'avec l'argent que vous avez volé, on aurait pu reconstruire beaucoup de choses. Oui, bien sûr. Et on aurait pu payer énormément de preuves par ailleurs. Bien sûr. Donc, bien sûr que oui, nous sommes antifascistes, et oui, nous sommes... complètement anti-rassemblement national quand vous avez des investitures au néo nazi des fascistes dans leur camp alors pardon mais c'est chez vous qu'il y avait une candidat avec une casquette nazi qui a été présenté le congrès
d'Orléans samedi du rassemblement national qui a des députés à l'assemblée nationale c'est un congrès fasciste
oui Pour moi, vous êtes une organisation fasciste. Dans votre discours, dans votre manière d'être. En fait,
manifester pour empêcher un congrès du premier parti de France, et notamment qui est donné gagnant l'année prochaine, ça ne vous pose aucun problème. Moi, ce qui me pose problème, c'est un combat politique. C'est un combat politique dans ce cas-là. Engagez-vous en politique, engagez-vous en politique, et venez débattre à l'Assemblée nationale. Je vous rappelle juste que, effectivement, vous êtes très proche de la France insoumise. qui bordélise aujourd'hui les institutions ? Est-ce qu'il y a des députés qui sont condamnés ? Raphaël Arnaud ? Tiens, comme si bizarre. Là, par contre, ça vous pose problème. Vous savez qu'il y a plusieurs condamnations de fichiers. Adrien Quatennens qui a tabassé sa femme. Alors là, ça vous pose problème. Vous savez
que j'ai toujours condamné que ce soit les violences sexistes et sexuelles comme les fascistes de votre camp. Et moi, j'ai aucune ambiguïté là-dessus. Maintenant, ce qui pose problème de votre camp, c'est les néomachines.
L'objectif,
c'était vraiment de rappeler qu'elle est... c'est la doctrine de maintien de l'ordre, de pouvoir la réexpliquer. Ça a fait l'objet de nombreux débats depuis quelques heures et quelques jours sur vos plateaux télé, dans vos émissions de radio. Beaucoup se sont exprimés dessus et donc il convenait de la part du gouvernement et de la part des services de l'État de poser quelques bases et de donner quelques explications, de permettre aussi aux forces politiques qui le souhaitent de faire des propositions sur l'évolution de la doctrine de maintien de l'ordre. Beaucoup ont su... gérer ouvertement dans les médias que cette doctrine devait être évoluée. En l'occurrence, nous n'avons pas entendu de demandes ou de propositions particulières formulées de la part des partis politiques quant à l'évolution de cette doctrine de maintien de l'ordre. En tout état de cause, la liberté de manifester concerne évidemment l'ensemble des forces politiques. C'est évidemment la responsabilité de l'État et donc c'est ce à quoi nous travaillons.
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