Chargement...
Chargement...
En nous faisant perdre du temps, il a fait perdre du temps au pays tout entier, puisqu'il nous a présenté cette réunion comme une réunion technique. C'était ces mots au début de cet échange. Or, nous étions un certain nombre et assez nombreux à être venus pour une réunion politique et pour poser un certain nombre de questions politiques. Et donc, il y a eu une majorité d'intervention demandant à ce que l'ordre du jour ne soit pas consacré uniquement à la question à laquelle le Premier ministre voulait la consacrer, mais à la réponse aux revendications légitimes qui s'expriment dans la mobilisation de la jeunesse et dans la mobilisation du pays depuis plusieurs semaines. Et on est assez stupéfait de voir que le Premier ministre... à cette question qui a été posée, a dit « ce n'est pas l'urgence », a renvoyé ça à des possibles annonces qui pourraient avoir lieu, dit-il, à partir de lundi, sans nous dire la nature de ces annonces, et à aucun moment en rentrant dans le débat précis sur les revendications des jeunes, sur les revendications du pays, sur la colère, sur la souffrance sociale. Donc on ne comprend pas cette stratégie qui consiste à perdre du temps. On lui a demandé, mais qu'est-ce que vous attendez ? Ça fait depuis maintenant des jours et des jours que vous nous dites dorénavant. Il y a des revendications qui sont des revendications légitimes, mais ils refusent d'y répondre. Donc voilà, on a le sentiment d'avoir perdu du temps. On nous a invité à venir à une sorte de conférence sur la doctrine de maintien de l'ordre. Je ne crois pas que ce soit le sujet qui concerne l'ensemble de nos concitoyens aujourd'hui. Je note quand même que loin des caméras... Et des plateaux de télévision, dans les différentes interventions qui ont eu lieu de la part des membres du gouvernement qui ont pris la parole, comme d'ailleurs des responsables policiers qui ont parlé, à aucun moment, contrairement à ce que j'entends sur les plateaux de télévision, la France Insoumise n'a été ciblée ou considérée comme étant responsable des événements qui ont eu lieu samedi dernier. Et donc je crois que ce serait bien que ce qui est dit dans les réunions corresponde à ce qui est dit sur les plateaux de télévision. On est resté le temps d'avoir des réponses aux questions qu'on a posées. Est-ce que oui ou non, il y aura des annonces politiques qui seront faites immédiatement à l'issue de cette réunion ? Et la réunion est toujours en cours puisqu'à partir du moment où le Premier ministre nous a dit que ce n'était pas le sujet et qu'il faudrait attendre peut-être lundi au mieux, on a considéré que cette réunion n'avait plus aucun intérêt puisque si elle ne permet pas d'apporter des réponses aux problématiques qui sont posées par les jeunes aujourd'hui... considère qu'elle est à côté de la plaque et à côté de la situation que connaît le pays aujourd'hui. Vous n'aurez pas réussi à la pourrir cette réunion finalement ? Bon écoutez, je crois qu'on a réussi et nous étions pas seuls. Il y a eu des interventions qui étaient très larges à gauche, communistes, insoumis évidemment, écologistes et même socialistes. voire même d'autres formations politiques disant qu'on ne peut pas passer à côté des sujets qui sont posés par cette mobilisation, des revendications sociales légitimes qui s'expriment, de la question des salaires, de la question de la vie chère, de la question des non remplacements des professeurs, de l'état de nos établissements scolaires, de la question de l'angoisse et de l'inquiétude de la jeunesse face à un système parcoursieux qui pourrit l'avenir de nos enfants. Donc non, moi je considère qu'on a réussi à mettre dans cette réunion des thèmes que manifestement le Premier ministre n'avait pas l'intention de mettre. Pardon, j'ai pas vu cet article de Mediapart, mais je dois faire remarquer que le Premier ministre a indiqué que s'il posait effectivement la question de l'ultra-gauche, il posait aussi la question de l'ultra-droite. Et ça me paraît important que l'ensemble des médias qui sont là... soient au courant de cette déclaration qui me semble assez importante au vu de l'instrumentalisation absolument inacceptable à laquelle on assiste depuis plusieurs jours des événements dramatiques qui ont eu le samedi dernier.
Qu'est-ce que vous dites aux
membres de l'ultra-gauche qui souhaitent perturber, empêcher le congrès du RL
? Pardon ? Non.
Non, comme je vous l'ai dit, pas du tout. C'est la raison pour laquelle je vous ai dit qu'entre les discours que l'on entend sur les plateaux de télévision et les informations qui nous ont été données dans cette réunion, il y a un écart manifeste. Et donc, et donc, et donc, madame, pour vous dire les choses franchement, et donc, on a, on était venu pour ça. On a aussi formulé une demande claire. qui est que le Premier ministre ne confonde pas les débats politiques, la polémique politique, ne confonde pas le gouvernement et l'État. Et les services de l'État ne sont pas à être utilisés, instrumentalisés au service d'une bataille politique ou politicienne. Non, il a répété ce qu'il a dit hier lors des questions au gouvernement, en réfutant les informations qui ont été données par le journal Mediapart. Mais je sais qu'il est d'usage ces derniers temps, ces dernières semaines, je réponds à vous comme ça, par là même, qu'il est d'usage ces derniers temps de nier les révélations de Mediapart. J'ai vu qu'il n'y avait pas que le Premier ministre, M. Lecornu, ou le ministre de l'Intérieur, M. Nunez, qui se livraient à ce type d'exercice.
Juste un mot là-dessus parce qu'on a entendu une certaine dissonance cognitive entre le président de la République, d'un côté qui s'est exprimé ce matin et qui a annoncé que tous les rassemblements qui ne seraient pas déposés par des organisations syndicales représentatives seraient interdites, ce qui est une remise en cause du droit fondamental à manifester. On a entendu le Premier ministre dire à l'instant que l'interdiction des manifestations devait être l'exception et non la norme. Or, à l'heure où on se parle, l'interdiction des rassemblements ce samedi est devenue la norme. Dans la plupart des grandes villes de France, il sera interdit... de manifester au lieu habituel de rassemblement, là où les organisations syndicales ont par ailleurs l'habitude de se retrouver. Donc je ne sais pas s'il y a une dissonance connective au plus haut sommet de l'État, mais si on veut garantir la liberté de manifester, si le gouvernement est incapable de garantir la sécurité des rassemblements, c'est aujourd'hui une liberté fondamentale qui est remise en cause. Et l'opération... de diversion à laquelle on a assisté aujourd'hui, où on a un Premier ministre venu avec tout le plus haut niveau des services de sécurité français. Mais moi, j'aurais souhaité qu'il vienne aussi avec le plus haut niveau des services du ministère de l'Éducation, le plus haut niveau des services du ministère de l'Économie et qu'on réponde aux préoccupations sociales des Français et à la place. On a eu une gigantesque opération de diversion d'un gouvernement et d'un Premier ministre qui a lui-même reconnu sa responsabilité dans l'échec du maintien de l'ordre de samedi, mais qui manifestement n'en a tiré aucune conclusion pour ne pas répéter les mêmes erreurs ce samedi prochain et dans les jours à venir. On n'est pas prêt à attendre qu'il y ait des réponses politiques qui soient apportées ce lundi.
Madame Aubry, justement, est-ce que vous appelez au calme pour ce samedi ? Et qu'est-ce que vous dites aux membres de l'ultra-gauche, notamment à Orléans, qui souhaitent perturber, empêcher le monde déroulé du congrès du Rassemblement national ?
Mais nous, nous n'appelons pas, nous soutenons toutes celles et ceux qui vont se battre samedi, le 5 novembre, pour défendre des droits, des droits légitimes, à des conditions d'études dignes, qui vont tout simplement exercer une liberté fondamentale, constitutionnelle. la liberté de manifester et de revendiquer. Nous serons en soutien samedi, le 5 novembre. A chaque fois que les organisations syndicales, lycéennes, étudiantes y appelleront, tant que les revendications ne seront pas satisfaites. C'est ça qu'on peut retenir de cette réunion. Il y a beaucoup de confusion au sommet de l'Etat. Le cadre de cette réunion a volé en éclats parce que nous l'avons fait voler en éclats. Il devait être uniquement sécuritaire. Le Premier ministre a reconnu devant vous qu'il fallait apporter des réponses. aux demandes qui s'expriment depuis maintenant plus d'un mois. Mais il retarde cette réponse et il oscille entre la volonté de le faire peut-être et la persistance à pourrir un climat, une situation qui attend des solutions. Nous lui avons dit qu'il faut cesser de jouer ce jeu dangereux, qu'il fallait tout de suite annoncer la fin de Parcoursup, 10 milliards pour les lycéens, pour sortir de cette situation d'impasse dans laquelle... L'inanité du gouvernement maintient le pays.
Est-ce qu'il vous a parlé d'état d'urgence ? Il y a eu plusieurs déclarations. Effectivement, on a assisté à une forme de concours lépine de la bascule la plus autoritaire du pouvoir. Et effectivement, cette question a été posée. Et il a dit à ce moment-là qu'à ce stade, en tout cas comme il l'avait dit publiquement, ça ne fait pas partie des hypothèses qu'il envisage ou qui sont sur la table. Voilà, ça c'est ce que je peux vous dire factuellement. Pour le reste, nous, on considère que... Au moins, nous avons réussi à mettre au cœur de cette réunion la question des revendications politiques, que pour l'instant, elles ne sont pas satisfaites et que donc la prochaine étape, elle se passe en participant massivement aux mobilisations qui vont avoir lieu les prochains jours, samedi, dans la rue, dans des manifestations pacifiques et non violentes. Et puis il y a aussi la date, vous le savez. du 5 novembre où des organisations syndicales y compris appellent dorénavant à généraliser la grève et effectivement je crois que c'est à ce niveau de rapport de force qu'il faut monter puisque manifestement le pouvoir ne veut rien entendre et continue à jouer une stratégie qui est une stratégie du pourrissement. pour des raisons qui sont incompréhensibles. Si vous reconnaissez que des revendications sont légitimes, la première chose que vous faites, c'est que vous répondez aux revendications légitimes. Voilà ce qu'on attend. Voilà ce que je crois que nous sommes nombreux et nombreux dans le pays à attendre. Et voilà pourquoi nous continuons à nous mobiliser dans les prochains jours. Merci à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.