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était venus avec des questions et des propositions. Des questions sur le fiasco sécuritaire du 17 et aussi du 18 octobre. Et nous n'avons pas obtenu de réponse claire sur comment on peut expliquer une telle impréparation de nos services de sécurité. Comment on peut expliquer que des rues dans nos villes soient à ce point livrées aux casseurs et aux pillards sans intervention policière, sans dispositif policier adéquat. Donc ça c'est inquiétant. La deuxième chose, nous étions venus avec des propositions en disant une chose très simple. Quand vous êtes face à un mouvement social d'une telle ampleur, vous devez apporter des réponses politiques aux revendications qui sont formulées. D'abord par les lycéens, puis ensuite sur la question du pouvoir d'achat. Et là-dessus, on nous a expliqué d'abord que ce n'était pas le cadre. Mais nous, nous avons dit que si on invitait des forces politiques à discuter dans une situation d'une telle tension, nous ferions en sorte que ce soit le cadre. Et donc nous sommes venus avec des propositions précises. des propositions de sortie de crise. Parce qu'à un moment, il faut quand même qu'il y ait ces réponses politiques, qui soient exprimées, qui soient formulées. Il faut qu'on entende la colère des jeunes, et il faut qu'on entende la colère des lycéens, il faut qu'on entende les préoccupations et les angoisses de la population française. Et donc, sur les lycéens, on est venu avec des idées qui sont simples et qui peuvent être engagées très rapidement. Sur Parcoursup, l'abrogation de Parcoursup, la capacité à reformuler un autre système. sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées. Et au contraire, on doit répondre à la revendication des lycéens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face à eux, que les enseignants absents soient remplacés. On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat. Le gouvernement maintenant a tout sur la table. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'ils répondent à notre plan, à ce plan de sortie de crise. C'est de cela dont la France a besoin, à la fois de garantir l'ordre républicain et... de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés. Et pendant des semaines, les lycéens ont été traités comme quantité négligeable. Le gouvernement a refusé de les recevoir. On a un ministre de l'Éducation nationale qui a dit qu'ils n'ont qu'à parler avec leur proviseur. C'est ça la réponse.
Encore
une réponse
policière.
peut
continuer. Donc, maintenant la balle est clairement dans le camp du gouvernement. S'il pense qu'il peut noyer le poisson, si le gouvernement croit qu'en ne répondons pas... Aux revendications de la jeunesse française, le mouvement s'essoufflera, il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines. Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique, c'est que notre pays vive en paix, dans la justice. Et que pour cela, il faut répondre aux demandes. Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur, on ne peut pas le traiter par le mépris. Et donc nous avons fait des propositions, maintenant on attend de voir. On n'a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés. Et on attend de voir dans les jours qui viennent si le gouvernement a entendu, à travers nos propositions, le mouvement social. Sur
le vol de sécurité, est-ce que le gouvernement vous a satisfait
Franchement,
non. Parce que nous n'avons pas eu de réponse à nos questions. C'était des questions simples. Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas détectés ? Comment se fait-il qu'on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté aux mouvements qui s'opèrent ? Et là-dessus, on n'a pas eu de réponse. Alors il y a des commissions d'enquête parlementaires qui vont devoir chercher ces réponses. Mais moi, ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est l'impuissance de l'État. Et je ne me résoudrai jamais à cette impuissance de l'État. Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout notre territoire.
Et donc vous êtes inquiet avant samedi en État
moi je suis inquiet quand on n'a pas de réponse à nos questions. Moi je suis inquiet sur l'état de notre pays, je suis inquiet sur cette ultra-violence, je suis inquiet aussi qu'un gouvernement fasse... À ce point, la sourde oreille, quand le mouvement de colère et de révolte dans la société française est aussi large et aussi vaste. Moi, je suis inquiet quand il y a des revendications politiques qui ne retrouvent aucune réponse politique de la part de nos dirigeants. Et donc, ce que nous avons dit de manière collective, et nous l'avons formulé comme nous avons l'habitude de le faire, c'est-à-dire de manière constructive, nous avons dit... Vous avez fait fausse route pendant des semaines. Donc maintenant, écoutez-nous. Écoutez-nous, soyez capables de nous entendre. Vous pouvez répondre dès maintenant aux demandes des lycéens français. Vous pouvez le faire. Vous pouvez le faire sur le bâti scolaire. Vous pouvez le faire sur les enseignants. Vous pouvez le faire sur Parcoursup. C'est finalement un choix politique que de ne pas le faire. Et ce choix politique serait une erreur grave.
-ce que vous appelez à maintenir la mobilisation ?
vous ai déjà dit à de multiples reprises que ce n'était pas mon rôle d'appeler à la mobilisation ou à l'arrêt de la mobilisation. Ça, ce sont les lycéens qui décident de leur mouvement et ce sont les organisations syndicales qui appellent à une manifestation 5. Vous les soutenez ? Nous, notre rôle, c'est d'apporter des réponses politiques, d'apporter des réponses politiques à des problèmes sociaux et à des problèmes politiques. Et c'est précisément ce que je pense le gouvernement devrait faire. C'est-à-dire que moi, il y a une impression un peu crépusculaire en ce moment. On ne sait plus s'il y a réellement un gouvernement qui gouverne le pays et qui prend... les décisions politiques qui correspondent aux demandes politiques de la société française. Et ça, c'est un moment très dangereux pour la démocratie.
Est-ce que vous êtes inquiets du climat dans lequel va se dérouler cette campagne présidentielle ? Est-ce que, par exemple, les perturbations éventuelles ?
vous venez d'entendre Raphaël Glucksmann à la sortie de La Réunion avec Sébastien Lecornu et Henri Vernet qui a reçu cet après-midi les responsables politiques des partis ou leurs représentants parce que tous n'étaient pas présents. Pas de surprise dans les réactions des uns et des autres. Chacun est dans son rôle.
Oui, pas de surprise dans le sens où on a vu chacun les intervenants qui sont sortis, à commencer par Manuel Bompard, LFI, puis pour RN il y avait Elvige Diaz, la nouvelle patronne du nouveau groupe du RN au Sénat, à l'instant Raphaël Glucksmann, également les écologistes, alors peut-être y a-t-il encore un ou deux représentants dans cette réunion, mais en tout cas tous ceux-là, qui sont tous dans les oppositions, ont marqué le fait qu'eux étaient venus pour avancer des propositions politiques, c'est-à-dire comment sortons de cette crise ? Cette double crise, peut-on dire, le mouvement social, avec cette gilet jaunisation qu'on a vue samedi avec les revendications sur le pouvoir d'achat essentiellement. Et puis la crise qui dure depuis maintenant quasiment un mois, celle des lycéens élargie aux étudiants. Et donc la plupart étaient venues avec leurs propositions. Raphaël Glucksmann vient de rappeler qu'elles étaient les siennes. Elles se ressemblaient beaucoup d'ailleurs, il faut le reconnaître, entre les différents responsables de ces oppositions. Or, en réalité... C'était assez ambiguë cette réunion parce que le Premier ministre Sébastien Lecornu, lui, s'avait plutôt convoqué, d'avantage qu'invité, sur une espèce d'ordre du jour assez technique, c'est-à-dire la journée de samedi prochain et comment maintenir l'ordre, en tout cas arriver à avoir un dispositif sécuritaire et éviter les débordements incroyables, toutes les scènes de chaos auxquelles on a assis samedi dernier. Donc c'était une réunion plutôt technique dans son esprit, alors que ce n'était pas évidemment le désir des participants.
Et Sébastien Lecornu ? qui enchaîne les réunions puisque désormais ce sont les maires de Paris, de Marseille et de Lyon qu'il reçoit. Grégory Doucet sera tout à l'heure notre invité pour nous faire le compte rendu de cette réunion avec le Premier ministre.
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