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Les suppressions de postes dans l'éducation nationale doivent être annulées. Et au contraire, on doit répondre à la revendication des citoyens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face à eux, que les enseignants absents soient remplacés. On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat. Le gouvernement maintenant a tout sur la table. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'il réponde à notre plan, à ce plan de sortie de crise. C'est de cela dont la France a besoin. à la fois de garantir l'ordre républicain et de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés. Et pendant des semaines, les lycéens ont été traités comme quantité négligeable. Le gouvernement a refusé de les recevoir. On a un ministre de l'Éducation nationale qui a dit qu'ils n'ont qu'à parler avec leur proviseur. Donc maintenant, la balle est clairement dans le camp du gouvernement. S'il pense qu'il peut noyer le poisson, si le gouvernement croit qu'en ne répondons pas... Aux revendications de la jeunesse française, le mouvement s'essoufflera, il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines. Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique, c'est que notre pays vive en paix dans la justice. Et que pour cela, il faut répondre aux demandes. Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur, on ne peut pas le traiter par le mépris. Et donc nous avons fait des propositions, maintenant on attend de voir. On n'a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés. Et on attend de voir dans les jours qui viennent si le gouvernement a entendu, à travers nos propositions, le mouvement social. Sur le volet sécuritaire, est-ce que le gouvernement vous a satisfait ? Franchement, non. Parce que nous n'avons pas eu de réponse à nos questions. C'était des questions simples. Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas détectés ? Comment se fait-il qu'on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté aux mouvements qui s'opèrent ? Et là-dessus, on n'a pas eu de réponse. Alors il y a des commissions d'enquête parlementaires qui vont devoir chercher ces réponses. Mais moi, ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est l'impuissance de l'État. Et je ne me résoudrai jamais à cette impuissance de l'État. Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout notre territoire.
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