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Priorité au direct, Gérald Darmanin s'exprime depuis Fleury-Mérogis. D'abord parce que je voulais souligner que la chaîne judiciaire c'est bien sûr des magistrats et puis des agents pénitentiaires qui ensuite font face aux incarcérations pour que l'exécution des peines soit le plus rapide possible puisque j'ai demandé à l'ensemble... des parquets de France, d'organiser une exécution des peines extrêmement rapide pour tous ceux qui ont été condamnés depuis ce dernier, pour ne pas qu'on attende des mois ou des années, l'application de cette peine, qu'il s'agisse d'incarcération, qu'il s'agisse évidemment des autres peines possibles. Ces agents pénitentiaires, ils sont extrêmement courageux et aujourd'hui, ils soulèvent beaucoup les forces de l'ordre et accueillent, si j'ose dire, les détenus qui sont en détention provisoire ou qui sont en mandat de dépôt à la barre du tribunal. à la suite des comparutions immédiates qui se déroulent en ce moment même. Je rappelle que nous avons eu 2700 gardes à vue depuis samedi dernier. Je suis obligé de vous dire aujourd'hui qu'on a plus d'un millier de personnes, c'est-à-dire plus d'un tiers de ces gardes à vue, qui sont déférées avec des poursuites. C'est-à-dire que plus d'un millier de personnes, des émeutiers, des pilleurs, sont sortis de la garde à vue avec des policiers ou des gendarmes qui les encadraient. pour les amener dans les dépôts des tribunaux judiciaires et pour comparaître devant un tribunal. C'est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d'équivalent. Aujourd'hui, nous sommes à 217 incarcérations au moment où je parle. Ce chiffre continue à augmenter beaucoup puisque les gardes à vue viennent de se terminer. Les comparutions immédiates sont organisées toute cette semaine. On est à la moitié des peines qui ont pu être prononcées. Sur ces 217 incarcérations, la moitié des détenus n'ont aucun casier judiciaire. Ce sont en général des hommes qui ont entre 18 et 25 ans et qui ne sont pas connus pour la plupart d'entre eux des services de justice. Ça montre que les procureurs de la République puis les magistrats du siège incarcèrent des personnes. qui n'ont pas connu auparavant de démêler avec la justice. Ce sont donc des primo-délinquants et ça montre l'extrême fermeté appliquée aux décisions de justice. J'ai envoyé cet après-midi à 15h une nouvelle instruction au parquet et au procureur généraux rappelant l'extrême fermeté que j'attends. des procureurs de la République que les Français attendent de leur justice pour ce week-end, notamment à ces manifestations, et notamment si on venait à braver des manifestations ce samedi. Cette circulaire, elle comprend en plus de ce que vous savez déjà, quatre choses. D'abord, je demande aux procureurs généraux de faire appel des décisions qui leur paraîtraient non conformes à la circulaire politique pénale que je leur ai adressée. Deuxièmement, je demande que nous puissions mettre... Autant qu'il le faudra des peines complémentaires d'interdiction de manifestation. Et si les personnes continuent à manifester malgré ces peines, je rappelle que c'est un an de prison. et 15 000 euros d'amende, que par ailleurs ils doivent requérir, la plupart des cas, la fin des droits civiques pour un certain temps, et notamment le droit de voter. Je ne vois pas comment quelqu'un qui s'en prendrait aux policiers, aux gendarmes, qui pirait des commerces, qui serait dans des émeutes contre des bâtiments publics, pourrait utiliser leurs droits civiques dans les prochaines élections. Donc je demande cela au procureur de la République. Et puis pour moi c'est très important également une peine de bannissement des réseaux sociaux. Cette peine existe, elle est trop peu prononcée. Je demande au procureur de la République de la requérir et j'espère que les magistrats du siège la confirmeront. Nous avons donc une justice très organisée. depuis le week-end dernier, qui a su tripler parfois les audiencements tout en faisant fonctionner la justice du quotidien. Et ce week-end, elle sera particulièrement mobilisée. Et je veux avoir un soutien tout particulier pour le procureur général d'Orléans, le procureur d'Orléans, qui a renforcé, on a renforcé fortement, la cour d'appel, la juridiction d'Orléans, notamment le parquet, pour faire face à d'éventuelles interpellations que feraient les forces de l'ordre. Vous savez qu'il y a une manifestation particulière à Orléans qui est prévue ce samedi. justice, elle est rendue au nom du peuple français. Que veut le peuple français aujourd'hui ? Je crois que l'immense majorité de nos concitoyens veulent de l'extrême fermeté. J'entends des voix qui me disent que je suis trop ferme. Les avocats sont auxiliaires de justice, ils font leur travail, ils défendent des personnes qui sont sous le coup de la loi, c'est leur rôle dans une démocratie. Ils défendent aussi des victimes, des avocats. Et moi j'ai aussi vu beaucoup de victimes, beaucoup d'avocats. qui m'ont dit que c'était du côté des forces de l'ordre, du côté des commerçants, du côté des bâtiments publics. Et donc il y a des avocats qui défendent des personnes qui sont accusées et des personnes qui sont victimes. Et je suis sûr que les avocats ont à cœur de défendre les personnes qui sont accusées comme les personnes qui sont victimes. Bien sûr, il y a une individualisation des peines. Je donne des instructions de politique pénale générale. C'est ce que me confère la Constitution comme pouvoir. C'est même l'article 30 du Code de procédure pénale et du Code pénal que le pouvoir. intervenir et de dire aux procureurs de la République comment j'entends que la loi pénale soit appliquée. Chaque procureur, localement, applique ses instructions avec la marge d'indépendance qui est la sienne. Et les procureurs généraux, qui sont, entre guillemets, le bras armé du ministre de la Justice selon la Constitution, managent leurs procureurs de la République en fonction des réunions que j'ai et des instructions, et bien sûr, du Code pénal. Donc les droits de la défense, qui sont nécessaires en démocratie bien évidemment, ne sont pas du tout incompatibles avec la grande fermeté. Je n'invente aucun article du code pénal. Tout existe et tout a été voté par le Parlement et validé par le Conseil constitutionnel. Je pense que les Français attendent de nous, collectivement, de la justice, de l'extrême fermeté face aux pilleurs et aux casseurs.
On constate de nombreuses peines d'incarcération. On sait aussi qu'il y a une surpopulation carcérale. Comment appréhender ces nouvelles condamnations pour les prochaines manifestations ?
'est ce que je suis venu dire aux agents pénitentiaires, que je sais que la situation est difficile pour eux. Ils sont extrêmement courageux, ces agents pénitentiaires. Ils sont une force de sécurité intérieure qui est souvent oubliée. Moi, je veux les mettre dans la lumière. D'abord parce que ce sont des personnes qui, en effet, font face à la surpopulation carcérale. Nous sommes ici, et c'est très symbolique, devant une nouvelle prison que je vais inaugurer dans quelques jours, à Fleury-Mérogis. Il y en a un peu partout en France. Vous avez vu les prisons modulaires qui arrivent sur le territoire national. prison arrive très bientôt et c'est important qu'ils le sachent que nous allons lutter contre la surpopulation carcérale non pas en incarcérant moins mais en créant plus de places de prison. Et puis deuxièmement, leur dire qu'après l'affaire Liana, où ils ont eu beaucoup à connaître d'incarcération du fait de personnes, des pédocriminels qui n'avaient pas été arrêtés jusqu'auparavant, leur travail, malgré les difficultés et malgré les violences qui s'exercent contre eux parfois, c'est de pouvoir assurer la sécurité de nos concitoyens en assurant les incarcérations décidées par des magistrats. Et donc je viens d'avoir une réunion avec eux, avec une bonne centaine d'entre eux à l'instant. Ils sont motivés, je sais pouvoir compter sur leur sens des responsabilités, sur le sens des responsabilités de leur syndicat. Je remercie. Ils connaissent leurs devoirs. Je ne les oublie pas. D'abord, ils ont beaucoup de créations de postes l'année prochaine, à peu près 900 postes supplémentaires. Et auprès du président de la République, qui est très attentif à la demande de l'administration pénitentiaire et du Premier ministre, je défends évidemment leurs intérêts parce qu'ils doivent évidemment être accompagnés par ce surcroît de travail. justice, elle doit condamner. Quand il y a des gardes à vue, c'est parce que des policiers et des gendarmes ont arrêté des personnes. Sous l'autorité du procureur de la République, cette garde à vue se déroule. D'ailleurs, je constate que ma circulaire leur demandant... Le pouvoir pour certains d'entre eux passés en criminalité organisée a été entendu, puisque des gardes à vue sont passées, pas toutes, mais une partie, et c'est les procureurs de la République qui décident localement à 72 heures, notamment ce que fait le procureur de Marseille par exemple, il a communiqué sur les ondes quelques heures, notamment dans l'attaque de la mairie de Marseille ou de magasins qui manifestement, ces attaques étaient concertées. Et donc il faut bien voir en quoi nous avons en face, nous avons en face à l'ultra-gauche et de la gauche radicale qui souhaitent toucher les institutions de la République. Le président de la République a été très clair. matin et nous avons à faire par ailleurs à des casseurs et à des pilleurs. Et oui, quand il y a des policiers, des gendarmes qui arrêtent des personnes qui sont des gens qui combattent les institutions, qui attaquent les mairies, qui attaquent les élus, qui attaquent les forces de l'ordre et que par ailleurs nous avons des pilleurs et des casseurs, c'est le rôle de la justice de les condamner fermement.
expliquer parfois des différences de réponse judiciaire entre certaines villes ? magistrats plus sévères dans des villes plus que d'autres
Mais le principe, c'est qu'il y a des doubles degrés de juridiction. Et donc les appels existent lorsqu'on n'est pas content, pas d'accord avec une décision qu'a fait un magistrat de première instance. C'est normal, c'est la démocratie. Et donc je demande au procureur généraux de faire appel des décisions qui leur paraissent non conformes aux consignes de fermeté que j'ai demandées. La justice en démocratie décide. Elle est indépendante, mais il y a un double degré de juridiction. Voilà, donc j'encourage évidemment les procureurs généraux, les procureurs... la République à faire appel des décisions qui leur paraîtraient pas à la hauteur des événements. Cependant, moi je voudrais quand même souligner, et chacun peut le constater, et ça se dit d'ailleurs, et je les en remercie, de l'extrême fermeté des magistrats du parquet et du siège. Dans l'immense majorité des cas, une justice qui fonctionne, une justice qui a fait face à un influx très important de personnes devant les locaux de garde à vue, et qui le fait samedi, dimanche, la nuit, hier, à Paris. Les magistrats ont arrêté le siège à 3h du matin pour faire les comparutions immédiates. Je voudrais dire que les Français... peuvent être fiers de leur magistrat, de leur greffier, des agents du ministère de la Justice.
Vous êtes satisfait aussi de voir que de nombreux Français passent les portes des tribunaux pour voir comment la justice est rendue ? Est-ce qu'on voit qu'il y a de plus en plus de transparence et vous êtes satisfait de tout cela
Oui, c'est normal. Les portes des tribunaux sont ouvertes. Les Français peuvent voir comment se rendent sa justice, bien évidemment, en respectant les droits de la défense, mais en faisant bien comprendre aux personnes qui ont pillé la vie de tout un commerçant. J'ai rencontré des buralistes qui n'avaient plus rien. Et on ne peut pas dire à ces personnes qu'il faut que la justice soit clémente. Il faut être impitoyable envers ceux qui ruinent la vie d'un commerçant qui met en danger des forces de l'ordre ou qui attaque des bâtiments publics. Nous sommes tous très touchés par ce qui s'est passé à Limoges, mais également le maire de Lille qui a vu sa mairie enfoncer, le maire de Marseille qui a vu sa mairie enfoncer, des commissariats attaqués, des sites publics attaqués, des préfectures attaquées. Il y a des agents, il y a des familles et il y a évidemment des sabots. Il faut qu'il y en ait beaucoup plus. Mais les magistrats sont la main dans la main avec... les policiers. D'abord, les policiers se protègent et protègent les personnes. Et ensuite, quand ils le peuvent, ils interpellent. Tous ceux qui les ont interpellés ont connu, dans l'immense majorité des cas, une poursuite des procureurs de la République extrêmement ferme et des magistrats du siège qui n'ont pas eu la main qui tremble. Merci beaucoup. Merci à vous.
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