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Écoutez, on a reçu un courrier d'invitation, comme à chaque fois nous venons pour discuter, mais on ne va pas vous cacher qu'on a mal compris ce courrier d'invitation, puisqu'on nous propose de discuter de ce qui s'est passé le 17 octobre, et on est très heureux de le faire, et je peux vous dire qu'on a beaucoup de questions à poser, mais il nous semble... que le gouvernement n'a pas compris que cette crise, avant tout, elle était sociale. Et donc venir à Matignon sans évoquer du tout dans le courrier d'invitation les causes sociales de cette crise et comment on en sort avec des solutions qui soient sociales, environnementales, de justice fiscale et de solutions aussi à la crise de confiance démocratique, c'est la preuve que le gouvernement oublie une partie du sujet. C'est même pas une partie du sujet, c'est le sujet de base. Et donc ils essayent de répondre. uniquement de manière sécuritaire à une crise qui est sociale au début. Et donc si on ne parle pas des revendications des lycéens, si on ne parle pas des réponses qu'on peut leur apporter, alors cette réunion n'aura servi à rien. Donc nous, nous venons. Pour parler de ça aussi, et on le fera dans nos interventions, vous pouvez compter sur nous là-dessus, mais c'est assez révélateur du problème quand même. Et je dois vous dire que quand on a traversé la crise des Gilets jaunes en faisant ouvrir dans toutes les mairies de France des registres en disant « Allez-y, on va vous écouter, que ces registres ne sont jamais ouverts », puis qu'on organise un grand débat national qui ne débouche sur rien, puis qu'on manifeste à des millions de Français contre la réforme des retraites et que ça ne sert à rien, qu'on ait des millions assignés contre la loi Duplomb et que ça n'est pas écouté, puis qu'on organise une dissolution. enfin le président de la République, pour ne pas en suivre les résultats, il faut comprendre que la réponse par le gouvernement à cette crise, elle va être compliquée, parce que les gens n'ont plus confiance en eux.
Mais du coup, vous en attendez quand même quelque chose, cette réunion, ou vous venez juste par courtoisie républicaine ?
il y a une part de courtoisie républicaine, comme on l'a toujours fait chez les écologistes, mais on a surtout des choses à dire, des choses à dire sur lesquelles on espère être entendus et obtenir des réponses. Donc ça, ce qu'on vous dira à la sortie, on ne pense pas qu'on va sortir ravis en ayant obtenu beaucoup de choses, mais franchement, on doit aux lycéens, on doit aux étudiants, on doit aux fonctionnaires, on doit à toutes celles et ceux qui ont manifesté dans le cadre de cette convergence des luttes, dans le plus grand calme, je le dis, samedi dernier, d'obtenir des réponses. Vous
êtes candidat à la présidentielle, vous êtes présente aujourd'hui, qu'est-ce que vous pensez de ceux qui ont séché le rendez-vous, qui envoient des représentants qui sont aussi candidats à la présidentielle ?
Écoutez, chacun fait ce qu'il estime devoir faire. Nous, on a toujours été là pour discuter. Mais on vous avoue que des rendez-vous comme ça, on en a fait beaucoup. Et on est rarement sortis soulagés, pleins d'espoir et avec des réponses. Au moins, on a des éléments et on aura leur analyse, par exemple, sur ce qui s'est passé le 17 octobre. Nous, on a été, je pense, chacune à la rencontre de commerçants, de lycéens. On était nous-mêmes dans les cortèges, plutôt à Grenoble en l'occurrence. Mais on vient aussi avec notre analyse et du vécu de ces manifestations. Beaucoup de questions pour celles de samedi dont tout le monde a envie, je pense, qu'elles se passent. bien parce que sinon on ne parle plus des revendications et c'est un gros sujet pour aujourd'hui donc on va y aller puis on vous racontre ça à la sortie
alors
on vient d'écouter donc marine tendelier
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