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est 14h30 à Paris. Bienvenue dans votre rendez-vous derrière l'image. On va prendre le temps, comme chaque jour, de décrypter l'information à partir d'une photo qui fait sens. Et c'est Tarek Khaï, qui est à peine de retour de Doha. Bonjour Tarek. Bonjour Aline Jurek. Et qui nous ramène ce cliché. Je rappelle à nos téléspectateurs, ceux qui nous ont peut-être manqué pendant quelques jours, que vous étiez du voyage officiel aux côtés d'Emmanuel Macron, donc pendant ces quatre jours, dans les différents pays du golfe Tarek. On regarde le cliché que vous avez sélectionné pour nous aujourd'hui, cette photo. chef de l'état qui nous dit quoi exactement
C'est une photo qui a été prise au tout début de cette tournée au Moyen-Orient. On voit Emmanuel Macron aux côtés de l'émir du Koweït. Une photo de Benoît Tessier de l'AFP qui résume à mes yeux cette tournée où Emmanuel Macron a réussi à avoir des engagements concrets. Une tournée qui l'a conduit dans quatre pays de la région, plus un cinquième, l'Arabie saoudite, qui a commencé au Koweït, au Bahreïn. aux Émirats et au Qatar, plus une visite surprise en Arabie Saoudite.
Emmanuel Macron est revenu hier lors d'un micro tendu avec les journalistes. On était d'ailleurs en direct avec vous. C'était à Doha. Sur ce qui se passait en France, parce qu'évidemment, ce déplacement dans le Golfe, il est très critiqué. Et ce, depuis le début, les critiques ne s'arrêtent pas. Critiqué pour son absence, parlons peut-être un peu du climat qui régnait pendant ce voyage officiel. La France, les événements en France, ça pesait ou pas du tout ?
moins que l'on puisse dire, c'est qu'Emmanuel Macron... était extrêmement attendue, sa parole était attendue, surtout qu'il a débuté sa tournée quelques heures après son allocution télévisée du dimanche soir. Et son absence de la France a été critiquée, surtout après tout ce qui s'était passé. Certains sont même allés jusqu'à faire le parallèle entre l'absence d'Emmanuel Macron pendant ces jours et celle du général de Gaulle en mai 68, qui s'était absenté pendant quatre jours quand il est allé en Roumanie. Alors même s'il y avait beaucoup à dire sur la situation, géopolitique, sur le détroit d'Hormuz, sur la coopération de défense entre la France et tous ces pays-là. Pendant ce point presse d'hier, beaucoup de questions se sont concentrées sur son absence, sur sa vision de ce qui s'était passé en France. Emmanuel Macron a tenu à défendre d'avoir maintenu cette visite sur son agenda et surtout qu'il s'est satisfait d'avoir pu avoir des engagements de ces pays-là et de les mettre à profit des Français. Il a assuré avoir donné une feuille de... route au gouvernement d'avoir été en contact permanent avec le premier ministre avec le ministre de l'intérieur en gros il a fait ce qu'il fallait faire au niveau national sans oublier l'international surtout qu'à ce niveau là au niveau international il a réussi à avoir des résultats
s'est attelé à raconter ce que disaient de nous, nos voisins, depuis samedi dernier, des images qui ont choqué le monde, qui ont tourné aussi en boucle des télévisions internationales. Comment est-ce que ça a été vécu ? Est-ce que c'était un sujet pendant que vous y étiez dans ces nombreux pays ? Des images du 17, c'était dans les esprits ou pas ?
Ce que l'on peut dire, c'est que toutes ces images-là de violence, de pillage, d'incendie, comme vous l'avez dit, ont fait le tour du monde et ont attiré l'attention. Aussi de ces pays-là, toutes les personnes auxquelles j'ai parlé dans ces pays-là, dans les différentes étapes du Moyen-Orient, m'ont fait part de leur grande stupéfaction par rapport à ce qu'ils avaient vu dans les rues de Paris et dans les rues d'autres villes françaises. Mais malgré tout ça, Emmanuel Macron a été accueilli. comme il se doit par ses chefs d'État des différentes monarchies du Golfe. Il a été accueilli personnellement à l'aéroport, que ce soit au Bahrein, aux Émirats, au Koweït, une marque de grande estime, à l'exception du Qatar, où l'émir du Qatar avait dépêché le ministre de la Défense. Mais ce qu'on avait vu aussi au Qatar, c'est un geste assez symbolique, où l'avion présidentiel français a été escorté par Syrafal lors de son arrivée pour montrer les liens étroits. de collaboration entre la France et le Qatar. Les grandes avenues d'Odora étaient ornées des drapeaux tricolores, ainsi que les façades des gratte-ciels, les ponts. Tout ça pour montrer aussi cette étroite collaboration entre les deux pays. Et c'est aussi au-delà. de la personne d'Emmanuel Macron, même si elle est contestée en France. C'est aussi la France qu'on accueille, la France qui a joué un rôle extrêmement important depuis le 28 février dernier en prenant part à la défense des territoires de ces pays-là. Et un geste justement qui a été particulièrement apprécié.
Voilà, à l'heure où on apprend que Sébastien Lecornu est en train d'arriver pour recevoir les différents chefs de partis politiques. Parce qu'évidemment, le Premier ministre qui a été à la manœuvre et en première ligne depuis ce week-end continue de faire retomber la tension. En tout cas, il l'essaie, ça c'est la séquence de l'après-midi qu'on va suivre évidemment avec beaucoup d'attention. Les partis donc reçus à Matignon. Emmanuel Macron qu'on a entendu aussi ce matin pendant ce conseil de sécurité, c'était une nouvelle prise de parole depuis celle de Doha. Emmanuel Macron qui parle lui de succès quand il doit résumer cette tournée dans le golfe au final.
Absolument, malgré toutes les critiques qu'a essuyé Emmanuel Macron depuis dimanche dernier, il peut... comme on dit, se satisfaire des résultats qu'il a réussi à obtenir. Puisque, rappelons-le, un des objectifs principaux de cette tournée, c'était de sécuriser l'acheminement des carburants en France et de faire baisser le prix à la pompe. C'est presque chose faite en attendant justement que le prix à la pompe baisse. Mais en tout cas, Macron a réussi à avoir des résultats concrets et on l'a vu dans chacune de ces étapes, à commencer par le Koweït ou le Koweït... qui enverra des stocks de diesel et de kérosène à destination des territoires français d'outre-mer. Il y aura 100 000 tonnes par mois de diesel que les Émirats exporteront à destination de la France, 100 000 autres tonnes de la part du Bahreïn, 95 000 tonnes de la part de l'Arabie saoudite. Au départ, Emmanuel Macron, en ce qui concerne ces 95 000 tonnes de diesel saoudien, ils étaient censés concerner juste les mois d'octobre et de novembre. Mais Emmanuel Macron a réussi à faire de telle sorte que ses exportations de diesel saoudien se poursuivent tant que la France en a besoin.
Justement, en rentrant en France au terme de sa tournée Moyen-Orientale, Emmanuel Macron s'est rendu en Arabie Saoudite. Vous le disiez, c'était une visite surprise.
Effectivement, une visite qui n'était pas à l'agenda du président français. Nous-mêmes, en tant que journalistes qui accompagnons le président français, on a pris cette visite juste au moment où on s'apprêtait à prendre l'avion de Doha à destination de Paris. Et donc Emmanuel Macron est parti seul, sans le groupe des journalistes qui l'accompagnait. Une visite, comme on l'a dit, qui n'était pas du tout à l'agenda. Emmanuel Macron, en rencontrant MBS, le prince héritier, est le premier dirigeant étranger à se rendre en Arabie saoudite, surtout après les dernières attaques outils, celles qui ont visé notamment l'aéroport de Riyad et qui ont fait de nombreux blessés. À vrai dire, quand cette annonce de la visite d'Emmanuel Macron au Moyen-Orient a été annoncée, on pouvait s'étonner de l'absence de l'Arabie saoudite de... de l'agenda de cette tournée. J'avais moi-même interrogé l'entourage du président français en leur demandant pourquoi l'Arabie saoudite ne figure pas sur l'agenda. Et la réponse qui m'a été faite était la suivante. Les liens et les contacts avec l'Arabie saoudite sont permanents. MBS avait été reçu à l'Elysée en août dernier. Et on m'a dit aussi que le président français essayait aussi d'aller dans des pays où les présidents français d'avant n'ont pas été depuis un certain temps. En l'occurrence... le Koweït et le Bahreïn, puisque la dernière visite d'un chef d'État français dans ces deux pays-là remonte à 2009 avec Nicolas Sarkozy. Et donc Emmanuel Macron a réussi à se rendre en Arabie saoudite malgré les risques sécuritaires avec les frappes des outils qui se poursuivent. Et comme on l'a dit, c'est à la suite de cette visite que les 95 000 tonnes d'exportation saoudienne vont se pérenniser en quelque sorte.
Voilà, sa réponse à lui et la crise sociale. vécu en France. C'est un partenariat avec l'Arabie Saoudite qui est censé prendre une forme d'ailleurs plus poussée, vous nous dites aujourd'hui.
Absolument. Là, on parle de carburant, d'énergie, mais il y a aussi, dans ce contexte explosif du Moyen-Orient, il y a cette collaboration qui concerne la défense. La défense qui a été aussi au cœur de toutes ces négociations qui ont eu lieu avec ces pays dans chaque étape, puisque ces pays-là sont demandeurs aussi d'un partenariat stratégique avec la France. Surtout que leurs alliés principaux dans la région, à savoir les États-Unis, n'ont pas toujours été au rendez-vous depuis le 28 février. que la France a montré qu'elle pouvait être à leur côté, a contribué à la défense de leur territoire. Et quand on parle de collaboration plus étroite avec la République sarodite, on peut parler justement d'un point stratégique qui est le terminal ou le port de Yonbourg, un port extrêmement stratégique sur la mer Rouge, un port qui relie l'Est. de l'Arabie saoudite jusqu'à l'ouest à travers un oléoduc de 1200 kilomètres. Emmanuel Macron, il y a un mois de cela, avait annoncé l'envoi de moyens militaires pour contribuer à la défense de cet oléoduc. Et hier, lors de ce point presse avec les journalistes à Doha, il nous avait dit que depuis huit jours, c'est chose faite et qu'il y a des moyens français qui ont été envoyés sans qu'on sache véritablement. de quoi il s'agit. Il faut aussi rappeler que cette contribution française seconder et appuyer de manière militaire l'Arabie saoudite de manière défensive, rappelons-le, rejoint aussi l'annonce qui a été faite il y a quelques jours par le Royaume-Uni qui a annoncé vouloir aussi déployer des avions de chasse de type taïfoune pour prendre part aussi à la défense de ce territoire saoudien et à contrer les frappes des Houthis.
beaucoup Tarek pour le résumé de cette tournée diplomatique qui apparaît bien loin.
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