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ce qui est des prochains jours, et en particulier de samedi, la doctrine qui a été arrêtée de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets. Nous avons eu samedi dernier tout à la fois des actes politiques et même sédicieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultra-gauche qui visent... à faire tomber la République, soyons clairs, et c'est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification, et à côté de ça, des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté, mais qui ne sont pas de la même nature.
Voilà, peu d'annonces, mais l'image déjà qui parle, un chef de l'État qui est de retour aux commandes autour de cette table, les services de renseignement qu'il a convoqués à ses côtés. Ça a duré deux heures et demie, il n'y a pas eu vraiment d'annonce fracassante, si ce n'est que seules les manifestations organisées par les syndicats seront autorisées dans les jours qui arrivent. Qu'est-ce qu'on va retenir de ce moment ? C'était sa deuxième intervention depuis dimanche, il y a eu un grand vide entre les deux.
Oui, et puis beaucoup de critiques. suite à son intervention très brève de dimanche soir où en effet il n'y avait pas du tout d'annonce concrète. Il y a eu ce voyage dans le Golfe qui a été planifié mais qui a quand même duré. Donc là une volonté de montrer qu'il y a un commandant. On se souvient qu'Edouard Philippe, son ancien Premier ministre, avait regretté que la France ne soit pas commandée. Là, Conseil de sécurité ce matin pour revoir ce qui s'est mal passé le 17 octobre. Conseil de défense convoqué pour demain pour montrer qu'en effet il y a... aussi presque un aspect militaire de sécurité nationale qui est en jeu. Donc Emmanuel Macron joue le seul rôle qu'il peut encore jouer, à savoir le commandant en chef, parce que c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de critiques. Ce qu'il a quand même dit, et on l'a entendu, c'est que le but, en gros, c'est d'éviter au maximum les manifestations dans les prochains jours, il l'a d'ailleurs dit. Et il y a un distinguo qui l'a avancé, mais qui a l'air simple, parce qu'il dit, oui, on autorise les manifestations. convoqués par des organisations légitimes. On croit comprendre les syndicats. Par contre, les autres ne seront pas permises. Mais qu'est-ce qu'on entend par syndicats ? Est-ce que c'est les syndicats professionnels ? Est-ce que c'est les syndicats étudiants ? Est-ce que c'est les syndicats lycéens ? Tout ceci doit être décidé au cas par cas par les préfets. Il pourrait y avoir des recours devant les tribunaux administratifs en référé, des gens qui ne sont pas d'accord. Donc c'est vrai que ça va être difficile et que les... tracés devront être négociés. On a appris qu'à Paris, il y aura déjà une manifestation ce samedi qui a été autorisée, qui avait été demandé par la CGT, donc un syndicat professionnel, entre Bastille et Nation, tandis qu'un autre tracé n'a pas été accepté. C'est celui qui avait demandé la coalition des Gilets jaunes.
Voilà, il y a aussi beaucoup d'interrogations qui sont posées cet après-midi, même parce que des étudiants prévoyaient de manifester dans Paris, manifestations interdites. Je lis à l'instant, la justice suspend l'interdiction de la manifestation prévue par l'Interfac à Paris aujourd'hui, donc a priori ce rassemblement. On retrouvera peut-être d'ailleurs Marie Schuster qui est en train de rejoindre ce quartier en particulier, il n'y avait pas grand monde tout à l'heure. Un mot de ce qui va se jouer maintenant à Matignon parce qu'il y a une répartition des... qu'on observe depuis dimanche. Sébastien Lecornu a été en première ligne depuis le début. Il continue de l'être malgré tout. Il reçoit les chefs de parti à Matignon, puis les maires des trois principales villes touchées par les violences. Là aussi, qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
volonté de montrer qu'on est ouvert au dialogue, qu'on prend des décisions parce qu'il y a une urgence, mais qu'on veut quand même expliquer ce qu'on va faire, pourquoi, écouter éventuellement les critiques. Et donc cette volonté de convoquer les partis politiques. Alors le Rassemblement national a immédiatement affirmé qu'il n'en serait pas. Sébastien Lecornu l'a appelé. Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il allait veut et que la France insoumise allait venir à la Réunion. Mais elle est là. Donc on peut en effet s'attendre à des moments difficiles. Puis il y aura les maires de Paris, Lyon et Marseille, les trois principales villes de France qui ont vu des troubles très importants. On sait déjà que Lyon, toute manifestation est interdite samedi. Il y a des couvre-feu partiels qui ont été mis en place à Paris et à Marseille ces derniers jours. Donc il y a une volonté de rassurer, de aussi mieux se... coordonnées peut-être avec les polices municipales de ces villes-là. Bref, on prend le bas de combat pour essayer d'éviter, et Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, l'a redit à la sortie du Conseil des ministres il y a quelques minutes, éviter absolument que se reproduise ce qui s'est produit le 17 octobre.
Voilà, préserver ce retour au calme qu'on a mis tant de temps à...
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