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Et priorité au direct. Je vous invite à rejoindre l'Elysée d'où nous parviennent ces images. Emmanuel Macron qui prend la parole à l'issue de ce conseil de sécurité. On va écouter le chef de l'Etat.
Il est évident qu'il y a eu des défauts d'anticipation et des éléments de surprise samedi dernier. Mais j'ai pu m'exprimer dimanche soir pour commencer à en tirer les conséquences. Et depuis le gouvernement est à la tâche avec l'ensemble des services compétents. Comme annoncé, les préfets ont déjà pris partout où c'était nécessaire plusieurs dispositions pour interdire des rassemblements, manifestations, décider de couvre-feu. Ils sont tenus. La nuit dernière l'a encore montré. Et donc ce dispositif se fait dans le cadre de notre droit et permet de rétablir l'ordre. Suite à ce qui s'est passé samedi dernier, la justice est aussi au travail et mobilisée. Il y a eu plusieurs milliers de gardes à vue. Évidemment, plusieurs centaines de personnes incarcérées. Tout ça se poursuit et le travail va se poursuivre. Et en temps voulu, les détails seront donnés à la fois sur les profils et les suites. Mais c'est la plus grande sévérité qui a été demandée à juste titre par le garde des Sceaux au parquet. Et chacun mesure évidemment l'importance de la réponse à cela. Et des enquêtes plus approfondies sont menées pour les actions les plus sophistiquées qui ont été conduites. politiques et même sédicieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultra-gauche qui visent à faire tomber la République, soyons clairs, et c'est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification, et à côté de ça, des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté, mais qui ne sont pas de la même nature. Face à ça, vous l'avez compris, la détermination est complète et nous avons un travail qui est conduit, comme je l'ai dit dimanche soir, qui est à la fois le retour à l'ordre, les couvre-feu, les interdictions et ce qu'on va faire pour la suite, je vais y revenir, et aussi le travail qui est mené avec les forces politiques et les forces syndicales comme il se doit. Hier, le Premier ministre accompagné des ministres compétents a pu voir les organisations syndicales. Il y aura à voir les forces politiques cet après-midi et plusieurs maires. On se rend d'ailleurs demain avec demande du gouvernement aussi sur le terrain. Et donc ce travail de concertation se poursuit pour que chacun prenne ses responsabilités. Et lundi prochain, conformément à ce qui a été dit dimanche soir, le Premier ministre et le gouvernement réuniront les organisations lycéennes, étudiantes, les enseignants, les organisations syndicales, les organisations patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires, pour aussi que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes, en particulier pour notre jeunesse. Dans ce contexte, pour ce qui est des prochains jours... et en particulier de samedi. La doctrine qui a été arrêtée, de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets. Parce que ce n'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme. Partout où des organisations syndicales déposeront ces demandes, elles seront examinées conformément à notre droit par les préfets, mais on leur proposera... des tracés alternatifs pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics. Les règles sont simples et je crois que c'est du simple bon sens. La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira. pour que le calme soit là, pour qu'on puisse protéger les commerces, pour qu'on puisse aussi protéger les bâtiments publics. Évidemment, je remercie le ministre de l'Intérieur pour cela. Les forces mobiles seront très fortement sollicitées dans ce contexte pour que la réponse soit à la hauteur. Suite à la réunion d'aujourd'hui, pour bien préparer les choses, un conseil de défense sera réuni demain sous mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires. Je vous remercie beaucoup.
pour cette brève prise de parole du chef de l'État français qui a pris le temps quand même d'expliquer les choix, interdiction, autorisation des manifestations. On est en plein dedans, Roselyne, parce qu'il y a cette grande mobilisation annoncée à l'appel des Gilets jaunes pour samedi, à laquelle certains syndicats, je pense notamment à la CGT, vont se rallier. Mais avant cela, il y a d'autres manifestations, dont une cet après-midi interdite par la préfecture de police. Le chef de l'État a expliqué longuement pourquoi ces manifestations ont été autorisées ou pas. L'enjeu, dit-il, c'est de protéger les zones des commerces. Ce
que j'ai compris, c'est que peut-être que ça me dit, soit avec les Gilets jaunes, il y a des syndicats, et à ce moment-là, on leur proposera des tracés alternatifs, effectivement, pour éviter que les centres-villes soient attaqués et les commerces dégradés. Donc, sans doute... que cette manifestation des Gilets jaunes sera refusée, en tout cas dans le centre Paris. Alors on apprend
à l'instant qu'il y a un parcours de manifestation qui a été validé entre Bastille et Nation interdit vers Opéra. Ce qu'on ne sait pas, c'est que si c'est la manifestation de samedi ou celle de cet après-midi, parce qu'il y a des étudiants qui entendent manifester cet après-midi malgré l'interdiction. Je vous montrais tout à l'heure ce tract qui a été diffusé malgré l'interdiction. Les jeunes entendent donner de la voix dès aujourd'hui.
Le problème, c'est que plus le gouvernement, plus les autorités vont interdire, plus ça va donner envie aux uns et aux autres de manifester et d'en découdre. Ça, c'est évident. Maintenant, c'est effectivement la grosse manifestation de samedi. Et ça, c'est dans le fond ce qui inquiète. Lyon a déjà dit qu'il n'y aura pas de
manifestation à Lyon. L'interdiction est tombée ce matin.
Oui, à Lyon, pas de manifestation. Donc là, on a un Emmanuel Macron assez court, il ne fait pas dans la dentelle. Avec l
'image quand même de cette table ronde des ministres, l'idée c'est quoi ? C'est de dire « je suis là après les cinq jours passés hier ». Oui, c'est « je suis là » et puis vous allez voir ce que
vous allez voir. Il n'a fait aucun méinculpa, il a laissé Sébastien Lecornu et Laurent Nunez se dépatouiller en s'auto-flagellant. Et lui, le chef de l'État, alors on lui reproche d'être allé dans le golfe, de ne pas avoir été là. Mais je pense qu'il ne suffit pas qu'un président soit présent. Je pense que ce n'est pas un bon procès, parce qu'on en avait déjà parlé, Elisabeth, mais il me semble qu'il va là... Essayer d'aller au centre du neogordien du problème de carburant. Donc d'aller dans le golfe et d'enfiler son costume de diplomate, ce n'est pas non plus délirant. Donc là-dessus, ce n'est pas un très bon procès. On le voit, il est là. Et de toute façon, un président de la République qui est absent, il a le téléphone. On n'est plus au moment des pigeons voyageurs. Donc s'il a envie de donner des ordres, il les donne. Donc vous savez, ces grands dispositifs, en vérité, je ne dis pas que c'est du théâtre, mais tout est décidé de toute manière. Ce sont des gens qui communiquent entre eux. Donc donner le sentiment qu'il y a une grande réunion avec tous les services de renseignement, c'est sans doute pour valider ce qui a déjà été. Décider, ça s'appelle de la com, c'est pour montrer que le gouvernement est à la tâche et qu'il va protéger les Français dans toutes leurs dimensions, dans les centres-villes, les commerçants, etc.
Voilà, la réunion du jour, mais celle aussi qui va suivre, parce qu'il y a un conseil de défense qui est annoncé pour demain par le chef de l'État à l'instant. Marine Shuster, vous êtes toujours devant l'Elysée. Plusieurs réunions à l'agenda aujourd'hui et donc, a priori, ça va continuer comme ça.
effectivement. Ce qu'on peut dire tout de suite, c'est que, contrairement aux jours précédents, le président de la République a montré un ton plus calme, ferme, mais plus calme. Il est apparemment plus apaisé suite à ce conseil de défense qui a eu lieu ce matin, qui a duré très longtemps, plus de deux heures avec les services de renseignement. Le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux qui ont pu lui expliquer l'ensemble des dispositifs qui avaient été mis en place depuis... les débordements de ce week-end. Il s'est félicité, le président de la République, de la réponse judiciaire en particulier qui avait été mise en place. C'est vrai que toute la semaine, nous avons vu défiler les uns derrière les autres les personnes qui avaient été interpellées au tribunal à Paris, notamment, et ces comparutions immédiates qui ont été souvent suivies de mandats de dépôt. Le président de la République s'est également félicité de la mise en place de dispositifs ponctuels localisés d'un certain nombre de couvre-feu qui ont permis à ce... que de nouvelles violences n'éclatent pas cette semaine. Et puis pour samedi, le président de la République annonce effectivement l'interdiction de ces manifestations qui ne seront pas organisées par les syndicats. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, depuis le début de ces manifestations, ce qui était reproché au cortège, c'est qu'il n'y avait pas de service de sécurité. Et donc l'explication qui en est faite, c'est que les manifestations organisées par les syndicats pourront se tenir. sont prévisibles, effectivement, le président de la République explique que des parcours alternatifs pourraient être décidés.
Seules les manifestations organisées à la demande de syndicats seront autorisées samedi. Voilà les mots du chef de l'Etat il y a quelques instants. Emmanuel Macron qui dénonce par ailleurs, Roselyne, une volonté de l'ultra-gauche de, je le cite, faire tomber la République.
Oui, il parle d'actes politiques, donc de l'ultra-gauche. Sédicieux. Donc les mots, oui, sont forts. Et selon lui, il y a deux formes d'attaque. Il y a celle-ci dont on vient de parler, l'ultra-gauche, des actes politiques qui veulent faire tomber la République. Mais oui, mais ça, c'est pas nouveau, on connaît. On l'a vu à Limoges, typiquement la mairie ou la mairie de Marseille. Ça, ce sont les actes de l'ultra-gauche qui est dans le fond l'anarchie. C'est-à-dire tout ce qui est le symbole de l'État, on vient le détruire. Donc ça, oui, c'est ce que fait l'ultra-gauche. C'est ce qu'ils avaient fait également, vous vous souvenez, le G8. Vous vous souvenez ? Je suis un peu fatiguée comme tout le monde. À gêne, voilà. Les forces de l'ordre qui avaient dû lutter contre une ultra-gauche extrêmement violente. Et puis il y a, pour lui, d'autres délinquances qui sont les actes qu'on a vus dans les magasins avec les jeunes.
Avec des conséquences quand même assez immédiates. Et pour les commerçants, j'évoquais tout à l'heure dans le journal ce constat qui est fait. Il y a évidemment une grande inquiétude des commerçants français à l'approche de ce rassemblement, de cette mobilisation de samedi. Et certains ont commencé à s'armer, à se procurer des armes non létales, des bombes lacrymogènes, notamment des matraques. C'est un constat qui est fait dans les villes qui ont été durement touchées le week-end dernier. Ça va être quoi un week-end ? à Aurisque qui nous attend. Il y a plusieurs points sensibles. Il y a Paris, évidemment, mais il y a aussi Orléans. On écoutait tout à l'heure le maire d'Orléans s'exprimer avec un congrès du Rassemblement national. Les appels à manifester contre l'extrême droite. Ça fait plusieurs dossiers qui se croisent là. Vous
imaginez ce qui se passera si Marine Le Pen, dans six mois, est élue et qu'elle entre à l'Elysée ? Les manifestations, voilà, ça donne un peu une idée. Donc le congrès, oui, du Rassemblement national à Orléans, donc une manifestation à laquelle se rendra d'ailleurs visiblement le premier secrétaire du Parlement. Le Parti socialiste Olivier Faure, qui va mobiliser beaucoup de forces de l'ordre. Et puis, c'est ce qu'avait dit aussi Sébastien Lecornu, on est à l'approche d'une élection présidentielle, donc tout va se cristalliser du côté notamment des extrêmes. Et puis, avec les revendications de plusieurs corps, alors il y a les lycéens bien sûr, mais il y a les syndicats, pour justement se faire entendre des candidats à la présidentielle. quand ils seront, enfin, il y en aura un d'élus, en tout cas, qu'ils entendent les revendications. Et ils se disent tous, c'est pour ça que ça risque de ne pas baisser cette tension, parce qu'ils veulent mettre le paquet sur leurs revendications. C'est le moment, en quelque sorte, de se faire entendre de tous les candidats. Emmanuel Macron, en quelque sorte, c'est, comme disent les anglo-saxons, le lambdeuc, c'est le canard boiteux, c'est-à-dire qu'il reste six mois, à vivre à l'Elysée en tant que président de la République. Donc il n'a pas beaucoup de leviers, il n'a pas de majorité, il ne peut rien faire, il ne peut rien donner. Et d'ailleurs, Sébastien Lecornu ne s'y est pas trompé. Voilà, ce sera au prochain de trancher. C'est le débat présidentiel qui tranchera les grandes questions, que ce soit parcours suple ou toute autre chose.
Il y a quand même cette annonce d'Emmanuel Macron, cette confirmation. Hier, les organisations syndicales qui, à la même heure, étaient reçues à matinée par Sébastien Lecornu déploraient l'absence des organisations lycéennes et étudiantes. Le chef de l'État vient de confirmer qu'elles seront bien reçues lundi. Ça, c'est l'une des autres annonces du président français il y a quelques instants, lundi. en plein milieu des vacances, deux jours après un nouveau rassemblement, est-ce que là aussi c'est opportun comme choix, c'est celui qui est fait, mais la question peut être posée, on n'arrête pas de répéter depuis le début, pourquoi ne pas les avoir reçus bien plus tôt, là ils sont encore une dernière fois, ils sont un peu la dernière roue du carrosse, ceux qui sont reçus en dernier, après les maires, après les chefs de parti, après les syndicats.
ça a été une erreur, franchement il y a eu des erreurs de A à Z en vérité, mais celle-ci est assez... C'est dommageable parce que Sébastien Lecornu pouvait, dans un premier temps, au lieu de renvoyer les délégations auprès de son ministre de l'éducation, il pouvait effectivement recevoir une délégation de lycéens. J'ai envie de dire que ça ne mangeait pas de pain et que c'était peut-être une façon de dialoguer, de ne pas se sentir méprisé du côté des lycéens. Donc oui, beaucoup d'erreurs ont été faites quand Sébastien Lecornu dit toujours dans ce langage. Étonnant pour un Premier ministre, on a merdé. Oui, ils ont merdé pas seulement sur l'autorité et les défaillances de l'ordre, mais ils ont merdé, pardonnez-moi l'expression qui n'est pas la mienne, merdé sur... La communication sur quand on voit effectivement qu'un Emmanuel Macron va la veille d'une manifestation du 17 octobre, le 16 octobre, il est au concert de Céline Dion avec son épouse Brigitte. Alors il a le droit d'y aller, mais Brigitte Macron qui en sert dans ses bras Madame Arnault qui est la femme de Bernard Arnault, donc le multimilliardaire. Bon, vous dites qu'il y a peut-être un petit décalage, il y a peut-être une erreur de communication. qui a été faite, bien évidemment. Donc ça, ça donne un côté complètement à la fois lunaire et déconnecté de la société. Et ça, ça ne coûte pas d'argent, vous voyez. C'est du bon sens. Merci Roselyne.
Restez avec nous. On va marquer une courte pause.
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