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Bonjour à toutes et à tous. Merci de nous rejoindre sur Radio G. Très heureux de vous retrouver en direct comme chaque après-midi. On est ensemble pendant une heure. Il est 14h. Bienvenue dans le Grand Journal. Au sommaire, Benyamin Netanyahou aurait envisagé une nouvelle attaque militaire contre l'Iran au début du mois. Mais l'idée aurait été écartée par Donald Trump, décryptage avec Pascal Sunshine depuis Jérusalem. Vous écouterez également la chronique du grand rabbin Bruno Fizeau. Et puis en troisième partie, alors qu'Emmanuel Macron dénonce les réactions de dirigeants étrangers, dont Benyamin Netanyahou, on a invité l'essayiste Barbara Lefebvre. sommes le mercredi 21 octobre 2026, dirige 25 787. Et vous pouvez nous écouter où vous soyez en France et dans le monde sur notre site radioj.fr et notre application gratuite. L'émission est également disponible sur nos chaînes YouTube, Facebook et X. Vous pouvez évidemment nous laisser vos commentaires et partager cette émission. Tout de suite, les infos avec Nina Allouche. Bonjour Nina.
Bonjour Steve, bonjour à tous.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou aurait donc demandé à l'armée de préparer une vaste attaque de frappe contre l'Iran pour le week-end du 10 octobre.
L'opération n'a finalement... Pas eu lieu, Donald Trump s'étant opposé à une reprise des combats avant les élections américaines. D'après le financial Times, Tal aurait préparé plusieurs jours de bombardements visant des installations nucléaires, des centrales électriques et d'autres infrastructures liées au régime iranien. Cette opération aurait été plus importante que la précédente offensive menée congentement par Israël et les Etats-Unis en février. Donald Trump ne souhaitait pas relancer la guerre avant les élections américaines de mi-mandat prévues le 3 novembre. Washington chercherait plutôt à obtenir un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire. et le contrôle du détroit d'Hormuz, même si ça s'annonce difficile, selon le secrétaire d'état américain Marco Rubio. On l'écoute. Eh bien, il
est difficile de conclure un accord avec le régime iranien. Malheureusement, ils ne savent pas comment négocier, et ils sont contrôlés par des religieux chiites radicaux. Et je ne parle pas simplement de religieux chiites, mais de religieux chiites radicaux, qui sont guidés par la théologie. Il est très difficile de conclure un accord avec eux.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio.
parallèlement, les États-Unis envoient un porte-avions supplémentaire au Moyen-Orient.
Ce déploiement pourrait donner à Donald Trump davantage de moyens militaires si les tensions avec l'Iran s'aggravent. Le groupe aéronaval du porte-avions USS Theodore Roosevelt et la 13e unité expéditionnaire des Marines sont en route vers le Moyen-Orient. Leur arrivée est prévue d'ici la fin novembre 2026. Les États-Unis disposent déjà de plusieurs moyens militaires dans la région. Par ailleurs, environ 3000 militaires américains seraient stationnés en Israël. Il participerait notamment au fonctionnement des systèmes de défense aérienne, au soutien logistique et aux opérations aériennes.
Et côté iranien-téhéran, allons vouloir moderniser sa défense aérienne face aux menaces militaires.
Annonce du nouveau ministre de la Défense. Il affirme que l'Iran veut transformer les menaces qui pèsent sur le pays en une meilleure préparation militaire. Toutefois, aucun détail concret sur les nouvelles technologies envisagées ni sur le calendrier de leur mise en œuvre n'a été donné. Les États-Unis ne peuvent pas espérer un dialogue avec l'Iran tout en bloquant et en le menaçant, a par ailleurs déclaré ce matin le président iranien Massoud Péjeshkian.
Emmanuel Macron annonce une conférence de soutien à l'armée libanaise.
Tout le monde constate aujourd'hui la situation intenable dans laquelle se trouve le pays. Le Liban assure le prison français, on l
Notre stratégie est simple et nous la partageons. Notre objectif, c'est la souveraineté, la stabilité du Liban et le désarmement du Hezbollah. Pour arriver à cet objectif, il faut d'une part obtenir un retrait des troupes israéliennes, lesquelles s'accompagnent de mécanismes de confiance et donc de la restauration d'un mécanisme de coordination pour organiser ce retrait, comme nous avions su le faire en 2024 et 2025. La France est prête à y contribuer, le Qatar aussi. et un renforcement des forces armées libanaises.
Le président français Emmanuel Macron ce matin. Par ailleurs, le ministre libanais de l'Industrie a terminé sa visite officielle en France par une rencontre avec son homologue. L'objectif, renforcer les relations industrielles entre les deux pays et encourager les entreprises françaises à investir au Liban, notamment dans les secteurs technologiques.
Retour en Israël, où les soldats commencent à voter pour les élections d'octobre 2026.
De la frontière libanaise à Gaza, en passant par le Moherman et Elat, les soldats israéliens peuvent voter grâce à environ 850 bureaux de vote militaire, dont certains mobiles. Le vote doit se poursuivre jusqu'à la clôture du scrutin en tenant compte des contraintes pillées aux opérations militaires.
Et le scrutin qui aura lieu pour la majorité des citoyens israéliens, mardi prochain, le 27 octobre. La Malaisie interdit Waze, l'application de navigation israélienne. ses fonctionnaires.
Le gouvernement malaisien invoque des risques potentiels pour la sécurité des données. Le gouvernement recommande d'utiliser toujours une application de cartographie développée en Malaisie par l'autorité nationale des autoroutes. Pour rappel, Google a racheté l'application Waze en 2013 pour environ 1 milliard de dollars.
Pour passer la guerre en Ukraine, l'envoyé américain Steve Witkoff est arrivé en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine. Cette
visite intervient au lendemain de sa rencontre à Oslo avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que de nouvelles frappes russes ont fait au moins 4 morts en Ukraine. Les attaques ont visé des installations énergétiques, des infrastructures ferroviaires et des immeubles résidentiels. Par ailleurs, Vladimir Poutine annonce la libération de Stéphane Houbar à l'issue de la rencontre avec le représentant américain Steve Witkoff, qui a vivement remercié le président russe pour cette décision. On l'écoute.
La
première chose que je veux vous dire, c'est merci. Le président vous transmet ses remerciements, toute notre nation vous transmet ses remerciements. Grâce à vous, Stéphane Hubbard rentre chez lui auprès de sa famille. J'ai d'ailleurs rencontré son fils l'autre jour, c'est un prêtre.
Il m'a beaucoup
parlé de vous. La première chose que je tiens donc à vous dire, c'est merci.
'envoyé américain Steve Witkoff se m'attend.
Emmanuel Macron annonce une réunion demain avec le renseignement et des ministres pour dresser un compte rendu des violences du 17 octobre.
Le président défend une ligne ferme face aux violences survenues le week-end dernier alors que de nouveaux rassemblements sont prévus ce samedi. Il affirme que les personnes qui chercheront à provoquer des troubles dans les centres-villes seront empêchées de le faire. Emmanuel Macron reconnaît toutefois que les lycéens ont formulé plusieurs demandes concrètes, notamment sur l'état des bâtiments scolaires, les horaires, le remplacement des enseignants et parcours sup. Il assure que le gouvernement travaille sur ces sujets. Le président estime qu'un état d'urgence pourrait être décrété si la situation le justifiait, mais considère que cette mesure n'est pas nécessaire pour l'instant. Ecoutez.
Tout ce que je vous ai dit et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi n'a pas besoin de l'état d'urgence. On a des dispositifs dans notre droit qui permettent à nos préfets, aux raisons, au regard de la situation locale, de prendre des couvre-feux, d'interdire des regroupements. Nous avons en parallèle, évidemment, les enquêtes qui se poursuivent. Les premières décisions de justice sont tombées. Et donc ça, nous irons au bout avec la plus grande fermeté. Donc tout ça ne requiert pas l'état d'urgence. Évidemment, si la situation est justifiée, pourrait être pris.
Le président français Emmanuel Macron, ce matin, après une nouvelle nuit de couvre-feu dans plusieurs villes, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les organisations syndicales pour discuter de la sécurité des cortèges et des réponses à apporter aux lycéens.
Le président de la République a par ailleurs critiqué les déclarations de dirigeants étrangers sur les violences du 17 octobre.
Il les a qualifiés de commentaires inacceptables et stupides. Emmanuel Macron a également critiqué les responsables étrangers qui, selon lui, présentent une image négative de la France. Ses propos interviennent notamment après... Après les déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur I24 News, celui-ci a affirmé que la France avait cédé face à l'islamisme radical. En lien donc avec les violences du 17 octobre, on écoute Benyamin Netanyahou.
Le 7 octobre, Emmanuel Macron m'a appelé le président de la République française et il m'a dit qu'ils allaient œuvrer pour un cessez-le-feu, une solution diplomatique. Et je lui ai dit Emmanuel, ça n'aura pas lieu. Ce que vous avez ici, c'est Daesh. Le Hamas, c'est Daesh et même pire, d'une certaine manière. Et si nous ne les éliminons pas ici, vous les aurez à Paris. c'est exactement ce qui se passe. Et ça fait mal au cœur de voir ça. Ça fait mal au cœur de voir l'effritement de la France.
Le Premier ministre Israël et un Benjamin Netanyahou hier soir sur I24 News.
On termine ce journal avec du football. La Ligue des champions se poursuit ce soir avec plusieurs affiches importantes.
Côté français, le RC Lens se déplace sur la pelouse du club de Bruges à 21h. Autre choc de la soirée, le Bayern Munich qui reçoit Arsenal également à 21h. Et hier, Paris s'est imposé 4 buts à 2 et signe une troisième victoire en 3 matchs dans cette phase de Ligue des champions.
Après un grand match, merci beaucoup Nina. Je rappelle que vous aviez prononcé... C'est qu'hier le match nul, on n'était pas très loin mais quand même Paris était supérieur. On vous retrouvera néanmoins avec plaisir dans 21 minutes pour le rappel des titres. A tout à l'heure Nina. c'est l'heure de retrouver un peu plus tôt que d'ordinaire le grand rabbin Bruno Fison. Bonjour à vous, monsieur le grand rabbin. Bonjour. Et merci de nous rejoindre en direct. Vous êtes le grand rabbin de Metz et de la Moselle et vous conseillez également le grand rabbin de France et le président du consistoire central sur les questions d'abattage rituel. Et cette semaine, vous avez choisi de revenir sur une figure majeure du judaïsme, du judaïsme rabbinique, la figure de Rashi.
Oui, absolument. Je me trouve là en ce moment à Troyes où on va inaugurer une série de cours qui s'appelle Campus Rachid sur le personnage de Rachid. Alors Rachid, qui c'est ? Il est né en 1040, l'année de la mort de Rabbeinu Gershon, la lumière de l'exil. Et comme on dit, d'or l'air d'orba, une génération vient et une autre s'en va. Alors que le chef du monde, Ashkenaz, spirituel Rabbeinu Gershon s'en va, eh bien, né Rachid. car le jour au coulternel ne laisse jamais son peuple sans lumière. Et Rachid va l'étudier dans les prestigieuses yeshivotes de Worms et de Mayans, où il va précisément apprendre auprès de Rabbeinu Yaakov Bayakar, élève de Rabbeinu Gershom. Et il va revenir à Troyes, où il va fonder sa yeshiva, il va devenir le rave de la ville, il va devenir le grand exégète que nous connaissons, le rave de la ville. mais aussi celui qui va porter, finalement, transmettre tout ce judaïsme du monde ashkenaz à l'ensemble du peuple juif.
est-ce que Rachid est toujours, on est quasiment mille ans après sa mort, pourquoi, un peu moins, quasiment mille ans, pourquoi est-ce que cette figure de Rachid est-elle toujours aussi importante pour nous ? Pourquoi son commentaire est toujours aussi central dans l'étude de la Torah écrite et orale et c'est un incontournable finalement
Absolument, nul ne peut étudier aujourd'hui la Torah, le Tamar. Ou l'agmara sans le commentaire de Rachid. Pourquoi ? D'abord parce que son style est fort, concis et il s'attache avant tout au pshat, c'est-à-dire éclaircir le texte pour le vulgariser quelque part pour tous ceux qui le trouvent encore obscur. Il a éclairci ainsi des pages entières du Talmud. Et puis également, par son style concis, mais percutant, il arrive à faire passer un certain nombre de valeurs fortes qui vont devenir les valeurs du finaïsme. Je donnerai un exemple au propos de la Sidra de Noir, pour donner un exemple, malheureusement, qui est en accord avec l'actualité. Va-t-im-aller arrêter Hamas, la terre s'est remplie de violence, ce qui a justifié le déluge. Eh bien, Rachid dit quoi ? Hamas... Gézel, le vol. Et dans les scènes que nous avons vues malheureusement à Paris et ailleurs en France, c'est le signe du basculement d'une société. Avec un simple mot, Gézel, nous montre comment une société peut basculer, une société ordonnée vers une société chaotique, parce que tout simplement, le vol, c'est le non-respect de la construction de toute une vie.
Mais pourquoi SDSH considère-t-il que cette faute du vol est... et a été beaucoup plus grave, en tout cas a été sanctionnée beaucoup plus gravement que celle du meurtre ou d'idolâtrie.
Ce n'est pas plus grave, bien évidemment, le meurtre idolatrice c'est grave, mais là on est à un point de bascule. Lorsque dans la société, on considère que la propriété d'autrui n'a plus de sens, qu'on veut se servir et détruire finalement l'abeur de toute une vie, c'est le signe que la société, et que cela se généralise bien évidemment, c'est ça le point de bascule, ça signifie que la société est véritablement en danger, qu'elle bascule vers le chaos. Donc voilà, Rachid en un mot, il est percutant et il le fait dans bien d'autres domaines. Dans le domaine de la prise de décision à l'Afrique également, il y a quelque chose de très fort chez lui. Il est une des références à l'Afrique, quoique il n'est pas la seule et unique référence, mais il est une référence à l'Afrique. Enfin, son étude rayonne puisque ses élèves, c'est d'abord à commencer par ses petits-enfants, mais aussi ses élèves vont diffuser le mode. d'analyse du monde ashkenaz, du traité du Talmud et de la Torah, à travers l'ensemble des communautés vues, y compris dans le monde séfarade, car il y a bien évidemment des ponts.
Vous citiez, M. Le Grand Rabin, il y a quelques instants, ce rachis et son insistance sur la gravité du vol qui est à l'origine du déluge. Pour revenir à l'actualité, quels mots mettriez-vous sur ces images terribles de violences qui ont émaillé les manifestations du week-end en France ?
bien je dirais d'abord que c'est un basculement de la société par des individus. Alors on peut espérer que ce n'est pas la majorité des Français bien évidemment, mais il y a ici un groupe d'individus qui ne sont plus motivés par aucune valeur. simplement la jouissance immédiate. Alors il y a des gens qui ont une certaine idéologie, bien évidemment, qui veulent détruire la société, la faire basculer vers quelque chose d'autre qui, à mon sens, sera terrible, une sorte de société totalitaire gouvernée par des sortes d'idéologues, auxquelles se joint des opportunistes eux, n'ont aucune considération pour la propriété d'autrui et, j'allais dire, même pour la vie d'autrui. Oui, la France est malade, il va falloir rectifier les choses. Et il va falloir réassurer l'ordre républicain, ça c'est essentiel. Et nous juifs, nous savons que le désordre, nous en sommes souvent les premières victimes. Quand il s'était chaotique, souvent on s'attaque aux juifs en premier. Mais il va falloir aussi réinventer les valeurs pour la France, les valeurs communes, pour que l'on puisse continuer à vivre ensemble ici sur cette terre de France.
Pour terminer, M. Laurent Rabin, j'en parlais déjà la semaine dernière, vous démarrez cet après-midi une série de cours justement sur Rachid avec la Maison Rachid et l'Écluge, une série de 13 interventions en Zoom. Quel est le programme du jour
le point du jour c'est Rachi et l'héritage européen, c'est-à-dire que nous allons voir, d'abord expliquer un peu quelle était sa vie et ses pérégrinations à travers l'Europe et aussi quelle valeur il nous lègue, quelle connaissance.
on a perdu visiblement la connexion avec le grand rabbin Bruno Fison. Nous sommes en direct. On va essayer de le joindre pour terminer justement sur sa chronique consacrée cette semaine à Rachid. Rachid, une figure rabbinique autour à laquelle le grand rabbin Fison consacre à partir d'aujourd'hui une série de commentaires et de conférences. On vous écoute, monsieur le rabbin, on vous a retrouvé.
exactement. Donc, simplement, aujourd'hui, le programme, c'est Rachid et l'héritage européen. Quelles sont les valeurs que Rachid a portées pour qu'elles puissent être partagées, non seulement par le judaïsme, mais aussi par les autres européens, par le christianisme ? On sait qu'il y a un certain nombre de ponts entre le judaïsme et le christianisme et que certains exégètes chrétiens se sont inspirés de Rachid. Espérons que cela favorisera le rapprochement.
Merci beaucoup, on l'espère avec vous, monsieur le rabbin Bruno Fisson, d'avoir été avec nous. Je rappelle que vous êtes le grand rabbin de Metz et de la Moselle, conseiller du grand rabbin de France et du président du consistoire central sur les questions d'abattage rituel et que vous organisez à partir d'aujourd'hui une série de 13 conférences sur Rachid en Zoom, en partenariat avec la maison Rachid. L'écuge, on peut retrouver toutes ces informations sur les sites de ces deux institutions. Merci encore à vous, bon après-midi, shabbat shalom.
Shabbat shalom, à bientôt.
'est l'heure de marquer une première pause. On se retrouve dans quelques petits instants pour la suite du Grand Journal. Au programme de cette deuxième partie, la correspondance depuis Jérusalem de Pascal Zenschein, puis le porte-parole de l'ambassade d'Israël à Paris, Yardin Ghazid, nous rejoindra. Nous parlerons d'Israël, les Etats-Unis et de l'Iran. A tout de suite sur Radio-J.
Radio J, le 6-9, Ilana Ferradian. Bonjour,
c'est Ilana Ferradian. On se réveille ensemble chaque matin pour 3 heures d'infos en direct de 6h à 9h. Actu, Israël, Torah, culture, société, tech, santé, humour. Des invités inspirants, des échanges sincères et toujours de la bonne humeur. A demain matin. Radio J.
Radio J.
Radio G. 14h-15h. Le Grand Journal. Steve Nadjar.
Merci d'être avec nous en direct sur Radio G pour la deuxième partie de votre Grand Journal à suivre, notamment en vidéo sur notre chaîne YouTube. Direction tout de suite, Jérusalem.
Pascale Zonschein.
Pascale, bonjour. Et merci de nous rejoindre comme chaque jour en direct depuis Jérusalem. Pascal, c'est une première. Gadji Eisenkot, le leader du parti HHR, en tête dans la plupart des sons âges, à six jours maintenant des élections en Israël. Gadji Eisenkot a indiqué ce matin qu'il refuserait de participer à un gouvernement Netanyahou, y compris en cas d'accord de rotation.
c'est le premier doute sur ces intentions que Gadi Eisenkot a levées ce matin. Il y en a d'autres, notamment en ce qui concerne l'éventualité d'un gouvernement de minorité, d'une alliance parlementaire avec les partis arabes, mais en tout cas… En ce qui concerne un gouvernement d'union avec Benyamin Netanyahou, Gadi Eisenkot, a totalement rejeté cette hypothèse, après d'ailleurs avoir rencontré un de ses partenaires du bloc de l'opposition qui s'en inquiétait, à savoir Avigdor Lieberman, le leader d'Israël Bettenou, qui justement accusait Gadi Eisenkot de préparer un... une alliance avec le premier ministre israélien sortant, donc cette fois-ci, dans une interview donnée ce matin sur 103FM, le leader du parti Yachar a été clair, il ne siègera pas dans un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou, même dans le cadre d'un gouvernement de rotation, ce qui veut dire que Netanyahou et Eisenkot siégeraient comme premier ministre à tour d'euro. Le chef du parti Yachar... a même ajouté qu'il promettait de démissionner dans l'heure si jamais il rompait sa promesse.
Et puis, le Financial Times révèle que Benyami Netanyahou avait prévu de mener des frappes contre l'Iran au début du mois d'octobre, mais qu'il aurait fait face à l'opposition du président américain Donald Trump.
Oui, apparemment, d'après le Financial Times, on parle d'un plan d'attaque contre l'Iran ordonné par Benyamin Netanyahou pour le week-end du 10 octobre, c'est-à-dire deux semaines et demie avant les élections, et qu'il s'est donc vu opposer une fin de non-recevoir catégorique par Donald Trump, ce qui correspond d'ailleurs à peu près à la date à laquelle Donald Trump avait sur son réseau social posté un message indiquant qu'il n'était pas question de lancer une attaque contre l'Iran. avant les élections. Alors l'article du Financial Times s'appuie sur trois sources dont il ne mentionne d'ailleurs pas, la nationalité, on ne sait pas s'ils sont des sources américaines, occidentales ou israéliennes, mais en tout cas toutes s'accordent sur le type d'opérations qui avaient été planifiées, c'est-à-dire des frappes contre des sites nucléaires, contre des sites du régime iranien et contre des infrastructures civiles dont des centrales électriques et des frappes dont l'intensité aurait été supérieure. à celle de l'opération du mois de février. On ne sait pas non plus dans cet article s'il s'agissait d'une opération prévue conjointement avec les États-Unis ou qu'Israël aurait mené seul. En tout cas, plusieurs hypothèses. Soit effectivement que ce plan ait été réel et reporté de quelques semaines, soit qu'il fasse partie d'une tactique de négociation, en fait une forme de guerre psychologique. pour inciter ou plutôt pousser l'Iran à accepter une solution négociée avec les États-Unis. En tout cas, on entend Benyamin Netanyahou multiplier les déclarations sur le travail qu'il faut terminer en Iran et sur sa détermination à faire tomber le régime de Téhéran. Et dernier élément d'une information révélée par la chaîne américaine Fox News hier, selon laquelle l'aviation de Tsaal aurait effectué dans la nuit de lundi à Mars. un exercice aérien avec le survol de la Syrie et d'Irak, c'est-à-dire le parcours qui mène normalement la chasse israélienne vers ses cibles en Iran.
Merci beaucoup Pascal Zotchen d'avoir été avec nous. On peut vous réécouter en podcast sur notre site radioj.fr. Bonne après-midi à vous, à demain. Yabem Ghazid, bonjour à vous. Bonjour Steve. Et merci de nous rejoindre en direct dans le Grand Journal. Vous êtes le porte-parole de l'ambassade d'Israël à Paris. Vous venez d'écouter la correspondance à Jérôme depuis Jérôme de Pascal Desenchein. Quelle est votre réaction à ces informations du Financial Times sur la volonté israélienne de mener une guerre au début du mois d'octobre, de reprendre la guerre au début du mois d'octobre contre l'Iran ? Une décision qui a été finalement écartée suite à l'opposition du président américain.
je peux dire en général que nous voyons que le régime iranien reste dangereux, continue à soutenir les proxys qui œuvrent pour la déstabilisation régionale dans les différents pays de la région, continue à développer son programme balistique, continue à menacer ses citoyens eux-mêmes. Et donc, il faut faire face à ce régime. Alors, quant à la date exacte, je ne peux rien dire, mais il est clair. Quand on
parle du début du mois d'octobre, est-ce qu'on peut en tirer comme conclusion, c'est une hypothèse, que ça a quelque chose aussi à voir avec les élections en Israël du 27 octobre prochain ? Je
pense qu'il y a un consensus en Israël, que la menace iranienne doit être traitée de la façon la plus sérieuse, servir comme excuse à l'éviter. Bien sûr, dans la démocratie, c'est très important que les élections se déroulent dans une façon normale. C'est une étape très importante pour la démocratie.
Certains responsables de l'opposition accusent le Likoud, Benjamin Netanyahou, le Premier ministre, d'instrumentaliser ces menaces sécuritaires pour essayer de grimper dans les sondages et pour arriver à former une majorité au soir des élections du 27 octobre prochain.
C'est normal qu'il y ait des accords. On est en période électorale. Tout le monde joue. Le jeu électoral, c'est normal.
Ce que vous dites, c'est qu'il n'y a pas de désaccord finalement sur le diagnostic de la menace iranienne
Non, je ne pense pas. Je pense que tout le monde partage le même point de vue sur le fait qu'il faudra continuer à lutter contre ces régimes.
Donald Trump a décidé de ne pas relancer le conflit, en tout cas avant les élections de mi-mandat américaines. Elles sont prévues le 3 novembre prochain, c'est ce que rappelle cet article du Financial Times. Ça pourrait signifier que la période post-électorale en Israël, donc après le 27 octobre, aux États-Unis après le 3 novembre, dans les deux pays, serait peut-être beaucoup plus propice à une nouvelle action militaire combinée contre Téhéran
il y a une stratégie américaine contre l'Iran, c'est la stratégie de la pression économique maximale. Il y a toujours, le président Trump l'a dit, et les dirigeants israéliens aussi, que l'option militaire reste sur la table. Mais quel serait le bon moment ?
Et quel serait le bon partenaire ? Puisque Trump a signifié en début de semaine que si Netanyahou, Benjamin Netanyahu n'était pas au pouvoir, n'était pas en mesure de former une nouvelle coalition, il ne voyait pas en Israël avec qui il pourrait reprendre une telle opération contre l'Iran. C'est un appui extrêmement fort accordé au Premier ministre sortant.
Oui, le président Trump a exprimé son avis personnel. Mais on est dans une démocratie où les électeurs israéliens, c'est eux qui vont décider qui sera le prochain premier ministre. Et je suis sûr que l'alliance entre les États-Unis et Israël, y compris avec le président Trump, qui est un grand ami à Israël, va continuer, n'importe qui soit élou.
Alors, selon les sources citées par le journal britannique, les frappes auraient été plus intenses que celles menées par les Américains et les Israéliens en février dernier. Ce sont, Garden Gazite, plutôt, ou en tout cas en priorité, les installations nucléaires et balistiques qui pourraient être visées principalement, ou cette fois, des centres économiques majeurs pourraient l'être également en cas de frappe
Je ne peux pas entrer dans les détails militaires de la tactique militaire. Ce qui est clair est que le régime qui a subi des coûts forts autour des dernières deux opérations, 2025 et plutôt cette année, a subi beaucoup de coûts. Il est beaucoup affaibli, mais il faudra... Mais ils ne cèdent pas encore sur des questions stratégiques sur le nucléaire, sur le détroit d'Hormuz. Et c'est quelque chose qui est inacceptable ni pour Israël ni pour les Américains.
Et vous considérez, comme on a pu lire dans les médias hier, que les Iraniens et les diplomates iraniens ont justement utilisé la diplomatie pour essayer de gagner du temps et pour essayer d'influer sur le cours des élections américaines ? pour affaiblir Donald Trump, notamment à travers la question du prix du baril de pétrole
Il est clair que la situation actuelle n'est pas soutenable pour le régime iranien pour le long terme. Les Iraniens ne peuvent pas exporter leur pétrole. Leur économie est dans un très mauvais état qui devient de plus en plus pire. À un certain moment, ils devront changer leur politique. Alors, est-ce qu'ils espèrent que la pression se calme un peu après les élections, avec un autre résultat dans les élections ? Je ne sais pas. Mais je pense que n'importe quel sera le résultat. La situation où les Iraniens contrôlent le détroit d'Hormuz est inacceptable.
Pour terminer, vous avez forcément écouté les déclarations d'Emmanuel Macron tout à l'heure, qui dénoncent les commentaires inacceptables et stupides de dirigeants étrangers qui ont critiqué la manière dont l'exécutif avait géré ces violences le week-end dernier. Il n'a pas donné de nom, mais tout le monde avait en tête ceux de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu, qui s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet à deux reprises hier. C'est comme ça aussi que vous le percevez, une critique franche de la réaction notamment du Premier ministre israélien ?
je pense que c'est ces émeutes qui ont eu lieu ce week-end. C'est d'abord une question française. C'est une histoire interne de la France et c'est la France qui doit le gérer. Ça c'est clair. Israël n'est mêle pas dans cette affaire, mais quand on voit les drapeaux palestiniens, ceux qui disent globaliser l'intifada, etc. David Netanyah
a parlé de danger islamiste en Israël au Proche-Orient, mais qui aujourd'hui atteindrait la France.
Oui, bien sûr, l'islamisme est une menace pour Israël, mais non seulement pour Israël, mais pour des pays occidentaux aussi.
ce n'est pas seulement un sujet français, ce qui expliquerait pourquoi le Premier ministre israélien s'est permis d'en faire un commentaire hier. C'est comme ça que vous l'expliquez
pense que pour les Israéliens en général, qui ont depuis trois ans, vous, l'islamisme monte, les manifestations pro-palestiniennes, anti-israéliennes, des fois violentes, des fois antisémites, nous ne sommes pas surpris de ce qui se passait. Et vous êtes
inquiet pour la communauté juive de France, notamment ? Et en particulier
? Bien sûr, la communauté juive de France souffre depuis, ce n'est pas depuis ce week-end, elle souffre depuis beaucoup de temps. Alors je sais que la République fait beaucoup pour essayer de protéger les juifs de France. Est-ce qu'elle fait assez ? Je ne sais pas.
Merci beaucoup Yadane Ghazid d'avoir été avec nous. Vous êtes le porte-parole de l'ambassade d'Israël à Paris. Bonne après-midi à vous. Merci.
Radio G.
Le Grand Journal. Steve Nadjar.
14 heures passées de 31 minutes. Merci d'être avec nous en direct sur Radio G. Vous êtes dans le Grand Journal. À suivre le rappel des titres.
Bonjour à toutes et à tous. A la une de l'actualité, un haut responsable iranien menace Israël. Dans un message publié en hébreu sur X, il affirme que l'Iran est prêt à éradiquer ce qu'il considère comme le mal israélien dans la région. Il ajoute que les résultats des prochaines élections israéliennes ne changeront pas l'hostilité de Téhéran envers le pays. Ces déclarations interviennent alors que des informations évoquent la possibilité de nouvelles frappes israéliennes contre l'Iran. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait décidé de reporter toute action jusqu'après les élections américaines. Un chauffeur de taxi soupçonné d'appartenir au djihad islamique a été arrêté par des agents israéliens infiltrés. L'homme de 48 ans est soupçonné d'avoir participé à la reconstruction du réseau du djihad islamique palestinien et d'avoir transféré de l'argent destiné à financer des activités terroristes. L'arrestation a eu lieu cette semaine en Judée-Samarie. Il a été transféré au Shin Bet pour être interrogé. Politique israélienne, Gadi Hezenkot, chef du parti Yachar et figure majeure de l'opposition israélienne, assiemment qu'il ne participera à aucun gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou. Et ce, même si les deux hommes se partagent le poste de Premier ministre dans le cadre d'un accord de rotation. Il ajoute que si un tel accord était conclu, il démissionnerait immédiatement. Gadi Hezenkot n'exclut toutefois pas de former un gouvernement avec le Likud, le parti du Premier ministre, alors qu'aucun des deux camps ne semble actuellement en mesure d'obtenir seule la majorité nécessaire pour gouverner. Merci. A Londres, un homme inculpé après l'agression de trois femmes juives. Parmi les victimes figure une mère qui promenait son bébé en poussette. Les faits se sont produits lundi. L'homme a plaidé non coupable des trois chefs d'accusation de voix de fait. Il a été placé en détention provisoire. Enfin en France, Sophie Binet appelle à la mobilisation générale la plus large possible le 5 novembre. Estimant que la grève doit prendre le relais. Déclaration à l'ici d'une réunion à Matignon avec Sébastien Lecornu et les autres syndicats. La secrétaire générale de la CGT estime que... l'exécutif n'a annoncé aucune mesure prise en compte de leur revendication.
Merci beaucoup Nina, à tout à l'heure.
Et voici
le programme de la troisième et dernière partie du Grand Journal, juste après la pause. L'entretien de cette édition, je reçois aujourd'hui l'enseignante et essayiste Barbara Lefebvre, juste après l'avocat Lucas Veil sur le procès intenté contre Rima Hassan. A tout de suite dans le Grand Journal.
Radio-G, le 6-9, il en a fait radio.
c'est David Revodalone. Retrouvez-moi tous les jours du lundi au jeudi à 7h45 pour l'interview politique de Radio-G. France, gouvernement, assemblée, campagne électorale, Israël, internationale. Chaque matin, un invité politique pour comprendre les grands enjeux contemporains à 7h45 dans le 6-9 uniquement sur Radio-G. Radio-G.
Noa, osez le dire, ligne téléphonique gratuite, confidentielle et bienveillante pour les victimes de violences conjugales est à votre écoute du lundi au jeudi de 10h à 16h au 01 47 07 39 55. En dehors de ces horaires, laissez-nous un message vocal ou envoyez-nous un mail à noaosezledire.fr en précisant vos disponibilités. Plus d'information sur notre site
si votre prochaine adresse était à Jérusalem ?
Merci d'être avec nous en direct sur Radio J pour la troisième et dernière partie du Grand Journal. A suivre en vidéo sur notre chaîne YouTube. Place à l'entretien de cette édition. Bonjour Barbara Lefebvre. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes enseignante, professeure d'histoire géographie et essayiste et vous avez été suspendue de l'éducation nationale pour une durée de 12 mois, dont 6 mois ferme sans salaire. Je rappelle que vous êtes professeure au sein de l'Académie de Versailles. Comment cette décision vous a-t-elle été justifiée
a été justifiée, c'est la suite d'un long contentieux entre moi et l'éducation nationale qui dure depuis un an et demi, sur la question de ma participation dans les médias sans leur avoir demandé l'autorisation. Eux considèrent que je devais demander une autorisation de cumul d'activité. C'est ce que l
'administration réclame de manière... Oui, pour un
agent public, pour un fonctionnaire en général. Mais moi, j'ai expliqué que ce que je faisais à la radio et dans les médias, c'était dans le cadre de ce qu'on appelle les activités de la production des œuvres de l'esprit. Comme écrire un livre, par exemple, quand un enseignant écrit un livre, il n'a pas demandé l'autorisation, il peut écrire un livre. Quel que soit le thème
du livre. Quel
que soit le thème du livre, y compris un livre sur l'éducation nationale, pour critiquer l'éducation nationale. Quand un enseignant fait un tweet, il n'a pas demandé l'autorisation. Lorsqu'un enseignant fait une conférence, il n'a pas demandé l'autorisation, y compris si cette conférence est rémunérée, par exemple. J'ai estimé, avec mes avocats, et je l'ai justifié à de nombreuses reprises par écrit à l'éducation nationale, que ce que je faisais à la radio, c'était ce qu'on appelle la production des œuvres de l'esprit, que je n'avais donc pas à leur donner. l'autorisation. Et puis ensuite il y a eu une condamnation devant la 17ème chambre pour des propos que j'ai tenus dans les grandes gueules sur les gens du voyage, une affaire qui d'ailleurs avait été lancée par Ercilia Soudet. et qui m'a valu une amende pour injure aggravée. Et donc là, ils se sont emparés de cette histoire pour mettre ensemble les deux problématiques, c'est-à-dire le contentieux administratif sur l'autorisation de cumul, et le fait que dans les grandes gueules en 2024, une affaire pour laquelle ils ne m'avaient jamais ni interpellé, dont ils n'étaient même pas au courant. Et en fait, ils ont mélangé les deux. Ils m'ont fait une commission disciplinaire fin juin. Un véritable procès stalinien. J'avais contre moi à la fois le rectorat de Versailles et les syndicats d'extrême gauche qui en profitaient d'ailleurs pour me parler d'autre chose, y compris évidemment de Gaza. donc, en début septembre, je n'ai pas pu faire ma rentrée puisque j'ai reçu une lettre du ministère de l'Éducation nationale lui-même pour me dire que j'étais suspendue puisque j'avais d'un... Dans un premier temps, pas obéi à ma hiérarchie, puisque je n'avais pas fait cette demande de cumul. Et par ailleurs, que j'avais outrepassé mon devoir de réserve en ayant tenu des propos répréhensibles sur les gens du voyage. Ce qui est quand même assez lunaire, puisque ces propos, non seulement je ne les ai pas tenus en classe, mais je les ai tenus dans une émission. Que par ailleurs, cette condamnation est frappée d'appel, puisque j'ai fait appel. que par ailleurs, ça n'a strictement rien à voir avec le devoir de réserve. Vous considérez
qu'on vous fait payer vos prises de position politique, notamment dans cette émission Les Grandes Gueules sur RMC ? Bien entendu,
ça ne fait aucun doute. Ça ne fait aucun doute, d'autant plus que dans mon dossier disciplinaire, le rectorat de Versailles n'a rien trouvé d'autre à mettre que comme pièce à charge contre moi un tweet de Daniel Obono et de la CGT-RMC. Députée
LFC également.
Voilà, donc vous voyez, et en plus la députée Obono qui demande mon éviction de la chaîne de Bolloré. La pauvre ne sait pas que RMC n'appartient pas à Vincent Bolloré. Donc c'est vous dire... le niveau aujourd'hui de politisation, y compris du ministère de l'Éducation nationale. Et c'est ça qui était très intéressant et qui est intéressant dans mon affaire. C'est qu'on a là l'alliance objective de la Macronie et de la LFI pour faire taire les opposants.
Vous aviez perçu quelques signaux d'alerte ces dernières années sur des critiques que vous pouvez vous faire valoir ces interventions répétées ? Non, jamais.
Jamais. Franchement, je vous dis, les territoires périodes de la République, on l'a écrit en 2002, c'était en plus une attaque frontale contre l'éducation nationale. On était enseignante. Moi, j'enseignais depuis à peine trois ans quand on a écrit ce livre avec Georges Bensoussan. En 20 ans, j'ai publié des livres. J'ai écrit des dizaines et des dizaines de tribunes, notamment pour critiquer l'enseignement, la façon dont aujourd'hui l'école était structurée, l'échec scolaire. qui est organisée littéralement par la destruction minutieuse de notre institution. Je n'ai jamais eu de problème, que ce soit sous tous les ministères, que ce soit sous Najat Vallaud-Belkacem, sous n'importe quel ministère. Je me suis toujours exprimée librement. De gauche comme de droite. De gauche comme de droite. Mais enfin, il est vrai quand même que depuis le 7 octobre, prises de position que des intellectuels, des enseignants peuvent avoir dans l'espace public dérangent. Vous l'avez sentie en
classe, Barbara Lefebvre ?
Non, en classe, non, parce que moi, en classe, je fais mon travail. je n'ai aucun problème alors bien sûr on a toujours des oui des agressions des élèves qui un élève qui m'a menacé de me faire une Samuel Paty c'est arrivé j'ai porté plainte voilà mais moi je n'ai pas de problème je n'ai jamais eu de problème avec mes élèves et d'ailleurs c'était bien l'inconfort de l'éducation nationale puisqu'il n'y a jamais eu de plainte de parents d'élèves d'élèves de ma hiérarchie directe j'ai toujours fait mon travail consciencieusement en respectant strictement la neutralité politique et laïque ce sont mes interventions à l'extérieur de ma classe dans mes activités de citoyenne qui ont conduit à ma sanction. Et c'est en cela que je vois clairement que mes positions très tranchées après le 7 octobre, notamment visant l'exécutif, parce que je m'en suis souvent pris aussi aux positions d'Emmanuel Macron. À la fois sur le Proche
-Orient et aussi notamment sur son refus de participer à la marche en novembre 2023. Voilà,
la reconnaissance de l'État de Palestine. J'ai juste participé au débat public comme tout citoyen, comme toute citoyenne. C'est mon droit et mon métier d'enseignante n'a pas à m'empêcher de m'exprimer dans l'espace public. Sans quoi, évidemment, là, on est dans un préjudice grave à la liberté d'expression, me semble-t-il.
Vous reprochez à votre administration, Barbara Lefebvre, d'avoir manqué par ailleurs à ses obligations de soutien alors que vous faisiez l'objet d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux, notamment après le 7 octobre
Oui, parce qu'après les propos que j'ai tenus sur Gaza en février 2025, le jour du retour des corps des Bibas, Thomas Porte a lancé contre moi une autre
députée.
Deux affaires judiciaires, je n'en ai que deux. Je ne suis pas comme Rima Hassan. Elle se répand toute la journée. Elle a des plaintes à n'en plus finir. Elle n'est pas poursuivie. Moi, j'ai eu seulement deux plaintes à l'initiative à chaque fois de députés LFI. Deux fois, le parquet a suivi les députés LFI. On va revenir sur
la deuxième affaire. Cette
affaire, en fait, elle m'a valu des menaces très puissantes sur les réseaux sociaux qui ont alerté le ministère de l'Intérieur et les services de l'enseignement. Et donc, ces menaces ont aussi concerné mon établissement, puisque les gens qui me menaçaient, les islamistes qui me menaçaient, disaient qu'ils allaient venir me tuer jusque dans mon collège. Et donc, il y a eu une protection policière. Et donc c'est là d'ailleurs que l'éducation nationale s'est rendue compte que je faisais de la radio. Oui, il y a eu la police pendant une quinzaine de jours devant mon établissement. Et à ce moment-là, l'éducation nationale, à part constater cet état de fait et me donner ce qu'on appelle la protection fonctionnelle, c'est-à-dire me permettre d'avoir, si je le voulais, un avocat, en revanche, n'a pris aucune mesure pour ma protection physique. Donc ça, ça fait partie aussi des éléments que je mets devant le tribunal administratif pour contester ma sanction, c'est-à-dire l'inaction. pour la protection physique de ces agents. C'est-à-dire qu'on vous donne une protection fonctionnelle et on vous dit débrouillez-vous avec ça.
Est-ce que pendant cette période, vous avez envisagé d'interrompre, de suspendre vos interventions médiatiques sur le sujet pour vous protéger, pour protéger votre famille ?
Non, car je vis dans un état de droit. On vit dans une démocratie. Aujourd'hui, la France Insoumise passe ses journées à tweeter. à s'exprimer librement pour dire leur haine de l'État, leur haine de la France, appeler à la violence, sans parler évidemment de la déferlante antisémite qu'ils ont non seulement cautionnée, mais alimentée. Je ne leur laisserai pas, je ne participerai pas de ceux qui leur laissent l'espace libre. Donc non, je ne démissionnerai pas de l'éducation nationale et de la même façon, je ne me tairai pas. Donc tous les micros qui me sont ouverts, je les saisis.
Barbara Lefebvre, vous êtes notre invité aujourd'hui dans le Grand Journal. Vous comparez ici le 23 septembre. Vous y faisiez allusion il y a quelques instants devant le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine et apologie de crimes contre l'humanité après des déclarations sur la bande de Gaza tenues en février 2025 sur la chaîne I24 News, plainte déposée par l'association Euro-Palestine et SOS Racisme. Et Thomas Porte. Et Thomas Porte, le député. Le procureur a requis 4000 euros d'amende et 8 mois de prison avec sursis. La décision sera rendue très prochainement, le 13 novembre prochain. interprétation faite de vos propos. Je vais citer pour nos auditeurs. Les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du djihad islamique, ajoutant que les conséquences devaient être payées au prix fort. Au sujet du plan Trump pour Gaza, vous aviez ajouté que la bande de Gaza devait devenir une zone vierge et que ses habitants devaient aller vivre ailleurs. Qu'est-ce que vous plaidez ? Qu'est-ce que vous avez plaidé ? Qu'est-ce que vous continuerez à plaider devant le juge
bien, écoutez, je plaide ce que j'ai d'ailleurs expliqué quatre jours après ces propos dans un texte, puisque lorsque j'ai vu sur les réseaux sociaux le buzz que faisaient ces propos, je me suis tout de suite justifiée dans un long texte qui a été publié sur la page 1024, qui d'ailleurs fait partie des pièces qui ont été mises dans mon dossier devant la cour. Évidemment que les parties civiles ne veulent pas prendre en compte, parce qu'évidemment, lorsque je me suis expliqué sur mes propos... Il n'y avait pas de plainte encore, donc ce n'était pas pour me dédouaner, c'était vraiment pour expliquer mes propos. Déjà la question de la responsabilité, et mon avocat, maître Laval, l'abriamment démontré devant la cour, la question de la responsabilité dans une situation de guerre, ce qui était le cas le 7 octobre, elle se pose, elle s'est posée, Karl Jasper en 1946, le grand philosophe allemand, a écrit un livre qui s'appelle La culpabilité allemande. Et il pose justement la question de la responsabilité collective. Lorsqu'une population a élu... Un pouvoir, le Hamas, ne l'a jamais remis en question pendant plus de 20 ans. lorsque un pogrom de l'intensité de ce qui s'est passé le 7 octobre est commis, et que vous avez les otages qui sont ramenés dans la bande de Gaza, en partie par des civils. D'autres partis qui accueillent les terroristes du Hamas par des ouras qui tapent à coups de bâton sur les otages rentrant, voire des corps démembrés comme le corps de Chanilouk, qui pendant que les otages sont détenus, parfois même dans des familles de civils, etc., n'ont pas agi. sont restés silencieux. Il y a une part de responsabilité. Karl Jasper l'a expliqué pour les Allemands, ça ne veut pas dire que individuellement, chaque Allemand devait être sanctionné comme s'il était un nazi. De la même façon, il ne s'agit pas de placer devant le tribunal pénal international chaque Gazaoui, mais il s'agit de dire qu'il y a une responsabilité collective. Et cette responsabilité collective, elle se paye au prix fort. Le prix fort, ils l'ont déjà en quelque sorte, hélas pour eux, et c'est bien triste parce que c'est le Hamas qui les a mis dans cette situation, ils l'ont payé au prix de la destruction de Gaza. aujourd'hui, comment reconstruire Gaza ? J'ai ensuite donc exprimé une opinion. Elle vaut ce qu'elle vaut. On peut la contester. On peut en débattre. Il n'y a pas de problème. On peut débattre du plan Trump, dire que Trump dit n'importe quoi, fait n'importe quoi. En l'occurrence, je réagissais à la conférence de presse qu'il avait faite avec d'ailleurs Nathaniaou le 4 février 2025, où il présentait son plan pour Gaza. Bon bah écoutez, il disait, on va reconstruire Gaza, on en fera la riviera du Moyen-Orient. Ça peut paraître fantasque, mais c'est son opinion. Et pour reconstruire la bande de Gaza, étant donné qu'elle est détruite à quasiment 70%, je ne vois pas d'autre solution que temporairement. transférer les Palestiniens de Gaza le temps de la reconstruction, à moins de vouloir les faire vivre pendant plusieurs années sous détente. Enfin, ça me semblait naturel de penser à la question d'un déplacement de population le temps de la reconstruction de Gaza. C'est une
opinion, un commentaire sur l'actualité, qu'on peut contester ou pas, mais certainement pas devant le juge. Voilà,
surtout, c'est surtout pas une apologie de crime contre l'humanité, parce que je n'ai jamais appelé ni à la déportation des Gazaouis, et encore moins à leur extermination. Mais encore une fois, on verra comment tout cela sera interprété par la Cour de la 17e Chambre.
Prisons avec sursis et deux années d'inéligibilité ont été requis hier contre Rima Hassan par la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. L'eurodéputé LFI avait publié un poste sur X le 26 mars dernier dans lequel elle citait un militant pro-palestinien de l'armée rouge japonaise, auteur de l'attentat terroriste à l'aéroport de Lod en 1972. Attentat qui avait causé 26 morts dont 8 Israéliens et des touristes étrangers et plus de 80 blessés. Voici la citation en cause. Kozo Okamoto, j'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne tant qu'il y aura oppression. La résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. Fin de citation. La condamnation de Rima Sen, qui serait une première, changerait selon vous, Barbara Lefebvre, quelque chose ? Est-ce qu'elle pourrait influencer sur ses futures prises de position ? Ou finalement, elle pourrait au contraire profiter de cette affaire judiciaire pour se présenter une nouvelle fois en victime ?
Oui, c'est absolument certain. On le voit déjà dans la défense de son avocat qui... inonde littéralement les réseaux sociaux de cette rhétorique, de non seulement la victimisation, bien sûr, puisque Rima Hassan se présente toujours comme une victime. Mais en plus de dire, c'est la liberté d'expression de Rima Hassan et plus globalement la négation de l'état de droit qui combaillonne, bien sûr. C'est la même défense que Soral, que Dieudonné, ça a toujours été leur défense. La défense de la liberté d'expression la plus complète, la plus totale. La grande différence entre, par exemple, ce que moi j'ai pu dire et ce que dit Rima Hassan, c'est qu'elle, elle fait la promotion 'un terroriste qui a du sang sur les mains. Moi, je n'ai pas fait la promotion de Ben Gvir qui dit qu'il veut affamer tous les Palestiniens. Je n'ai jamais dit ça. D'accord ? J'aurais pu le dire, mais je ne l'ai pas dit. Et qu'il n'a
pas par ailleurs de sang sur les mains, à la différence du terroriste japonais.
Oui, mais je veux dire, il y aurait eu une intentionnalité dans les propos de Ben Gvir que je réprouve, par exemple. Donc, je ne l'aurais jamais dit. Elle, elle fait des tweets qui sont ouvertement des appels à... comparer le Hamas à un mouvement de résistance, des appels à la haine permanent. Elle a menacé physiquement un député, François-Xavier Bellamy. La plainte de François-Xavier Bellamy a été classée.
Comment vous expliquez qu'elle n'ait jamais été condamnée depuis le 7 octobre 2023 ? C'est
bien la question. On en est à presque une quinzaine de plaintes. Sur cette quinzaine de plaintes, je crois qu'elle n'en a eu que deux ou trois, puisqu'elle a cette affaire-là, elle a le one by one et elle a dit soudre Némésis dans l'acide. Quand on voit le nombre de tweets que fait Rima Hassan par jour, on se dit que vraiment, moi, je trouve au contraire que la République française est bonne mère avec elle et qu'elle devrait plutôt dire merci. Donc là, elle aura sans doute une peine. Personnellement, je ne suis pas devin, mais enfin, je ne pense pas qu'elle aura l'inéligibilité et je ne pense pas non plus qu'elle aura 10 mois de prison avec sursis. Je pense qu'elle aura une sanction, elle sera sans doute sanctionnée, de la même façon d'ailleurs que je ne me fais aucune illusion et je ne m'imagine même pas être relaxée. Parce que lorsque j'ai entendu le procureur de la République faire ses réquisitions contre moi, en laissant entendre qu'il y avait de ma part de la double allégeance, puisqu'il a laissé entendre que je m'exprimais d'une certaine façon pour Israël, sur une chaîne israélienne, et que je m'exprimais différemment dans un tribunal français. Donc j'ai interpellé le parquet, le procureur, et je lui ai demandé... Est-ce que, pour vous, je ne suis pas une Française à part entière parce que je suis juive et que je m'exprime dans un média israélien ? Vous êtes en train de me dire que parce que je défends le droit d'Israël à exister, je ferai double allégeance. Donc vous voyez, on a eu un parquet de Paris. Alors je ne sais pas comment il a plaidé contre Rima Hassan, mais on a un parquet de Paris qui, par exemple, lors de mon procès, a dit que le parquet de Paris a conduit beaucoup de plaintes après le 7 octobre visant des propos antisémites qui faisaient l'apologie du 7 octobre. Mais vous voyez, le parquet a une position équilibrée, puisqu'aujourd'hui, il poursuit Mme Lefebvre. Attendez, moi, je n'ai jamais été parler des bébés dans le four. Je n'ai jamais été appelée à l'extermination des Gazaouis, comme eux appellent régulièrement à l'extermination du peuple. C'est l'équivalence qui a été posée entre Rima Hassan et vous. Bien entendu, pas seulement Rima Hassan, comme tous les délinquants qui ont été sanctionnés depuis le 7 octobre. qui ont invité à l'éradication d'Israël, le parquet a laissé entendre. Vous voyez, nous avons une position équilibrée. C'est ce qui a été dit. Le parquet a une position équilibrée. Moi, je n'ai pas passé trois ans à me répandre dans un appel constant à la disparition des Palestiniens. Moi, au contraire, je suis pour qu'ils aient un état. D'ailleurs, ils en ont un depuis 1948. Ils n'en ont jamais voulu de cet état. Et je l'ai rappelé ça devant la cour. J'ai rappelé devant la cour que l'état arabe, ça fait depuis 1948 qu'il aurait dû exister. Et que ce n'est pas la responsabilité d'Israël et encore moins la responsabilité des Juifs de diaspora que les Arabes. et refuser ce territoire qui ne s'appelait d'ailleurs, qui n'avait pas vocation à s'appeler la Palestine. Le plan de
partage.
Le plan de partage, voilà. Et que le président Clinton l'a rappelé lui-même, lorsque tout a été proposé à Arafat par Ehud Barak et Clinton, il a tout refusé. Nous ne sommes pas responsables de la gabegie politique et intellectuelle des responsables palestiniens. Désolé. Vous
parliez de double allégeance, d'accusation de double allégeance dont vous avez fait l'objet, Barbara Lefebvre. Jean-Luc Mélenchon voit dans les réquisitions du tribunal hier contre Rima Hassan, je le cite, une servilité devant les demandes de... Nathaniaou, la Macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de la servilité devant les demandes de Benyami Nathaniaou. C'est ce qu'il a écrit hier. Déclaration condamnée par plusieurs membres du gouvernement. C'est du complotisme, c'est de l'antisémitisme, c'est les deux.
oui, oui. De toute façon, je pense que Jean-Luc Mélenchon coche toutes les cases aujourd'hui du délire complotiste et antisémite. Là, il est en train d'accuser le parquet de Paris de faire le jeu d'un État étranger. Donc, il accuse le parquet, le procureur de la République, d'être l'agent d'une ingérence étrangère. Écoutez, je ne comprends pas que le parquet de Paris ne réagisse pas. Voilà, je ne comprends pas. Mais je pense que le parquet de Paris est dans une position qui est très délicate, très ambiguë aussi. Parce que, encore une fois, les poursuites qui me concernent n'ont à mes yeux aucune assise juridique. Et que je sers en quelque sorte de fusible pour pouvoir justifier par ailleurs qu'on va aller sanctionner des Thomas Porte ou des Rima Hassan. Mais excusez-moi, d'abord, moi, je ne suis pas une députée de la République. Et par ailleurs, je n'estime pas du tout que mes propos ont la gravité de ceux répandus par la France insoumise, qui est celle qui met le feu dans nos rues aujourd'hui.
Justement, il nous reste une petite minute pour terminer sur l'actualité des derniers jours de ce week-end de violence et de pillage. Est-ce que l'ordre républicain, comme on l'entend parfois, a selon vous... plié pendant ces 48 heures.
a complètement abandonné ses concitoyens. Il a laissé les commerçants, il a laissé les Français démunis. Des ordres, on s'en doute, pour qu'on ait autant de témoignages de commerçants, aussi de gens qui ont été menacés dans leurs habitations, qui ont appelé la police et la police leur a dit on ne peut rien faire, on n'a pas les ordres. Écoutez, je crois que oui, il y a une responsabilité. Apparemment, il va y avoir une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. J'espère qu'effectivement, toute la lumière sera faite et surtout que dans les semaines qui viennent, ordre sera donné de rétablir l'ordre par tous les moyens possibles.
Merci beaucoup, Barbara Lefebvre, d'avoir été notre invitée. A très bientôt sur Radio-G. Bon après-midi à vous.
Radio-J. Le
Grand Journal. Steve Nadja. Maître Luc Avel était l'invité ce matin du morning de Radio-J. C'est l'avocat de l'UEGF, parti civil dans le procès intenté contre Rima Sen pour apologie du terrorisme. Il répondait aux questions d'Ilana Ferradian.
en tout cas, ce ne sont pas des réquisitions anodines. Nous, en tant que partie civile, nous ne sommes pas là pour apprécier la qualité des réquisitions, éventuellement leur ampleur. Et là, l'ordre de grandeur donnée montre bien que le parquet prend très au sérieux ce type d'apologie ou ce type d'acte et considère que ces actes portent atteinte gravement. à la sérénité du débat démocratique et à ce qui peut ou ne peut pas être dit dans le cadre de ce débat. Puisqu'il a été rappelé tout d'abord qu'il y a un débat sur la légitimité de la cause palestinienne et que ce débat doit être possible et que ce n'est pas ça qui est attaqué en l'espèce.
Alors Rima Hassan, elle s'est présentée en victime, elle a dénoncé un acharnement de la justice contre elle. Comment s'est déroulé l'audience, le deuxième jour d'audience hier justement ? Est-ce qu'elle a gardé cette position ? Est-ce qu'elle a pris conscience quand même de la gravité de ses propos ?
Non, alors, en tout cas, elle ne s'est pas exprimée, donc il n'est pas possible de vous dire si elle en a pris conscience ou pas. Manifestement, la position qui a été la sienne, de garder le silence et de laisser la défense à, premièrement, des témoins que nous avons entendus le premier jour, et deuxièmement, son avocat que nous avons entendu hier, ne laisse pas penser qu'elle ait pris conscience du caractère grave des propos qui lui étaient reprochés, ou du tweet qui lui étaient reprochés, et même pire... L'acte de défense qui nous a été opposé, c'est que premièrement, la lutte armée est légitime et que si elle fait des victimes civiles, c'est dommage, mais ça participe de la lutte armée. Et deuxièmement, que ce tribunal a été tourné en ridicule en expliquant que tout ça, c'était une poursuite politique et que le parquet était aux ordres de l'État français pour mater un parti d'opposition, si ce n'est d'un État étranger. que nous serions tous la courroie de transmission d'Israël en France.
La Macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de la servilité devant les demandes de Netanyahou. Réaction hier de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez vu certainement sur Twitter suite à l'annonce de ses réquisitions. Alors je vais vous poser la question très clairement, Lucas, est-ce que c'est de l'antisémitisme ?
question s'est posée pendant le procès où la totalité des partis civils ont été injuriés, ou en tout cas où il a été sous-entendu que les partis civils faisaient œuvre de double allégeance. Et c'est toujours cette même question qui est... Éternel dans l'antisémitisme. De reprocher à quelqu'un, cette double allégeance constitue de l'antisémitisme. Moi, je pense que oui. Néanmoins, c'est toujours sur le thème de l'insinuation. Est-ce que c'est suffisant pour agir en justice ? C'est une autre question.
Plus largement, quand un responsable politique français accuse la justice d'agir à la demande de Benjamin Netanyahou, sans apporter d'ailleurs la moindre preuve, quel est le danger ? Est-ce que c'est dangereux pour vous ? Quelles conséquences ?
Le danger, il est simple et il est toujours récurrent de la part de tous les extrêmes. Il relève et il tient dans l'invective non fondée, comme vous l'avez dit. Il est légitime pour un parti d'opposition de craindre, et on le sait dans l'histoire politique, de craindre d'être victime de manipulation ou d'empêchement politique. Mais le fait d'invectiver sans preuve, en permanence, et de faire de l'absence de preuve et de cette invective le cœur... de son opposition politique, ça relève, comme d'habitude, du fait d'abîmer le débat public, d'abîmer la capacité pour des oppositions politiques, et je ne parle pas des partis, je parle des idées, pour des oppositions politiques de s'entendre. Parce que c'est à ça que ça revient.
Rima Hassan était jugée pour apologie du terrorisme. On le rappelle très rapidement peut-être pour conclure, ce genre de procès se multiplie en France et notamment contre des députés de la France insoumise. Comment vous l'expliquez ?
ça tient tout d'abord à la multiplication des capacités d'expression, puisque avant l'invention des réseaux sociaux, l'expression passait par la plume. Et aujourd'hui, tout le monde peut tweeter à longueur de journée. Mais deuxièmement, c'est la brutalisation du débat public. Et c'est le fait que, dans une volonté de dévégitimer la réponse qui a été donnée par l'État d'Israël en suite du 7 octobre, et de la volonté de l'État d'Israël. de se défendre. On a ressorti cette énième ou cette entienne que nous connaissons de la lutte armée, de la légitimité de la lutte armée. Et tout ça passe par de l'apologie du terrorisme.
Maître Lucas Veil au micro ce matin d'Ilana Ferradion. Et c'est ainsi que s'achève votre grand journal. Merci de l'avoir suivi. Merci à Etan à la réalisation aujourd'hui. grand journal que vous pouvez écouter en podcast sur radioj.fr et toutes les plateformes d'écoute, notamment sur Spotify et Deezer, ainsi qu'en vidéo sur YouTube et nos réseaux sociaux. À suivre un nouveau journal présenté par Nina Hallouche, juste après l'émission de Ciel Sarah Cohen. On se retrouve demain, même heure, même endroit. D'ici là, portez-vous bien.
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