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Bonsoir Manuel Valls.
Bonsoir Sonia
Mabrouk. Merci d'être avec nous et avec François-Olivier Gisbert, ancien Premier ministre, ministre de l'Intérieur également. Comment est-ce qu'on en est arrivé là, Monsieur Valls ? Comment dans notre pays, la sécurité et l'État peuvent à ce point, ça fait mal de poser cette question, plier face à des destructeurs et des pilleurs
n'avons eu pas le sentiment, nous avons vécu une forme d'effondrement, un effondrement. j'espère provisoire, momentané. de l'État. C'est le sentiment que je partage avec beaucoup de tristesse et de colère, mais que partage surtout l'ensemble de nos compatriotes. D'abord, il y a eu, ça a été dit, répété, y compris assumé par le gouvernement, il y a eu des failles, des failles en termes d'organisation, de prévision, d'anticipation du maintien de l'ordre. Je vois en tout cas que... Cela est en train de changer et qu'on est en train de préparer les prochains rendez-vous, notamment celui de samedi prochain, avec la volonté de mettre le paquet. Mais qui a failli
? Vous avez été au cœur de la machine Place Beauvau. D'assumer les responsabilités. J'ai entendu quand même à un moment une critique sur nos renseignements. Nos renseignements quand même qui nous ont... qui nous ont protégés de plusieurs attentats. Ce sont
des boucs émissaires, personne n'y croit.
Je n'ai pas apprécié que notamment le président de la République, dans son allocution de dimanche, jette en pâture le renseignement territorial. Ce n'est pas tout à fait le même type de renseignement. C'est l'ensemble d'un dispositif d'un aveuglement. C'est difficile de gouverner. Je ne suis pas là pour donner des leçons. Vous dites
quand même clairement sur Emmanuel Macron qu'il y a une faillite. Oui,
parce qu'il y a un triple déficit aujourd'hui qui prend à la gorge le pays et qui d'une façon est en train de converger d'une manière étonnante. D'abord, il y a le déficit public, massif, qui empêche de donner des réponses concrètes. aux Français en termes de pouvoir d'achat ou aux attentes des lycéens. Il y a un déficit malgré tout de dialogue social. Vous avez évoqué tout à l'heure la loi El Khomri, ça a été difficile, il y a eu des violences, mais les syndicats réformistes, la CFDT, l'UNSA, la CFTC, soutenaient. la loi que nous portions avec Myriam El Khomri... Et qui, grâce à ça, lui crée des emplois au
début du premier quinquennat de Emmanuel Macron. On est loin de cette situation. Il y a
un déficit politique et démocratique. C'est-à-dire qu'on a déstabilisé le pays avec la dissolution. C'est quoi la France ? C'est mille choses, on parlait très bien. – Ce
fut un grand pays ?
– Mais ça l'est toujours. – Ça l'est toujours avec un État qui tient ? – Mais c'est un État qui crée la nation. C'est un État puissant qui est incarné. Quand l'État se désagrège après les réformes qui ont percuté les préfets, la mise en cause de l'ENA, et surtout… – Quel rapport
avec les pilleurs, les casseurs, ceux qui ont brûlé la mairie du moche
? – Mais j'y viens, c'est-à-dire qu'une certaine conception… de l'État d'une certaine verticalité et que cet État est mis en cause parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, parce qu'il y a des déficits qui grèvent l'avenir, parce qu'il y a un déficit de dialogue social, parce que le président de la République pense que lui tout seul, il peut tout faire. Ce n'est pas normal que le président de la République dimanche mette en cause les services de renseignement, que depuis le Qatar ou l'Arabie Saoudite, il annonce une réunion sur le renseignement. Ce n'est pas son rôle. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, ou quand Bernard Cazeneuve l'était, le président de la République, François Hollande, respectait les compétences et les prérogatives. Il n'y avait pas des injonctions contradictoires sur ce sujet fondamental qu'est la sécurité des Français. Je vous l'assure, contrairement à ce que j'ai entendu tout à l'heure, comme... chef du gouvernement ou comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais eu le sentiment, malgré la violence des attaques terroristes, malgré une économie qui n'allait pas bien, malgré les frondeurs, et je mélange tout cela, pour vous dire que la situation n'était pas facile, je n'ai jamais eu le sentiment de perdre le contrôle de l'État. Même après les terribles
attentats, vous n'avez pas l'impression que tout avait lâché, cédé, effondré ? Non, on ne
lâchait pas, c'était difficile. Je n'ai jamais eu le sentiment, au contraire, comme ministre de l'Intérieur, j'avais le sentiment profond que les préfets, que les forces de sécurité intérieures... que les services de renseignement tenaient bon malgré la violence de l'attaque que nous étions en train de subir.
Vous avez dit quelque chose de très juste sur l'absence de délégation. C'est très fapant sous Emmanuel Macron. On a le sentiment que chaque personnage est un... Comment dire ? Bon, d'ailleurs, ce sont très souvent des zombies ou des gens sans grande personnalité. Ils sont utilisés et puis ils sont jetés. Et de toute façon, il faut qu'ils soient aux ordres. D'ailleurs, on disait à propos de Laurent Nunez, tout le monde sait que c'est un super technicien. Le seul reproche peut-être qui pourra lui être fait, si jamais il y a une enquête parlementaire qui arrive au bout des choses, il a sans doute un peu trop écouté le président, qui lui a dit calme, calme, comme il l'avait dit d'ailleurs publiquement en français, puisqu'il avait dit que les policiers manquaient d'empathie, donc il fallait surtout calmer, calmer. C'est pas comme ça que ça se fait. C'est-à-dire, c'est vrai que... Les manifestations, vous le savez très bien, il faut de la dissuasion. Mais je veux dire, il faut de la dissuasion, oui bien sûr, il faut de la masse, il faut impressionner. On peut poser la question à
M. Fall, jusqu'où la dissuasion ? La dissuasion c'est la
présence, on le voit très bien, on a un spécialiste du maintien de l'ordre ici, je ne vais pas parler. Vous avez été longtemps ministre de l'Intérieur, vous savez qu'il faut la masse, c'est très important.
Il doit aussi laisser les... les hommes, les femmes qui commandent les forces de sécurité, ce sont des professionnels, il doit avoir des consignes, il doit avoir des objectifs clairs. Je me rappelle toujours quand je suis rentré dans la première fois dans mon bureau comme ministre de l'Intérieur, mon directeur de cabinet, un grand préfet, m'a dit, monsieur le ministre, le plus difficile, le plus difficile pour un ministre de l'Intérieur, c'est de maintien de l'ordre, et notamment quand il y a des étudiants et des lycéens dans la rue. Donc ça nécessite... Et évidemment, beaucoup d'intelligence, beaucoup de doigté, beaucoup de stratégie. Je peux vous livrer un sentiment personnel, c'est très rare.
Mais quand j'ai entendu le ministre de l'Intérieur dire qu'à un moment, l'État... Les institutions ont lâché. C'est vertigineux pour les citoyens. Je suis d'accord, mais le dire, ça veut dire que demain, on est...
Quand je parle d'effondrement, c'est exactement ce même sentiment. Au fond, encore une fois, nous sommes frappés par une multiplicité de crises, mais malgré toutes ces crises, il y a quelque chose qui nous est reconnu, ou qui nous était reconnu, ce que vous parliez au passé, par nos voisins. C'est la capacité de l'État à tenir. Si cet État, à un moment, faillit, donne le sentiment de baisser les bras, donne le sentiment que la rue est aux mains des violents, alors que pourtant il y avait... aussi beaucoup de manifestants pacifiques. Il y avait entre 500 000 et 800 000 personnes. Ils expriment des angoisses sur le pouvoir d'achat et sur l'avenir. Il faut évidemment prendre en compte. Mais là encore, le discours du président de la République dimanche dernier, il aurait dû être prononcé quelques semaines auparavant. Vous êtes devenu son premier opposant. C'est la
faute à Emmanuel Macron.
Je
caricature. D'ailleurs, il vous a répondu. La question lui a été posée sur deux anciens premiers ministres, vous et Edouard Philippe. Il a dit que ce sont des commentateurs.
– Oui, mais le problème, c'est que lui, il est le chef de l'État qui commentait dimanche. – Lui, c'est commentateur en chef. – Non, moi, écoutez, j'essaie, je sais que le maintien de l'ordre est difficile. Et d'ailleurs, vous en parlez sur l'antenne aussi. – Mais vous diriez
faillite de l'État ?
là, il y a eu...
Ceux qui nous regardent veulent comprendre.
Il y a eu un effondrement, et cet effondrement donne ce sentiment d'une faillite de l'État. Mais comme les policiers et les gendarmes sont des gens remarquables, comme il y a encore un encadrement, comme il y a encore des préfets... Dans un grand pays
comme la France, généralement, quand ça se passe, il y a des démissions, il y a des responsabilités, M. Valls
? Je vais vous répondre là-dessus. La seule chose que j'espère, et je crois que ça sera fait, c'est qu'il y ait, d'une certaine manière... Un sursaut. Et que ce sursaut, il ait lieu dès cette semaine. Vous l'avez vu,
le sursaut
mais le sursaut, c'était la capacité à empêcher...
Peut-être l'état d'urgence, vous, vous l'aviez déclenché après les attentats du Bataclan. Moi, je pense.
Je vous réponds. D'abord, sur la démission, vous savez, quand on ne démissionne pas après les émeutes qu'il y a eu en Nouvelle-Calédonie avec 14 morts, plus personne ne démissionne après. Là, est-ce qu'il fallait démissionner ? Il faut une continuité. Mais on ne démissionne pas beaucoup en France. Je vous l'accorde. Il y a eu 14 morts. Alors c'était peut-être à 8000 kilomètres. Non,
évidemment.
Il y a eu 14 morts, dont deux gendarmes. Personne n'a démissionné. Et ça a été une vraie faillite du président de la République sur le dossier calédonien que j'ai essayé de reprendre après. Et vous savez que je n'ai pas pu le mener jusqu'au bout. La faute à qui ? Donc, sur ces questions-là, l'histoire repassera. Mais moi, j'espère tout simplement que grâce aux professionnels des forces de sécurité... Question du maintien de l'ordre et de la protection de ceux qui manifestent comme de ceux qui vivent et travaillent dans ces quartiers et dans ces villes. Qui
étaient vraiment ces casseurs, ces pilleurs, ces fauteurs de troupes, ces destructeurs ? La porte-parole du gouvernement hier à votre place, elle a dit cette phrase déclenchant un tollé à gauche, des factieux et des racailles.
C'est assez bien résumé. Des factieux, c'est-à-dire l'ultra-gauche. Elle est là, c'est 5000 personnes, ils agrègent parfois du monde, ils ont leur liaison européenne, internationale, on les retrouve partout, des black blocs français, italien, allemand, espagnol, belge ou hollandais, donc on les connaît, ils arrivent agrégés du monde, ils sont sur des réseaux sociaux extrêmement protégés. partie de gens qui peuvent se laisser entraîner, et puis vous avez des voix, appelez-le, moi je ne participe pas trop de ce vocabulaire, mais bon, racaille, on sait d'où ça vient, voyou, pilleur, oui, bien évidemment, et dont les profils d'ailleurs. En tout cas, ceux qui se font attraper. On lui a
reproché de parler comme le Rassemblement national. Oui,
comme Nicolas Sarkozy, en l'occurrence. Si le débat devient sur le vocabulaire, c'est qu'on a perdu le sens
de
l'intérêt. Je pense que les Français, dans leurs conversations, savent comment les dénommer. Mais la violence, une espèce de... de joie, non ? À voler, à se mettre en scène, que ce soit sur TikTok. Il y a des dizaines, des centaines de petits gens, de commerçants, de salariés. J'ai remonté le boulevard Sébastopol l'autre jour. Ce n'étaient pas les boutiques de luxe. Tout le monde d'attaque est insupportable. Mais c'était des commerces. Avec des drapeaux étrangers aussi, ça vous surprend ? ça n'est pas suffisamment dit. C'est-à-dire qu'un peu partout en Europe, c'est le cas d'ailleurs à Milan aussi, je l'ai remarqué. Vous avez le keffier et le drapeau palestinien, rien à voir avec la cause des Palestiniens. Tout ça est utilisé par une partie de l'ultra-gauche aujourd'hui comme un élément de toutes les luttes, des minorités, des luttes du genre. C'est le vrai catalyseur
de la conjonction des
luttes ? Ça peut être aussi un catalyseur, c'est insupportable. Et d'ailleurs c'est à relier... avec les déclarations infamantes de Jean-Luc Mélenchon à propos du procès de Rima Hassan, repartant grosso modo, c'est Netanyahou et c'est Israël. Et donc là derrière ça, il est habile. y a quelque chose qui se passe dans ce pays. Et je crois que c'était François-Olivier Gisbert qui le disait sur le plateau tout à l'heure. Vous voyez bien qu'en plus ça prend. Il y a une partie de la population qui est prêt à accepter une forme de violence, une justification, et ce qui est en train de se passer. Et lui, ça lui sert.
Et le discours antisémite, il est passé crème. C'est-à-dire, c'est Netanyahou, l'histoire de Rémazan, sa déclaration, qui est quand même incroyable.
Oui, mais parce que j'ai l'impression que quand on traîne des propos antisémites, aujourd'hui ou hier... Ça ne fait pas beaucoup de mal et au fond, ça se généralise. Manuel Valls, il faut qu'on interroge toutes les responsabilités. À l'extrême droite comme à l'extrême gauche.
Est-ce qu'il y a des décennies de lâchetés ? Est-ce qu'il y a des décennies de politiques qui ont failli ? Que ce soit la politique d'autorité, politique migratoire, dit une partie de la classe politique. Est-ce que vous assumez aussi, non pas pour ici trouver des boucs émissaires, mais aussi des faillites qu'on paye aujourd'hui très cher en monnaie sonnante et très bûchant ?
Prenons deux exemples. L'un, je vais l'assumer et l'autre, je vais me livrer à une critique. Il n'y a pas de problème. La première, c'est en matière de sécurité. Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2012, nous avons rétabli des postes, pas suffisamment sans doute, de policiers, de gendarmes et magistrats, qui avaient été mis en cause par ce qu'on appelle la RGPP, la revue des politiques publiques, par Nicolas Sarkozy, qui pourtant était en train de défaire ce qu'il avait fait comme ministre de l'Intérieur. J'ai rétabli le renseignement territorial qui avait été mis en cause avec la fin des RG. Et quand j'étais ministre de l'Intérieur, il y avait quelques discussions à gauche me concernant. Je n'étais pas un mou. J'incarnais, c'est ainsi, c'est ce qu'avait voulu François Hollande, l'autorité, et ça a été vrai aussi pour Bernard Kassner. Ça c'est pour le bon point, le verre
à moitié plein.
Et ensuite, oui, il y a bien évidemment, il ne faut pas aller trop vite, bien évidemment qu'il y a eu un échec en partie, en partie, de l'intégration, de l'assimilation, du rapport à la France, du rapport à la nation. Oui, bien évidemment. Marine Le Pen n
'a même plus besoin de faire campagne.
Bien évidemment.
ne pensez pas avec de telles images
L'élection présidentielle, c'est au mois d'avril et au mois de mai prochain. On ne
sait pas qu'elle est parfois presque déjà gagnée
? Oui, mais ceux qui sont déjà élus au mois de novembre, au mois de décembre et au mois de janvier ne le sont pas. Mais pardon, bien évidemment, c'est les violences, le discours de... Jean-Luc Mélenchon et les filles, leur stratégie, c'est la confrontation avec le RN. C'est un deuxième tour avec le RN. Ils savent qu'ils ne vont pas gagner, puisque c'est une manière pour eux de poursuivre la lutte, l'insurrection et le chaos. Ce sont les meilleurs amis. Vous
pensez qu'ils préparent un troisième tour électoral dans la rue ?
Ils le disent. Ils appellent eux-mêmes à l'incivisme, et pas que d'ailleurs, s'il y avait une victoire du RN. J'espère que les choses se passeront bien à Orléans samedi prochain en termes de manifestation. Mais vous voyez bien ce qu'il y a derrière. Donc ça veut dire, je vais le dire d'une autre manière pour empêcher cela, c'est-à-dire que ceux qui ne volent ni du RN ni de l'EFI, il est temps peut-être qu'ils se réveillent, qu'ils assument des responsabilités. Est-ce qu'on peut avoir
deux
candidats LR, plusieurs candidats du centre ? C'est impossible. D'ailleurs, on ne
sait pas qui vous soutenez.
Moi, je soutiendrai celui ou celle, celui qui sera en capacité d'être au second tour, d'éliminer Jean-Luc Mélenchon au premier tour et de battre RN. C'est en train de réfléchir à ce
mouton à cinq pattes, je ne le trouve pas.
Moi non plus, pas pour l'instant. C'est plus compliqué, vous
n'avez pas de candidat, donc à l'heure actuelle. Mais
il ne faut pas se raconter d'histoire. Il y en a marre de mentir aux Français. C'est vrai aussi sur l'état de nos finances publiques. ce que nous pouvons proposer demain, sur la réforme. Et la deuxième chose, c'est faudra un candidat, une équipe, et qu'il assume que ce sera une coalition, une coalition politique, mais une coalition aussi qui devra parler à une très grande majorité de Français.
Entre qui et qui ?
D'où à où ? Il faudra que ça aille des socialistes qui le veulent, des sociodémocrates, jusqu'au centre droit. Il faut que ça soit très large. C'est-à-dire jusqu'à la droite, quoi. Très large, jusqu'à la droite, bien évidemment. Donc
de M. Glucksmann à M. Rotaillot. Mais
il n'y a pas une autre... Pour ceux qui refusent le RN et les FI, il n'y a pas une autre solution. Le reste, ce sont des bêtises. Je vais vous parler bientôt comme Robert Ménard. Ce sont des quadrilles.
On va l'accueillir, Robert Ménard. Il arrive avec nous, M. le maire de Béziers. Donc Robert Ménard aussi dans la...
mais moi je ne veux pas parler à la place de Robert Ménard, il est assez grand. Bonsoir Robert Ménard, merci d'être avec nous. Mais j'entendais qu'il disait, peut-être que j'ai mal compris, qu'il faudra peut-être que Bruno Retailleau et Elissina, c'est ça, se retirent en tout cas et trouvent des solutions. C'est-à-dire, on voit bien qu'il y a... Il y a tellement de candidats aujourd'hui. Il
pourrait être candidat aussi, d'ailleurs.
C'est son droit. Il n'a pas de problème.
Peut-être qu'il va l'annoncer ce soir. Non, non, non. Non,
il vient dialoguer avec des lycées. Non, non.
Et la question que l'on pose, c'est-à-dire, est-ce que ce qu'on est en train de voir, déjà, facilite l'arrivée ? Est-ce que c'est un tapis de rose, si je puis dire, pour Marine Le Pen ? C'est la question qui a été posée à Manuel Valls, qui attend un candidat providentiel. Mais qui
reste surtout préoccupé par la situation internationale et nationale. C'est ça qui me préoccupe. Ce qu'il faut, c'est des vraies réponses aux Français. Sinon, évidemment... Je
pense qu'on a le droit d'être optimiste. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, Mélenchon parle d'une convergence des luttes. Aujourd'hui, il y a une convergence des crises. Il y a effectivement ce qui se passe dans la rue. Il y a aussi quand même un... Un problème extrêmement important, on venait d'en parler, c'est les finances publiques, c'est-à-dire avec une dette, le mur de la dette qui s'élève, et aujourd'hui les taux d'intérêt, qui sont aujourd'hui à 5% avant de passer peut-être à 6%. Et ça veut dire ça, ça veut dire une crise, ça veut dire une récession, ça veut dire des taux d'intérêt qui vont augmenter en France, puisque les taux d'intérêt à 10 ans... Et qui les paieront ? Oui, bien sûr, et qui les paieront ? Et donc, moi, personnellement, j'ai toujours pensé, étant optimiste, qu'il fallait être au fond du trou. pour rebondir, parce que la France a toujours su rebondir, il y a des histoires de sursauts tout le tournant d'histoires, et je pense que nous approchons du fond du fond. – François Légeuse, peut
-être qu'entre Robert Ménard et Emmanuel Valls, il y a un terrain d'entente.
– Non, mais il y a un terrain d'entente
sur ce point-là. – Monsieur
le Premier ministre, il faut juste des gens courageux, qui ne mentent pas aux gens, qui ne leur fassent pas de promesses, dont ils savent pertinemment qu'ils ne les tiendront pas. C'est ça qui nous discrédite. – Dans
presque tous les programmes aujourd'hui. C'est vrai pour les filles, c'est vrai pour Marine Le Pen quand elle présente son projet sur les retraites. Tout le monde sait que ça n'est pas viable, que ça ne marchera pas. Il
faut être honnête aussi, tout le monde sait que c'est la BCE, c'est la Banque Centrale Européenne et le FMI qui risquent de s'occuper de la gestion économique de la France. Il faut l'éviter.
Merci Emmanuel Valls. Merci d'avoir été notre invité. Merci François-Olivier Gisbert. Merci de nous avoir accompagnés.
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