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On va écouter Sophie Vénétité qui s'exprime.
On a des leçons de recevoir de la part de personnes de ce point de vue-là. Et puis une démocratie, c'est aussi le lieu où on répond aux revendications des personnels, aux revendications des élèves. Et de ce point de vue-là, cette réunion n'a absolument pas répondu à cet objectif. Nous sortons de cette réunion en ce qui concerne l'éducation nationale avec un calendrier et une méthode. Au bout de quatre semaines de mobilisation, c'est quand même très en dessous de ce qu'on peut attendre. Ça veut dire qu'aujourd'hui... Le gouvernement n'est toujours pas en mesure d'apporter des réponses concrètes à la fois aux lycéens et aux personnels. On nous dit qu'il y aura une réunion lundi matin sur la base des remontées sur la plateforme. Rien n'est dit des questions budgétaires. Or, tout ce que demandent les lycéens, tout ce que demandent les personnels de l'éducation nationale, ça a une implication budgétaire. On doit savoir quels sont les postes qui vont être créés dans l'éducation nationale. On doit savoir quelles sont les places qui vont être créées dans l'enseignement supérieur pour enfin mettre fin à la sélection par parcours sup. gouvernement n'en a pas parlé et ça veut dire aujourd'hui qu'il ne comprend pas qu'il ne répond pas à la très grande colère qui s'exprime du côté des lycéens du côté des personnels de l'éducation nationale et c'est donc pour ça que du côté de la fsu on appelle dès maintenant à préparer une très grande grève une grève puissante le 5 novembre il faut obtenir enfin des réponses on les obtiendra par le rapport de force on sent bien que on a un gouvernement qui est aujourd'hui aux abois qui n'arrive à nous répondre que par des calendriers ou des méthodes mais l'instant n 'arrive pas à se défendre d'une autre manière et ben on ira chercher le 5 novembre les réponses budgétaires les réponses sociales les réponses politiques il faut enfin et de nouveau investir dans l'éducation nationale il faut investir dans les salaires il faut investir dans les moyens pour qu'enfin l'école de la république tiennent ses promesses ce qu'elle n'a pas pu faire ces dernières années en raison des politiques qui ont été menées par emmanuel macron
alors
lundi c'est une réunion du côté de l'éducation nationale avec les organisations syndicale des personnels de l'éducation nationale, les organisations lycéennes, les régions aussi. Le ministre nous a dit qu'il allait présenter quelques éléments de résultats. Maintenant, on voit très bien qu'on ne pourra pas s'arrêter à la réunion de lundi. Les revendications, on les connaît. On sait qu'il y a un problème de bâtisse scolaire. On n'a pas attendu la plateforme pour savoir qu'il y avait des problèmes de bâtisse scolaire. Je rappelle qu'au mois de juin, nous, au SNES, on a montré que dans près de 80% des collèges et des lycées, il avait fait plus de 33 degrés. Donc on n'a pas besoin de la plateforme pour savoir qu'il y a un problème de bâtisse scolaire. Il veut aussi évoquer la question du remplacement. La question du remplacement, on sait très bien que c'est parce qu'on manque de remplaçants et on manque de personnel dans l'éducation nationale. Et ce n'est pas le bricolage improvisé par le ministre la semaine dernière sur la soi-disant arrivée de remplaçants dans les établissements scolaires qui peut changer les choses. Donc on nous annonce cette réunion, on nous dit que ça va nous permettre de présenter les premiers résultats de la plateforme. Mais je veux dire, encore une fois, ce gouvernement a... à trois trains de retard. La méthode et le calendrier, c'était ce qui devait être présenté il y a trois semaines. Aujourd'hui, on n'est plus au stade où il faut une méthode et un calendrier. On est au stade où il faut des réponses. Il faut des réponses politiques, il faut des réponses sociales et budgétaires. Et si le gouvernement n'en donne pas aujourd'hui, nous, on est déterminés à aller les chercher dans la grève.
pour les mots de Sophie Vénétité, SNES FSU, qui représente aussi l'éducation nationale puisqu'elle est professeure et qui ne se dit pas du tout satisfaite de ce qui a été annoncé par Matignon. Un calendrier, une méthode, mais pas de réponse à nos revendications. Paul Sébille, j'aimerais bien vous entendre sur à la fois Sophie Vénétité, peut-être, mais aussi le reste des interventions. C'est vrai que sur la question des lycées, oui, il y a cette annonce d'une réunion lundi. Sophie Vénétité le disait avec les régions. organisations lycéennes, les organisations de personnel de l'éducation nationale. Mais c'est vrai que concrètement, on ne sait toujours pas comment le gouvernement va répondre aux revendications des lycéens et des étudiants. Ça, ça reste un gros problème pour le gouvernement, un problème politique et social
C'est ça, et puis on le voit aussi avec les réponses apportées qu'évoquait Sophie Binet, c'est que... Sans doute. Alors il y a deux choses. Il y a sans doute le gouvernement qui sait de jouer aussi un peu le coup de poker face aux syndicats, puisque dans cette colère sociale, les Français apportent leur confiance à très très peu d'acteurs, et notamment les syndicats. Deux tiers des Français n'ont pas confiance dans les syndicats. Donc il y a aussi peut-être cette tentation de jouer un peu les uns contre les autres. Et je pense aussi, on l'a un petit peu évoqué tout à l'heure avec les taux. d'emprunt de la France, c'est que le Premier ministre ne peut pas faire grand-chose manière budgétaire, des annonces. ne peut pas tellement le faire quand on a... 5% de déficit et un budget de 2017 qui n'est pas encore très clair, et notamment sur ses effets sur les déficits, etc. Donc je pense qu'il n'y a pas de réponse apportée à ces sujets-là, en partie pour ça. Et aussi, dans l'opinion, les revendications des lycéens ne sont pas toutes partagées. Alors sans doute sur le bâtis scolaire, c'est évident, il y a une forme de... Les Français comprennent, évidemment, qu'on ne peut pas enseigner et apprendre dans des conditions délabrées, c'est évident. Mais par exemple, sur le 8h-18h, des revendications des lycéens, sur le fait que ça a des journées... La question des emplois du temps. Exactement. Ça, ce n'est pas du tout partagé dans l'opinion. Donc, il y a aussi une distance des Français vis-à-vis des revendications des lycéens qui crée aussi un malaise dans l'opinion et un manque de soutien. Un manque de soutien qui existait déjà dès le début du mouvement, puisque la moitié des Français, plus de la moitié, voulaient que le mouvement s'arrête dès début octobre. On imagine que ce serait encore pire, vu les débordements.
Est-ce que les Français sont... entendent, réagissent, je ne trouvais plus mon mot, à la question sécuritaire. Parce que c'est ça, pour l'instant, la principale réponse du gouvernement. Certains, notamment dans l'opposition politique à gauche, le disaient déjà sur la question des lycées au début de la mobilisation. Mais depuis ce qui s'est passé samedi dernier, le gouvernement, évidemment, qui a reconnu avoir failli, est sur des questions de sécurité en premier lieu. Ça, ça a un écho dans la population ?
a absolument un écho. L'opinion s'est quand même rédit sur cette question, la question du laxisme en politique. C'est assez dévastateur. On a eu 10 ans d'Emmanuel Macron qui pêche beaucoup par ça et qui en paie le prix aujourd'hui, et notamment même les candidats qui souhaiteraient incarner le centre. On voit bien les difficultés qu'ils rencontrent dans les intentions de vote. Et ça, ça pose évidemment un problème parce que les Français détestent évidemment cette instabilité qui existe dans la rue. Et ça peut aussi provoquer chez eux une forme de radicalité. qui s'explique en partie aussi par le vote pour Marine Le Pen. Les intentions de vote, elle a atteint un certain record, presque 36% 'intention de vote. C'est ça la conséquence concrète. Et c'est vrai qu'on voit, moi je sens une forme de décalage un petit peu dans ce qu'évoquent les syndicats. qui se disent, nous on se préoccupe de la sécurité dans nos cortèges, c'est à l'État de faire le reste. Mais ce n'est pas aussi simple que ça, puisque le reste va aussi avoir un impact sur leurs revendications. S'il y a des débordements, on ne voit pas les revendications des syndicats, et on en a parlé après le 17 octobre, on n'a pas du tout vu. Pour autant les
syndicats ne sont pas là tenus à faire le maintien de l'ordre. Non voilà, c'est ça. Et ce que dit Sophie Binet, si j'ai bien compris, c'est que nous, nous prendrons nos responsabilités samedi. et on verra le 5 novembre, mais que c'est à l'État de remplir sa mission de maintien de l'ordre, ce qui attendait peut-être aussi le Premier ministre dans cette espèce de déséquilibre entre les revendications légitimes et ce qui s'est passé samedi dernier. Donc on est effectivement à ce moment un petit peu de balance politique et sociale, mais clairement les syndicats, eux, sont venus, et on l'entend de manière unanime, ce qui n'est pas tous les jours fait chez les syndicats, c'est de dire, nous, on a des revendications, on vient voir celui qui peut, en partie, nous donner des raisons sur les revendications. Clairement, ce n'est pas ce qui a été dit aujourd'hui par le Premier ministre, pour les raisons que vous évoquez en partie, mais clairement, c'est vrai que les syndicats, leur problème, sans pour autant engager, favoriser la violence, ça n'a rien à voir avec ça, mais de dire, nous, on prendra nos responsabilités avec nos revendications et ce qu'on sait faire, en particulier à la CGT, dans la sécurisation. Donc c'est là où, vous avez raison, le Premier ministre est un peu coincé, mais il y a des priorités dans la discussion budgétaire, en particulier sur l'éducation nationale, sur lesquelles on verra, mi-novembre, on verra si le Premier ministre s'engage. avant ou pendant ce débat budgétaire. Donc c'est ça qui est compliqué pour tout le monde. Et aussi pour ceux qui regardent passer les trains des revendications et aussi la violence de ce week-end.
Et avant la mi-novembre que vous évoquez, il va y avoir le 5 novembre. Et là, le 5 novembre, c'est une journée importante pour l'intersyndicale Béatrice parce qu'on l'a entendu à plusieurs reprises en fonction des intervenants. Il y a un appel à la grève massive. Voilà, ce sont les mots qui ont été utilisés. Ça, ça risque aussi... d'être un caillou dans la chaussure du gouvernement dans les semaines à venir.
l'intersyndical appelle à une grève puissante et massive le 5 novembre. Que tout le monde soit dans la rue, la fonction publique, pour bien faire comprendre que Sébastien Lecornu ne peut pas se contenter de tenter de gagner du temps. Il faut des réponses politiques à cette crise, crise politique, crise sociale, crise financière qui arrive, qui se dessine. Donc on a bien entendu justement... Madame Vénétité qui disait que le gouvernement a trois trains de retard. On n'en est plus à la méthode et au calendrier. Maintenant, il faut des réponses. Et c'est ce qu'ils veulent. Et notamment pour lycéens, parce que pour l'instant, ce sont les vacances. Mais la rentrée, c'est dans un peu plus d'une semaine. Et si les lycéens n'ont pas de réponses qui vont dans le bon sens, notamment sur Parcoursup. Là, la rentrée s'annonce très compliquée. Et des lycéens dans les lycées, notamment les terminales, il y a le bac à la fin de l'année. Et on a vu ce que ça a donné pendant trois semaines, ces mouvements lycéens qui se sont de plus en plus radicalisés, j'ai envie de dire, avec de plus en plus de violence. Et le 5 novembre, si les lycéens continuent à être dans la rue, ça va poser un petit problème quand même.
On voit bien ici, et ce que disent les syndicats, on est le reflet aussi, qu'il y a un enjeu politique, un enjeu sécuritaire, un enjeu, et quand je dis politique, c'est pas seulement pour le gouvernement, aussi en termes de revendications pour les personnes, les syndicats, mais aussi par exemple les lycéens, les étudiants. Et puis il y a un enjeu économique aussi. Et ça fait partie des questions qui ont été posées à Sophie Binet, parce qu'elle parle... parler du budget en disant que la copie du gouvernement n'est pas du tout satisfaisante en termes de budget. Ce n'est pas du tout ce que nous, on veut à la CGT. Un journaliste, tu as posé la question. Oui, mais les taux d'intérêt d'emprunt de la France, là, à 10 ans, ça devient très complexe parce qu'on a eu une mauvaise nouvelle encore ce matin, Guillemette Allard. Ça continue de grimper en termes de taux d'emprunt pour la France et ça, ce n'est pas
bon. Oui, d'ailleurs, ce matin, aux alentours de 11h, la France a franchi un nouveau cap symbolique. C'était celui du taux d'emprunt de la France à 10 ans qui a dépassé. les 5% donc c'est une première depuis plus de 20 ans 24 ans depuis 2002 quand en plus en même temps et bien le taux allemand lui s'est élevé à 3,43% et ça ça fait 1,57 points de différence ça s'appelle donc le spread la différence entre le taux allemand et le taux français et c'est encore plus qu'hier parce qu'hier le spread avait déjà dépassé le seuil symbolique d'1,5 points en clôture alors que ce Le taux symbolique n'avait pas été franchi depuis 2012. On s'en souvient, on était alors en pleine crise financière. Et ce qu'on peut dire surtout, c'est que cette accélération du spread, ça s'est fait en à peine 48 heures. Parce que vendredi, ce spread était encore de 1,37 points. Mais depuis, on voit bien la violence et surtout les pillages ont inquiété les investisseurs qui ont massivement vendu de la dette française. Alors l'Allemagne, c'est le pays qui est considéré comme le... l'emprunteur le plus sûr de la zone euro. C'est pour ça qu'on fait cette comparaison. Mais le problème, c'est que le taux d'intérêt payé par la France est aussi plus élevé que tous les autres pays de la zone euro. Par exemple, toujours ce matin à 11h, l'Italie empruntée à 10 ans à 4,53% et l'Espagne à 4,02%. Et
ça, c'est une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement. Serge Chimineau, encore plus dans un moment où justement, on est en train de parler du budget à l'Assemblée nationale et où les discussions sont compliquées.
Oui, ça on pouvait s'y attendre, mais déjà, même s'il n'y avait pas le contexte des différentes mobilisations qu'on connaît aujourd'hui, mais on le connaît le cadre, dette, intérêt de la dette, déficit public, clairement, mais ce que demandent les organisations syndicales dans cette histoire, et ce n'est pas simple pour le Premier ministre,
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