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Et on va écouter cette prise de parole de Sophie Binet et des autres représentants syndicaux.
Le seul point positif des trois heures de rendez-vous que nous avons eues, c'est que nous avons forcé le Premier ministre à changer son ordre du jour. Il voulait nous imposer un ordre du jour sécuritaire. Nous lui avons imposé d'entendre pendant trois heures l'ampleur de la colère des travailleurs et des travailleuses, l'ampleur des revendications sociales. Pour le reste, par contre, c'est catastrophique. Nous sommes venus pour obtenir des réponses concrètes, immédiates, à la colère sociale. Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications. Nous avons dit au Premier ministre... toutes et tous ensemble qu'on ne répondait pas à une mobilisation sociale par des mesures sécuritaires et par de la répression. Nous lui avons dit, toutes et tous ensemble, qu'il fallait arrêter de mépriser, de piétiner, d'humilier les jeunes et les travailleurs et les travailleuses. Nous lui avons dit... toutes et tous ensemble qu'il fallait qu'ils reçoivent les organisations de jeunesse et ça fait un mois que les organisations de jeunesse auraient dû être reçues ici. Alors nous avons obtenu l'annonce qu'ils seraient reçus un jour, mais nous n'avons pas la date. Et ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est que chaque heure compte. Ce qu'il faut, c'est les recevoir immédiatement, sinon la colère va continuer à progresser. Le problème, ce n'est pas la colère qui s'exprime, le problème, c'est la politique qui la provoque. Depuis 10 ans, Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ne font que souffler sur les braises et que remettre du bois quand ça brûle déjà. Il ne faut pas, dans ces conditions, s'étonner. que la colère explose et que le feu prenne. Les revendications des travailleurs et des travailleuses que nous avons portées à Matignon, elles sont simples, elles sont connues. D'abord, c'est les revendications qui sont portées par les organisations de jeunesse, la fin de Parcoursup, des moyens pour les universités, des moyens pour les lycées. Ensuite, ce sont les revendications des travailleurs et des travailleuses contre la vie chère, l'augmentation immédiate du SMIC de 10%, l'augmentation immédiate du salaire des fonctionnaires. blocage des prix, l'indexation de tous les salaires sur les prix pour mettre fin au déclassement sans précédent qui est subi par les travailleurs et les travailleuses. Nous avons interpellé le Premier ministre et son gouvernement sur son projet de budget qui est dangereux pour le pays, dangereux pour les travailleurs et les travailleuses. D'abord parce que, alors que des millions de travailleurs et de travailleuses sont obligés de compter chaque euro, chaque jour, sont à découvert à partir du 15 du mois. budget le gouvernement nous fait les poches et va taxer les malades gelé l'ensemble des prestations sociales faire baisser le revenu des familles des malades des retraités des locataires etc etc c'est non seulement injuste et dangereux socialement mais c'est dangereux économiquement c'est un budget de récession et Enfin, nous avons interpellé le Premier ministre sur la situation de nos services publics en lui disant que nous avions vécu un été catastrophique, que cet été n'aurait pas été si catastrophique si nos alertes avaient été entendues et que son budget était scandaleux parce que son budget, il nous prépare un été 2027, encore pire que l'été 2026, avec des hôpitaux non financés, avec des écoles, des crèches et des universités non isolées, avec... des travailleurs et des travailleuses non protégés. Nous n'avons eu aucune réponse à nos revendications et donc le Premier ministre ne fait que renforcer la colère. Les travailleurs et les travailleuses, l'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation. La grève doit prendre le relais. C'est pourquoi la CGT, avec l'intersyndicale, appelle à la mobilisation la plus large possible le 5 novembre. Nous appelons les travailleurs et les travailleuses à organiser des assemblées générales partout, sur tous leurs lieux de travail, avec tous leurs collègues, dans tous les services. dans toutes les usines pour généraliser la grève le 5 novembre et après. Voilà ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour, la grève. Quand les travailleurs et les travailleuses s'arrêtent, le pays s'arrête, l'économie est bloquée et ça permettra qu'enfin nos revendications soient entendues. Dans l'immédiat pour le 24 octobre. J'ai indiqué au Premier ministre que la CGT prendrait encore une fois toutes ses responsabilités. Nous appelons encore une fois tous nos militants, toutes nos militantes à enfiler leur gilet rouge pour que les jeunes et les travailleurs et les travailleuses puissent exercer leur droit à manifester et à revendiquer.
le pouvoir d'achat, il y a un chantier qui est mené par Jean-Pierre Fernandou, c'est ce qui a été annoncé.
'est bien, je vois que vous avez les annonces avant qu'on vous les donne. Les ministres nous ont donné des esquisses de choses. Le ministre du Travail a dit qu'il nous recevrait prochainement pour échanger sur la question du pouvoir d'achat. Mais nous n'avons eu absolument rien de précis et aucune annonce précise alors que nos revendications sont connues et que le gouvernement a la main. Oui, le patronat refuse. d'augmenter les salaires, mais le gouvernement a la main. Il peut augmenter le SMIC, il peut indexer les salaires sur les prix, il peut supprimer à toutes les entreprises qui ne jouent pas le jeu les milliards d'aides publiques dont elles bénéficient, il peut indexer le point d'indice des fonctionnaires sur les prix et l'augmenter. Et donc nous attendions des mesures immédiates, nous n'en avons eu aucune. Donc ce que nous avons dit au Premier ministre et à son gouvernement, c'est que chaque jour... tout coûtera plus cher. Aujourd'hui, la situation et la colère du pays sont énormes parce qu'il a refusé de répondre à nos alertes depuis des mois et des mois. La situation et la colère sont énormes parce qu'Emmanuel Macron, en 2023, est passé en force contre 14 journées de mobilisation, contre une mobilisation historique contre la réforme des retraites. Et donc on en voit le résultat aujourd'hui avec cette colère qui s'exprime. Chaque jour supplémentaire passé pour... répondre à nos revendications, l'addition va être plus lourde pour le gouvernement. Les choses sont très claires.
Mais est-ce que le Premier ministre vous a imposé des conditions de sécurité pour la manifestation du 5 ?
d'ailleurs, il n'a pas à le faire. Nous lui avons dit que nous savions sécuriser nos cortèges, chacun ses responsabilités. Aux organisations syndicales de sécuriser leurs cortèges, on l'a toujours fait, et le ministre de l'Intérieur l'a confirmé, au gouvernement d'assurer le maintien de l'ordre. Et donc c'est à eux d'assurer le maintien de l'ordre. Nous avons d'ailleurs interpellé le gouvernement contre les graves dérives de maintien de l'ordre qui ont eu lieu ces dernières semaines. fait que plus de 250 jeunes, pour l'essentiel mineurs, ont été blessés. Nous avons, et souvent gravement, puisque avec un œil en moins, des dents en moins, une main en moins, nous avons interpellé le gouvernement sur le fait que samedi et dimanche dernier à Paris, deux manifestants sont morts. Une enquête est encore en cours, mais deux manifestants sont morts. Nous avons interpellé le gouvernement sur le fait que nos militants et militantes syndicaux avaient été... alors qu'ils étaient clairement identifiés, qu'ils avaient fait l'objet de nombreuses gardes à vue et que, par exemple, nos dirigeantes syndicales à Toulouse ont été blessées, deux dirigeantes de la FSU, deux dirigeantes de la CGT, puisque la banderole de tête a été visée par une grenade de désencerclement tirée par les forces de police. Donc nous avons dit que la commission d'enquête devait faire son travail, que toute la lumière devait être tirée sur ces événements, mais qu'ils... fallait d'urgence changer en profondeur de stratégie de maintien de l'ordre et que en tout état de cause, le seul moyen de faire en sorte que le pays retrouve le calme, c'est de répondre aux revendications sociales.
Tout à
fait, nous serons là avec nos gilets rouges pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser et garantir la liberté fondamentale, constitutionnelle, que nous avons rappelée au Premier ministre de manifester. Il n'y a pas de démocratie sans liberté de manifester, c'est ça qui fait la différence entre une démocratie et une dictature. Et donc c'est pour ça que nous serons présents samedi, pour que toutes celles et ceux... qui souhaitent manifester puissent le faire en sécurité.
qui a dépassé le cap des 5%, comment redonner confiance au marché
Ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est qu'il le sait d'ailleurs, depuis des mois, nous faisons des propositions de recettes. Nous avons d'ailleurs tous dit qu'il fallait de la justice sociale et de la justice fiscale. On est dans un moment où les travailleurs et les travailleuses ont les poches vides, mais où par contre les milliardaires, les rentiers, les actionnaires n'ont jamais eu les poches aussi pleines. C'est la première fois dans l'histoire de France qu'on distribue autant de dividendes aux actionnaires que cette année, alors que nos salaires n'ont pas retrouvé leur niveau de 2020. Donc ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est qu'il fallait qu'il prenne l'argent là où il est pour pouvoir financer les services publics et faire reculer le déficit.
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