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Bonjour Solène et bonjour à tous. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Madame. Merci d'être avec nous. On l'a entendu dans nos journaux, Emmanuel Macron préside ce matin un conseil de sécurité à 10h avec le Premier ministre, les ministres concernés et les services de renseignement. Il prendra la parole à l'issue, alors que doit-il dire
Écoutez, il ne doit pas dire, il doit faire. Et moi j'attends des mesures. Et ces mesures, elles ne sont jamais prises. Elles sont de deux ordres. Rétablir l'ordre, mais rétablir l'ordre, ce n'est pas simplement annoncer comme ça. C'est est-ce qu'il y aura les effectifs de police nécessaires qui n'ont pas été mis samedi dernier, moins d'effectifs que pour la visite du pape. Donc une faille de sécurité gravissime. N'oublions jamais que le ministre de l'Intérieur a mis en danger les manifestants pacifiques, les commerçants, les parisiens et les habitants de toutes les grandes villes, et les policiers. Donc j'espère que cette fois-ci, il y aura du sérieux dans le maintien de l'ordre. D'un mot, il aurait dû
démissionner ? Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?
Enfin, dans toutes les démocraties du monde, après ce qui s'est passé, le ministre de l'Intérieur aurait dû démissionner. Mais on est dans le règne de l'irresponsabilité permanente. Mais au-delà de ça... Moi je crois qu'il faut des réponses profondes à la crise sociale. On
va y venir. Et ça, j'aimerais qu'on y vienne. On va bien sûr y venir. Mais sur le maintien de l'ordre, Nicolas Dupont-Aignan, vous disiez que vous espériez justement que cela soit renforcé. Ça va être le cas. Cela a été annoncé à un dispositif XXL, le recours à des blindés aux militaires de la force Sentinelle, aux unités de police et de gendarmerie nationale, selon le ministre de l'Intérieur. Des gens qui ne sont pas forcément formés au maintien de l'ordre. Et on sent dans certains effectifs une forme d'amertume et d'inquiétude. Qu'est-ce que vous en dites ? Je
suis assez inquiet, parce que le maintien de l'ordre, il y a des professionnels. D'ailleurs, il y avait des compagnies de CRS professionnelles qui étaient au repos. 14, je crois. Cette fois
-ci, ils ont été rappelés.
J'espère. Mais ce n'est pas en additionnant des corps. Par exemple, la BRI ou le GIGN n'ont rien à faire là-dedans. Ce qui est important, c'est un maintien de l'ordre de gens qui sont expérimentés au maintien de l'ordre. Donc, j'entendais Madame Kebab il y a quelques instants. Elle a tout à fait raison. Moi, je ne suis pas un spécialiste, mais j'ai lu. Et ce que je sais, c'est que ce n'est pas en multipliant, en gesticulant. On y arrivera. C'est une affaire sérieuse, le maintien de l'ordre. Et donc moi, je suis un peu inquiet de voir le ministre de l'Intérieur se rattraper, si je puis dire, de son incompétence par une gesticulation. C'est une affaire très sérieuse, j'espère, que ce seront des professionnels. Ce n'est pas en additionnant des choux et des carottes, c'est au contraire en rappelant les policiers remarquables qui sont capables et qui font ça habituellement pour... mener à bien leurs tâches, et ils savent le faire. Moi, j'ai un grand respect pour les forces de police, et encore une fois, elles sont très mal dirigées en ce moment.
Et sur le couvre-feu, les couvre-feu qui ont été instaurés, on sent qu'un calme relatif est revenu, peut-être provisoire. Vous dites que c'est la bonne solution, sur les interdictions de manifestations notamment, qui seront ciblées dans certaines villes, ou vous le regrettez ? Tout le
problème du macronisme, c'est toujours la même chose. Faute d'enfermer les casseurs et les pilleurs, faute d'avoir une justice qui fonctionne.
Il y a eu des comparutions immédiates, il y a des gens qui ont été placés en mode dépôt immédiatement. Vous avez raison madame,
mais faute de priver de liberté les voyous, la racaille, eh bien on va toujours vers la privation de liberté de tous les français et des jeunes et des gens. Donc bien sûr que je ne vais pas critiquer un couvre-feu temporaire pour ramener le calme, parce qu'il y a des moments où il faut le faire, mais de grâce qu'on se concentre. sur les auteurs et qu'on arrête cette dérive très inquiétante pour nos libertés en général. C'est insupportable vraiment de se dire que l'Etat est incapable de nous protéger et qu'après il veut surveiller tout le monde. C'est un piège. Et j'insiste là-dessus, si les forces de police avaient été mobilisées, peut-être que nous n'aurions jamais eu ça. Faisons confiance aux forces de police et arrêtons l'agitation.
Nouvelle appel à manifester de la part de la coordination des Gilets jaunes qui a déposé une déclaration pour manifester ce samedi à Paris depuis Bastille. Que dites-vous à ceux qui souhaitent se rendre à nouveau dans la rue ce samedi ? Restez chez vous, c'est trop dangereux ?
Non, jamais je ne dirais ça parce que nous sommes... Non, parce que ça veut dire quoi si je disais ça voudrait dire que je tomberais dans le piège. C'est-à-dire que l'État étant incapable d'assurer la sécurité publique, il n'y aurait plus de liberté de manifestation, on ne parlerait plus jamais du pouvoir d'achat, les Français souffrent comme jamais.
Mais
les interdictions locales, il faut qu'elles soient le minimum vitales. Je ne veux pas juger précisément parce que parfois il peut y avoir une nécessité, mais attention, attention, parce que le vrai enjeu... Et c'est ça qui me désole, c'est qu'on devrait voter une loi anti-casseur pour faciliter le travail des policiers.
Il y en a une qui arrive au Sénat dans quelques jours. Oui,
mais il faudrait l'accélérer encore. Et puis, on pourrait aussi interdire certains groupuscules d'extrême-gauche qui sèment le chaos. On pourrait baisser la majorité pénale à 16 ans. On pourrait mettre des peines planchers pour les agressions de policiers, de gendarmes, de pompiers. On pourrait construire les places de prison qui n'ont pas été construites. Les peines planchers, enfin, il y a tellement de... choses à faire, qui n'ont pas été faites pendant tant d'années. Et maintenant, on va mettre tout le monde sous cloche ? On va interdire aux gens de vivre ? Mais c'est insupportable ce qui se passe.
À ce propos, je voudrais vous faire écouter un témoignage saisissant, celui d'un armurier à Paris, si on peut bien l'entendre. Écoutez-le.
Dans notre armurier, on a constaté une augmentation de l'ordre de x10 sur les bombes de défense, principalement, et les armes à balle caoutchouc.
encore, des commerçants qui aujourd'hui sont très inquiets et sont sur le point, pour certains d'entre eux, de se dire « je vais me défendre seul, il faut que je me protège tout seul ». Mais on les comprend.
Comment ne pas les comprendre ? Le premier devoir de l'État, c'est la protection des citoyens. Et ça, ce n'est pas fait. Et ce qui est insupportable pour moi, c'est que le gouvernement est en roue libre, accuse la terre entière. Les déclarations du président de la République à Doha étaient surréalistes, mais graves, au point qu'on peut s'inquiéter sur sa santé mentale. Donc, oser dire, oser dire aux yeux du monde entier. que ce qu'on a vu, ce que tous les Français ont subi, c'était de l'IA, oser dire que c'était la faute des autres pays. Pardonnez-moi, on va écouter
Emmanuel Macron d'ailleurs. Oui, mais attendez, je
finis. C'est tout à fait ce qu'il a dit.
Il a
ridiculisé la France, il s'est ridiculisé aux yeux du monde entier. Il accuse les autres
du
chaos qu
'il a créé
dans son pays. Vous ne pouvez pas nier ce matin qu'il y a eu des images générées par... intelligence artificielle, et on va les voir. On s'est fait le relais de ces vraies images tout au long du week-end. Mais les vraies images que tous les Français ont vécues, mais il faut arrêter.
C'est une opération. C'est
une opération de diversion.
Il y en
a eu quelques-unes, bien sûr. Mais il n'y avait pas besoin de ces images-là pour voir le chaos à Paris. Mais vous ne croyez pas que la mairie de Limoges a été
visionnée ? Mais vous plaisantez ! Mais vous êtes hors du temps ! Mais madame, laissez-moi finir. C'est incroyable. Le pays est à feu et à sang. La mairie de Limoges brûle. Ça, c'est pas une image d'intelligence artificielle. Les commerçants qui ont été violentés, les femmes qui ont été menacées de viol, les montées dans les immeubles, la police débordée, les incendies dans tout. C'est l'intelligence artificielle.
Mais c'est grotesque. Mais est-ce que vous réalisez ? Non, non, je ne fais pas un faux procès. Je
ne fais pas un
faux procès. C'est tellement...
Ridicule. Écoutons le chef de l'État.
ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays. Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France. Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique, qui parfois, avec crédulité, reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle, il ne faut pas raconter n'importe quoi.
le chef de l'État, à quoi fait-il référence ? À des images qui ont été générées par un intelligence artificiel. C'est
extraordinaire ce contre-feu médiatique scandaleux en fait à excuser l'inexcusable. C'est-à-dire qu'on fait diversion, certains médias font diversion sur quelques images d'IA alors que c'était le chaos. Limoges, c'est pas l'IA. Encore une fois, un président de la République. Non mais c'est très grave ce que je vais dire. un président de la République, non seulement qui a mené la France au chaos sécuritaire, à la dette, qui ose se livrer un numéro de clown qui déshonore sa fonction, qui pose un vrai problème, au point même que c'est plus fidèle. ses plus fidèles se désolidarisent de lui, se demandant s'il est encore apte mentalement à
rester six
mois de plus. J'ai le droit de dire qu'il m'inquiète. Mais vous avez tout à fait le droit, il m'inquiète. C'est très grave ce qui se passe. Ça veut dire que cet homme n'est même plus en état de présider la France, puisqu'il se livre... à une espèce de contre-feu grotesque. Et en plus, il insulte toutes les chefs d'État du monde qui regardent les images et qui ont le droit, quand même, de formuler un certain avis sur cette France qu'on aime. Et c'est parce qu'on l'aime, cette France, contrairement à ce qu'il dit, 'on a envie de pleurer. Et vous savez, il n'y a pas que les Français qui ont pleuré. Il y a beaucoup d'étrangers qui ont pleuré en voyant ce qui est devenu la France.
Il y a
de quoi pleurer de voir les images qu'on a vues. Mais c'est une telle déchéance. J'ai été à Lyon, j'ai été à Limoges, j'ai vu des gens venir me voir. Ils pleuraient, madame. Ils pleuraient de ce qu'ils ont vu. Donc, le rôle d'un président de la République, c'est quand même peut-être d'arrêter d'accuser la terre entière et de se poser la question de savoir qu'est-ce qui n'a pas fonctionné. Est-ce qu'après 10 ans de pouvoir, presque 10 ans de pouvoir, c'est quand même pas sa responsabilité ? Il est responsable de rien. Pas de la dette, pas du chaos social, pas du malaise des lycéens, de rien. Il n'est responsable de rien. C'est la faute de l'IA, c'est la faute des Russes, c'est la faute des Américains. Mais on est chez les fous.
Reparlons du fond.
Premier
ministre qui est à la manœuvre aujourd'hui et qui reçoit les maires. Vous aussi vous êtes concerné puisque vous êtes maire de guerre dans l'Essonne. Expliquez-nous, est-ce que vous, au fond, ce matin, vous dites, la police municipale, comme Édouard Philippe par exemple, doit voir ses pouvoirs étendus pour pouvoir arrêter les délinquants, ou en tout cas constater par exemple les délits, en flagrant délit, et pouvoir agir derrière. Qu'est-ce que vous dites, vous, ce matin, sur la prérogative de la police municipale par exemple ?
Alors je dis d'abord qu'il y a une prérogative de la police nationale et qu'il y a des sous-effectifs dans nos commissariats. que l'on vit toujours très mal. Deuxièmement, nous avons, et j'ai le cas dans ma ville, de très bonnes polices municipales qui sont armées, formées, et qui seraient capables, et qui sont capables, par exemple dans ma ville, Ayer, dans l'Essonne, c'est la police municipale qui a empêché le blocus du lycée professionnel. Et vous dites,
comme Benoît Payant, ça n'était pas leur rôle
? Normalement, ce n'est pas leur rôle, mais comme la police nationale était absente... Si on ne l'avait pas fait, nous aurions un blocus. Et nous avons protégé les lycéens qui ont pu venir travailler. Nous avons protégé. Ce qui prouve que des polices municipales bien formées peuvent être utiles et devraient voir leurs compétences étendues. Mais encore une fois, le maintien de l'ordre revient. au CRS, à des gens formés à cela. C'est très important parce que je vous mets en garde et j'ai entendu beaucoup de choses sur les plateaux qui m'ont beaucoup inquiété de la part de responsables politiques. Comme si on allait pouvoir tirer sur les jeunes là, comme ça. Attention, imaginez qu'il y ait eu des morts. On a eu des policiers qui ont eu beaucoup de sang-froid et il faut vraiment faire attention.
D'un mot sur l'armement, typiquement les grenades de désencerclement, vous dites qu'il faut arrêter ? Non, il y en
a besoin. Simplement, c'est un métier. Et pour faire ce métier, il faut des cortèges bien encadrés. C'est un métier. Et là aussi, je pense qu'il y a eu des déclarations politiques très légères. C'est une affaire grave. Rétablir l'ordre public. Et je veux vous dire une chose ce matin. Si vous ne désamorcez pas... La crise sociale qui vient, qui passe du prix de l'essence, la peste du pouvoir d'achat, la souffrance populaire, le malaise des lycéens. Je propose depuis des années de revoir l'algorithme de Parcoursup, de rétablir un bac égalitaire. Si on ne répond pas à ce malaise d'une jeunesse... Le premier emploi des jeunes, le manque de stage. Avec quel argent Nicolas
Dupont ? Vous connaissez mieux que personne la situation
? Arrêtons de mener des dizaines de milliards à l'Union Européenne, des dizaines de milliards à l'Ukraine, arrêtons les fausses cartes vitales, arrêtons les subventions aux éoliennes qui coûtent une fortune. Vous savez, j'ai proposé un plan de 60 milliards d'économies. Mais la jeunesse c'est notre avenir. Le grand danger que je vois aujourd'hui, c'est qu'on ne voit que l'ordre. Et on oublie la justice sociale. Et je suis terrifié de voir que, notamment à droite, sur l'échiquier politique, on oublie complètement qu'il y a des mesures à prendre. J'ai proposé par exemple la suppression de toute charge sociale sur le premier emploi des jeunes la première année pour les moins de 26 ans. Parce que si on laisse une jeunesse sans boulot... des stages ratés, si on supprime les crédits des alternances, vous savez qu'ils sont réduits aujourd'hui par le gouvernement, alors c'était une bonne réforme d'Emmanuel Macron, s'il y en a eu une de bonne, c'est celle-là. Si on laisse des millions de jeunes... A l'écart, vous pouvez mettre un policier devant chaque porte d'entrée, vous n'arriverez pas à tenir le pays.
Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais vous faire réagir aussi à une image qui a beaucoup choqué. Ça se passe à Bobigny, dans le dépôt d'un tribunal. Vous parliez de fermeté, ce sont des mineurs là qui attendent et qui ont... passer à Minimas, dans nos informations, une nuit dans ces locaux. Alors, quand vous voyez ces clichés, qu'est-ce que cela vous inspire ? Est-ce que vous considérez que c'est normal dans un pays comme le nôtre ?
Écoutez, ces mineurs ont cassé, ils sont dans une garde à vue, voilà. C'est curieux, on va s'émouvoir. Ça ne me paraît pas dramatique. Le tout, c'est qu'il soit bien traité, bien évidemment. Dans des locaux. Oui, dans des locaux. Et les commerçants qui ont tout perdu et qui ont été menacés. Voilà, alors on peut repeindre le local, mais ce n'est pas l'enjeu. Ce n'est pas le problème. C'est d'ailleurs très étonnant qu'il y ait une polémique sur ces images. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'il soit jugé de manière juste. C'est qu'il y ait des vrais procès. C'est que, attention, on n'est pas une justice expéditive.
Il faut respecter les choses. C'est positif quand Gérald Darmanin, garde des Sceaux, dit « j'ai demandé à ce que systématiquement il y ait appel lorsque les peines ne sont pas jugées à la hauteur France, la peine doit être proportionnelle et personnalisée. Tout à fait. Est-ce que cette déclaration, elle est... Je
vais vous dire, ce qui m'inquiète, c'est qu'en fait, quand un pouvoir a perdu la main... Il se livre à la gesticulation du ministre de l'Intérieur où il additionne des corps de police sans penser le maintien de l'ordre. Gesticulation du garde des Sceaux qui n'a pas réformé la justice, qui n'a pas construit les places de prison nécessaires, qui n'a peut-être pas rénové les locaux de garde à vue comme il le fallait. Donc encore une fois, là aussi, c'est trop grave. ne faut surtout pas qu'il y ait un enchaînement de violences. Il faut donc que les choses soient faites de manière correcte. Le garde des Sceaux peut s'époumonner, c'est les magistrats qui jugent, il ferait mieux de revoir les lois, on ferait mieux de baisser la majorité pénale, d'avoir des peines planchées plutôt que de gesticuler, parce que ça c'est pour les médias. Pardonnez-moi, mais c'est du folklore si je puis dire. Et plus personne n'écoute le garde des Sceaux ni le ministre de l'Intérieur en France.
Malheureusement. On va venir aux questions des Français dans un instant, mais je voudrais juste très rapidement, puisqu'on est pris par le temps, le président du Sénat qui n'exclut pas l'idée de dissoudre la France insoumise...
C'est du grand n'importe quoi. Pour les combattre dans
les urnes
? Mais attendez, il faut dissoudre les croupuscules d'extrême-gauche ou de tout horizon qui... organisent, préparent et se livrent à des actions violentes. Ça, oui, mais on n'interdit pas dans un pays démocratique un parti qui reçoit des millions de suffrages. Là aussi, le président du Sénat, pardonnez-moi, m'inquiète. On va
éviter d'aller sur... Non, mais je n'irai pas plus loin.
Rassurez-vous.
Merci. On passe aux questions des Français. Nicolas Dupont-Aignan est la première d'entre elles. Nous vient de Marc parisien. Les casseurs doivent-ils payer les dégâts qu'ils ont ? Mais
oui, et je le fais dans ma ville ailleurs depuis des années. Tout casseur mineur est convoqué avec sa famille et après une écoute, un dialogue, nous coupons l'aide sociale à la famille pendant six mois. L'aide sociale municipale. Vous parliez tout à l'heure de punition
collective pour ceux qui n'ont pas le droit de manifester. Ce n
'est pas une punition collective. Vous cassez. c'est quand même la moindre des choses que vous répariez. Et si vous êtes mineur, la famille est responsable de vous. Car la société ne peut pas remplacer les familles. En fait, cette crise, elle a des causes beaucoup plus profondes, beaucoup plus anciennes. Et elle est symbole d'une déconstruction de la société. C'est pour ça que ça ne viendra pas facilement. Et tous ceux qui vous disent, par miracle j'arrive, je fais tout, non. C'est une reconstruction de l'école, de l'économie. de la société qui est très, très longue à faire.
Passons à la question suivante, si vous voulez bien. Monsieur Dupont-Aignan, si vous étiez président aujourd'hui, quelles mesures concrètes prendriez-vous pour le pouvoir d'achat des Français ? Alexandra, que l'on salue et qui nous vient de Bayonville sur Malte.
Trois mesures immédiates. La baisse de 30 centimes du prix du carburant en supprimant les certificats d'économie d'énergie. Ça ne coûtera rien au budget, ça fait 17 centimes. Et en supprimant la... TVA sur la taxe, 13 centimes, ça coûte 5 milliards. C'est le tiers de ce qu'on donne à l'Union européenne chaque année. Donc ça, tout de suite, 30 centimes de moins, c'est tout à fait faisable. Deuxième mesure, sortir du marché européen d'électricité pour diviser par deux la facture d'électricité, parce que nous avons un système complètement fou, alors que nous produisons de l'électricité nucléaire pas cher. Et puis la troisième mesure, auquel je tiens beaucoup, dont personne ne parle. C'est la TVA 0% sur les produits de première nécessité pour que les millions de pauvres qu'il y a dans notre pays, le taux de pauvreté explose, puissent au moins vivre un peu plus dans la dignité. C'est une mesure qui n'est pas très coûteuse et qui peut tout à fait être financée par les économies budgétaires contre les gaspillages. Je préfère prendre cette mesure que de donner de l'argent à des morts. qui, à l'étranger, 1 milliard d'euros, nous payons des retraites à des morts. On
n'aura pas le temps de détailler sur cette question. Dernière question. Comment répondre à la colère lycéenne Sophie Delorient ?
Supprimer Parcoursup, rétablir un bac anonyme, égalitaire, arrêter avec cet algorithme fou qui plonge tous les jeunes dans l'angoisse à partir du début de la première jusqu'à la fin puisque le contrôle continue. auquel on les soumet est tellement injuste, vous n'êtes pas noté pareil que vous soyez dans un lycée X ou un lycée Y. Et ce parcours sup, ça fait des années que je combat ce parcours sup. L'algorithme est complètement fou. Il y a eu un très bon article dans un grand journal qui m'est pas du tout favorable, qui s'appelle Le Monde, hier soir, très intéressant d'un professeur qui explique la folie parcours sup. Et ça participe d'un malaise étudiant. très profond. Il faut absolument revoir ce système et reconstruire une école du mérite, de l'égalité, des savoirs. C'est cette école-là qui sauvera les jeunes en difficulté.
Merci Nicolas Dupont-Aignan et Christophe Barbier qui nous rejoint. C'est à vous Christophe.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Vous n'avez plus d'écharpe rouge. Elle est là, regardez. Ah bon, je me disais, il a perdu son... Non, non, non, elle est tout près. Quatrième candidature à la présidentielle pour vous. Alors, question rituelle, où en êtes-vous des 500 signatures ? A chaque fois, ça a été difficile.
Oui, mais je les ai eus à chaque fois et j'espère les avoir. Ça démarre bien, les maires sont... c'est dur. Plus dur que
les fois précédentes
? Je ne sais pas, c'est toujours dur. Parce que beaucoup de maires croient que c'est un soutien. Alors, ce n'est pas un soutien. Et ils le découvrent à la fin, parce qu'à la fin, ils voient que c'est un geste pour la démocratie, la liberté d'expression. Mais j'ai beaucoup de maires qui me connaissent maintenant et qui estiment que ce que j'avais dit il y a quelques années... n'étaient pas si faux et qui me parraine parce qu'ils voient qu'il faut un candidat souverainiste, c'est-à-dire qu'il y ait au moins, dans l'échiquier politique, quelqu'un en 2027 qui dise clairement que la seule solution pour résoudre nos problèmes, c'est de sortir de l'Union européenne et de reconstruire une belle Europe des nations. Le Frexit, vous êtes le dernier ? Non, je ne suis pas le dernier. Je veux porter la voix. des 55% de Français qui avaient voté non, qui ont été bafoués, et d'une classe politique, je finis, qui a abandonné l'indépendance nationale.
Quand on lit votre livre, La liberté ou la mort, vous racontez des discussions. Oui, que j'ai beaucoup travaillé, vous
le reconnaîtrez j'espère, parce que j'ai écrit pendant deux ans, c'est pas de l
'IA. Et vous racontez beaucoup de rencontres, notamment avec Nicolas Sarkozy, mais avec d'autres. En vous lisant, on se dit, mais la gauche, elle a fait son boulot. C'est la droite qui a trahi les idées de la droite.
Je n'en sais rien. Ce n'est pas la question. C'est la classe politique qui a oublié un point clé. Quand on n'a pas de frontières, on ne peut pas contrôler l'immigration. Quand on n'a plus de loi nationale que c'est un droit européen, on ne peut pas assurer la sécurité et la démocratie. Quand on a des accords de libre-échange déloyaux comme le Mercosur, on ne peut pas défendre les agriculteurs. J'ai terminé. Et quand on a une monnaie trop chère et des taxes en France, ça c'est la faute de la France, beaucoup trop fortes pour l'environnement international, on ruine notre industrie. Et donc moi, ce que je vais faire à la présidentielle... C'est très simple. C'est dire aux Français vouloir les choses. Je ne suis pas le seul à vouloir plus de sécurité, moins d'immigration, plus d'emploi, Madame Le Pen, Monsieur Retailleau. Non, mais ce n'est pas ça, vouloir. Bien sûr, tout le monde veut faire le bien. Mais est-ce qu'on peut encore ? Et moi, je voudrais qu'on reprenne le pouvoir pour pouvoir changer les choses. Et reconnaissez que je n'ai pas changé depuis quelques années. –
Tout à fait, mais Eric Ciotti lance un appel, il dit à David Lysnard, à Bruno Retailleau, mais rejoignez-nous, on va gagner avec Marine Le Pen. Vous, vous l'aviez soutenue en 2017.
– Au deuxième tour, mais au premier tour, j'ai toujours défendu l'indépendance nationale gaullienne. Et je crois que c'est la clé pour sortir. de la crise. Et elle ne serait
pas mieux défendue cette idée en étant dans
l'équipe de Marine Le Pen ? Ecoutez, aujourd'hui Marine Le Pen a abandonné cette sortie de l'Union Européenne. C'est son choix, je le respecte. Elle défend un projet, je défends un projet souverainiste parce que je dis que Marine Le Pen est tout à fait sincère dans sa volonté de régler les problèmes mais que si elle ne dit pas aux Français la vérité... que pour régler les problèmes migratoires, sécurité, industrielle, énergétique, il faut se libérer de l'Union européenne, je pense qu'il y aura un retour de bâton, qu'elle soit élue
ou battue. Et que pensez-vous de la montée en puissance à droite, dans la droite nationale, des idées très libérales ? Le livre de Sarah Knafo, la petite percée de David Lysnard, l'influence de Ravire Milley ? Vous n'êtes pas libéral, pas ultra-libéral.
Je pense qu'il faut plus de libéralisme au niveau des PME, des entreprises. Mais moi je crois, je suis gaulliste, je crois en un État stratège. Et je crois, contrairement à ce qu'ils disent tous, qu'il y a une fracture sociale monstrueuse dans le pays et que cette droite libérale... qui veut faire croire que par miracle, avec une tronçonneuse, ils vont régler les problèmes de la France, se trompe. Moi, je défendrais, oui, plus de libéralisme pour les PME, mais je veux un État stratège en matière énergétique, je veux qu'on n'oublie pas le peuple qui souffre, parce qu'on ne relèvera pas la France sans les Français. On ne relèvera pas la France avec la misère à nos portes. On le voit en ce moment, parce que la crise qu'on voit dans les rues n'est pas seulement un problème sécuritaire. Et je sais que je ne suis pas très populaire en disant ça. Mais ce qu'on voit dans les rues, c'est la désespérance d'une jeunesse qui ne sait pas quel va être son rôle demain dans la société. Et si on ne répond pas à cette désespérance de la jeunesse, si on n'a que la matraque, je peux vous dire qu'on a de graves dangers pour le pays.
Merci à tous les deux.
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