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Demain, samedi 24, une nouvelle journée de manifestation est prévue et il faut en être. Je sais que le gouvernement tente de faire passer la contestation pour ultra-violente. Il y a des préfets qui ont carrément interdit toute possibilité de manifester dans des grandes villes, comme Lyon, comme Marseille. C'est ça la démocratie ? C'est ça les libertés publiques ? Quand effectivement il y a une colère sociale qui s'exprime, il faut quoi ? Il faut rentrer à la maison, faire le dos rond, replonger dans la résignation ? Ben non ! Non, il faut au contraire développer, étendre cette mobilisation. Et c'est ça en fait qui fait peur au gouvernement. Et c'est pour ça qu'il fait ce tour de vis sécuritaire, autoritaire, judiciaire. En fait, il craint une contagion. Il craint une contagion parce qu'il sait que tous les ingrédients sont réunis. Il sait la dégringolade que c'est du pouvoir d'achat pour des millions et des millions de femmes et d'hommes aujourd'hui qui peuvent effectivement transformer leur désespoir en colère demain, en fait. C'est ça qu'il craint. Alors, nous, nous disons qu'il ne faut pas se laisser impressionner. Nous dénonçons en effet ce cours sécuritaire et judiciaire parce qu'aujourd'hui, ils font quand même tomber des condamnations extrêmement lourdes sur des jeunes, mais des jeunes qui... qui n'arriveront jamais à la cheville en matière de pillage que le grand patronat et les capitalistes qui nous gouvernent et qui, eux, ont tous les droits. Alors, eux, ils peuvent piller la planète entière. Personne ne les arrêtera jamais. Et le problème, c'est que c'est ça. C'est ça le problème. Il va falloir s'en prendre aux véritables responsables. Alors oui, il faut que cette mobilisation, elle, se... poursuivent. Il faut qu'elles s'étendent et puis qu'elles s'organisent. Nous, lutte ouvrière, nous serons à la manifestation parisienne et partout où nous pourrons, nous organiserons nos cortèges de façon à ce qu'effectivement nous puissions défendre notre politique comme nous le voulons. Nous voulons faire entendre nos revendications. Moi, j'ai déjà préparé mon slogan. Il est assez simple. C'est du fric, du fric pour l'école publique. Du blé, du blé. pour les ouvriers.
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